Parcoursup : mode d’emploi

Parcoursup est la nouvelle plate-forme d’admission en première année des formations de l’enseignement supérieur. Cette plate-forme permet aux futurs bacheliers  qui souhaitent entrer dans l’enseignement supérieur à la rentrée 2018 de se préinscrire, de déposer leurs vœux de poursuite d’études et de répondre aux propositions d’admission des établissements dispensant des formations de l’enseignement supérieur

Quelles sont les formations concernées ?

La très grande majorité des formations du premier cycle de l’enseignement supérieur est proposée sur Parcoursup : environ 13 000 formations sont disponibles en 2018.

La plate-forme donne accès à des formations sélectives (CPGE, BTS, DUT, écoles, etc.) pour lesquelles l’admission se fait sur dossier ou par concours, et à des formations non sélectives (licence, première année commune aux études de santé – Paces).

Parcoursup rassemble des informations permettant de mieux connaître la réalité des formations, d’identifier ses chances de réussite et d’insertion professionnelle, et d’évaluer la pertinence de ses choix d’orientation.

Quand ?

Dès à présent, les lycéens de terminale désirant mener des études supérieures ou les étudiants en réorientation peuvent entrer leurs vœux sur la nouvelle plate-forme, et ce jusqu’au 13 mars. À partir de cette date, il ne sera plus possible de modifier les vœux, mais les jeunes ont jusqu’au 31 mars pour finaliser leurs dossiers de candidature et ajouter documents et pièces demandées par certaines formations.

Ils recevront les réponses au fur et à mesure, à partir de fin mai. « Notre objectif est que 70 % des réponses tombent avant les épreuves écrites du baccalauréat », souligne-t-on au ministère de l’Enseignement supérieur. Le processus reprendra après les épreuves, avec une phase complémentaire à partir du 26 juin.

 

Comment ?

Rendez-vous sur www.parcoursup.fr. Le candidat doit inscrire 10 vœux maximum (contre 24 l’an dernier), sans ordre de préférence. Chaque vœu fait l’objet d’une fiche Avenir comprenant les notes de l’élève, les appréciations des professeurs et l’avis du chef d’établissement.

Le futur étudiant pourra postuler hors de son académie (quelques places seront réservées dans les filières non sélectives d’une université pour les candidats venant d’une autre académie). S’il n’est candidat qu’à des filières sélectives, ou seulement à des universités hors de son académie, risquant ainsi de se retrouver sans propositions, la plateforme l’en informera via une série de messages.

Le jeune aura en outre la possibilité de formuler des « vœux multiples », 20 au maximum. Par exemple, une licence d’informatique pour toutes les universités d’une seule académie, ce qui lui laissera plus de chances d’obtenir une formation dans la filière de son choix.

 

Les réponses des formations

À partir de mai, le futur étudiant recevra une alerte lorsqu’il a une ou des réponses : « oui », « oui si » ou « en attente » pour les filières non sélectives (licences générales). Un « non » ne pourra être émis que par les filières sélectives (prépas, BTS, IUT, etc.).

Là où le nombre de demandes excède le nombre de places (les « filières en tension »), les universités devraient privilégier les candidatures dont les projets, les acquis et les compétences collent le plus à la formation. Pour ceux qui se retrouvent en attente, ils ne sauront pas, au début du processus, quel est leur rang sur la liste. « La question n’est pas tranchée, mais ils le connaîtront sans doute un peu plus tard », indique-t-on au ministère.

La grande nouveauté du dispositif est de supprimer le tirage au sort (lorsque le nombre de candidats dans une filière excédait le nombre de places) et de réduire le taux d’échec en première année. « Oui si » signifie que l’université devra proposer au candidat un « parcours personnalisé », avec éventuellement une année de mise à niveau, pour accéder au cursus. « Les procédures de remise à niveau ne seront peut-être pas toutes précisées mi-janvier, mais des informations de base seront données au candidat pour qu’il sache s’il se dirige plutôt vers une année de remise à niveau ou vers des modules de cours complémentaires », souligne le ministère. Si le jeune refuse ce parcours, il ne pourra être accepté dans la formation.

À chaque fois qu’il recevra deux « oui » à des formations différentes, il devra choisir entre l’une des deux pour ne pas engorger le système, mais il pourra conserver ses vœux « en attente ».

À partir des premiers retours, le jeune aura une semaine pour répondre, trois jours à compter du 26 juin, puis vingt-quatre heures à partir du 21 août.

Source : Sud Ouest