COLLEGE
ROBERT BARRIERE
LE
SAUVETERROIS
 
-
Historique - Situation géographique
-
- Le
Vignoble -
HISTORIQUE
SAUVETERRE DE GUYENNE
En quittant Targon par la D 238 puis la
D 671, vous arriverez à Sauveterre au bout d'une quinzaine de minutes.
Bastide fondée en
1281 par Edouard Ier d'Angleterre, vous y entrerez
en passant sous la Porte Saubotte, une des quatre portes fortifiées
de la cité, avant d'atteindre sa grande place à arcades,

centre de vie commerciale de la cité.
Au fil de votre promenade à pied, vous y découvrirez de vieilles
maisons à colombages, la rue des artisans et son androne, l'office
de tourisme avec une cave du XVIè siècle et sa salle d'exposition.
Sans oublier la maison du Sauveterrois,
vitrine des meilleurs vins blancs et rouges de l'Entre-Deux-Mers et sa
cave du XIIIè siècle.
LA BASTIDE EN QUELQUES MOTS
L'histoire
des bastides commence au XIIIè siècle. Ces bastides au nombre
de huit pour la Gironde sont toutes conçues selon le même
plan d'urbanisme à savoir une place carrée ou rectangulaire
au centre avec des rues perpendiculaires et des ruelles transversales toujours
à l'équerre. La bastide est une nouvelle conception de la
ville car elle marque la rupture avec la cité médiévale
construite autour d'un château, d'une abbaye ou d'une église.
L'histoire de Sauveterre commence officiellement
en
1281. En fait, une Sauveté et un embryon d'organisation urbaine
existaient déjà en ce lieu : le village d'Attala avec son
château en bois situé au Nord de la bastide à l'emplacement
de l'actuel château d'eau.
La fondation de la bastide de Sauveterre
est le résultat d'une petite crise féodale. En effet au milieu
du XIIIè siècle trois seigneurs se partageaient le sol de
la future bastide : le seigneur Jordan de Puch, Dame Athalasie et l'abbé
de Blasimon.
Le fils d'Athalasie de la famille des
seigneurs de Langoiran essaya de reconstituer à son profit l'unité
de la seigneurie. Il occupa les armes à la main les terres de Jordan
de Puch. Ce dernier ainsi menacé en accord avec l'abbé de
Blasimon appela à son secours le Roi Edouard Ier d'Angleterre, se
déclarant disposé à lui céder ce qu'il possédait
à Sauveterre pour construire une bastide.
Ainsi le 29 avril
1281 les seigneurs cédèrent au Roi d'Angleterre tout
ce qu'ils avaient.
Un vaste plan géométrique
fut donné à la ville composé d'ensembles de lots à
bâtir, ordonnés autour d'une vaste place. Ces lots étaient
de tailles inégales pour pouvoir attirer des gens de toutes les
catégories sociales et ainsi créer une société
harmonieuse.
Dès 1283,
des privilèges juridiques et commerciaux furent donnés à
la ville, parmi lesquels l'exemption du droit du leude, perçu sur
les marchés, à condition que ces derniers se tiendraient
sur la place.
Sans valeur stratègique
mais sujette aux incessantes exactions de bandes armées incontrôlées,
la Bastide s'entoura d'une enceinte fortifée dont la construction
s'étira tout au long du premier quart du XIV° siècle.
Les quatre portes encore debout témoignent
de l'importance de cette protection.
La place est bardée de maisons
à arcades et possédait une halle en bois qui sera démolie
en
1852.
La guerre de Cent Ans : Les décénies
qui suivent sont marquées par une grande instabilité : 10
fois Sauveterre a changé de mains entre anglais et français.
Un dicton disait " Saubeterre, bille
de guerre, lou qui n'a pas passat, n'est pas boun sourdat".
Lors de cette époque troublée,
la Bastide fut obligée de faire appel à une quinzaine d'hommes
d'armes de Monségur.
Ce fut l'origine d'un procés
qui opposa les deux Bastides pendant une trentaine d'années. En
effet Sauveterre avait refusé de payer les monségurais car
ces derniers s'étaient mal conduits : on leur reprochait d'avoir
"engrosser" quelques femmes et filles de Sauveterre.
En 1451,
Sauveterre devient définitivement française. (1453
la guerre de Cent Ans s'achève à Castillon la bataille).
Les sauveterriens vivent assez bien jusqu'à la réforme où
de nouveau Sauveterre n'échappe pas aux troubles religieux entre
catholiques et huguenots.
