12ème édition du Goncourt des Lycéens
FNAC - Education nationale

La classe de Première ES1, sous la conduite de Madame Barthe, professeur de français, s'est lancée dans la "grande aventure" du Prix Goncourt des Lycéens, édition 99.

Pour vous conter cet événement, vous trouverez sur cette page :

- la sélection officielle

- le journal de bord de la classe de Première ES1

- des critiques, écrites par les élèves, des livres sélectionnés

- L'élection du Goncourt des Lycéens, par Flora Valley, sélectionnée pour représenter la région Aquitaine au jury de Rennes

Sélection officielle

En cliquant sur un ouvrage, vous pourrez lire une fiche de lecture s'y référant. Vous pourrez également consulter les fiches concernant les dix livres, classés par ordre alphabétique des auteurs, en cliquant ici .


Christophe Bataille
pour "Vive l'enfer"
aux éditions Grasset


Marie Darrieussecq
pour "Le mal de mer"
aux éditions POL


Michèle Desbordes
pour "La demande"
aux éditions Verdier


Jean Echenoz
pour "Je m'en vais"
aux éditions Minuit


Michèle Gazier
pour "Le merle bleu"
aux éditions Seuil

LE LAUREAT

Jean-Marie LACLAVETINE

pour

Première ligne


Jean-Marie Laclavetine
pour "Première ligne"
aux éditions Gallimard


Amélie Nothomb
pour "Stupeur et tremblements"
aux éditions Albin Michel


Jean-Claude Pirotte
pour "Mont Afrique"
aux éditions Cherche-Midi


Yasmina Reza
pour "Une désolation"
aux éditions Albin Michel


J-Christophe Rufin
pour "Les causes perdues"
aux éditions Gallimard

 

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    Journal de bord

Toutes les photographies de cette rubrique ont été prises par Valérie Dechaut-Geneste et Sophie Bénevent pour et aimablement prêtées par le "Courrier Français".

Le lycée F. DAGUIN s'est mis sur les rangs dès l'année dernière : autour de documentalistes très motivées, les professeurs de lettres se sont intéressés au projet, avec l'accord et le soutien de la Direction. Deux classes de Seconde ont travaillé sur le Goncourt 1998 (Luc Lang pour "mille six cents ventres") et rencontré l'auteur à la FNAC.

En septembre 1999, une classe de Première ES a été choisi pour se lancer dans la grande aventure : 32 élèves (21 filles et 11 garçons). Dès le premier cours de Français, l'ensemble du projet leur a été présenté. Ils ont accepté sans trop y croire (lire 10 livres en 6 semaines!...).

 

 

Ci-contre :
Madame Barthe et les documentalistes
Anne Perruche et Isabelle Dubois

Le 14 septembre, lancement de l'opération :

M. le Proviseur accueille dans la salle polyvalente du lycée une importante délégation : Mme CARTRON, vice-présidente du Conseil Régional, M. J.M. PLANES (représentant du Rectorat), M. FERGEAU (représentant de la Mairie de Mérignac), la radio (Radio France Bordeaux Gironde), l'I.U.T. de journalisme, ..., documentalistes, professeurs du lycée, sympathisants,..., en chef d'orchestre : J.M. BRIAL, directeur de communication de la FNAC . Les élèves - un peu intimidés - découvrent l'ampleur de l'opération en même temps que la première sélection de l'Académie Goncourt (8 livres, 2 autres s'ajouteront le 4 octobre). Ils sont immédiatement invités à s'approcher des ouvrages et à les emprunter : un panneau remarquablement fonctionnel a été préparé par les documentalistes : la rotation des livres peut commencer.

Toutes les semaines, 2 élèves présentent à la radio (Radio France) 2 livres, à l'émission "sélection littéraire" d'Isabelle MAMERE (émission diffusée à 18h 30) et ce pendant les 6 semaines de l'opération. Ils envoyent également toutes les semaines 2 ou 3 articles au "Courrier Français", dont le rédacteur en chef, Marc Paul LEMAY est venu leur faire un rapide mais efficace cours de "critique littéraire".

