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Investissement - croissance et progrès technique
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INVESTISSEMENT, CAPITAL ET PROGRÈS TECHNIQUE I lInvestissement,
un moteur de la croissance I lInvestissement, un moteur de la croissance Il sagira d'analyser la relation entre investissement et croissance. 1) Quest ce
que linvestissement ? Linvestissement est lacquisition par une entreprise de matériels (capital technique ou capital fixe). Lorsque une entreprise investit, elle augmente le stock de capital (machines) : cest la FBCF ( Formation Brute de Capital Fixe ) . Linvestissement est un flux : variation du stock de capital . ex : I = 10 si k0 = 100 donc k1=110 et la variation du capital est de 10. Linvestissement vise à augmenter le stock de capital . FNCF ( Formation Nette de Capital Fixe ) = FBCF - Amortissement ( achat de machines pour remplacement, du à lusure physique et/ou l'usure économique, phénomène dit d'obsolescence - l'amortissement se nomme également CCF c'est à dire la consommation de capital fixe). La FNCF se caractérise par laugmentation du capital. NB si la FNCF est nulle alors la FBCF se réduit à la CCF et donc l'investissement ne se traduit pas par une augmentation du stock de capital. Investissement total = FBCF + Variation de stocks Lorsque une entreprise investit, cest quelle a pour but de produire plus et donc daugmenter ses stocks . Lamortissement équivaut à linvestissement de remplacement cest à dire à remplacer les machines existantes : cest la consommation de capital fixe. Lorsque une entreprise investit dans de nouvelles machines, cest souvent pour remplacer les machines existantes. Lors d'un progrès technique rapide ou d'une concurrence avivée, la CCF croît. Cela met les entreprises en difficulté. Pour certains économistes, nous avons là une des causes de la crise économique. Pour produire davantage, une entreprise favorisera linvestissement de capacité qui consiste à augmenter la capacité de production. Linvestissement de productivité se caractérise par l'achat de machines plus performantes. Il conduit à une substitution capital / machines c'est à dire le remplacement des hommes par les machines. Dans la réalité ces trois types dinvestissement sont difficiles à distinguer.
Il est paradoxal de dire que linvestissement peut-être immatériel. Dans linvestissement immatériel, on distingue les dépenses pour les logiciels, la publicité et le marketing, la formation et la recherche et le développement. Les dépenses occasionnées par linvestissement immatériel vont générer des revenus futurs. (c'est donc à ce titre que ces dépenses de consommation intermédiaires sont considérées comme de l'investissement - cependant depuis 1999 la FBCF comptabilise les dépenses de logiciels, de brevets et de licences) Par exemple, la formation est un détour de production : en effet le coût engendré sera amorti par les futurs bénéfices apportées par une main d'oeuvre plus qualifiée. Toutes ces dépenses sont essentielles dans lacte de production ( productivité, compétitivité ). . Par contre la formation est ignorée, donc elle échappe à la croissance du pays. La recherche et le développement sont effectués en vue dinventer (organisation du travail) et dinnover. Il y a innovation quand linvention fait lobjet dun processus de production. On peut utiliser plusieurs indicateurs :
Cependant, pour les comparaisons internationales, la mesure en volume nest pas utilisée, car celle-ci ne tient pas compte de la richesse du pays.
Ce calcul est assez révélateur de l'effort fourni par un pays pour investir.
à ne pas confondre avec le taux d'investissement (ils s'expriment tous les 2 en %) Quand on cherche à préciser lévolution de linvestissement, il faut distinguer les points de vue quantitatif et qualitatif. a) Dun point de vue quantitatif Lévolution de linvestissement a connu des hauts et des bas. Il ny a pas dévolution régulière de linvestissement. Selon les différents pays, leffort dinvestissement nest pas le même : des pays investissent plus que dautres.