De passage à Sauveterre, la
terrible MONTLUC fit pendre quinze huguenots de la ville sur la place sans
procés; ce qui engendra dans la citée des meutres, rebellions,
saccages de maisons, éxecutions.
En février
1575, les troupes royales sont envoyées pour rétablir
l'ordre. (1598 : Edit de Nantes rétabli
la liberté des cultes). Considéré comme un verrou
contre les huguenots, Sauveterre verra tous ses privilèges acquis
confirmés par Louis XIII en 1617. Suit
une période calme, ponctuée par des famines et des épidémies,
mais la citée s'est un peu endormie aprés des siècles
de violence. 5 mars 1789, une réunion
de notables rédige un cahier de doléance pour adresser aux
états généraux les souhaits et revendications des
sauveterriens. Au mois de juillet, il est créé une milice
bourgeoise qui deviendra garde nationale. En 1793
la mairie est envahie, les archives brûlées, des émeutes
opposent force de l'ordre et habitants. Le climat de haine s'atténue
les années suivantes. 26 jeunes gens seront levés par
la conscription au cours de l'an 7, une vingtaine pendant l'an 8. Des artisans,
charpentiers, menuisiers et autres métiers utiles à la marine
seront réquisitionnés au cours de l'an 9. En
1813, les jeunes de plus de 13 ans seront appelés sous les
drapeaux.
Le sceau de la ville qui avait disparu
à ce moment là fut retrouvé deux siècles plus
tard dans une prairie labourée au bas de Monségur.
1857 :
les religieuses de Nevers s'installèrent à Sauveterre pour
ouvrir l'école des filles.
1866 :
installation du télégraphe entre Sauveterre et La Réole.
Une ligne régulière d'omnibus
est créée entre Sauveterre et Gironde pour assurer la correspondance
avec la ligne de chemin de fer Bordeaux-Narbonne.
1869 :
le cimetière situé près de l'église, est transporté
à sa place actuelle.
Dans les années
1860 les pierres du mur d'enceinte servent à empierrer les
nouvelles routes telles que Créon-La Réole ou Sainte Foy
la Grande-Sauveterre.
La guerre de 1870
et la commune de Paris semblent avoir eu peu d'impact en Sauveterrois.
Les écoles vont se moderniser et s'agrandir en
1872 et 1874.
Aux élection
de 1875, la stabilité des élus est la règle.
La ligne de chemin de fer de Bordeaux- La Sauve est prolongée jusqu'à
Sauveterre en 1880 puis jusqu'à Eymet.
En 1880
l'hiver fut d'une rigueur exceptionnelle car le Préfet alloua des
sommes importantes pour les victimes.
1881 :
installation de la première horloge à l'hôtel de ville.
La flèche de l'église
Notre-Dame sera en partie détruite en 1887,
diverses constructions vont se substituer, dont un délirant faisceau
de béton armé vers 1930
qui aura fait pendant cinquante ans la désolation des amateurs des
vieilles pierres.
1890 :
Saubeterre devient sous la plume de Félix Faure SAUVETERRE DE GUYENNE.
1ère guerre mondiale : tous les
hommes valides seront mobilisés et l'école des filles servira
d'hôpital militaire.
1940 :
le gouvernement belge s'installe à Sauveterre 15 jours puis repart
car Sauveterre redevient ville frontière.
La ligne de démarquation entre
zone libre et zone occupée, sépare la bastide des villes
voisine de Puch, St Léger et St Romain. Franchissement clandestin
de la ligne de démarquation, bombardements et combats entre maquisards
et allemands marqueront ces sombres années et la libération
n'échappera pas aux règlements de comptes.
1965 :
la fusion des communes de Puch, St Léger de Vignague, St Romain
et Sauveterre porta la superficie à plus de 3000 hectares. C'est
aussi la création de la piscine et du syndicat d'initiative.
1966 :
implantation du collège Robert Barrière avec cantine.
1969 :
implantation d'un collège d'enseignement du second degrès
permettant aux écoles primaires fortement renforcées par
les élèves des communes avoisinantes, de s'installer à
la place du CES.

En 1972,
la première fête des vins connaît tout de suite un grand
succés.
Le premier jumelage intervient en
1973 avec Sottrum en Allemagne.
En 1975,
c'est l'achèvement du terrain de football, tennis, salle omnisport,
terrain de camping viendront compléter l'ensemble.
Le deuxième jumelage se fait
en
1986 avec Saulnes, dont plusieurs familles sont restées dans
le Sauveterrois après l'exode de 1940.