Le 7 octobre, les élèves ont rencontré Christophe BATAILLE (auteur de "Vive l'enfer") : après un déjeuner, débat devant toute la classe, puis interview par une élève sur France 3, pour l'émission "Parlez-moi d'ici" du vendredi 8 Octobre à 12h 50. Présente sur le plateau, une bonne dizaine d'élèves enthousiastes. Ils rencontreront le 28 octobre Michèle GAZIER (pour "le merle bleu") dans les mêmes conditions. Ils ont également rencontré J.M. LACLAVETINE (auteur de "première ligne") au Salon du Livre, dans le cadre d'un "café littéraire" à 12h, le samedi 16 octobre.

Photographies prises lors de l'enregistrement de l'émission de FR3
avec Christophe Bataille

Photographies prises lors de la rencontre au CDI
avec Christophe Bataille

Photographies prises lors de la rencontre
au Salon du Livre de Bordeaux avec Jean-Marie Laclavetine

Toutes les semaines, 2 élèves présentent à la radio (Radio France) 2 livres, à l'émission "sélection littéraire" d'Isabelle MAMERE (émission diffusée à 18h 30) et ce pendant les 6 semaines de l'opération. Ils envoyent également toutes les semaines 2 ou 3 articles au "Courrier Français", dont le rédacteur en chef, Marc Paul LEMAY est venu leur faire un rapide mais efficace cours de "critique littéraire".

On est sur la dernière ligne droite : le rythme de lecture s'accélère de jour en jour. On s'arrache le volume le plus épais de la deuxième sélection : "les causes perdues" de J.C. RUFIN, pour l'avoir lu à temps.

Un certain consensus semble s'établir autour de quelques titres. Rendez-vous le 28 octobre.


Mme Barthe,
professeur de Français en Première ES1

 

Ci-contre :
Les élèves de Première ES1 à la FNAC, le jour du vote des trois oeuvres choisies par la région Aquitaine

 

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Fiches de lecture

Ces fiches ont été rédigés par les élèves des la classe de Première ES1, pour le "Courrier Français".

"Vive l'enfer"

Christophe BATAILLE

Parmi les dix livres sélectionnés pour le Goncourt des lycéens, nous avons choisi de vous présenter un roman que nous avons particulièrement apprécié : "Vive l'enfer" de Christophe Bataille (déjà auteur de trois ouvrages).
Bien qu'il soit difficile de faire un bref résumé de ce livre au style original, l'histoire nous conte en fait la vie fabuleuse d'un adolescent : Jocelyn Simarre, fils d'un camionneur et d'une ferrailleuse, son amour pour Maël, ses aventures, lers rapports avec sa mère, le quotidien de son père sur les routes de l'Est et ses relations avec Lola, sa passion pour le théâtre, ses voyages à Paris et Londres, l'ambiance des "raves". Tout ceci semble être plongé dans un univers gris et pollué. Le héros est très attachant et chaque personnage apporte une touche particulière au roman.
En conclusion, ce livre pourrait vraiment être, en ce qui nous concerne, l'un des favoris de ce Goncourt de par son originalité, son style hors du commun et ses multiples facettes.

