Ouverture Internationale et Mondialisation
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S'entraîner - la dette des Ped

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OUVERTURE INTERNATIONALE ET MONDIALISATION

I) l'ouverture internationale : un rapport complexe au développement

A) Libéralisation des échanges et développement

1) Panorama du commerce mondial

a) Les flux de marchandise et de services
b) Le flux de capitaux

2) Les stratégies de développement basées sur le commerce mondial.

a) Les stratégies.
b) Les conditions et les limites.

3) le libre échange

a) Pourquoi se spécialiser et libéraliser les échanges ?
b) sur le plan de la politique commerciale, le L.E. est une exception malgré le rôle des institutions internationales.

B) Protectionnisme et développement

1°) Les enseignements de l'histoire

a) Paul BAIROCH (mythes et paradoxes de l'histoire économique)
b) Le cas des PeD:les stratégies de développement autocentrées

b1) La substitution des importations
b2) La théorie du "self reliance" de F.Perroux

c) Les théories de la protection

c1) le protectionnisme éducateur
c2) L'analyse keynésienne et l'autonomie de la politique économique: éviter la contrainte extérieure
c3) Répondre à des difficultés conjoncturelles
c4) Instrument de redistribution

2°) Libre Échange ou Protectionnisme ?

a) Les avantages et les inconvénients du libre échange et du protectionnisme
b) le néo protectionnisme

 

On va s’intéresser à 3 éléments :

- réfléchir sur les échanges internationaux et le développement

- la notion de mondialisation : distinguer régionalisation et mondialisation

- les limites de la mondialisation

 

I) l'ouverture internationale : un rapport complexe au développement

A) Libéralisation des échanges et développement

1) Panorama du commerce mondial

N°2 p 136 cf. fiche méthode : échelle semi-logarithmique

Pourquoi une échelle semi-logarithmique ?

* lorsqu'on prend 2 valeurs : par différence on arrive de suite au taux de croissance (de variation)

* 2 courbes parallèles : taux de croissance identique

* 1 droite : croissance exponentielle

Le commerce international augmente plus vite que le PIB mondial depuis 1950. PIB mondial = somme des PIB

Commerce international = somme des importations + somme des exportations

Depuis la seconde guerre mondiale, il y a eu une explosion du commerce international. Le commerce mondial a tiré la croissance du PIB mondial.

Doc 3 p 137

Coefficient d’ouverture sur l’extérieur = exportation / Pib

Il montre notre dépendance par rapport aux autres pays. Exemple : le taux d'ouverture de la France en 1990 est de 24,3 %. Notre Pib dépend pour 1/4 des exportations, c'est à dire du rythme de croissance du reste du monde.

Cependant, ce phénomène ne concerne pas tous les pays, par exemple le Japon et les Etats-Unis ont un coefficient d'ouverture plus faible (10 % pour les États Unis en 1990). Ces économies s'appuient donc principalement sur leur marché domestique.

Doc 1 p 138

Ce document montre que les pays asiatiques tels que la Chine, le Japon, les 4 Dragons ont eu une rapide augmentation de leur exportation (31% du commerce international en 1995), tandis que la part des autres pays a baissé. Cette montée des NPI (nouveaux pays industrialisés) avive la concurrence.

L’UE joue un rôle important dans le commerce international. Il faut préciser que 27% du commerce mondial est intra Européen.

On constate que le commerce mondial se segmente en 3 grandes régions : l’Asie, l’ Europe et l’Amérique (la Triade)

a) Les flux de marchandise et de services

a-1) les flux de marchandise

  • Le commerce intra zone pour l’ Europe occidentale représente 68% de ses échanges Doc 2 p139

Question :

Pourquoi on assiste à l’essor du commerce intra zone ?

Réponse :

Cela est du à l'essor d'une demande de "différences". Avec l’augmentation générale du niveau de vie. En effet, les gens recherchent de plus en plus la diversité et la qualité. Cet échange est également un échange intra branche.

Exemple : entre la France et l'Allemagne, on échange des Renault contre des Wolkswagen

Cela est du également à un phénomène de régionalisation.

  • En 1995, la triade représentée 85.3% des exportations mondiales et 85.6% des importations mondiales. Par conséquent, certaines régions comme l’ Afrique ou l’ Amérique Latine n’apparaissent pas dans le commerce international.
  • De plus cette répartition est en corrélation avec l’évolution des produits. En effet de 1950 à 1995 on vit une forte croissance du commerce des produits manufacturés alors que les produits de base ont connu une baisse.
  • On voit un bouleversement de la DIT (division internationale travail) traditionnelle. Ainsi les échanges entre les pays du Nord (producteurs de produits manufacturés) et les pays du Sud (plus riches en produits de base) vont être modifiés. Effectivement avec la crise et l’émergence des NPI apparaît une "nouvelle DIT " ne favorisant en aucun cas le continent africain bloqué dans la production des produits de base (sorte de cercle vicieux).

a-2) les flux de services

Il représente ¼ du commerce des marchandises mais ses flux sont appelés à grandir et ceci n’est pas sans entraîner des tensions.

* les types de services :

Le commerce des services est principalement constitué de services marchands car les services non marchands caractérisent plus le niveau de vie d’un pays. Les services marchands exportés sont des services commerciaux : services financier, transports, voyages.