Et c'est en 1988
que sera réalisé le dernier jumelage avec Olite, ville espagnole
à une quarantaine de kilomètres de Pampelune.
En 1989,
on inaugure les nouveaux locaux du syndicat d'initiative devenu depuis
office de tourisme. Il regroupe des activités variées : bibliothèque
municipale, mini musée du vin, expositions diverses tout au long
de l'année.
Enfin 1990,
voit la création du caveau des vins qui est la vitrine de la production
du Sauveterrois. C'est en plein centre de Sauveterre de Guyenne, dans le
cadre d'une des plus belle bastide de notre région, que la vinothèque
se fait ambassadrice du vignoble sauveterrois. Dans cette cave voutée
magnifiquement restaurée, vous retrouvez, dans une ambiance médiévale,
des expositions poctuelles d'artistes régionaux entourant la gamme
sélectionnée de nos vins. Cette sélection s'effectue
2 fois par an par un comité composé d'oenologues et de maîtres
de chais qui organisent une dégustation, afin de choisir parmi les
meilleur cru du Sauveterrois et de L'Entre-Deux-Mers.
En 1991,
agrandissement de l'école maternelle, 3 nouvelles classes en plus
de celle qui y était.
En 1993,
rénovation d'un immeuble, chantier pilote, 2 logements communaux
ont été créés.
1993-1994,
rénovation du sols des arcades, les pavés furent remplacés
par des carreaux de Gironde.
 
1993-1995,
extension de la Mairie, rénovation d'un immeuble du XVI° siècle
dans lequel furent créés 4 gîtes touristiques au premier
étage et une bibliothèque municipale au rez de chaussée.
1997 :
rénovation du collège Robert Barrière.
15 juin
1999 : Inauguration du collège Robert Barrière.
 
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de page.
Le canton est constitué
de 17 communes dont le chef lieu Sauveterre dénommé couramment
le Sauveterrois s'étend schématiquement entre Créon
et Monségur d'ouest en est, entre Langon et Libourne du sud au nord.
Véritable épine dorsale du Haut Entre-deux-Mers, il se situe
sur la ligne de partage des eaux entre Dordogne au nord avec ses affluents
dont la Gamage et la Garonne au sud avec ses affluents dont la Vignague.
Relief de collines s'élevant jusqu'à cent dix mètres
à Cazevert (Commune de Blasimon) et de vallons.
La vigne règne partout dés
que l'on remonte des vallons, occupés par des cultures sparodiques
de céréales et de prairies, vers des coteaux.
Le climat, sous influence océanique,
est toujours tempéré, d'où en hiver le froid y est
rare, et chaud en été, avec une pluviométrie moyenne,
assez régulièrement répartie.
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Le
Vignoble.
Produisant exclusivement des vins blancs
secs tranquilles,

l'appellation Entre-deux-Mers s'étend
sur la région comprise entre la Garonne, la Dordogne et la limite
orientale du département de la Gironde, à l'exclusion des
pays possédant l'une des appellation suivantes :
- Premières
côtes de Bordeaux,
- côte de
bordeaux saint-macaire,
- Cadillac,
- Loupiac,
- Sainte Croix du
Mont,
- Sainte Foy Bordeaux
et graves de vayres.
Recouvrant près de 150 communes,
elle est la plus vaste A.O.C. française désignant uniquement
des vins blancs secs; toutefois la quasi totalité des propriétés
et caves de la zone d'appellation ont également une importante production
des vins rouges, rosés, clairets et effervescents qui sont commercialisés
dans les appellations Bordeaux et Bordeaux supérieur, dont la région
est le premier producteur.
Du fait de sa constitution et de ses
dimensions, elle présente un groupe de variété de
terroirs avec pour dominante dans la partie centrale et sud du plateau
(cantons de Pellegrue, Sauveterre et Targon), le revêtement limoneux
a donné naissance à des sols très particuliers que
l'on rencontre généralement sur les versants nords : les
boulbènes; celles-ci sont très favorables aux cépages
blancs, notamment au sémillion; sur les versants méridionaux
apparaissent, au fur et à mesure que l'on s'approche des premières
côtes, des gravilles et des calcaires; pour des raisons historique,
une partie des communes de ce secteur ont droit à la dénomination
"Haut-Benauge".
La culture de la vigne dans le
canton de Sauveterre date du Moyen-Age, autour des Abbaye-Blasimon ou des
Castrum-Pommiers et plus récemment des châteaux-Cujat, Cazeau,
Fongrave etc...