Claire CHANUT
Charlotte DEVAUX

"Le Mal de mer"

Marie Darrieussecq

Ce roman, malgré son petit nombre de pages (126), ne peut pas être rapidement apprécié : en effet, si le lecteur veut bien comprendre l'histoire de ce roman, je lui conseille fortement deux lectures. Le thème du roman en lui-même est original, mais le plus inédit dans ce roman est le style adopté par l'auteur.
Tout d'abord, le lecteur est complètement submergé sous la masse de descriptions et le nombre exagéré d'anecdotes qui nous semblent n'avoir aucun rapport avec le thème principal ; encore faut-il être parvenu à découvrir ce même thème. A travers cette avalanche d'impressions confuses, le lecteur a du mal à trouver des repères concrets auxquels s'arrimer, et finit par être aussi désorienté que l'héroïne. En effet, le lecteur doit constamment être en quête du personnage évoqué par le narrateur, sachant que celui-ci change obligatoirement d'un paragraphe à l'autre.
De plus, l'absence des noms des personnages entraîne le lecteur dans un véritable jeu de piste où il s'égare bien souvent compte-tenu de l'abondance et de l'imprécision des pronoms personnels omniprésents. Le lecteur ne sait jamais de façon sûre qui se cache derrière les pronoms "il" ou "elle". On ressent aussi une certaine confusion car les retours en arrière ne se distinguent pas toujours clairement de l'action présente car l'auteur emploie dans les deux cas le présent.
Tout dans ce roman contribue à mettre le lecteur dans le même malaise que les personnages principaux et surtout dans la même position délicate que le personnage de la mère. Pour ce roman, l'auteur a fait un véritable effort de style afin de nous faire ressentir toutes les émotions éprouvées par les personnages.

Laetitia FERGEAU

"La demande"

Michèle DESBORDES

"La demande", écrit par Michèle Desbordes, raconte la fin de la vie de Léonard de Vinci lorsqu'il demeure près de la Loire avec ses élèves et sa servante.
L'histoire est centrée sur la relation entre Léonard de Vinci et sa servante. Cette relation est très dure à définir, elle est basée sur des échanges de regards. A la fin du livre, la servante demande à son maître de donner, à sa mort, son corps à la science. Cette histoire pathétique n'a vraiment aucun intérêt. De plus, ce livre n'est construit que sur des descriptions à perte de vue et les dialogues sont inexistants ; c'est un excellent procédé pour ennuyer le lecteur.
Le seul intérêt du livre a été de montrer que Léonard de Vinci attend la mort comme sa servante même si jadis, il eut une vie très enrichissante à la cour du roi.
Dans ce livre, chaque peinture a été décrite avec précision, certes avec de belles phrases, mais il ne suffit pas d'écrire des jolis mots pour captiver le lecteur.

Pascale LORIOT

"Je m'en vais"

Jean ECHENOZ

Le dernier roman de Jean ECHENOZ intitulé "Je m'en vais" a pour but d'évoquer la vie d'un homme nommé Ferrer dans le livre. Celui-ci est un galeriste, âgé d'une cinquantaine d'années et ayant une grande passion pour les femmes. Ferrer décide de quitter sa femme et de partir loin. En effet, il s'en ira au Pôle Nord à la recherche d'un trésor perdu. A son retour, de multiples péripéties le déstabilisent. Par la suite, il rencontrera Hélène, qui lui pemettra d'être un peu plus équilibré dans sa vie pendant un court moment.

Jean ECHENOZ crée une certaine atmosphère que nous percevons lors de la lecture de "Je m'en vais". En effet, grâce à ce ton révélant une certaine arrogance, irrévérence, nous pouvons cerner le style de l'écrivain. Pour finir, nous remarquons la facilité de lecture de ce roman grâce à l'écriture précise et inventive de Jean ECHENOZ Cela lui permet d'intégrer son univers personnel dans l'oeuvre.

