DANS LE VENTRE DE L'ELEPHANT
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Nous voyons sur cette photo, la maquette en bois d'un éléphant ; ce projet, fruit de l'imagination de Napoléon, aurait dû aboutir à un autre éléphant de plus grande taille et de marbre. Malheureusement, faute de financement, ce projet sera abandonné. La maquette se dégradera puis sera rasée. De nos jours le seul souvenir qui nous reste de cet éléphant se trouve dans le métro, à la station de la Bastille, àParis."Dans cet angle désert et découvert de la place, le large front du colosse, sa trompe, ses défenses, sa tour, sa croupe énorme, ses quatre pieds pareils à des colonnes faisaient, la nuit, sur le ciel étoilé, une silhouette surprenante et terrible.On ne savait ce que cela voulait dire. C'était une sorte de symbole de la force populaire. C'était sombre, enigmatique et immense.C'était on ne sait quel fantôme puissant, visible et debout à côté du spectre invisible de Bastille"
Victor Hugo, Les Misérables, partie IV, livre 6, chp.2 .

 

C'est dans cet animal que l'on a découvert vivant un jeune garçon. Cela inspira Hugo pour le Petit Gavroche, un petit garçon de 11 ou 12 ans. Il avait toujours son rire d'enfant. C'était un garçon bruyant, blême, leste, éveillé, moqueur et à l'air vivace et maladive. Il vivait là, car ses parents l'avaient mis à la porte. Il passait ses journées à aller venir, chanter, jouer aux billes et voler. Il lui arrivait parfois, tous les 2 ou 3 mois d'avoir envie de voir sa mère. Cet enfant vivait dans une absence totale d'affection, mais il n'en souffrait pas et n'en voulait à personne.
 




Aujourd'hui, nous pouvons constater que l'éléphant a été remplacé par la colonne de Juillet surmontée du Génie de la Nation. Cette colonne fut édifiée en mémoire des révolutionnaires de Juillet 1830. Victor HUGO n'appréciait guère cet édifice, il le nommait "Le tuyau de poêle".

Aurélie etClémence