La production, traditionnelle depuis
plusieurs siècles, a toujours comporté des vins blancs et
des vins rouges, mais a subi des variations selon les coutûmes de
vie. Aujourd'hui, elle comprend environ 30% de vins blans et 70% de vins
rouges. C'est d'ailleurs un rare canton avec une production de vin blanc
aussi important, preuve d'une tradition passionément et ardemment
maintenue.
Le vignoble, délimité
minutieusement sous le contrôle de L'INAO, jouit de soins attentifs
et judicieux selon les modes d'exploitation, direct ou indirect, le système
de conduite large et les méthodes de culture-enherbement pariel
ou désherbage.
Les cépages complantés
sont les Sauvigon, la Muscadelle, le Semillon pour les blancs
et le Merlot, le Malbec, le Cabernet
Franc, le Cabernet Sauvignon pour les rouges.
La vendange suivant les différents
cépages et selon les parcelles ne s'accomplit qu'après vérification
des éléments essentiels des jus et du niveau de maturation
des raisins.
C'est alors que la vinification qui
durera plusieurs mois, va nécessiter des soins attentifs de tous
les instants.
Les vins
Les vins blancs de Bordeaux et Entre-deux-Mers
sont secs (sans sucres résiduel).
De couleur jaune pâle, ils se
caractérisent par un arôme intense où l'on peut reconnaître
des arômes de type floral ou fruité. Ils développent
des saveurs amples de fruits : murs avec des nuances complexes et harmonieuses.
Ils trouvent leur agrément en apéritif mais s'associent remarquablement
aux coquillages, crustacés, entrées, poissons, viandes blanches.
Les vins blancs Bordeaux Supérieur,
moelleux ou liquoreux, se signalent par leur couleur dorée. Ils
révèlent des senteurs de raisins rôtis et des saveurs
de fruits passetillé à confit, car souvent issus de pourriture
noble.
Vins d'apéritif, idéal
sur foie gras, viande blanche, fromages et desserts.
Les vins rosés et clairets, d'une
belle couleur vive, remarquables de constitution, délicieux tout
au long du repas font merveille lors de buffet ou de pique-nique.
Les vins rouges Bordeaux et Bordeaux
Supérieur se présentent sous des couleurs éclatantes
aux reflets rubis, pourpre, avec des notes grenat à tuilé
suivent leur âge.
Le nez est fin à intense avec
des nuances de fleurs, de fruits rouges, de noyau, et quelquefois plus
complexe d'épices, de vanille dans le cas d'élevage en fûts
de chêne. La bouche développe à coté de tanins
nobles, des saveurs de cerise cuite, de cassis, de pâtes de fruits.
Ils accompagnent tout le repas et tout
naturellement les entrées, les viandes, les gibiers et les fromages.
Ce sont des vins complets qui peuvent
vieillir de cinq à quinze ans.
La renommée des crus, notamment
ceux des récoltants établie depuis près de vingt ans,
reconnue au plan national, a dépassé largement les frontières.
Nombreux sont les vins lauréats dans les concours internationaux
ou nationaux de Paris, Mâcon, Bordeaux, Bourg.
La tournée des chais et des caves
permet d'apprécier la diversité des vins de grande qualité
et de les acquérir aux meilleures conditions. Une sélection
des crus - 60 environ - est disponible à la Vinothèque.
Enfin le concours des vins du Sauveterrois
récompense les meilleurs vins chaque année à l'occasion
de la Fête de Vins.
La Production Vinicole
L'économie du
canton est dominée par la production vinicole qui assure l'essentiel
du revenu à la région. Le vignoble couvre une superficie
totale de 6 600 ha pour une récolte globale de 393 000 HL, tous
vins d'appellation d'origine contrôlée. Les vins produits
se déclarent dans les appellations Bordeaux, Bordeaux supérieur,
Entre-deux-Mers pour les blancs et Bordeaux, Bordeaux Supérieur
pour les rouges, avec des vins rosé et clairet. La production du
canton se situe au deuxième rang pour l'appellation Bordeaux-Bordeaux
Supérieur, la plus grosse appellation de la Gironde.
Elle est réalisée
par des viticulteurs récoltants pour 60% et par des viticulteurs
producteurs en cave coopérative pour 40%.
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E.MAIL :C.RBarriere.Sauveterre@ac-bordeaux.fr
Collège Robert Barrière
33540 SAUVETERRE DE GUYENNE
Tel : 05 56 71 51 51 Fax : 05 56 71
53 40
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