Contre les mines antipersonnel...

ou bien, CONTRE LES SENTINELLES ÉTERNELLES, comme l'avait écrit Laurent CHAUMETTE, directeur de publication du journal LE PERIGOURDIN dans son édition d'Avril 2005.

Jean-Michel BONY, ancien sergent-chef et, actuellement professeur à Périgueux, se démène pour faire quelque chose contre la folie des hommes en y associant les jeunes.

Cliquez ici pour visiter son blog...


Au Lycée professionnel PORTE d'AQUITAINE de Thiviers, une quarantaine d¹entre eux s'est ainsi mobilisée, pour fabriquer des clés contre les mines antipersonnel.

Cette aide très concrète a pris la forme anodine de clés
en bois
, fabriquées dans les ateliers du lycée, sous la responsabilité pédagogique de M. Porcherie, l'un des professeurs de l'établissement.

Un simple dispositif, mais suffisant pour désamorcer certains modèles de ces engins meurtriers, disséminés un peu partout sur la planète, à quelques 200 millions d'exemplaires (et plus encore en stocks), tous plus diaboliques les uns que les autres.
Si le principe de la mine reste à peu près toujours
identique (enveloppe, sécurité, charge, mise à feu), leurs actions sont variables (locales, étendues, voire magnétiques ou sismiques), avec des résultats toujours épouvantables.

Membres arrachés, mutilations diverses, ces engins égalitaristes n'établissent aucune distinction entre leurs
victimes, quoique les enfants soient privilégiés.


La palme de l'horreur pouvant être attribuée à l'Irak, qui s'en passerait, avec ces nounours truffés d'explosifs, qui détruisent les vies innocentes.

On ne sétonne donc pas que 81 % des victimes soient civiles, un véritable terrorisme mis au service de causes obscures par les grandes puissances industrielles, laChine, la Russie et les USA en tête.
Le projet, en cours depuis novembre 2004, a été baptisé" Les clés de l'espoir" par M. LEGLIZE, le proviseur.

« Les mines, ce n'est pas uniquement l'affaire des militaires », avait lancé Jean-Michel aux lycéens, « vous nous aidez et cela servira ! ».

Toutes les 20 minutes, une mine explose dans le monde, arrachant membres et destins. Comment lutter ?

Il est bien clair, comme le fait remarquer Morgan, élève de Cap menuiserie, que fabriquer quelques dizaines de clés, « c'est pas grand chose », mais ce n'est pas rien non plus.
Et c'est le sentiment de s'associer à une action titanesque mais indispensable, « c'est sacré », nous dit-il.

C'est pourquoi les élèves se sont attelés à « mesurer, découper, raboter, poncer, coller et clouer les clés », malgré un pessimisme largement partagé.


« L'homme ne cesse de se dégrader, plutôt que de progresser », notent Fabien et Charlie, deux autres lycéens impliqués, qui dénoncent l'avidité « de tout contrôler », qui dicte à leurs yeux les actions de nombre de dirigeants de par le monde.

L'impuissance cependant ne peut servir d'alibi à ne rien faire :

25 clés ont donc été remises dans l'immédiat à Jean-Michel BONY, livrées à Paris le 9 avril dernier, pour être « utilisées rapidement par l'HAMAP (Halte aux minesantipersonnel) en Mauritanie », où des conflits ethniques trentenaires provoquent encore des ravages, malgré la paix relative établie depuis les accords de Houston en 1997.


L'horreur est humaine.

Vous pouvez contacter Jean Michel BONY par mail:
minederien24@gmail.com
ou encore, jmbony@yahoo.fr

Se sont associés à cette action les professeurs MM. Porcherie, Négrier, Bouteiller et Lagrange.

Remerciements à Laurent CHAUMETTE pour le texte, et à Christian WEISS pour les images.