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le rôle économique et social des pouvoirs publics
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Pouvoirs publics : ensemble des autorités qui détiennent le pouvoir dans l'État . On parle dans ce chapitre de pouvoirs publics et non d'État car on voudrait introduire des institutions publiques qui ne sont pas lÉtat . Ex : la sécurité sociale, l'ANPE (= organismes publics), les collectivités locales (communes, conseils généraux ), instances européennes (Commission européenne, Parlement européen) Intégration économique et politique conjoncturelle : le cas des pays de lUE.Le fait que l'on soit dans l'Union Européenne : Qu'est-ce que ça change en matière de politique conjoncturelle (politique monétaire et budgétaire) ? Le fait quil y ait une intégration économique va créer une différence entre les politiques : pour certaines, rien ne va changer (politique budgétaire au niveau national) ; dautres vont devenir supranationales (politique monétaire au niveau de l'UE). On peut alors se demander sur quels critères on a décidé que des politiques seraient supranationales et d'autres pas ? L'intégration européenne a pour principal objectif déchapper à la contrainte extérieure, ce qui est difficile à l'échelle nationale. Mais est-ce pour autant qu'un État qui entre dans l'UE a plus d'autonomie ? N'existe-t-il pas d'autres formes de contraintes ? A quel niveau les décisions de politiques économiques se prennent-elles ?Selon quels principes une politique économique devient-elle communautaire ?Quel est le critère que lon va utiliser pour dire que telle politique sera nationale et telle autre communautaire ? Le principe de subsidiarité.Principe de base de lUE : La politique économique doit être la plus près possible du citoyen. LEurope doit se construire au plus près des individus concernés. Une politique devient communautaire, supranationale, lorsquil est prouvé que léchelle européenne est plus adéquate pour lexercice de cette politique. Il y a subsidiarité, car lEurope fait mieux que lÉtat . Si, au contraire, il est prouvé que le local fait mieux que lÉtat , alors le principe de subsidiarité se fera au niveau local. Cf. doc. 1 polycopié : " Les objectifs de laction ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les États membres et peuvent donc, en raison des dimensions ou des effets de laction envisagée, être mieux réalisés au niveau communautaire ". Ce principe de subsidiarité permet donc de comprendre pourquoi la politique monétaire est communautaire. Démonstration : voir triangle des incompatibilités de R. Mundell. Le principe dexternalité.Doc. 2 TINBERGEN : Quand une politique économique a des externalités sur les autres pays (conséquences non- voulues, ex : entreprise qui produit, pollue, c'est une externalité négative), alors elle a intérêt à être communautaire afin de maîtriser les effets sur les autres pays. La combinaison de ces 2 principes : subsidiarité et externalité, permet de comprendre pourquoi certaines politiques sont souveraines, nationales, et dautres communautaires, supranationales. Cas de la politique monétaire : politique supra nationale, centralisée, fédéraliste.La politique monétaire depuis Maastricht est devenue petit à petit communautaire. Laboutissement sera la mise en place de lEURO en 2002. Lapplication du principe de subsidiarité : le triangle des incompatibilités.Doc. 3 du polycopié et doc. Bleu p.333 Le triangle des incompatibilités :
Selon R. Mundell, ce principe permet de comprendre pourquoi la politique monétaire est aujourdhui communautaire, pourquoi la France a abandonné sa souveraineté nationale. Il veut nous faire prendre conscience quune politique monétaire a 3 objectifs (sommets du triangle), mais quils sont incompatibles. 2 seulement peuvent être réalisés simultanément par un État . Mais si on se place au niveau supranational, alors il est possible pour cet État datteindre les 3 objectifs. - depuis 1979 : stabilité des taux de change en Europe (SME) - depuis 1990 : libre circulation des capitaux La France réalise deux de ces objectifs mais n'a pas de politique monétaire autonome : le taux dintérêt ne sert plus à des objectifs internes (favoriser l'investissement) mais externes (défendre le taux de change pour assurer la stabilité de la monnaie). Principe de subsidiarité : Comme la France ne peut plus assumer sa politique monétaire de façon autonome au niveau national, cette politique va se faire au niveau communautaire. Ainsi, les 3 objectifs peuvent être atteints. La nature de la politique monétaire européenne.Doc. 7 p. 332 et doc. 4 du polycopié : La politique européenne est monétariste et pragmatique. Monétariste = source de grandes craintes et donc très critiquée :
Cette vision des choses a fait très peur car c'était remettre le sort de toutes les monnaies de l'UE dans une seule main et sans recours possible. En fait, dans les années 90, les choses sont différentes et la politique monétaire est plus pragmatique : elle sadapte. Ex : baisse des taux dintérêt dans la zone euro en 1998 et 1999. La BCE a accepté dengager cette baisse même si les règles quelle sétait fixée ne lincitaient pas à le faire. Différentes configurations entre supranationalité, souveraineté, et coordination.Doc. 6 du polycopié : Typologie des politiques économiques : supranationales, nationales Cette distinction entre supranationale et nationale est simpliste. Il y a des étages intermédiaires : politiques de coordination = politiques pour lesquelles les États décident toujours de leur contenu, mais doivent se concerter avec les autres pays de l'UE.
