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Activité, emploi et chômage : les configurations de l'interactionDes évolutions différentes dans le temps et dans l’espace.
L’emploiQu’entend-t-on par « emploi » ?Avoir un emploi c’est avoir une activité rémunérée : Population Active Occupée (PAO),ce qui pose un problème pour la mesurer en tenant compte de l’économie informelle et du chômage. Documents 1 et 4 Pages 54 & 55 : Il y a deux modèles dans la population active : - le modèle européen - le modèle américain et japonais Pourquoi une telle différence ? On sait que : P.A = P.T x T.A (P.A= population active , P.T= population totale et T.A= taux d’activité) Est-ce que les taux d’activité ne sont pas plus élevés aux États Unis qu’en Europe ? Les conséquences de cette évolution : Quelles sont les conséquences pour le chômage ? Pour ne pas qu’il y ait de chômage, il faut qu’en même temps que la P.A augmente, l’emploi suive et augmente aussi ; et c’est dans les pays où la P.A a augmenté le plus que le chômage a augmenté le moins. Est-ce un facteur favorable à la redistribution ? Les inactifs sont-ils mieux pris en compte ? Non, et c’est au contraire en Europe, où la P.A a moins augmenté que les inactifs sont davantage « protégés»
L’emploi a augmenté davantage aux États Unis et au Japon qu’en Europe. L’évolution en Europe est relativement faible au regard de l’autre modèle. Aux États Unis et au Japon, l’emploi a presque autant augmenté que la P.A. Dans le modèle européen, l’emploi baisse dans les années 90. En matière d’emploi, on constate une moindre performance en Europe (40% environ) qu’aux États Unis (120% environ). Dans le deuxième modèle, l’évolution de l’emploi est « cyclique » contrairement à l’évolution de la P.A. Au niveau conceptuel, le marché du travail est plus flexible aux États Unis (il peut baisser à court terme), tandis qu’en Europe, il peut aussi baisser mais plus lentement (rigidités). Aux États Unis, la période à partir des années 80 est appelée « Job-machine américaine » : capacité à créer beaucoup d’emplois. Pourquoi ? Recherches documentaires
Hors série « Alternatives économiques » 4ème
trimestre 2001 n° 50 Évolution de l’emploi :
(N.B : Au Japon en 1998 l'emploi baisse) L'emploi aux États Unis s’essouffle en %
La croissance aux États Unis est très élevée mais ne semble pas profiter à l’emploi. pourquoi ? Son taux de croissance diminuerait fortement selon les prévisions pour 2001 - Taux de chômage :
Aux États Unis on peut s’attendre à une augmentation du chômage. En France, on assiste à une baisse importante du taux de chômage.
« Alternatives économiques » n ° 176 du 12/1999 Le plein emploi : Offres d’emplois = Demandes d'emplois, c’est à dire que tout ceux qui veulent travailler le peuvent. Mais le plein emploi c’est aussi des éléments qualitatifs et les emplois créés doivent répondre à ces critères : - Productivité de l'emploi - Choix de l’emploi et droit à la formation - Emploi en fonction des compétences - Absence de discriminations L’activité
le taux d'activitéLe taux d’activité masculin : (P.A masculine / P.T masculine en âge de travailler) x 100 Le taux d’activité féminin : (P.A féminine / P.T féminine en âge de travailler) x 100 On constate que globalement en France, le taux d’activité masculin diminue (85 % en 1950 et 70% en 1997), tandis que le taux d’activité féminin augmente. C’est un effet ciseau ( X ). Pour les États Unis, le Royaume Uni, et le Japon, les taux d’activité restent relativement élevés, alors que pour les autres, comme la France, les taux d’activité, notamment masculin, s’effondrent. La diminution du Taux d'activité a pour conséquence positive la diminution du chômage (car dans la P.A il y a les chômeurs), et pour conséquences négatives le problème du financement des retraites. On a l’impression que face aux difficultés économiques, les taux d’activité européen diminuent (les actifs se retirent), alors qu’aux États Unis et au Japon, ils restent forts. Pourquoi ? Car on rentre plus tard (environ 25 ans)et on sort plus tôt (après 55 ans) de la P.A. En France, le système de protection social ou de redistribution est présent et mis en valeur, tandis qu’aux États Unis ou au Japon, ces éléments jouent moins (le coût des études est plus cher aux États Unis par exemple). le taux d'emploiTaux d’emploi = P.A.O / P.T en âge de travailler Document 8 page 57 : Dans la colonne ensemble, on constate que les taux d’emploi en Angleterre, aux États Unis et au Japon sont forts (plus de 70%), tout groupe confondu, contrairement à la France. L’enjeu de l’augmentation du taux d’emploi est le financement des systèmes de protection sociale. Il y a également une différence dans la gestion du chômage entre la France et le États Unis par exemple. Les relations entre l’emploi et la Population ActivePlus d’actifs ne signifie pas nécessairement plus de chômeurs :