Polycopié DOC 1

1995 - les services représentent 24.4 % des flux de marchandises

1998 - les services représentent 24.7 % des flux de marchandises

DOC 10 p 142

On constate aussi que la France est le deuxième exportateur mondial de services

ATTENTION : il y a un paradoxe car la part des services est très importantes dans chaque économique alors pourquoi les flux de marchandises sont- ils plus important que les flux de services ?

* Pourquoi ce phénomène ?

Les services non marchands ne s'exportent pas.. En effet l’éducation, les soins médicaux,... ne peuvent être exportés dans l'état actuel des choses. Ils définissent l’originalité d’une société de part leur caractère non marchand

Une différence s’impose entre le libre échange de marchandises et de services. Effectivement, depuis la création du GATT, puis de l’OMC les nations se sont accordées pour lever les obstacles au commerce international de marchandises. La question sur le libre échange de services reste source de problèmes.

Cependant, l'ouverture des marchés nationaux des services est un enjeu important des négociations internationales

3 dates

12/96 accord sur les technologies de l'information (90% du marché mondial)

2/97 accord sur les télécommunications (90% du marché mondial)

12/97 accord sur les services financiers. Cela participe activement à l’intégration financière. L’Europe peut être considérée comme un modèle sur ce genre d’accord.

* Un essor désiré des échanges de service mais au prix de tensions.

Lors de la conférence de l’OMC à Seattle pour la première fois, les Pdem mirent un frein au libre échange. En effet, le commerce de services et notamment de services non marchands crée de nouvelles tensions.

pourquoi ?

Certains pays en développement préfèrent se ranger du côté du protectionnisme. Les services sont souvent des activités essentielles pour le développement. Se protéger signifie une certaine indépendance, se donner les moyens de la croissance.

D’autre au contraire se posent de nombreuse question sur l’avenir d’une société qui aurait un secteur public privatisé et déréglementé. Effectivement, les services non marchands définissent notre niveau de vie, notre indépendance, ainsi que notre mode de vie. Ils sont un élément important de la cohésion sociale.

p 438 la balance des paiements

En 1996, la balance des invisibles (= services ) est plus importante que celle des marchandises.

Excédent des services (77 millions) > Excédent des biens (76 millions)

b. Le flux de capitaux

Dans la balance des paiements, on distingue 2 types de capitaux :

  • capitaux induits
  • capitaux autonomes.

Définition :

Flux de capitaux induits : flux monétaires provoqués par les échanges de marchandises.

Exemple : Une entreprise française achète des fournitures à une entreprise Allemande, la France doit donc donner des deutsch mark. C’est ce que l’on nomme le flux monétaire.

Les flux de capitaux induits sont comptabilisés dans le compte financier de la balance des paiements

Flux de capitaux autonomes : flux financier non provoqué par les échanges de marchandises.

Exemple: Investissement à l’étranger, le placement de l’épargne à l'étranger

Doc 440

Les flux de capitaux autonomes sont comptabilisés dans le compte de capital de la balance des paiements

Définition de quelques mots clés :

-Investissements direct à l’étranger (IDE) : c’est un placement à long terme (>1 an ), il obéit à une logique industrielle (créer ou acheter une entreprise à l’étranger, une fusion ou une acquisition, une délocalisation).

Exemple : les offres publiques d’échange (OPE), ou les offres publiques d’achat (OPA).

-Investissements de portefeuille : c’est un placement à court terme qui est pourvu d’une logique spéculative (volatile le placement bouge souvent- et profitable pour les agents).

1.Des flux de capitaux croissants.

Depuis les années 80, les flux de capitaux ont pris une importance considérable. C'est une caractéristique du phénomène de mondialisation. Cette circulation de capitaux représente 1300 milliards de dollars par jour c'est-à-dire autant que la richesse que produit la France au cours d'une année. En une semaine, on atteint le montant des échanges de services et de marchandises en une année (6500 milliards de dollars par an).

• IDE

on distinguera les flux sortants (les ide à l'étranger) et les flux entrants (les ide de l'étranger)

Doc 11 p143

Les flux sortants (période 80-95) :

Il y a une forte croissance de l'IDE passant de 60 à 320 milliards de dollars donc multiplié par 6. On constate que ce sont les pays développés qui investissent et plus particulièrement l'Europe de l'Ouest. A partir des années 90, on remarque que la part de l'Amérique du Nord et de l'Asie a augmenté mais on assiste à la baisse de la part du Japon. On assiste à l'émergence de nouveaux pays à côté des NPI.

interprétation :

A partir des années 80, les entreprises changent leur façon de produire. Il y a un phénomène d'internationalisation. C'est une façon de répondre à la crise des années 70. De plus en plus, les pays d'Asie participent à ce mouvement.

Les flux entrants :

Ce sont les pays développés qui reçoivent ces capitaux. La logique de l'IDE est également une logique commerciale. On remarque que parmi les 20 pays qui reçoivent des capitaux, il y a 7 NPI. La logique est aussi une logique de production.

Doc 2 du polycopié :

On constate que la France est une terre d'accueil de multinationales. Lorsqu'elles s'implantent, elles créent des emplois. On les attire en leur donnant des subventions mais certaines en abusent. Est ce que l'État a les moyens d'agir sur les multinationales ? Cela pose problème car elles échappent au contrôle de l'État.

Notion de commerce captif : échange de biens entre les firmes, les filiales d'une multinationale. Mais, il est difficile pour le gouvernement de contrôler ses échanges.

AMI : Accord Multilatéral sur l'Investissement proposé par l'Ocde. Les grandes multinationales qui rencontraient des difficultés dans un pays étranger pouvaient porter plainte. L'AMi a été repoussé.