Document 10 p98 : ce document montre le taux dinvestissement entre 1950 et 1995 du Japon, des Etats-Unis, de la France et de lAllemagne . Le Japon a fait des efforts considérables pour investir. Ce fort investissement du Japon (taux d'investissement toujours supérieur à 30% )sexplique par le retard du pays à la fin de la guerre. LEtat ( MITI ) a aussi poussé linvestissement en intervenant. Il y a aussi une forte volonté dinnovation notamment avec le toyotisme où la recherche de compétitivité est primordiale . Les Etats-Unis, eux, investissent moins (taux d'investissement toujours inférieur à 20%) ainsi ils pratiquent une croissance extensive qui favorise lemploi. Le faible taux dinvestissement expliquerait le taux de chômage bas. En France et en Allemagne, la croissance du taux dinvestissement a surtout lieu entre 1960 et 1973 ( en France, le taux d'investissement passe de moins de 20 % à 28 %). Avec lapparition de la crise, on constate que le taux dinvestissement baisse (cf doc14 p102 ). Depuis la crise, il y a une baisse du taux dinvestissement jusquen 1983. De 1983 à 1992, il y a une reprise de l investissement, mais dès 1992 on assiste à une rechute. (en 1996,le taux d'investissement tombe à 15%) Cette évolution de linvestissement renvoie à la notion de cycles. On constate que depuis les années 1980, la durée dun cycle devient de plus en plus courte, cest à dire que lalternance entre hausses et baisses est plus rapide. De manière générale, on assiste à un décrochement de linvestissement à partir de 1973, mis à part au Japon. Ainsi, dans les années 1990, on retrouve le niveau dinvestissement de fin de deuxième guerre mondiale (phénomène de cloche ). Dans les années 1990, linvestissement connaît de brutales variations suivant la conjoncture : phénomène daccélérateur (cf doc1p92 ).
De 1985 à 1994, linvestissement immatériel a eu tendance à augmenter plus vite que linvestissement matériel. En effet, la part de linvestissement immatériel dans l'ensemble de l'investissement est passé de 23% en 1985 à 30% en 1994, ce qui est du à la recherche de compétitivité. Linvestissement immatériel est lié au post -fordisme. Lorsque une entreprise investit, il lui est difficile de dissocier linvestissement immatériel et matériel (par exemple l'achat d'une nouvelle machine se traduira par de nombreuses heures de formation). Le changement qualitatif se caractérise par la volonté de trouver des solutions pour la crise du fordisme. Le " package " est la combinaison entre linvestissement immatériel et lachat de machines. On doit lier l'essor de l'investissement immatériel à l'investissement dans le capital humain. Cette dernière expression peut paraître inadéquate. En fait elle part du constat que pour beaucoup d'entreprises, les salariés sont une ressource essentielle qui, comme pour le capital, a besoin d'un investissement spécifique pour sa croissance et son entretien. On pense bien sûr à la formation. Bodin soulignait qu"il n'y a de richesses que d'hommes". Les entreprises vont s'attacher à cette ressource, source de revenus futurs. On doit associer le capital humain à la mobilité interne et au marché primaire du travail. Avec lapparition de la crise, les entreprises vont privilégier l'investissement de productivité par rapport à l'investissement de capacité pour des raisons de saturation des marchés et de recherche de compétitivité. 1) Effet sur la croissance Il existe un lien entre la F.B.C.F (ou taux d'investissement) et la croissance économique ( cf doc 1 p 92 ) . Soit c'est l'investissement qui engendre la croissance et dans ce cas-là on parle d'effet multiplicateur, soit c'est la croissance qui engendre l'investissement et l'on parle d'effet accélérateur. L'existence d'un effet multiplicateur de l'investissement justifie l'intervention de l'Etat et permet de comprendre la portée de la théorie keynésienne. En effet, au lendemain de la crise de 1929, le gouvernement américain a suivi les principes de la théorie keynésienne qui consistait à dire que pour sortir du sous-emploi durable, l'Etat devait intervenir en lançant des grands travaux, c'est à dire en investissant. Les raisons de l'investissement se trouvent dans l'effet multiplicateur. Cet effet multiplicateur de l'investissement est un effet de revenu, c'est à dire que l'investissement va augmenter le revenu des ménages. Quant l'Etat investit, il va contribuer à une production supplémentaire (voire même des créations d'emploi). L'Etat va employer plus de main d'oeuvre et favoriser une plus forte utilisation des machines (origine de nouveaux revenus). La production va augmenter, ainsi que les revenus des salariés. L'investissement va donc avoir un effet multplicateur. Avec l'augmentation des revenus, les ménages vont consommer mais aussi épargner. Ainsi Keynes pense que si les revenus augmentent la propension marginale à épargner va aussi s'accroitre. Il faut donc soutenir les bas revenus car ils consomment davantage. exemple : Propension marginale à consommer = (variation relative de C):(variation relative de R) soit la propension marginale à consommation est égale à 0,8 : soit un investissement autonome de 100. Cet investissement induit une variation des revenus de 100 et donc une variaton de C = 80. [la propension à consommer est supérieure à la propension à épargner (20%)]. Cette hausse de la consommation doit inciter à produire plus et à embaucher. Donc l'augmentation des revenus entraine l'augmentation de la consommation qui elle-même permet d'accroitre la production. Cela s'interrompt lorsque l'épargne additionnelle est égale à l'investissement.
variation
du revenu = k X variation de I Pour
5 périodes : 336.16 = k.100
k = 336.16 /100 = 3.36 En fait ce multiplicateur tend vers (pour un nombre infini de périodes) :
k = 1/proportion marginale à consommer =1/0.2
k = 5 Linvestissement
a un effet multiplicateur sur la croissance. Cet effet
multiplicateur est fonction de la propension à consommer. Donc
si les ménages ont tendance à épargner, leffet
multiplicateur connaît alors une baisse. Pour favoriser la
croissance, il faut donc encourager la consommation et pénaliser
lépargne.L'évolution de l'emploi mise en rapport avec
l'évolution de la population active va entrainer une hausse ou
une baisse du chômage.
