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édito
  Nouvelles du projet "Images de femmes" - projet PAC 2002-2003

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travaux d'élèves
 

 

 

 

Ma nouvelle vie - Caroline Boisserie

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Tom et Jerry sont debout devant moi. Ils n'ont pas l'air content du tout. Je crois qu'ils sont au courant !
" Connais-tu ton métier ? ", me dit Tom furieux. Ne me laissant pas répondre Jerry hausse le ton et ajoute :
" Tu es mannequin, tu n'es pas ton agent, tu n'as pas à prendre d'initiatives sans nous en parler surtout pour poser à moitié nue devant des photographes. "
" Je sais très bien mais je n'ai jamais posé nue, ces photos ont été truquées. "
Tom réplique :
" Nous sommes désolés mais notre image est salie et nous devons y remédier, pour conclure : TU ES VIREE ! "
N'ayant plus de moyens pour subvenir à mes besoins, je décide donc de quitter Paris pour retrouver ma mère ainsi que ma région natale le Connecticut.
Ma mère, ravie de me voir, me fit passer un interrogatoire.
" Comment est la France ? La nourriture française est-elle bonne ? Les français sont-ils gentils ? "
" La France est un pays magnifique, sa capitale... "
Ma mère m'interrompt d'un air surpris me demandant :
" Au fait, que fais-tu là ? Pourquoi es-tu rentrée ? "
Ca fait deux ans qu'on ne s'est pas vues et tu me poses cette question ? "
" Non, mais... "
" Désolée maman, le décalage horaire me fatigue c'est pour cela que je suis énervée, excuse- moi pour ma réaction. "
Nous passons à table en oubliant notre petite dispute.
Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, je vais voir ma mère afin de lui expliquer pourquoi je suis rentrée. Je lui raconte mon histoire en détail et elle me dit :
" Tu peux rester ici autant que tu veux, tu es chez toi, je suis tellement heureuse que tu sois rentrée à la maison ! "
Ma mère me remonte soudain le moral et je me sens mieux.
Cela fait déjà une semaine que je suis ici et je me sens très bien, mais j'ai besoin d'un travail pour aider ma mère. J'ai besoin aussi de voir du monde, de rencontrer des personnes, me faire des amis. Ceci me manque beaucoup !
Je décide donc d'aller au centre ville afin de trouver un travail. Je m'arrête devant une petite boutique de livres qui me fait bonne impression. J'entre et je vois une femme qui travaille sans doute ici. Elle est en train de ranger des livres dans le rayon enfant. Elle est vêtue d'un jean et d'un pull rouge très classique. Elle a l'air d'être gentille. Je m'approche vers elle tout doucement pour ne pas la brusquer. Je lui dit :
_ " Bonjour madame, excusez-moi de vous déranger. Je voudrais savoir si vous embauchez du personnel en ce moment ? "
Elle me répond :
" Oui, tout à fait j'ai besoin d'une comptable. Avez- vous des diplômes ? "
" Non, mais j'ai fait des études de comptabilité. "
Elle me demande d'un air surpris :
" Mais alors pourquoi n'avez- vous pas de diplôme ?
" Eh bien, j'ai arrêté les études pour exercer dans le mannequinât et ce métier ne me plaisant plus, j'ai arrêté.
" Ce n'est pas vous que j'ai vu dans un magazine de sport, habillée très léger ?
Je me sentis très gênée et je lui dis :
" Non, je ne pense pas. "
La libraire insiste et me réplique :
" Si je vous reconnais, c'est vous qui êtes sur le magazine. "
Perturbée, je sors de la librairie , je monte dans ma voiture et repars à tout allure chez moi.
Je me dis que personne ne voudra m'embaucher à cause de ce " fichu " magazine et de ces fausses photos.
Trois jours passent, je ne fais rien de mes journées et j'ai vraiment besoin d'argent. Ma mère part faire des courses, je suis toute seule à la maison. Comme d'habitude, je regarde la télé quand soudain quelqu'un frappe à la porte. J'avance doucement, j'arrive à la porte et l'ouvre.
" Bonjour madame je suis Franck Henson votre voisin, pourrais- je téléphoner, mon téléphone est en dérangement ? "
" Oui, bien sûr, c'est au fond à droite. "
Je n'avais jamais vu cet homme auparavant et pourtant il habite à deux pas de chez moi. Il est vraiment charmant et bien stylé avec son jean moulant et sa chemise. Je le fixe pendant qu'il est au téléphone, je le dévisage. Il me parait aussi très gentil à la façon dont il parle au téléphone. Soudain, il raccroche. Je me précipite à la porte pour ne pas qu'il se rende compte que je l'espionnais. Il me remercie en me tendant sa main et repart.
Ma mère rentre et je lui explique ce qui s'est passé. Elle ne le connaît pas, il est nouveau dans le quartier.
Je n'ai que lui dans la tête, toutes les nuits je rêve de lui. Il me hante.
Plus les jours passent et plus il s'efface de mes souvenirs car je ne le vois plus.
Mais mon histoire d'argent n'est pas réglée, il faut que je me trouve un boulot. Je pars donc au centre ville pour rechercher un travail. Toute la matinée, j'entre dans les magasins pour en ressortir aussitôt . Je perds espoir. Je vais repartir chez moi quand je passe devant un bar. Je me dis :