• Pourquoi l'IDE ?

Parce qu'il y a un phénomène de multinationalisation. Lorsqu'il y a l'IDE, cela laisse entendre que la manière de produire à changer. Les entreprises cherchent une taille internationale. Ceci entraîne la formation de FMN sur plusieurs nations.

Doc 17 p 147 :

FMN: Firme multinationale. C'est une entreprise qui fabrique tout ou une partie d'un produit à l'étranger. La production à l'étranger est l'essence même de la mondialisation. C'est une stratégie à long terme.

Question 32 p 148 :

Pourquoi les firmes s'internationalisent-elles ?

  • Pour échapper au droit :
    - législation fiscale
    - législation du travail
    - droits de douane
  • Pour élargir le marché :

OBJECTIF

TRAITS PRINCIPAUX

Se rapprocher des matières premières

Forme dominante au XIX° siècle

TOTAL

Vendre

Pays d'accueil = marché

BSN

Produire à l'étranger

Les coûts de production sont différents *

Ex: textile

* Décomposer la production en différents segments et affecter chaque segment à une zone géographique où la production est la moins coûteuse.

• La DIPP (Décomposition Internationale du Processus de Production)

C'est la production d'un même bien dans différents pays. Elle va développer un commerce captif. Une société mère importe ce qu'a produit ses filiales, elle assemble puis elle exporte. Par conséquent, elle réalise beaucoup de profits car le processus de production a été optimisé à l'échelle de la planète afin de réduire au maximum les coûts de production et cela malgré le coût des transports.

Question 39 p 149 :

La Pontiac de Général Motors illustre bien cette DIPP.

Ce qui apparaît, c'est qu'aujourd'hui, il est très difficile de savoir la nationalité d'une entreprise. On est passé du "made in " au "made by".

Les autres flux financiers.

Doc 4 polycopié :

l'IDE a progressé de 8 % par an.

Le commerce mondial a progressé de 6 % par an.

Les opérations de change ont augmenté de 24 % par an.

Depuis les années 80, les flux sur les valeurs immobilières ont explosé. C'est un facteur de déstabilisation énorme de l'économie mondiale.

Cette importance des flux financiers illustre les notions d'intégration et de globalisation financière.

2. Vers l'intégration et la globalisation des marchés financiers.

• Notion d'intégration :

On parle d'intégration financière lorsqu'il y a une parfaite mobilité des capitaux, aucun obstacle à la circulation des capitaux.

Cette parfaite mobilité des capitaux est atteinte. Les obstacles sont levés et cela s'est construit. Elle est vraie depuis les années 90. Elle s'est construite selon 2 mouvements :

  • la libéralisation du marché financier
  • la création d'innovations financières qui vont favoriser la mobilité des capitaux;

• Notion de globalisation :

Une économie est globalisée lorsqu'il n'y a plus de relation, de corrélation entre l'épargne nationale et l'investissement national. Si on prend une économie, elle peut avoir soit plus d'épargne nationale que d'investissement national (elle a donc une capacité de financement) soit moins d'épargne nationale que d'investissement (elle a donc un besoin de financement). Dans ce dernier cas, cette économie fera donc appel à l'étranger, à sa capacité de financement. Ainsi les besoins de financement des uns sont financés par les capacités de financement des autres. voir le graphique p.160

Si épargne < investissement, on parle d'emprunteur net de capitaux.

Si épargne > investissement, on parle de prêteur net de capitaux.

Les prêteurs nets de capitaux ont une BOC (Balance des Opérations Courantes) excédentaire.

Les emprunteurs nets de capitaux ont une BOC déficitaire.

Une économie est globalisée lorsqu'il existe des déséquilibres importants et nombreux des balances des paiements.

Doc 5 p160 :

On présente l'évolution du solde de la BOC.

Pour les États-Unis, de 1990 à 1992, le solde est de moins en moins déficitaire. Cependant, depuis 1992, le solde est de plus en plus déficitaire..

Pour le Japon, le solde est toujours excédentaire. Pour l'Union Européenne, le solde de la Boc est excédentaire depuis 1992.

Les États-Unis deviennent dépendants de l'union européenne et du Japon car ils ont beaucoup de capitaux et les États-Unis en ont besoin. Le problème est qu'ils pensent qu'ils sont les seuls à avoir besoin de capitaux.

En fait, on remarque que plus il y a de déséquilibres de la balance des paiements (en positif ou négatif), plus il y a globalisation.

La globalisation n'est pas un phénomène nouveau. Jusqu'en 1914, il y a eut une forte globalisation financière. Elle était liée à l'or alors qu'aujourd'hui, elle se fait grâce aux technologies.

3. Des conséquences complexes.

• Des avantages

La globalisation et l'intégration ont pour avantage d'offrir une meilleure allocation mondiale des capitaux car les capitaux circulent plus rapidement. Cela profite beaucoup aux entreprises et aux États.

Doc 4 p160 :

Cela améliore le financement car cela permet de réduire les transactions et facilite la rencontre des projets d'épargne et d'investissement.

Il n'y a pas que les entreprises qui trouvent un intérêt à cela. Il y a aussi les Etats car ils peuvent financer ainsi leur dette, leur déficit budgétaire.

Doc 5 polycopié :

Concernant l'IDE, on peut trouver des avantages :

  • créer des emplois:

- effet quantitatif

- effet qualitatif (emplois qualifiés)

  • transfert de technologies
  • accès aux marchés plus importants.