Exercice : · relation algébrique entre chômage (P.A .I), emploi et P.A emploi = P.A.T - PAI · P.A .I = P.A.T – P.A.O. Si P.A.T augmente, alors P.A.I augmentera ou diminuera selon l'évolution de la PAO Le model américain aux États Unis, la croissance de la P.A.T est équivalente à celle de la P.A.O. La croissance de la P.A n’est pas maîtrisée puisqu’elle dépend de la démographie, pourtant, les Etats Unis ont réussi à créer assez d’emplois pour éviter que le chômage n’augmente. Il y a une certaine stabilisation du chômage, voire une amélioration (moins de 5% de taux de chômage). Les États Unis et la Japon sont dans la même situation. le modèle européen Dans le cadre européen, on ne crée pas assez d’emplois donc la croissance de P.A est supérieure à celle de la P.A.O, donc le taux de chômage augmente (plus de 10%). Pour lutter contre le chômage, il faut soit limiter les entrées sur le marché du travail (agir sur la P.A) et donc inciter les gens à rester inactifs (en favorisant l’allongement des études, les pré-retraites, les femmes au foyer, en bloquant l’immigration…) ; soit augmenter le nombre d’emplois et donc agir sur la P.A.O : l’Etat peut favoriser la création d’emplois (emplois jeunes, emplois aidés…) Il faut réduire les rigidités du travail en laissant faire le marché (peser sur les salaires pour favoriser l’embauche, favoriser la liberté de licencier pour embaucher : libre entrée et sorties sur le marché). (analyse néoclassique) Mais on peut dire exactement le contraire. Il faut favoriser la croissance économique en augmentant les salaires, donc la consommation, donc la production, donc le besoin de main d’œuvre (analyse keynésienne). On peut enfin réduire la durée du travail. Pour qu’il y ait croissance de l’emploi, il faut qu’il y ait de la croissance économique or, ça ne marche pas forcément. évolution de l’emploi = évolution de la production – évolution de la productivité ( - ) ( + ) ( ++ ) Comprendre la relation entre activité, emploi et chômage :
Pourquoi la croissance ne suffit pas pour créer des emplois ? On travaille sur des données statistiques : Documents 1 et 2 du polycopié :
attention : il faut tenir compte de l'évolution de la durée du travail De ce fait il faut souligner que l'évolution de l'emploi évoquée ci dessous est sous estimée On applique la relation de Fourastié à ces tableaux : Exemple en 1979 : Évolution de l’emploi = évolution de la production – évolution de la productivité En 1979 : évolution de l’emploi = 3,3 – 3,6 = diminution de l’emploi. Des gains de productivité importants pèsent sur l’évolution de l’emploi voir le sujet sur la relation entre productivité et emploi. Il y a une forte croissance de l’emploi en fin des années 1980 et des années 1990. voir le travail fait sur l'article de P. Gadonmeix - Conseil Économique et Social Le
risque de chômage dans le cas français : un phénomène inégalitaire
Un préalable
nécessaire :
L’ analyse en terme de stock et différente de l’analyse en terme de flux :
P.A.O + P.A.I + P.I = P.T Il y a des frontières perméables entre ces trois sous ensembles qui font que certaines catégories de personnes sont « classables » dans deux catégories différentes. Il y a donc deux dénombrements du chômage : - celui au sens du BIT (Bureau International du Travail) : mesure de la PSERE (Population Sans Emploi à la Recherche d’un Emploi)par l’INSEE - celui de l'ANPE : mesure la DEFM (Demande d’Emploi en Fin de Mois) Les demandeurs d'emploi sont comptés exhaustivement à partir des fichiers de l'Agence Nationale Pour l'Emploi.Les demandeurs d'emploi de catégorie 1 sont les personnes inscrites à l'ANPE déclarant être à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée, ayant éventuellement exercé une activité occasionnelle ou réduite d'au plus 78 heures dans le mois. L'ensemble des demandeurs d'emploi des catégories 1 et 6 recouvre toutes les personnes inscrites à l'ANPE déclarant être à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée, y compris celles qui ont exercé une activité réduite de plus de 78 heures au cours du mois (catégorie 6). Les chômeurs au sens du Bureau International du Travail (BIT) sont les personnes sans emploi, à la recherche effective d'un emploi et immédiatement disponibles. Les données sont établies une fois par an à partir des résultats de l'enquête annuelle sur l'emploi effectuée par l'INSEE et sont estimées à l'aide d'un modèle économétrique pour les mois intermédiaires. (source ANPE)
entrée au chômage
sortie du chômage Une durée du chômage importante signifie que les sorties sont peu nombreuses comparées aux entrées. Si les sorties sont importantes, la durée va diminuer. La durée est inégalitaire car elle dépend du sexe de la nationalité, de l’âge, des qualifications… Avec cette analyse, on voit que pour le modèle américain, le chômage est moins problématique car sa durée est faible (en France, lorsqu’une personne entre au chômage, elle y est en moyenne pour 15 mois) Vulnérabilité, inemployabilité :Document 13 page 60 Dans ces graphiques, on distingue différentes notions : l’inemployabilité, la vulnérabilité. Les chômeurs sont classés par tranches d’âge ( - de 25 ans, 25 à 49 ans, 50 ans et + ) sur des périodes différentes. - Pour les personnes actives âgées, on voit qu’elles subissent une inemployabilité importante (quand ils sont au chômage, ils ont du mal à en sortir : durée de chômage longue). Les personnes âgées subissent un chômage important en terme de flux : chômage d’exclusion. - Un autre profil, celui des « jeunes » (chômage récurrent) qui sont liés aux emplois précaires (CDD, emploi jeunes, intérim…). Ils subissent une alternative chômage/emploi (la durée du chômage est courte). - Grande vulnérabilité avec une population très touchée par le chômage (jeunes + actifs âgés sans qualification ) et une durée du chômage qui est longue. Il y a une véritable définition du plein emploi que l’on peut désormais aborder : - Il est faux de penser qu’il y a 0% de chômage. - La durée du chômage doit être la plus faible possible. Pour définir le plein emploi, on utilise le chômage en terme de flux. notes de cours proposées par jennifer et jérémy B.
- année scolaire 2001/2002 © ch. Feytout - Lycée Sud Médoc - 2000 : la diffusion de cet article est protégée par la licence LLDL-v1, Licence de Libre Diffusion des Documents, http://pauillac.inria.fr/~lang/licence/v1/lldd.html |
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