" Pourquoi pas !
J'entre dans le bar et je demande à une serveuse si je peux voir le responsable du bar. Elle me dit :
" Attendez un instant je vais le chercher. "
J'attends.
Au bout de quelques minutes, le directeur arrive. Et là, je le vois, c'est Franck !
" Bonjour je vous reconnaîs, vous êtes la femme qui m'a laissée entrer chez elle pour téléphoner. "
" Oui, c'est bien moi. "
" Que puis- je faire pour vous ? "
" Je voudrais savoir si vous cherchez une serveuse ? "
" En effet, je suis à la recherche d'une serveuse. Avez- vous de l'expérience ? "
" Non, c'est ça le problème, je n'en ai aucune, et j'ai vraiment besoin de ce travail. "
Il réfléchit pendant quelques minutes et me dit :
" C'est d'accord, je vous prends en tant que serveuse, mais à une condition, que vous veniez dîner chez moi ce soir pour me faire pardonner de vous avoir dérangé chez vous.
" Oh ! mais vous ne m'avez pas du tout dérangée. C'est d'accord, j'accepte avec grand plaisir et je vous remercie pour le travail. "
" Au revoir, au fait, quel est votre prénom, vous connaissez le mien mais je ne connais pas le vôtre. "
" Je m'appelle Eva.
Je sors du bar, toute émue. Je repense à lui, à ses yeux qui me fixaient. J'imagine la soirée, elle va être fantastique. C'est la première fois que je ressens un tel sentiment pour une homme. Je crois que je suis déjà amoureuse de Franck.
Le soir tombe très vite. Je m'habille d' une robe bleue nuit, avec un joli décolleté et autour du cou, un collier en or que ma mère me prête. Un peu de maquillage et je suis partie.
Il m'accueille très chaleureusement. Il prend mon manteau pour l'accrocher, il m'amène dans une somptueux salon où il me sert une coupe de champagne. Nous discutons travail tout au long de l'apéritif. J'adore l'entendre parler, sa voix est tellement belle et douce que j'en tombe sous le charme. Nous discutons un peu de mon nouveau travail et ensuite nous passons à table. J'entre dans une superbe salle à manger, grande et spacieuse, la lumière éclaire parfaitement le moindre recoin de la pièce. Nous mangeons un délicieux repas composé de légumes et d' une bonne et tendre viande. Pendant ce repas, nous apprenons petit à petit à mieux nous connaître l'un l'autre. Nous nous racontons nos aventures de jeunesse et notre vie d'aujourd'hui. Mais je ne lui ai pas encore raconté ce qui s'est passé à Paris. Nous entamons le dessert, c'est un gâteau au chocolat. Je repense tout d'un coup à ma carrière de mannequin où il était interdit de manger ce genre de gâteau, mais c'est du passé, et je vais en prendre un grosse part. A la fin du repas, il met de la musique douce afin de bien digérer ce que nous avons mangé et nous parlons pendant des heures. Nous avons toujours quelque chose à nous raconter, c'est super. Il est plus de deux heures du matin et nous pensons à peut-être aller nous coucher. Il me raccompagne jusqu'au pas de la porte, me remet mon manteau sur le dos et je lui dis :
" J'ai passé une superbe soirée, je vous en remercie. "
" Ne me remerciez pas et vous pouvez me tutoyer maintenant qu'on se connaît. J'ai, moi aussi, passé une bonne soirée. A demain, au travail. "
" Oui à demain. "
Je repars chez moi avec une sensation de bien-être, j'ai l'impression que tout va bien, je plane.
Je vais rêver de lui toute la nuit.
Le lendemain, je pars travailler tranquillement mais je stresse un peu c'est mon premier jour de travail, en plus je n'ai jamais fait serveuse. J'arrive au bar et j'aperçois Franck qui me fait bonjour de la main droite. Une serveuse arrive vers moi et me dit :
" Salut, je m'appelle Sonia, et toi, tu es Eva, la nouvelle. "
" Oui, je suis contente de te connaître. "
" Moi aussi, enfin quelqu'un qui va m'aider, car ça fait deux mois que je travaille toute seule. "
" Ah bon ! ... "
Les clients arrivent, je dois commencer mon travail. Sonia m'aide beaucoup, je la trouve très sympathique. Il est 22 heures, je suis fatiguée. Je n'ai pas vu Franck de la journée. Soudain, je me retourne et je le vois, me faisant signe de venir. Il m'offre un verre. Nous discutons beaucoup de ma première journée qui est assez crevante. Après le verre, il m'invite chez lui et j'accepte. Nous sommes dans son salon sur le canapé en cuir l'un à côté de l'autre. Franck se retourne vers moi et me dit :
" J'ai quelque chose à te dire. "
" Qu'y a t-il ? "
" Voilà, je, je suis tombé amoureux de toi, dès la première fois que je t'ai vue. "
Stupéfaite, je lui réponds :
" Moi aussi, je suis amoureuse de toi, je n'osais pas te le dire. "
Il se rapproche vers moi et m'embrasse.
Je passe toute la nuit avec lui.
Depuis tout ce temps, je travaille toujours comme serveuse. Sonia est vraiment devenue mon amie et ma confidente. Ma mère vit toujours dans le Connecticut, juste à côté de chez moi et de mon mari Franck.