• Des limites : contrainte extérieure, risque systémique et effet de contagion

Doc 4 p160

La libéralisation des capitaux exerce une véritable dictature sur la conduite des marchés financiers.

Doc 7 p161 :

MESURES DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE

CONSÉQUENCES SUR LES MOUVEMENTS DE CAPITAUX

  • orientation budgétaire
  • hausse du traitement des fonctionnaires
  • mesures d'aide à l'emploi, à la consommation
  • vente des obligations ou actions dans les devises du pays concerné (vers reste du monde)
  • perte de confiance dans l'économie
  • hausse du taux d'intérêt. Il y a une hausse de la charge de la dette publique et une hausse du coût de financement

    Cela freine la croissance.

vers la redéfinition de la contrainte extérieure : voir "l'autre mondialisation "

la liberté de mouvement des capitaux exerce une contrainte sur la conduite de la poltique économique d'un pays.

Doc 8 p161 :

Dans ce document, on parle de risque systémique et de comportement moutonnier.

Le risque systémique est lorsqu'il y a une difficulté sur un marché, qui risque de s'étendre aux autres marchés financiers.

On parle de comportement moutonnier lorsqu'un grand nombre d'agent va suivre le comportement d'un agent important. Il a tendance à être un facteur de crise financière dans la mesure où il peut aggraver la chute d'un cours d'une obligation.

Ces 2 phénomènes permettent de comprendre la crise asiatique.

Les autorités monétaires (FMI) ou les États ont pris conscience du risque d'instabilité lié aux mouvements de capitaux d'où la préoccupation de chercher à revenir à un certain contrôle des mouvements de capitaux d'un point de vue international. Or en la matière, il est très difficile d'agir seul car pour que cela soit efficace, il faut que cela soit général (problématique de la taxe Tobin)

C'est le problème de la taxe Tobin. Il s'agit de développer une taxe sur les mouvements de capitaux.

2. Les stratégies de développement basées sur le commerce mondial.

Il s'agit d'examiner les stratégies de développement choisi par les PED qui repose sur l'extraversion c'est-à-dire l'insertion dans le commerce mondial.

a) Les stratégies.

a1. l'échec des stratégies d'exportation des matières premières du fait de l'instabilité des termes de l'échange voire de la baisse du prix des produits de base.

• Exemple des pays de l'OPEP.

Doc 11 p164 :

C'est un cartel de pays exportateurs de pétrole qui agit sur le prix du pétrole car c'était pour lui la ressource principale. Cependant, l'entrée de devises entraîne-t-elle le développement ?

Leur stratégie n'a pas bien marché pour 2 raisons car :

  • malgré l'entrée de revenus, ces économies n'ont pas su se diversifier.
  • Elles demeurent dépendantes des pays du Nord.

L'instabilité des termes de l'échange.

Les termes de l'échange (Te) est le rapport de l'indice du prix des exportations sur l'indice des prix des importations.

Te = Indice des prix des exportations / Indice des prix des importations

Ils peuvent augmenter (amélioration des Te) et ils peuvent baisser (détérioration des Te).

Que signifie "amélioration" et "détérioration" ?

Lorsqu'il y a amélioration des Te, on dit que le pays s'enrichit par son commerce extérieur. Le pays, en exportant toujours autant, va pouvoir importer plus.

Lorsqu'il y a détérioration des Te, on dit que le pays s'appauvrit à cause du commerce extérieur.

Doc 13 p165 :

Dans le milieu 70-80, il y a eu une hausse du prix du pétrole dû aux chocs pétroliers. On parle d'amélioration des termes de l'échange pour les pays de l'Opep. Mais dans les années 80, il y a eu un contre choc pétrolier. On parle de détérioration des termes de l'échange.

Entre 60 et 96, on constate une légère dégradation des Te des produits de base. Il y a surtout une instabilité très forte.

On peut en déduire que leur spécialisation ne les a pas enrichis. De même, la forte instabilité des Te empêche tout développement dans la mesure où cela contrarie les perspectives de croissance.

Doc 15 p166 :

Pour les PED, les exportations de matières premières sont très importantes (souvent plus de 90% du commerce mondial de certains produits cf Caoutchouc, jute, cacao, café). On a le sentiment qu'il y a des pays mono-exportateurs.

Est ce que ce cours est stable ?

Graphique 1 du polycopié :

L'évolution du prix de produits de base entre 1950 et 1985

  • cacao : le cours est instable
  • café : le cours est instable.

Ces pays sont dépendants du cours des matières premières qui est fort instable.

Pour stabiliser ces cours, il existe des accords de produits ou des mécanismes de stabilisation (comme le Stabex). Mais ces dispositifs sont aujourd'hui en crise (car trop coûteux).

• La baisse des prix des matières premières.

On constate que les années 80 ont été une période terrible pour les PED car les cours des matières premières se sont effondrés. Les raisons de cette crise :

  • situation de sur production
  • baisse de la demande car les pays développés sont en crise
  • les mécanismes de stabilisation des cours disparaissent petit à petit
  • apparition de produits de substitution qui freinent la demande

a2. La promotion des exportations des produits manufacturés.

On trouve ici la nouvelle DIT avec la présence des NPI. On va parler ici des économies émergentes et non plus de NPI.

• De l'extraversion à la remontée des filières.

