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qu'est ce que l'exclusion sociale et différentes conceptions de l'exclusion ? L'exclusion sociale peut se comprendre d'abord comme la rupture du lien social les formes de la rupture
l'exclusion sociale est surtout un processus de rupture du lien social plus qu'un état. ce que n'est pas l'exclusion !!
On ne peut pas assimiler exclusion et exploitation
On ne peut assimiler exclusion et pauvreté Les sociétés pauvres ne sont pas des sociétés excluantes car elles ont maintenues des liens sociaux forts (distinction à faire entre exclusion sociale et exclusion économique) Cette relation entre pauvreté et exclusion sociale permet de comprendre en quoi l'exclusion est un processus plus qu'un état. Cf doc p.352 Q.19 La notion de pauvreté
elle est souvent définie par rapport au revenu seuil de pauvreté : niveau de revenu, par unité de consommation, inférieur de moitié àla valeur médiane du revenu (avant impôt et corrigé de la sous évaluation des revenus du patrimoine). En 1996, le seuil de pauvreté en France est de 3400 F / unité de consommation. elle est définie également de façon qualitative : on utilise 4 critères (approche multidimensionnelle qui permet de comprendre que donner un revenu ne suffit pas pour sortir de la pauvreté)
ce qu'est l'exclusion !! on doit distinguer la période des 30 glorieuses et celle de la crise et particulièrement depuis les années 80 : durant les 30 glorieuses : croissance à baisse des inégalités à réduction de la pauvreté subsiste une pauvreté résiduelle, endémique, "de père en fils" (les "exclus" de Lenoir) cf doc. 9 p.352 des inégalités à l'exclusion sociale : le processus avec la crise à hausse des inégalités économiques et sociales à cumul des handicaps à nouvelles pauvretés = exclusion économique à vulnérabilité à rupture du lien social = exclusion sociale
L'exclusion sociale : le processus - 3 conceptions (R. Castel - S. Paugam - F. Dubet) Avec R. Castel, la notion de désaffiliation (exclusion sociale)
intégration : perte d'emploi durable insertion : sociabilité LA DESAFFILIATION Les jeunes des banlieues à la dérive décrits par F. DUBET dans la "galère" sont le prototype , "un des points avancés de la désaffiliation en donnant à voir une manière d'être et de savoir qu'on est inutile au monde (idée de surnuméraire), pour reprendre une qualification appliquée aux vagabonds du Moyen Age" (R.Castel).On pourrait citer également les SDF qui associent expulsion totale du marché du travail et isolement social (homologue moderne du vagabond des sociétés préindustrielles) Ce qu'il y a de nouveau aujourd'hui, c'est que la désaffiliation menace des populations qui étaient encore récemment intégrées. La progression de l'exclusion tient à l'aggravation de la déstabilisation de la condition salariale.
LA DISQUALIFICATION SOCIALE Ici, on met l'accent sur le vécu de l'exclu. Cette analyse de Serge Paugam insiste sur le discrédit de ceux dont on peut dire qu'ils ne participent pas pleinement à la vie sociale. S.Paugam s'intéresse à ceux reconnus comme pauvres par la société et non à l'ensemble des populations défavorisées. Il va privilégier l'analyse de la relation entre les assistés et les travailleurs sociaux. Cette relation revêt différents aspects : *le recours à l'assistance est une épreuve humiliante et dégradante. Le statut d'assisté est donc dévalorisé. *l'identité sociale de l'assisté est malmenée ; -> il fait l'objet d'un processus d'étiquetage (goffman) : désigné publiquement comme appartenant à .... ->il fait l'objet d'un processus de dégradation statutaire : se prêter à des formalités dégradantes (faire la preuve de sa pauvreté..) Ce processus de disqualification sociale s'organiserait en 3 phases : 1°phase les fragiles : ils bénéficient d'une intervention ponctuelle car leurs difficultés sont d'ordre économique. 2°phase les assistés : ils font l'objet d'un suivi social régulier car leurs difficultés sont plus importantes. 3°phase les marginaux : ils se situent à l'écart du dispositif officiel d'assistance = rupture du lien social l'exclusion entre "la rage " et la "désorganisation sociale" = la "galère" (f.Dubet) cf doc. 13 et 14 p.354 & 354 la galère : les acteurs sont à la fois violents, délinquants et apathiques Désorganisation sociale : baisse de l'influence des règles sociales de conduite existantes sur les membres du groupe. Dans ce cas, l'individu devient démoralisé et incapable de définir un projet de vie (démoralisation) - cas des immigrants polonais aux E.U : les adultes sont désorganisés par suite de l'effondrement des règles de conduite et les enfants sont amoraux en l'absence de règles de conduite socialement sanctionnées.
de l'acteur déçu à l'acteur détruit Dans les banlieues, cas des beurs : Ils connaissent comme les jeunes français la galère et en même temps font l'objet d'une forte assimilation culturelle (contradiction). Cependant, au-delà de la galère, ils subissent surtout le racisme. Cf Tocqueville, le racisme apparaît lorsque la distance sociale se réduit. La quête d'identité (intégration) fait des beurs des boucs émissaires. L'installation définitive
en France des familles maghrébines, l'intégration progressive
de leurs enfants, n'ont fait qu'attiser la racisme. Actuellement,
les conditions sociales des familles françaises et d'origine
maghrébine sont équivalentes dans de nombreuses cités de
banlieues. La cohabitation avec les immigrés est devenue le
symbole du déclassement social et de la marginalisation ; d'où
la tentation pour un grand nombre de les " remettre à leur
place ". L'intégration progressive des immigrés et de
leurs descendants se heurte à la perpétuation des
discriminations et des actes de violence racistes. Copyright © 1998 [lycée Sud Médoc]. Tous
droits réservés.
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