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La danseuse - Audrey Bec

 
C'est l'histoire de Naomie, jeune fille charmante, souriante, âgée de 17 ans, qui exerce la danse classique depuis l'âge de 4 ans. Elle vit chez sa mère car ses parents sont divorcés. Sa mère, Annie, travaille comme fleuriste dans une petite boutique.

Aujourd'hui, c'est le jour J pour Naomie, elle doit passer une audition pour pouvoir accéder à une grande école de danse très réputée.
A l'interclasse pour la pause déjeuner, Naomie s'empresse d'aller retrouver sa mère pour lui rappeler que ce soir, il faut à tout prix qu'elle soit présente. Seulement, Annie est débordée, elle doit confectionner beaucoup de bouquets pour ce soir et elle ne sait pas si elle pourra se libérer pour assister à l'audition de sa fille. Naomie parvient à faire promettre à sa mère d'être présente et à l'heure pour la démonstration.
A la sortie de l'école, Naomie se rend devant le grand théâtre et s'inquiète de ne pas voir sa mère arriver Dans 20 minutes c'est à son tour de passer, alors elle décide d'aller se préparer en espérant que sa mère arrivera entre temps. Au moment où Naomie entre en scène, Annie n'est toujours pas là, alors elle commence son interprétation. Au bout de quelques minutes quelqu'un l'interrompt pour lui annoncer que sa mère vient d'avoir un accident de voiture dans lequel elle est décédée. Naomie s'évanouit.
Toute sa vie va être bouleversée par ce terrible événement.