Doc 2 polycopié :

L'exemple de la Corée du Sud :

Si ce pays a mis en place un modèle d'industrialisation avec un certain succès. Il faut distinguer 3 étapes :

  • dans les années 50 : étape de promotion des exportations. Ils ont développé les industries textiles car il y a des avantages comparatifs et la main d'œuvre est bon marché. On assiste à la création de FMN. D'autres pays font pareil et il y a donc de la concurrence. Les pays développés vont mettre en place des mesures de protection
  • substitution des exportations. On va exporter des biens intermédiaires et des biens d'équipement (électronique, automobile) alors qu'avant, ces pays exportaient des biens de consommation. On va utiliser davantage de capital, une main d'œuvre plus qualifiée et un savoir-faire technologique plus important et l'IDE.
  • substitution des importations. L' économie se diversifie. Elle produit localement ce qu'elle importait auparavant.

On a ici la remontée des filières. On se spécialise dans les biens de consommation puis dans les biens d'équipement puis on domine ces 2 domaines : c'est ce que l'on appelle la substitution des importations. On est de plus en plus indépendant.

L'exemple de la Corée du Sud montre bien l'idée d'avantage comparatif dynamique relatif au progrès technique.

• Des conditions spécifiques au succès de l'extraversion des NPIA.

Doc 12 p164 :

Si la Corée du Sud a choisi d'exporter, c'est parce qu'elle avait un marché intérieur pauvre. Ce modèle a pu se faire grâce au rôle de l'état :

  • il va aider au développement des industries
  • il va faire une politique budgétaire favorable à l'épargne pour l'investissement
  • il va développer le capital humain.

Tout se passe comme si on favorisait une croissance endogène.

Qu'est-ce qui a permis de dire que la Corée du Sud s'est enrichi ?

  • la Corée du Sud a remboursé sa dette ce qui le signe d'une bonne santé.
  • Depuis 96, on classe la Corée du Sud dans les pays de l'OCDE.

Le document 3 du polycopié illustre le rôle de l'État en Corée du Sud.

• Les pays émergents connaissent une plus grande fragilité.

Doc 4,5,6 du polycopié :

Qu'est-ce qu'une économie émergente ? Quelles sont ces économies émergentes ?

le concept est basé plutôt sur des critères financiers. Il s'agit de pays du Sud où le marché financier croît rapidement. Ce sont des économies à croissance rapide, ( + de 5 % / an),le pnb / habitant progresse également rapidement.

L'Asie en concentre le plus grand nombre : les "dragons" puis les "tigres", la Chine, l'Inde. On y trouve également le Chili, le Brésil, le Mexique, la Turquie, la Tunisie, etc ..

Quelles fragilités (Doc 6) ?

  • crise financière :

La notion d'économie émergente fait référence aux marchés financiers. Dans le document 17 p167, on constate que petit à petit, les pays émergents reçoivent des capitaux privés qui se caractérisent par une forte instabilité (cf la crise asiatique de 1997)

  • faiblesse du revenu par habitant. Il y a donc un marché intérieur peu développé.
  • Le rôle de l'État. Généralement, l'État n'agit pas dans le sens de l'économie.

b) Les conditions et les limites.

b1. Les 5 conditions.

Les 5 conditions qui permettent de comprendre la réussite du modèle d'extraversion basé sur les produits manufacturés sont :

  • une économie mixte où l'état intervient à côté du marché pour mettre en place une stratégie de développement à long terme
  • une diversification de l'économie
  • une moindre protection des pays développés (plus de libre échange)
  • une stabilité politique
  • un marché intérieur suffisant afin de réaliser une croissance moins dépendante des exportations.

b2. Les limites : le risque de dépendance.

Quelque soit la stratégie d'extraversion (sur les produits manufacturés ou de base), on peut trouver 2 limites à l'extraversion :

  • le risque de dépendance
  • le problème de la dette.

Doc 7 polycopié :

L'analyse marxiste et le risque de dépendance :

Le développement des uns (PDEM) entraîne le sous-développement des autres par le biais du commerce international.

P. Bairoch en donne une illustration : l'Inde illustre bien cette théorie. Plus la Grande-Bretagne se développe, plus l'Inde se sous développe à cause du Commonwealth (ensemble des nations unies qui doivent fidélité et obéissance à la Couronne britannique ou par la reconnaissance du souverain de Grande-Bretagne comme chef du Commonwealth).

Dans le schéma du polycopié, on insiste sur plusieurs mécanismes qui expliquent que la croissance est freinée par l'extraversion.

Les mécanismes sont :

  • forte dépendance des PED vis-à-vis des PDEM. Cela entraîne l'instabilité des termes de l'échange
  • dualisme de l'économie. A cause de l'ouverture internationale, les PED ne se développent pas comme cela aurait dû se faire. Il n'y a pas d'effet d'entraînement
  • fuites de capitaux or les capitaux servent à l'investissement.

Le problème de la dette :

On exporte ce que l'on sait faire et on importe ce que l'on ne sait pas faire. Quand on ne peut plus exporter, pour importer, on doit s'endetter.

Le problème peut se décomposer en 3 périodes :

  • 1974-1979
  • 1979-1982
  • 1982 à nos jours

1974-1979: c'est le premier choc pétrolier. Paradoxalement, les PED augmentent leur dette car avec la crise pétrolière, le $ va être bon marché et abondant (grâce au recyclage des pétrodollars) et il faut régler la facture pétrolière également plus les programmes de développement. Les PED s'endettent.