Maeva DELAPORTE
Thibault AVARGUES

"Le merle bleu"

Michèle GAZIER

Michèle Gazier nous livre ici une histoire émouvante et étonnante sur les rapports de trois personnes : comment on peut aimer sans connaître et comment le coeur perçoit ce que les yeux ne voient pas. Monsieur et Madame René ont 80 ans et n'attendent plus rien de leurs vies, agrémentées seulement de cigares et de bridges. Mais un inconnu va arriver et avec lui, les René vont renaître, connaître le plaisir d'avoir quelqu'un près d'eux.
Avec un style classique, Michèle Gazier nous décrit les liens qui vont unir ces trois personnes, et nous prouve qu'il n'est jamais trop tard pour vivre. Elle nous montre aussi la cupidité et la méchanceté qui émanent de certains hommes, en l'occurence ici des neveux. Son personnage le plus fort, Madame René, petite bourgeoise, incarne la force sous une apparence chétive. Elle désigne le nouvel arrivant par un surnom affectueux, "le merle bleu", d'où le titre du livre. Ce merle bleu et le mystère dont il est entouré, entretiennent un certain suspens, prolongé jusqu'à la fin.
C'est un livre superbe que signe Michèle Gazier, émouvant, prenant, avec un thème original et contemporain.

Stéphanie HOFF

"Première ligne"

J.M. LACLAVETINE

Désormais dans la peau d'un élément du jury du douzième Prix Goncourt des Lycéens, j'ai du entreprendre une lecture acharnée.
Après avoir eu "Le Mal de Mer" et éprouvé "Une Désolation" en lisant "Mont Afrique", à "La demande" du "Merle Bleu", "je m'en vais"vous faire part de mes sentiments à propos de "Première Ligne", que j'ai lu sans m'écrier "Vive l'Enfer" (titre des huit premières oeuvres sélectionnées).
J'ai choisi de vous présenter le roman de Jean-Marie LACLAVETINE, car il a tout de suite attiré mon attention, de par son style mais aussi de son histoire.
Je l'ai adoré !
Tout d'abord, le roman se présente comme une suite de chapitres divisés en deux parties : dans un premier temps, nous avons affaire à des faits imaginés n'ayant aucun lien temporel avec l'histoire, puis nous nous retrouvons plongés dans le récit chronologique de la vie de Cyril CORDOUAN. En effet, l'histoire s'articule autour de ce personnage éditeur qui, las de recevoir des manuscrits inintéressants, décide de guérir tous ces "assoiffés" d'écriture. Ce déclic intervient lorsqu'un écrivain qui n'a pas été édité se suicide. Cyril CORDOUAN, entouré d'une femme, Anita, avec qui il entretient une relation ambiguë ; et de Blanche, sa secrétaire qui a tout abandonné pour lui, tente de tout faire pour débarrasser ces écrivains de leur envie indispensable d'écrire, sans vraiment y parvenir ; car lui-même y succombe.
Ce roman, sur le thème de l'écriture, nous montre la "soif d'écrire" de certaines personnes qui devient une dépendance, ainsi que le combat mené par un homme finalement désespéré, contre ce besoin d'écriture.
Le style employé par l'auteur est très agréable car il rappelle la langue orale.
J'ai donc aimé cette oeuvre qui nous entraîne dans le domaine fascinant de l'écriture et je citerai cette phrase "Mon histoire, celle d'un homme qui a voulu sauver les autres de la maladie à laquelle il succombe aujourd'hui. Ridicule. Et qui souffre" (p. 228) qui évoque totalement l'atmosphère dans laquelle je suis entrée après avoir lu les premières pages .

Aurélie PANATTONI

"Stupeurs et tremblements"

Amélie NOTHOMB

Le livre d'Amélie Nothomb, "Stupeurs et tremblements", est un roman de qualité alliant malicieusement l'humour et la découverte d'un autre état : le Japon.
Le personnage principal, Amélie San, une jeune belge, est très attachante ; son attitude à travers cette oeuvre est touchante, bien que parfois maladroite. Nous pouvons, en outre, nous comparer en grande partie à cette jeune personne, qui, ayant succombé petite au charme du Japon, décide d'y travailler. L'attend alors une entreprise où tout lui est différent, inconnu, voire même hostile. Son ignorance sur les coutumes, les lois de cette nouvelle société fait d'elle une personne vulnérable dont les erreurs et les "gaffes" ne cessent de la rendre, au fil des pages, de plus en plus comique.
Mais ce roman n'est pas seulement distrayant, il nous donne aussi un reflet des réalités de la société nipponne comme la place réduite des femmes au sein de cette société, la soumission exagérée des employés envers leurs supérieurs, ainsi que la suprématie de certaines valeurs comme l'honneur, la dignité, ... Certaines de ces lois étrangères sont différentes des notres et font déferler en nous, comme en l'héroïne, des vagues d'émotions diverses comme par exemple l'injustice.
Finalement, le savant mélange de toutes ces composantes fait de ce roman une grande réussite, également appréciable du point de son style délié et enjoué.

