Les firmes multinationales

 

I-Notions à définir:

Multinationale : firme ayant des établissements de production dans au moins deux pays.

Groupe : ensemble d'entreprises contrôlées financièrement par une même société.

La constitution d'un groupe obéit à une logique qui n'est pas forcément strictement financière, même si elle prend cet aspect. Il peut s'agir, par exemple, de développer de nouveaux produits à risque élevé : en créant une société distincte, filiale de la société-mère, on empêche que l'échec éventuel de la seconde ne compromette la première. Un groupe peut être constitué de sociétés ayant des activités sans aucun lien : dans ce cas, on a affaire à un conglomérat, dont la finalité est financière. Le plus souvent, les groupes sont constitués d'ensembles d'entreprises ayant des liens techniques ou commerciaux. Il arrive fréquemment qu'une tête de groupe (ou société-mère) soit une holding.

Société mère : société qui détient une ou plusieurs filiales (c'est-à-dire qui contrôle au moins 50 % du capital d'autres sociétés considérées, de ce fait, comme ses filiales).

Si une société mère n'a pas d'autre activité que la gestion du capital des filiales ou participations qu'elle possède, il s'agit d'une société holding .

En 1992, il y a environ 16 millions d'entreprises dans les secteurs marchands non agricoles de

l'Europe des quinze. Elles emploient 101 millions de personnes (l'emploi total dans l'Union

européenne étant de 150 millions) et génèrent un chiffre d'affaires total de 11 636 milliards

d'écus. L'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni représentent plus de 75 %

des entreprises et environ 80 % du total de l'emploi et du chiffre d'affaires. L'Italie représente

près de 21 % des entreprises, l'Allemagne 24 % des emplois et 25 % du chiffre d'affaires. La

France compte 12 % des entreprises, 14 % des effectifs et 15 % du chiffre d'affaires.

Société filiale: société dont une autre (la société mère) détient plus de 50% du capital.

Holding : société dont l'activité consiste à gérer des titres de propriété (actions, parts de SARL) qu'elle possède dans d'autres sociétés.

Lorsqu'une holding détient des participations qui lui donnent le contrôle d'autres sociétés, elle peut être utilisée comme organisme de pouvoir : ainsi, PSA est une holding, dans laquelle sont centralisées les décisions stratégiques concernant les filiales de production du groupe Peugeot-Citroën. Dans ce cas, la holding coiffe un groupe et est en quelque sorte le cerveau du groupe. Ce type de holding ne compte qu'un nombre restreint de salariés, mais qui sont tous, ou presque tous, les responsables du groupe. Il n'en est pas toujours ainsi : de nombreuses holdings n'ont pour fonction que de rassembler des participations mineures, ou d'isoler ces dernières d'autres actifs plus matériels.

Toutes ces définitions proviennent du CD Alter éco.
 
 

II-Faits et chiffres:
 
 

Les cinq premières firmes multinationales françaises: en 1983 et en 1974, l'entreprise Total était la première firme multinationale française dans le domaine pétrolier.





Source:CD Alter éco n° 141, Octobre 1996
 
 
 
 

Les cinq premières firmes multinationales européennes:

La Royal Dutch Shell est la première firme multinationale européenne, implantée en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, dans le domaine pétrolier. Leur chiffre d'affaire s'élève à 526 milliards de francs et elle emploie 106 000 personnes.

Source:CD Alter éco n° 22 (hors-série), Octobre 1994

Les dix premières firmes multinationales mondiales:

En 1994, l'entreprise IBM est la troisième firme multinationale mondiale. Leur chiffre d'affaire s'élève à 341 milliards de francs et ils emploient 301 millions de salariés.

Leur principal secteur d'activité de ces firmes est le secteur secondaire.
 
 

III-Réflexion, analyse:

Les entreprises s'implantent à l'étranger pour diverses raisons.

Tout d'abord, en s'implantant dans les pays sous développés, les entreprises perdent moins d'argent ou font plus de bénéfices à cause d'une main d'œuvre nombreuse et qui leur revient moins chère.

Ensuite, les lieux d'implantation des entreprises étant pauvres, elles y sont peu nombreuses ce qui crée une faible concurrence.

D'autre part, ne vivant pas dans le même milieu social et n'ayant pas les mêmes cultures, les idées et opinions des employés des pays sous développés sont différentes de celles des pays industrialisés. Par conséquent, ils acceptent plus facilement des conditions de travail difficiles et provoquent moins de conflits (grèves) au sein de l'entreprise.

Julie G. & Emma A., classe de 2°6.

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