1979-1982: deuxième choc pétrolier qui est différent du premier car les pays développés rentrent en crise économique. Il va y avoir 2 conséquences :

  • moins de croissance pour les PDEM donc les PED vendent moins
  • avec la crise, les déficits budgétaires des PED vont s'accroître car ils veulent relancer l'économie. De plus les pays occidentaux vont eux aussi s'endetter. Cela crée des tensions sur les taux d'intérêt qui augmentent.

Le résultat est catastrophique pour les PED car leur dette a doublé et en plus, ils exportent moins.

Exemple: en 1982, le Mexique se déclare en cessation de paiement. Il ne peut plus rembourser ses dettes. C'est la crise de la dette.

1982 à nos jours :

pour les pays les plus pauvres, à partir de 1982, des démarches sont entreprises pour l'allègement de la dette (cf club de Paris).

On fait un rééchelonnement de la dette pour certains pays.

Autre solution : la conversion de la dette en titre de propriété pour les banques.

La dernière solution est la politique d'ajustement structurel prônée par le FMI. Il peut prêter de l'argent à des conditions intéressantes mais pour cela, l'économie doit poursuivre une politique de rigueur qui réduise les dettes (soit budgétaire soit commerciale). Ceci conduit très souvent à un appauvrissement de la société, c'est donc un programme très douloureux.

Attention : tous les pays ne sont pas dans ce cas. La Corée du Sud s'est endettée mais elle rembourse sa dette.

 

3) le libre échange

a) Pourquoi se spécialiser et libéraliser les échanges ?

Il s’agit d’analyser les approches théoriques qui justifient l’ouverture internationale et de souligner le rôle des institutions internationales.

a-1) Analyse des principes généraux

Doc 1 et 2 polycopié 3

Le libre échange (L.E.) est caractérisé par 3 principes :

- il est facteur de croissance, d’où l’intérêt des Ped à s’insérer dans le commerce mondial

- il nécessite une spécialisation internationale

- le principe du L.E. s’oppose au principe du mercantilisme (exporter plus et importer moins ) car lorsqu’un pays refuse d’importer, il affaiblit inconsciemment le pouvoir d’achat d’un consommateur étranger ce qui, par conséquent, réduit ses exportations futures. On rentre ainsi dans un cercle vicieux.

Le L.E. repose donc sur des théories qui se sont ajoutés les unes aux autres, c’est ce que l’on nomme un paradigme.

a-2) les analyses du L.E.

* la théories des avantages absolus - A. Smith (1776)

C’est l'intérêt qu’a un pays de se spécialiser dans une production où le coût est le plus faible (et donc le prix de vente le plus compétitif) afin de l’exporter, et d’importer ce qu’il a arrêté de produire (car l’importation serait alors moins chère que la production de cette marchandise).

Doc 3 polycopié 3

Un pays renoncera à la production d’un produit si ce produit coûte moins à l'étranger et donc à l'importation.

Cependant, il y a une indétermination lorsqu’un pays concentre tous les avantages absolus. Ici, le L.E. n’est plus justifié.

* 1772-1823 : Théorème des avantages comparatifs, Ricardo

Doc 4 polycopié 4

Un pays va se spécialiser là où son coût de production est moindre ; là où sa productivité est la plus forte de toutes ses productions.

Néanmoins, la théorie de Ricardo est source de problèmes (outre les hypothèses retenues : coûts de transport nuls, parfaite mobilité interne des facteurs et immobilité externe, homogénéité des facteurs de production etc ...)

1° problème : En effet, cette théorie souligne que le libre échange doit avantager tout le monde, or elle ne démontre pas que tout le monde y gagne (il y a une indétermination sur les termes de l'échange internationaux : à quel prix se fait l'échange ?).

C’est pourquoi J.S. Mill proposa au 19° siècle la théorie des valeurs internationales. Celle-ci démontre que les pays pauvres gagnent à l'échange autant que les pays riches (on revient à la théorie du L.E.). En effet, les Ped font l'objet d'une demande plus intense de la part des autres pays (ayant un pouvoir d'achat plus élevé). Les pays qui gagent à l'échange sont ceux dont les produits sont les plus demandés à l'étranger (élasticité des exportations par rapport au prix forte) et dont la demande d'importation est faible (élasticité des importations par rapport au prix faible, proche de 0). Dans ce cas, leurs termes de l'échange progressent. Ils s'enrichissent à l'échange.

2° problème : D. Ricardo ne fournit aucune explication des différences de productivité entre les pays. C'est à ce problème que va répondre le théorème HOS. Ces auteurs considèrent, en effet, que les pays ont des dotations en facteurs de production fort inégales, ce qui justifierait les différences de productivité.

* le théorème HOS (Hecksher, Ohlin, Samuelson - 1919)" Selon eux, chaque pays doit se spécialiser dans la production, utilisant les facteurs de production (travail, capital, terre) dont il dispose en abondance, et importer les biens, produits avec des facteurs qu’il possède en moindre quantité. "

Léontieff s’appuie sur le commerce extérieur des États-Unis pour montrer que les théories Ricardienne et HOS possèdent des lacunes. Effectivement selon ces théories, les États-Unis devaient pratiquer une spécialisation basée sur le capital. Cependant, leur puissance est le résultat d’une spécialisation sur le facteur travail. C’est le paradoxe de Léontieff. Il s'explique par les caractéristiques spécifiques du facteur travail aux Etas Unis. Il n'y a donc pas homogénéité des facteurs de production à l'échelle internationale.

b) sur le plan de la politique commerciale, le L.E. est une exception malgré le rôle des institutions internationales

b1) le L.E. : une exception

Dans la réalité, il y a plus de protectionnisme que de L.E..