Emilie DULION

"Mont Afrique"

J-Claude PIROTTE

L'auteur de ce livre, Jean-Claude Pirotte, raconte, avec un style tout à fait particulier, les confessions d'un homme dont le passé est assez louche et dont le seul lieu de refuge est le Mont Afrique (Bourgogne). Après une première approche difficile de ce bouquin, le lecteur est envoûté par le style de l'auteur. En effet, l'histoire par elle même, n'est pas très originale (histoire d'une vie), mais le style de l'écrivain dégage une sensation de suspense, de mystère, ce qui fait naître chez le lecteur une réelle envie de finir l'oeuvre.
De plus, les imprécisions de la description laissent totalement libre l'imagination du public. L'importance de ce livre n'est pas dans la texture, mais dans l'effet qu'il produit chez le lecteur, les sentiments qu'il éveille en lui.
D'ailleurs, l'auteur nous le prouve :
"Le narrateur qui m'habite ne s'inquiète guère de la qualité, de la texture même du récit... ce qui compte c'est que les mots viennent ou ne viennent pas.
Il arrive à ce moment que les mots résilient leur pacte de silence pour envahir ma mémoire comme une vague de grâce imprévue et parfaitement imméritée.
Ensuite l'ordinaire du temps reprend possession de la table et des esprits
."
Malgré la complexité du récit, l'oeuvre est très abordable. Mais aura-t-il le niveau requis afin d'obtenir le prix Goncourt des lycéens ?

Emilie DUCOURNEAU
FLORA VALLEY

"Une désolation"

Yasmina REZA

Voilà maintenant un mois que nous sommes plongés dans nos livres et nous stoppons quelques temps notre lecture afin de vous inciter à faire de même.
"Une désolation", ainsi s'intitule le premier roman de Yasmina Reza auteur plus habituée à l'écriture de pièces de théâtre. Cependant, Yasmina ne délaisse pas totalement le milieu théâtral puisque "une désolation" pourrait faire l'objet d'un monologue. En effet, un seul personnage s'exprime : Samuel âgé de 73 ans qui s'adresse à son fils.
Ce misanthrope malgré ses reproches et ses incessantes lamentations devient un homme attachant. Ses réflexions sur la vie, le bonheur et l'amour nous poussent à réfléchir et à se poser des questions sur notre propre vision de la vie.
Samuel voit le monde sombre et sans but. Toutefois, nous pouvons noter la tonalité quelque peu ironique de ses propos. "Je voudrais que tu m'expliques le mot heureux". D'après cette phrase, nous pouvons imaginer que Samuel ne connaît pas le bonheur. Ainsi, à chaque fois qu'il apparaît sous différents aspects, il le repousse.
Le style parfois familier de l'auteur se rapproche de l'expression orale rendant la lecture du roman encore plus agréable.
Ce livre par son style et sa structure est original et se place en bonne position pour l'élection du Prix Goncourt.
Mais, lisez ce livre et jugez-en plutôt par vous-même.