Tout d'abord, elle est contrainte de quitter son école, ses amis ainsi que toutes ses habitudes pour aller habiter une autre ville, celle de son père, Arnaud, qu'elle connaît à peine. Lorsqu'elle arrive chez lui, elle se rend compte que ce n'est pas vraiment le luxe.Il essaie d'engager la conversation mais ça n'aboutit pas. Elle est déçue car elle n'a pas sa propre chambre, mais elle n'a pas le choix, elle doit s'adapter.
Quelques jours après son arrivée elle décide de reprendre les cours, dans un lycée où elle se sent un peu à l'écart car il n'y a pratiquement que des Blacks.
Mais dès le premier jour, elle sympathise avec Alexia, qui lui présente ses amis. Un soir, elle lui propose de sortir dans une boîte branchée. Au cours de cette soirée, Naomie rencontre le frère d'Alexia,Erwan un garçon intelligent qui souhaite devenir médecin. Le feeling passe bien entre elle et lui , puis ils apprennent à mieux se connaître et ils se rendent compte qu'ils ont un point commun, Erwan pratique lui aussi de la danse, mais du Hip-Hop.
Beaucoup d'affinités se créent entre eux, il s'aperçoit que Naomie danse vraiment bien, que c'est une fille à la fois intelligente et mignonne, alors il s'interroge et se demande pour qu'elle raison elle n'essaie pas de passer une audition puisqu'il considère qu'elle a une chance de parvenir à quelque chose. Il finit par lui poser la question. Elle parvient à se confier et raconte le grand malheur qui s'est produit dans sa vie, elle lui explique que depuis ce jour elle ne veut plus exercer la danse, elle considère que c'est de sa faute si sa mère est morte, bien que, pour elle, la danse soit sa grande passion. Erwan décide alors de l'encourager à reprendre la danse pour pouvoir accéder à son rêve: celui d' entrer dans une grande école. Il réussit à la convaincre, en lui promettant pendant toute la durée de son expérience d'être à ses côtés. Il lui propose d'apprendre à danser le Hip-Hop après les cours, Naomie veut bien essayer, et décide de s'inscrire pour se présenter à l'audition. Pour pouvoir passer le concours, elle doit inventer son interprétation. Tous deux décident de faire un mélange de classique et de Hip-Hop, qui donnera lieu à du contemporain.
Un soir, en sortant des cours, son père lui a préparé une surprise, il lui a aménagé une chambre. Naomie touchée par ce geste, décide de faire un effort et commence à avoir de meilleures relations avec lui. En revanche, les copains d'Erwan se posent des questions, leur ami les côtoie de moins en moins, cela ne leur plaît pas du tout qu'Erwan les laisse tomber, surtout pour une fille à la peau blanche. Alors, un de ses amis, Cyril, lui propose d'effectuer un casse. Erwan est hésitant au début, mais Cyril l'influence, en lui disant que, depuis qu'il connaît cette fille, il n'est plus du tout le même. La veille de son audition, certains d'entre eux s'occupent d'aller voir Naomie pour profaner des menaces sur la relation qui existe entre eux. Dans l'après-midi, elle voit Erwan, et décide de ne rien dire à propos de ce qui c'est produit, mais essaie de lui faire comprendre que dans ce milieu pour un noir et une blanche, l'amour n'a pas sa place.