Dans l’histoire des Pdem, on peut déceler 2 périodes durant lesquelles on peut parler de L.E. :

-1860-1880 : période où le taux de douane fut très faible.

-1945-1975 : création du GATT et les 30 glorieuses.

Ces 2 périodes furent dominées respectivement par la Grande-Bretagne puis par les Etats-Unis. On a l’impression qu’il faut qu’il y ait une grande puissance pour gérer l’économie, une puissance pour contrôler l’évolution de la commerce mondial.

b2) Il ne faut pas, pour autant, sous estimer le rôle des grandes institutions internationales

* Le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade)

doc 13 p144

On parle de round, de négociations. Le GATT est une série d'accords multinationaux sur les droits de douanes, les barrières protectionnistes afin de favoriser le L.E. et interdire toute pratique discriminatoire.

En effet, depuis sa création (1947), on constate qu'à chaque round, les droits de douane ont baissé. De 1947 à nos jours, ils sont passés de l'indice 100 à l'indice 25.

Pour cela, le Gatt s'appuie sur deux principes : la clause de la nation la plus favorisée (il s'agit d'étendre automatiquement à toute nation les avantages concédés aux autres) (doc 14 p. 145) et le principe du traitement national (interdiction de favoriser les produits nationaux)

De plus, ces accords n’excluent pas des mesures de protection transitoires. (cf doc 14 p. 145)

*l’OMC (l'Organisation Mondiale du Commerce)

Contrairement au GATT, l’OMC est une institution permanente, créée en 1995. Elle a un rôle d’arbitre, de juge afin de régler les litiges en matière de commerce international.

En effet, le commerce international ayant pris beaucoup d’ampleur, on assiste à des conflits permanents.

Néanmoins, une critique peut être attribuée à l’OMC sur sa partialité. (l'OMC, organisation démocratique ?)

Avec l’OMC, de nouveaux problèmes tels que les barrières non tarifaires ( les normes sanitaires, les normes environnementales, les normes sociales) ou l'extension du L.E. aux services et à l'agriculture sont à l'ordre du jour.

*FMI

doc 15 p146

Dès sa création en 1944, deux théories s’opposent :

- plan Keynes : créer une monnaie internationale pour que le financement de l’économie soit optimum (Bancor)

- plan White : plan qui sera adopté à Bretton Woods en 1944 (doc 16 p.146)

Les monnaies étaient fixées par rapport au dollar (et seul le $ était convertible en or ; 35 $ l'once d'or), ce qui permettaient une convertibilité des monnaies entre elles dans le cadre d'un système de parités fixes (la France n'y adhérera qu'en 1958)

Les avantages de ce SMI étaient :

- la parité fixe ( plus ou moins 1 % )

- la convertibilité des monnaies entre elles

- le financement international par le biais du FMI pour aider les Ped

Chaque pays cotise au FMI, et ainsi, a un droit de tirage ( devenir emprunteur en cas de crise ).

La mise en place du FMI a ainsi favorisé le L.E.. D'une part grâce au système de changes fixes, d’autre part grâce à la facilité de conversion. En effet, la parité fixe contribue à la stabilisation des recettes d'exportation, propice au développement et à la croissane. Cela évite également les risques de change pour les entreprises (obligation d'une couverture en changes flottants).

A partir de 1971, la crise monétaire internationale va freiner le L.E.

Dans le cadre de l’ Europe la contrainte des changes flottants va être source de restriction du L.E.. C’est pourquoi en 1972, les pays Européens vont chercher à retrouver une parité fixe par le biais du serpent monétaire européen qui malheureusement va échouer.

Il faudra attendre les créations en 1979 du système monétaire européen et de l’écu, une monnaie commune puis la monnaie unique en 2002 : l’EURO. Il s'agira de favoriser le commerce intra Européen.

notes proposées par Nadège et Aurélie - 703 - année scolaire 1999/2000

B) Protectionnisme et développement

1°) Les enseignements de l'histoire

a) Paul BAIROCH (mythes et paradoxes de l'histoire économique)

Jusqu'à présent on associait la croissance au libre échange et le ralentissement économique au protectionnisme. Or il n'en est rien : c'est durant les périodes de protectionnisme qu'il y a eu croissance économique durant le 19° siècle.. (les accords Mélines en 1892 en France sont accompagnés d'une croissance beaucoup plus forte dans les dix années suivant ces accords que durant les dix précédentes).

Pour Paul BAIROCH, la mise en place de mesures de protection sert à résoudre des problèmes de croissance, il apparaît donc normal d'assister à une reprise de la croissance après ces interventions protectionnistes.