Les marges de manuvre des États en matière de politique conjoncturelle dans le cadre de lintégration européenne.Lintégration européenne pour échapper à la contrainte extérieure.
Doc. 10 p 335 et doc. 7 du polycopié. En 1982, en France, la politique de relance, au lieu dapporter plus de croissance et demploi, se traduit par des fuites dues à la contrainte extérieure. La croissance profite aux autres pays : hausse des importations, creusement du déficit budgétaire et commercial. Résultat : en 1982, la balance commerciale a un déficit de 100 milliards de francs et la monnaie est dévaluée trois fois en 18 mois. Le gouvernement a été obligé de passer à une politique de rigueur qui se traduit par une hausse du chômage. Traditionnellement, l'économie française, comme d'autres économies occidentales, connaissait des contraintes qui pesaient sur sa politique nationale. Ce qui explique que les résultats soient différents des prévisions. L'UE permet de solutionner, de fait, la contrainte extérieure. L'intégration européenne favorise la réduction de la contrainte extérieure au niveau national puisque celle-ci s'élève au niveau européen.
Doc. 8 p. 333 : Tant qu'on est en économie fermée, le fait qu'il y ait un besoin d'épargne se traduit par une hausse du taux d'intérêt. Effet pervers : cela freine l'investissement. Par contre, dans une économie ouverte, le fait d'avoir un besoin d'épargne se traduit certes par une hausse du taux d'intérêt (pour attirer les capitaux), mais l'entrée ou la sortie des capitaux étrangers va affecter le taux de change. L'entrée de devises étrangères devrait augmenter le taux de change mais cela est impossible car le taux de change est fixe depuis 1979 (SME). Chaque État est donc soumis à la contrainte du taux de change. L'économie française n'a pas la liberté de fixer ses taux d'intérêt comme elle l'entend à cause de la fixité des taux de change. "La politique monétaire perd alors toute autonomie, sa composante interne (taux d'intérêt) est soumise à sa composante externe (taux de change)". L'UEM va être une solution à ce problème car il n'y aura plus qu'une monnaie : donc suppression des taux de change. Avec l'intégration européenne, il y a suppression des contraintes à l'échelle nationale.
On vient de voir que l'UEM va être une solution à ces problèmes de contrainte extérieure, d'autant plus que les solutions traditionnelles à ces problèmes s'avèrent de moins en moins efficaces. Les solutions qui étaient envisagées étaient :
A partir de 1983, la France lance une politique de désinflation compétitive pour gagner en compétitivité structurelle et réduire la contrainte extérieure. Les effets de cette politique sont visibles : pas vraiment à partir de 1992 (or la France a un excédent commercial) parce qu'elle a réduit ses importations à cause de la crise ; mais surtout à partir de 1994, cet excédent est du à une augmentation des exportations. Les effets sur la résorption du chômage ne se font sentir que depuis 1998. L'intégration européenne ne signifie pas pour autant une totale autonomie : la nécessaire convergence.Tout se passe comme si la France, en intégrant l'UE, échange une contrainte qu'elle subit contre une contrainte qu'elle s'afflige. Il faut se garder de penser qu'en intégrant l'UE, la France échappe à toutes les contraintes.
Les contraintes sont surtout politiques. Ce sont les critères de convergence auxquels il faut satisfaire pour entrer dans l'UEM :
Depuis 1983, la France fait ce qu'il faut pour réduire son inflation afin d'entrer dans l'euro, de même par la recherche de stabilité des taux de change, la réduction de la dette (facteur de crédibilité). La France va se donner comme objectif de satisfaire ces critères.