Le jour de son audition, Naomie attend Erwan en espérant que malgré ce qui s'est produit, il préfèrera l'accompagner plutôt que de participer à ce casse qui ne lui apportera que des ennuis, mais Erwan ne vient pas, elle ne peut plus l'attendre, pour elle c'est l'heure de partir au théâtre. Arnaud lui propose alors de l'accompagner pour ne pas qu'elle effectue cette démarche toute seule, car il sait bien que pour elle c'est une dure épreuve. Naomie accepte avec grand plaisir. Elle entre en scène et commence son interprétation. Au fond de la salle elle aperçoit Erwan, et cela interrompt la danse. Erwan monte sur la scène, il lui chuchote que c'est elle qu'il a choisie et qu'il est là pour la soutenir, qu'elle n'a pas à s'inquiéter, elle va y arriver, il faut qu'elle est confiance en elle. Le jury, impatient, demande à Naomie de recommencer. Enfin prête, la musique redémarre, son visage s'épanouit et son corps suit le mouvement de la mélodie. Les juges sont impressionnés par son interprétation, ils l'acceptent sans hésiter pour entrer dans la plus grande école de danse. Pour elle, c'est le plus beau jour de sa vie.

 
 

 

Vénus Jeanne d'Arc - Elisa Bernard

C'est par une nuit d'hiver que Jeanne D'Arc relatait ses aventures à ses amis, les 4 X : Vano, Axte, Obé, Véranjéto.
Dehors, le paysage était blanc, des flocons tombaient et recouvraient de blanc la vallée.

Ce soir-là, Jeanne avait préparé le plat préféré de ses invités : quatre énormes sangliers qu'Obélix cueillis sur la route.
Astérix, le plus vaillant de tous, alimentait le feu qui soudain embrasa la longue barbe de Panoramix qu'il vient de balancer derrière son épaule ;

" Attention Pano ! Ta barbe prend feu ! " s'écrie Jeanne qui saisit le pichet d'eau en balançant le contenu sur sa longue barbe avant qu'elle ne brûle toute entière.
Quand le souper fut et que tout semblait calme, elle raconta :

" Tout d'abord j'ai reçu un parchemin de Joseph et St. Pierre, m'informant que je devais escorter Charles VII à Reims, afin qu'il soit sacré Roi de France. Lorsque je fis part à la cour de mon intention, ils eurent des soupçons, alors je leur ai donné le numéro de téléphone de là haut. Après vérification de l'authenticité du parchemin, j'ai intégré l'armée de Charles VII avec laquelle je suis allée délivrer Orléans. Les p'tits anglais, on les a eus les doigts dans le nez !!! ".

Obélix : " Ahhhh Berkkk ! mais pourquoi est-ce que tu as mis du persil dans mes sangliers ?! C'est dégoûtant !! "

Astérix : " Tu ne vois donc pas que Jeanne nous raconte son histoire là ?? Tu pourrais au moins écouter !!! ".

Jeanne : " Ce n'est pas grave, allons "

Il faisait très chaud dans la pièce, les pichets de vin étaient presque vides et la cheminée dégageait une chaleur hors du commun ; la sueur coulait le long de la barbe de Panoramix, les ailes du casque d'Obélix fléchissaient, les bretelles d'Obélix se détendaient et Vercingétorix était sorti se rafraîchir.
Finalement, Jeanne, rouge écarlate ôta sa perruque et annonça : " Je me suis fait couper les cheveux !! ".

Les 4 X poussèrent un AAAAAAAAAHHHH de stupéfaction, Jeanne, les voyant ébahis de la sorte leur demanda si c'était sa nouvelle coiffure qui ne leur plaisait pas et tous se tordirent de rire jusqu'à épuisement.

Jeanne : " C'est ma petite nièce, Mireille, qui m'a coupé les cheveux, et je trouve qu'elle s'en est très bien sortie ; ça s'appelle une coupe au bol".

Obélix : " Ça ne serait pas plutôt la coupe " Raz le bol " ?

" Ne retardez pas le dîner avec vos idioties, je compte bien savoir comment a fonctionné ma potion lorsque Jeanne était sur le bûcher ! " s'exclama Panoramix.