Cependant il ne s'agit pas de dire que le libre échange entraîne une récession et que le protectionnisme conduit a la croissance. En effet un pays peut connaître une alternance de politiques commerciales (libre échange et protection) et selon les pays une même mesure peut avoir des effets différents. Il n'y a donc pas de règle en ce qui concerne ces politiques contrairement aux absolus des libre échangistes.

b) Le cas des PeD : les stratégies de développement autocentrées

b1) La substitution des importations

Des pays ont cherché à se protéger du commerce international en produisant ce qu'ils importaient avant. On peut prendre l'exemple de l'Inde ou encore des pays d'Amérique Latine.

b2) La théorie du "self reliance" de F.Perroux

Il s'agit de développer un modèle de croissance qui rende le pays autonome vis à vis du reste du monde.(= stratégie chinoise)

c) Les théories de la protection

c1) le protectionnisme éducateur

cf doc 2p153

Cette forme de protectionnisme, développé par LIST (allemand du 19°), s'applique aux industries naissantes (PeD surtout). Il s'agit d'éviter d'importer des produits que ces industries fabriquent. Cependant, c'est un protectionnisme temporaire car sinon les entreprises protégées n'étant pas soumises à la concurrence, ne seraient donc pas poussées à être compétitives et ne se moderniseraient donc pas.

c2) L'analyse keynésienne et l'autonomie de la politique économique : éviter la contrainte extérieure

On peut user du protectionnisme pour une plus grande efficacité du multiplicateur d'investissement. Ce problème de la fuite des importations s'appelle la contrainte extérieure.

Chez Keynes :

Le gouvernement qui a été élu en 1981 pour lutter contre le chômage en est arrivé en 1983 à mettre en place une politique de rigueur qui a fait augmenter le chômage. A l'époque , le protectionnisme était exclu car on voulait la mise en place de la Communauté Européenne. On peut dire que cette politique de rigueur qui avait pour but de ralentir le rythme de croissance pour réduire le déficit extérieur a abouti puisqu'en 2000 on constate que la France est excédentaire depuis quelques années. Cette politique de rigueur était associée à une politique de désinflation, facteur de franc fort, d'où le besoin d'augmenter la compétitivité hors prix.

c3) Répondre a des difficultés conjoncturelles

Le GATT et l'OMC admettent le recours au protectionnisme mais uniquement dans certains cas tel que le déficit chronique de la balance des paiements dans certains PeD. Dès lors, on peut mettre en place :

- des tarifs douaniers

- des droits de restrictions quantitatives (quotas) à condition qu'elles ne soient pas discriminatoires et permanentes

- des droits douanier (cf doc n°14 p 145)

Le GATT accepte certaines restrictions aux importations (cf doc n°23 p150).

- en cas de situation critique du secteur agricole national

- en cas de déséquilibre de la balance des paiements

- en cas de fragilité des PeD

- en cas de désorganisation du marché due à un accroissement massif des importations.

c4) Instrument de redistribution

Lorsqu'un gouvernement met des droits de douane sur les produits agricoles, il favorise les revenus des agriculteurs en forçant les consommateurs à acheter leurs produits (comme si l'État redistribuait une part des revenus des consommateurs aux agriculteurs)

Référence à la Théorie du "public choice" : On choisit de protéger une certaine catégorie de la population.

Le gouvernement peut rechercher une certaine concordance entre la politique appliquée et la stratégie commerciale choisie. (rôle des lobbies)

2°) Libre Échange ou Protectionnisme ?

a) Les avantages et les inconvénients du libre échange et du protectionnisme

Cf polycopié n°4

b) Le Néo-protectionnisme

b1) les outils de la protection

Cf doc n°23p150

On peut distinguer 4 catégories principales de protection :

  • les barrières tarifaires (on agit sur le prix des produits importés)

Depuis 1947 on cherche par tous les moyens à abaisser ces barrières tarifaires

  • les barrières non-tarifaires (limitations quantitatives des importations : quotas ou contingentements )
  • le protectionnisme administratif reposant sur des normes portant sur la santé, la technique, l'environnement…….
  • le protectionnisme monétaire : la dépréciation de la monnaie est une forme de protection.

Aujourd'hui le Néo-protectionnisme va surtout porter sur les protectionnisme administratif et non tarifaire.

b2) une politique économique pragmatique

Le néo protectionnisme est un ensemble de mesures économiques visant à protéger de façon transitoire tel ou tel secteur d'activité. Le néo-protectionnisme est une politique économique pragmatique (qui sert quand on en a besoin) qui, au niveau théorique n'est pas justifiée et qu'on utilise plus ou moins longtemps et sur tel ou tel secteur sous peine de sanctions de la part des institutions telles que l'OMC.

Ce néo-protectionnisme porte principalement sur les instruments administratifs( tels que les normes sociales, de santé….) ainsi que sur des mesures non tarifaires :

- droits compensateurs

- mesures antidumping*

- règle du contenu local*

- les accords d'autolimitation*

*accords d'autolimitation : on accepte de limiter nos exportations tout en demandant aux autres de faire de même (Restrictions Volontaires d'Exportations)

*contenu local : on accepte d'importer des produits étrangers à condition qu'on ait participé à la fabrication de ce produit (dans un souci de création d'emplois)

*mesures anti-dumping (empêcher que des pays exportent des marchandises à un prix plus bas que celui du marché domestique).

Il ne s'agit pas de s'opposer au libre échange mais d'en éviter les effets pervers de façon ponctuelle. P. Krugman défend cette nouvelle forme de protectionnisme : "au moins dans certains cas, un État peut améliorer le bien être national au détriment d'un autre en soutenant ses propres entreprises dans la concurrence internationale (et de prendre l'exemple de l'Europe qui par des subventions soutient l'industrie aéronautique - Airbus - ). "un marché national protégé peut dans certaines circonstances encourager les exportations au lieu de les décourager et peut être même faire progresser le revenu national". (P. Krugman "la mondialisation n'est pas coupable" p. 204)

notes de cours proposées par Julien et Cédric - 703 - année scolaire 1999/2000

 

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