Aurélie GARANGER
Claire CHABROL

"Les causes perdues"

J-Christophe RUFIN

L'histoire se passe en Ethiopie, dans la province d'Erythrée en 1985. Un arménien, Hilarion (pesonnage principal du livre), homme vieux, voit des français débarquer pour construire un centre pouvant subvenir à la famine en Ethiopie. Mais de nombreux problèmes les attendent : ils se retrouvèrent prisonniers de la guerrilla et durent abandonner leur projet.
Ce livre parle de guerre, de misère et de famine. "Les causes perdues" évoquent des faits d'actualités qui peuvent intéresser beaucoup de lecteurs. Tout ceci se rattache à des problèmes qui nous dépassent parfois.
Composé comme un journal personnel dont le narrateur est le personnage principal, ce livre comporte de nombreuses descriptions assez bien écrites. Tout est raconté avec beaucoup de précisions.
Les personnages apparaîssent avec des caractères très différents, et on s'attache vraiment à Hilarion qui est pourtant un trafiquant d'armes.
Donc, "les causes perdues" est un bon livre, intéressant, avec une histoire captivante mais pas assez percutante et originale pour qu'il gagne le prix Goncourt.

Virgil CHARBEY
Rémy ANGOSTO

 

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L'élection du Goncourt des Lycéens à Rennes

Toutes les photographies de cette rubrique ont été prises par Valérie Dechaut-Geneste et Sophie Bénevent pour et aimablement prêtées par le "Courrier Français".

Deux jours à Rennes

Monsieur Brial (directeur commercial de la FNAC de Bordeaux), Madame Barthe (professeur de Français), Madame Dechaut-Geneste (journaliste du Courrier Français) et moi même sommes partis de Bordeaux le 7 novembre dans l'après-midi pour arriver à Rennes en début de soirée.
Après s'être installés, professeurs, directeurs commerciaux des différentes FNAC et délégués de toute la France se sont retrouvés à notre hôtel afin de faire connaissance autour d'une coupe de Kir. Le dîner fut pris dans un restaurant rennais en compagnie de tout le monde ; plus précisemment, je fis la connaissance de tous les délégués et tout de suite, une bonne ambiance se fit sentir.

Le lendemain matin, après un réveil difficile, nous nous sommes tous retrouvés à la brasserie "La Chope" pour délibérer et choisir "LE" Goncourt des Lycéens. Les délibérations durèrent environ deux heures et durant cette période, les quinze délégués représentants des différentes régions françaises et de la Côte d'Ivoire argumentèrent, choisirent, trièrent, afin de trouver le coup de coeur. Ces délibérations furent "calmes " et très enrichissantes car chacun y apportait sa touche personnelle, son avis sur les différents livres de la sélection, rendant le débat de plus en plus complet.

Ci-contre : Madame Barthe
devant la Brasserie "La Chope"

En fin de compte, trois livres émergèrent et après de multiples comparaisons, choix et votes, "Première ligne" de Jean-Marie Laclavetine fut élu. Personnellement, il fut dur de lui accorder ma voix car je trahissais non seulement ma classe mais également ma région. Je pense, tout de même, que tout le monde fut content de ce choix. Suite à cette élection, vint celle du président du jury.

Flora "attaquée" par les médias !

Flora après la proclamation du lauréat

Une fois le prix proclamé en direct sur France 3, les médias nous "sautèrent" dessus afin de nous soutirer le plus d'informations possibles, ce qui était plutôt comique car nous dévoilions enfin tout sur cette élection. Nous en avons également profité pour "remercier" l'Académie Goncourt pour l'annonce "surprise" de son propre lauréat.
Après cette furie médiatique et après avoir calmé nos esprits, nous fûmes conviés à l'Hôtel de Ville de Rennes pour déjeuner. Puis, ce fut l'heure du retour à Bordeaux.

Maintenant que l'événement est passé et que les médias se sont tus, j'apprécie pleinement la chance qui m'a été offerte. Et ceci grâce à ma classe qui m'a aidée et soutenue tout au long de l'opération. Aujourd'hui les oeuvres plus classiques du Bac de Français nous attendent mais nous les voyons arriver avec moins d'enthousiasme ....

Flora Valley
élève de Première ES1

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