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Dissertation appuyée sur un dossier documentaire
Il
est demandé au candidat :
-
De répondre
à la question posée explicitement ou implicitement dans le sujet ;
-
De construire
une argumentation à partir d’un problématique qu’il devra élaborer ;
-
De mobiliser
des connaissances et des informations pertinentes pour traiter le sujet,
notamment celles figurant dans le dossier ;
-
De rédiger en
utilisant un vocabulaire économique et social spécifique et approprié à la
question, en organisant le développement sous la forme d’un plan cohérent
qui ménage l’équilibre des parties.
Il
sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l’expression et du soin
apporté à la présentation.
Sujet
Quelles
relations peut-on établir entre croissance et investissement ?
Dossier documentaire
Document 1

source :Alternatives économiques,
n°159, mai 1998
Document 2
Le
principe de l'accélérateur repose sur l'existence d'un effet de capacité.
S'il existe une liaison stable entre le niveau de la demande et les équipements
nécessaires (coefficient de capital constant), alors toute hausse de la demande
entraîne une augmentation de l'investissement.Supposons que le coefficient de
capital (K/Y) soit de 3. Le tableau suivant montre l'évolution nécessaire du
stock de capital et donc l'investissement induit.

Les
variations de l'investissement sont plus amples que celles de la demande.
Un simple ralentissement de la croissance de la demande suffit à
provoquer une diminution des investissements.
L'effet accélérateur repose sur plusieurs hypothèses qui viennent réduire
son impact : - il n'existe pas de capacité de production inemployée.
L'effet ne joue à plein que si les entreprises sont obligées
d'augmenter leur capital pour faire face à l'accroissement de la demande.
Dans l'hypothèse, courante lors d'une récession, où les entreprises
disposent de capacités de production inemployées, l'effet ne joue pas -1 - le
coefficient de capital est stable au cours du temps, ce qui suppose que les
gains de productivité sont réduits -1 - les entreprises cherchent systématiquement
à répondre à l'augmentation de la demande.
On pourrait envisager que l'ajustement entre l'offre et la demande se
fasse par une augmentation des prix.
Document 3
Remarquons
bien qu'il ne s'agit nullement de diriger la totalité de l'investissement par
une planification totale. Il s'agit
seulement pour l'État d'accroître ses dépenses normales d'investissements (écoles,
maisons, hôpitaux, routes, ponts) quand l'investissement privé est défaillant.
Ainsi, la demande sera-t-elle maintenue. [... ]
Toutefois,
les économistes keynésiens vont plus loin ; ils donnent à l'intervention étatique
non pas un rôle thérapeutique et accidentel, mais un rôle fonctionnel et
permanent. L’État est enfin
reconnu comme un des rouages essentiels de la machine économique.
En
effet, ils ne proposent pas seulement une intervention de l'État au moment où
la crise apparaît ; ils proposent une action permanente pour éviter le cycle
économique. Au moment de la récession,
l'État augmentera ses investissements et évitera l'effondrement.
Au moment où l'expansion s'accélère et risque de déboucher dans
l'inflation, il les diminuera et, du même coup, freinera l'expansion.
La politique keynésienne d'investissements publics n'est donc pas
seulement une politique anticrise, c'est aussi une politique anticyclique.
J.-M.
ALBERTINI, Les rouages de l'économie nationale,
Économie et Humanisme, 1971.
Document 4
Document 5
La demande exerce un effet d'entraînement
sur la formation de capital. Les
entreprises ne mettent en oeuvre leurs projets d'investissement que si les débouchés
leur paraissent suffisants. Pour
qu'elles décident d'accroître leur capital, il faut que leur capacité
productive soit durablement inférieure à celle qui permet de satisfaire la
demande qu'elles anticipent. Si
l'entreprise estime que l'augmentation attendue des débouchés n'est que
provisoire ou s'il existe des capacités de production inemployées, elle
n'investira pas. Ainsi le taux
d'utilisation des capacités de production est un indicateur fiable de l'état
de santé de l'économie. Il permet
d'anticiper l'évolution de l'investissement.
Lorsque les capacités de production inemployées diminuent, les
entreprises ont moins de marge de manoeuvre pour ajuster leur production et vont
recommencer à investir.
P. A. Corpron, Cahiers français n'
279, C La Documentation française, février 1997.
Document 6
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1979
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1982
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1986
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1990
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1994
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1997
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2000
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Taux d'investissement
des sociétés et quasi-sociétés non financières
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17,6
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18,1
|
16,9
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19,3
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17,0
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16,1
|
17,8
|
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Consommation finale des ménages
(variation annuelle en volume en %)
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3,1
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2,8
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3,6
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2,6
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1,2
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0,1
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2,5
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Taux d'épargne des ménages
(Epargne brute sur revenu disponible brut en %)
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16,2
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16,6
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13,2
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13,1
|
14,8
|
16,1
|
15,9
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Source : INSEE, comptes
nationaux 2000
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