Ceci montre que linvestissement ne peut pas résoudre le chômage. Cette intervention de lEtat repose sur lutilisation du déficit budgétaire ( dépense budgétaire > recette budgétaire ). En augmentant linvestissement lEtat use du déficit budgétaire ; pour cela lEtat utilise par exemple les grandes entreprises nationales ( G.E.N ) qui lui servent à investir. Ceci a un effet moteur sur la croissance. Ceci montre que linvestissement ne peut pas résoudre le chômage. Cette intervention de lEtat repose sur lutilisation du déficit budgétaire ( dépense budgétaire > recette budgétaire ). En augmentant linvestissement lEtat use du déficit budgétaire ; pour cela lEtat utilise par exemple les grandes entreprises nationales ( G.E.N ) qui lui servent à investir. Ceci a un effet moteur sur la croissance.Cependant,
on peut penser que le déficit budgétaire pose problème car il
augmente les dettes de lEtat. On en vient à se demander s'il ne serait pas ainsi malsain de favoriser la croissance par le déficit. Toutefois pour Keynes, ce n'est pas le cas car le déficit engendre laugmentation des revenus conformément au principe du multiplicateur de revenus. On en vient à se demander s'il ne serait pas ainsi malsain de favoriser la croissance par le déficit. Toutefois pour Keynes, ce n'est pas le cas car le déficit engendre laugmentation des revenus conformément au principe du multiplicateur de revenus.ainsi on a : Déficit
budgétaire --> variation + du I --> variation + du R
--> variation + des Impôts --> variation + des recettes de
lEtat --> résorbtion du déficit budgétaire..
Cependant ce mécanisme multiplicateur connaît des limites : · A cause
de la fuite de lépargne : le mécanisme suppose que les
ménages consomment plus quils népargnent.
k = variation de la production / variation de I = 1 / proportion
marginale à consommer
Leffet de linvestissement sur la croissance est
freiné par lépargne des ménages. On en vient à la
conclusion quil vaut mieux favoriser les bas revenus que
les hauts puisquils ont une propension marginale à
consommer plus importante (loi psychologique de Keynes). · A cause
de la fuite des importations : il en est de même pour
limportation.
Cependant cette fuite peut être évitée s il est mis en
place des mesures de protection ( ex : droits de douanes,
dévaluation de la monnaie ), ce qui est rendu difficile avec
notre appartenance à lUnion Europénne ou alors il nous
faut être plus compétitif (ex : baisse des prix, produits de
qualité). C'est ce que nous tendons à être aujourd'hui.
(thème de la disparition de la contrainte extérieure)..
· A cause d'un taux d'utilisation
des capacités de production élevé : il se peut que les
entreprises soient en pleine capacité de production. Dans ce
cas, l'effet multiplicateur est nominal ( tensions
inflationnistes ) d'où l'importance du mécanisme
d'accélérateur. Cette dernière limite nous permet de
comprendre la courbe de Phillips. L'effet multiplicateur de
l'investissement tend à réduire le chômage d'un côté mais il
crée des tensions inflationnistes de l'autre..
Pour éviter cette augmentation de
linflation, il faut considérer le phénomène de
laccélérateur, puisque laugmentation de la demande
entraîne une augmentation de linvestissement et donc un
phénomène de désinflation. Pour comprendre l'effet de l'investissement sur l'emploi, il est utile de distinguer l'investissement de capacité de l'investissement de productivité. L'investissement de capacité a des effets quantitatifs positifs sur l'emploi. Le mécanisme du multiplicateur d'investissement présenté ci dessus permet de les comprendre. L'investissement de productivité a des effets plus complexes, à la fois quantitatifs et qualitatifs, sur le court terme et sur le long terme. on se reportera à l'analyse de la relation entre productivité et emploi. notes de cours proposées par Christophe et Pierre - 703 - année scolaire 1999/2000 Copyright © 1998
[lycée Sud Médoc]. Tous droits réservés.
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