" Oui, j'ai croisé un paysan qui m'a averti que j'étais recherchée. Sachant cela, je me suis rendue à cheval chez Panoramix, lui exposer ma situation ; Il m'a préparé une potion ; " L'INXTINCTOR-X ". J'ai accroché la fiole à une corde autour de mon cou, ainsi camouflée sous mes habits.
Effectivement, deux jours après, j'étais capturée par Jean de Luxembourg qui m'échangea seulement pour dix milles écus aux anglais !
Ce fut pour moi un dur moment ; alors que deux gardes me conduisaient au bûcher installé à mon intention, les paysans me lançaient des cailloux, je ne percevais pas leur visage, juste leur regards mesquins, lancés par de petits yeux malicieux et j'entendais leur cris de bêtes sauvages.
Au pied du bûcher, je demandais une dernière faveur aux gardes ; qu'ils m'accordent un dernier petit alcool ; l'INXTINCTOR-X de Pano, mais ça, ils ne le savaient pas.
J'avoue que j'étais très anxieuse quant à l'efficacité de la potion. "

Astérix : " Et tu as bien raison car lorsque tu vois comment est devenu Obélix, tu peux te poser des questions… HAHAHA !

Obélix : " Dis Donc qu'est-ce que tu insinues par là ?? "

Pano : " Vous n'allez pas commencer maintenant !! Obélix c'était un accident lorsqu'il est tombé dans la marmite ! Taisez-vous je veux connaître la suite ! "

Jeanne en profita pour ouvrir sa chemise, elle portait un débardeur rouge qui épousait ses formes, de quoi faire taire ses amis, puis elle s'étira sur la chaise en passant les mains dans les cheveux qui lui tombaient sur les yeux.

Vercingétorix, un peu troublé, et qui n'était pas seulement intéressé par l'action de l'INXTINCTOR-X, lui demanda si elle avait fait des rencontres depuis le jour où ils s'étaient vus.

Jeanne : " Oui, j'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de monde, surtout en Angleterre ; Benny Hils, Mister Beans, les Sex Pistols et aussi Jack l'éventreur qui lui, malheureusement ne possédait pas d'INXTINCTOR-X.

Pano s'impatientait en voyant le temps passer et insista sur la suite ; " Bon et alors, le bûcher… ".

Jeanne : " Lorsque je vis les gardes s'approcher, tenant leur grandes torches enflammées, je manquai de m'évanouir, mais que nenni, ma rage de sortir vivante de cette épouvantable situation dépassa toute frayeur et lorsque le feu vint à mes pieds, je les vis devenir bleus comme de la glace, et le reste du corps en fit autant.
Durant trois jours et quatre nuits, ils ne cessèrent d'alimenter le bûcher et de le reconstruire, ce qui les inquiéta à tel point que pris de panique, les paysans, les gardes et même la cour qui s'était déplacée pour assister à mon exécution s'enfuirent précipitamment lorsque l'un d'entre eux s'écria : " C'est une sorcière et elle ne mourra pas, le sort va se retourner contre nous, elle va tous nous tuer !!! ". Je ne pensais pas faire peur à ce point !

Pano : " Oui, maintenant il ne reste qu'à savoir combien de temps tu aurais pu tenir. Mais je suis fier de moi, car j'ai contribué à conserver une femme exceptionnelle !!! "

Juste à ce moment-là, un bruit sur le toi vint les interrompre :

" Qu'est-ce que j'ai entendu ? ", demanda Vercingétorix .

Jeanne : " Je ne sais pas, on dirait quelque chose de lourd qui vient de tomber ! "

Astérix : " Oui, comme si Obélix descendait du ciel et se posait sur le toit ! "
Vercingétorix sortit l'épée à la main, il fit quelque pas à reculons, mais la nuit était très noire ce soir- là, et il ne put rien distinguer.
" C'est sûrement la tempête d'hier qui a du déstabiliser la cheminée ", pensa -t-il.