Doc. 16 p. 339 : La politique de désinflation compétitive a deux intérêts : réduire le problème de la contrainte extérieure et préparer le pays à satisfaire aux critères de convergence. C'est une marche vers l'euro et la réalisation de la monnaie unique. Cercle vertueux de la politique de désinflation compétitive : favoriser la désinflation (1983) pour augmenter la compétitivité (compétitivité prix). Cela dope les exportations (1994), donc favorise la croissance puis l'emploi (1998). Dans un premier temps, il faut commencer par ralentir la croissance pour lutter contre l'inflation. C'est ce qui explique qu'il faille autant de temps pour réaliser les objectifs prévus. Politique de rigueur = Renforcer le franc afin qu'il devienne stable, ce qui freine la compétitivité prix (baisse des exportations) mais encourage la recherche de compétitivité hors prix. De plus, il faut une politique de rigueur salariale : désindexation des salaires sur les prix pour lutter contre l'inflation ; et faire en sorte que le déficit budgétaire diminue. Tout va dans le sens des critères de convergence. Doc. 17 p. 340 :
Doc. 18 p. 340 : J.P. Fitoussi :
Il faut donc accepter plus de chômage pour avoir moins d'inflation (courbe de Phillips). Doc. 19 p. 341 : Comment expliquer cette étrange dérive dogmatique ? Ce n'est pas à cause de l'Europe qu'on a mis en place la politique de désinflation compétitive mais c'est grâce à l'intégration européenne qu'elle a réussi. L'Europe a plutôt était une chance qu'un bouc émissaire, car grâce à l'Europe, on a bénéficié de la crédibilité de la République allemande (grâce à la Bundesbank ; 1er banque indépendante dans un État ). Pour agir sur la conjoncture, les État s pratiquent la policy mix.Nous savons qu'en matière de politique conjoncturelle, la France n'a plus la souveraineté de la politique monétaire, et en matière de politique budgétaire, elle n'a pas une totale autonomie puisqu'il y a coordination. Policy mix : combinaison de la politique monétaire et de la politique budgétaire.
Doc. 9 : Il n'est plus possible qu'un pays mène seul sa politique monétaire, celle-ci devient donc supranationale et gérée par la Banque Centrale Européenne (BCE). De ce fait, la politique monétaire ne peut plus être utilisée par un État comme une politique conjoncturelle. Ainsi, le seul élément pour agir sur la conjoncture (ralentir ou relancer la croissance) est l'instrument budgétaire. La policy mix est donc l'articulation entre l'instrument budgétaire et l'instrument monétaire. La seconde articulation tient dans le fait que la politique budgétaire se fait au niveau national, alors que la politique monétaire se fait au niveau supranational (BCE).
Cette autonomie de la politique budgétaire est nécessaire à chaque État (chaque pays de l'UE l'a à sa disposition) : c'est le seul instrument dont dispose chaque État européen pour agirsur la conjoncture. Cependant, cette politique budgétaire a des externalités, ce qui oblige les État s européens à coordonner leur politique. Exemple d'externalité : risque de choc assymétrique : Cas de la Finlande dont l'économie dépend de l'industrie papetière. Si le prix du papier s'effondre, le pays connaît la récession. Pour remédier à cela elle peut utiliser l'arme budgétaire, c'est-à-dire qu'elle peut provoquer un déficit pour subventionner l'industrie papetière et relancer la croissance. Pour faire cela, l'État a besoin de l'épargne, et pour l'attirer il est tenté d'augmenter les taux d'intérêt. Or, pour cela il peut persuader la BCE d'agir dans ce sens. Les autres pays de l'UE voient également augmenter leur taux d'intérêt (= externalité : effet non-voulu). Dans le cadre de l'UE, les pays ont intérêt à coopérer pour aider la Finlande, d'où l'idée de coordination des politiques budgétaires. Le risque est le même si la Finlande choisit de baisser les salaires dans l'industrie papetière. Les autres pays européens seraient tentés de suivre le chemin du "moins disant" salarial. Le PSB : Pacte de Stabilité Budgétaire : Ce pacte a pour objectif de coordonner plus que de contraindre. Il faut le voir de façon positive plus que négative. Il vise principalement à éviter que dans un État de l'UE, le déficit budgétaire soit trop important. Il demande donc à chaque pays de planifier l'évolution de son déficit budgétaire sur plusieurs années. Il encourage le retour à l'équilibre budgétaire voire à l'excédent. Le PSB sert à rendre cohérent la politique monétaire supranationale et la politique budgétaire nationale. Dans le cas où le pays ne respecterait pas le pacte, la PSB prévoit des amendes proportionnelles au dépassement du déficit budgétaire prévu. Jusqu'à présent, aucun pays n'a eu à payer d'amende. Même l'Italie, qui aurait pourtant dû à un moment, mais les autres ont été d'accord pour qu'elle dépasse ses prévisions. Heureusement d'ailleurs car le principe de l'amendement est, économiquement, paradoxal (pour pas dire plus). L'action des pouvoirs publics sur les structures économiques et sociales.Le débat récurrent sur la place de l'État dans l'économieLes fondements de la politique structurelle sont âprement discutés.Depuis le XVIIIéme (époque d'A. Smith) se pose la question de la place de l'État par rapport au marché : Faut-il laisser faire le marché ou au contraire que l'État intervienne et donc que le marché est peu de place ? Ce débat a donné lieu à des modèles économiques très différents : aux USA, le libéralisme (le marché a une place essentielle) ; dans les ex pays socialistes, la planification impérative. En France, depuis 1980, on assiste au recul progressif de l'État : c'est de plus en plus le marché qui régule l'économie = déréglementation des marchés. En fait, on n'assiste pas à la disparition de l'État mais à un changement de rôle. Les fondements de la politique structurelle sont âprement discutés.
Doc. 1 p. 349 : Les politiques structurelles visent à agir sur les fondements de la société, les structures économiques, afin d'améliorer les performances macroéconomiques. Exemple de politique structurelle : une politique sectorielle comme la politique agricole ou industrielle. En encourageant la concentration, l'État mène une politique structurelle visant à provoquer de la croissance. Autre exemple : les politiques sociales sur l'emploi ou le revenu. La meilleure illustration d'une politique structurelle dans un pays industrialisé est la mise en place de l'État providence.
Des points de vue de courants économiques très différents justifient l'intervention de l'État aux côtés du marché, c'est-à-dire une économie mixte : coexistence, juxtaposition de l'État et du marché pour réguler l'économie. Dans ces approches différentes, il s'agit de justifier l'intervention de l'État mais aussi d'autres agents économiques, comme les entreprises publiques ou les collectivités locales (pouvoirs publics).
En quoi la théorie de la croissance endogène donne une justification forte à l'intervention de l'État dans l'économie ? Entre 1970 - 80, un nouveau mouvement économique, inspiré des néoclassiques mais défendant l'intervention de l'État , apparaît : les théoriciens de la croissance endogène. Selon eux, la croissance génère sa propre croissance. Il y a un effet de seuil à dépasser et c'est l'intervention de l'État qui doit y aider. Pour cela, celui-ci doit mettre en place des structures grâce à des politiques d'infrastructure et d'éducation, de santé, de recherche et développement Une politique structurelle sous contraintes.Malgré ses justifications, l'intervention de l'État critiquée donne lieu à un débat. L'État est montré du doigt et tenu responsable de ce qui se passe.
Quelles sont les trois thèses en présence ? Doc. 4 p.351 : Les solutions bureaucratiques aboutissent à des gaspillages de ressources. L'État est donc peu efficace et coûteux. L'argent qu'il gaspille pourrait être utilisé pour autre chose. L'État est contre-productif. Sa productivité diminue. Ex : l'inefficacité du système éducatif sur la mobilité sociale. La crise de l'État providence est née de la colère des usagers du système public. Le sentiment de déception vis-à-vis de l'État est d'autant plus grand du fait qu'il devrait nous aider. L'État devient contre efficace car il est éloigné des besoins réels des populations et donc il ne peut plus y répondre. De plus, la réglementation est une rigidité car elle décourage les entreprises soit à investir, soit à embaucher
Doc. 2 p 349 : L'Europe crée un cadre de politique structurelle pour tous les pays de l'UE. En quoi lEurope pose-t-elle une contrainte pour la politique structurelle française ?
Les défis de la déréglementation tant nationale quinternationale.La
déréglementation européenne interpelle le modèle de service
public français.
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