Alors qu'il refermait la porte derrière lui, un bruit monstrueux les fit tous sursauter, ils passèrent du rouge au blanc en quelques secondes. Un coup de vent terrible ouvrit brusquement la porte puis éteignit la cheminée ainsi que les bougies.

Immobilisés par le froid, les quatre X ne bougeaient plus, la porte claquait, s'ouvrait et se refermait.

Dehors, quelque chose de lourd traînait au sol et se rapprochait. Jeanne inquiète, tâtonnait la table d'une main et tenta en vain de rallumer une bougie.

La " chose " était à présent dans la maison, tous sentirent des pas lourds et lents semblables aux sabots de la laitière, résonner sous leurs pieds.

Astérix sentit un souffle chaud près de lui avant que quelque chose d'humide lui frôla la joue. Le pauvre ouvrit la bouche puis s'effondra.

Obélix se rendit compte qu'il venait d'arriver malheur à son ami, d'affolement, il se mit à courir dans la maison, bousculant les autres X et Jeanne, se cognant aux meubles, s'immobilisa net, lorsqu'un autre bruit se fit entendre, suivi d'un grognement qui vint animer le silence, alors un autre coup de vent raviva le feu de la cheminée et celui des bougies ; Astérix saisi par un souffle frais et magique se réveilla.

Un renne se promenait dans le salon et un gros bonhomme rouge, à la grande barbe se releva, effarouché ; " C'est le père Noël !! " s'écria Astérix " Depuis le temps que je l'attendais !!! ".

 

 

 

 

La chanson est finie - Sandrine Courtoux

 
Un soir, comme tous les soirs, Sheila prépare la dîner pour elle et son mari Paul. Il s'installe à table, remplit son verre de vin pendant qu'elle apporte une assiette de purée avec un morceau de steak, en lui souhaitant un bon appétit. Elle s'assoit à côté de lui, quand il lui demande, d'un air désespéré ce que contient son assiette. Elle lui dit que c'est un steak/purée. Il répond que c'est un steak bouilli, et que ça ne ressemble à rien et qu'il en a assez de ses soi-disant petits plats. Contrariée, elle lui annonce qu'elle a décidé d'arrêter sa carrière pour se consacrer complètement à la cuisine. Furieux, il quitte la table sans même avoir touché à son assiette.
Plusieurs jours passent, et ils ne se parlent toujours pas.
Aujourd'hui, elle donne un grand concert au Zénith. Il hésite à y aller et après quelques minutes de réflexion, il décide de s'y rendre. Une heure après son arrivée, les projecteurs illuminent la scène et Sheila apparaît. Une petite femme blonde avec deux couettes, habillée d'une magnifique robe rouge envahie de paillettes. Son visage projette une grande tristesse. Ses yeux brillent, ses lèvres se pinçent. Un sentiment de timidité s'échappe de son doux visage, on dirait que c'est la première fois qu'elle monte sur scène.
Elle empoigne le micro et annonce au public qu'elle a quelque chose d'important à lui dire. Ses premiers mots ont été " J'arrête ma ….
Le public ne comprend pas. Elle insiste et dit :
" J'arrête ma carrière, je veux me consacrer complètement à ma passion qui est la cuisine."
Le public éclate de rire. Paul, furieux, quitte les coulisses, se retrouve au fond de la salle et lui jette un regard foudroyant. Il sort. Elle le voit partir et décide de le suivre pour essayer de lui expliquer ses raisons.
Elle traverse le public qui continue à rire en la montrant du doigt.
Une fois dans la rue, Paul s'arrête, se retourne vers elle et lui demande :
" Pourquoi ? Pourquoi me faire ça ? "
D'une voix triste elle lui révèle :
" Mes disques ne se vendent plus, je n'ai plus le choix, je dois arrêter moi-même avant que ce soit le public qui m'arrête. Réaliser mon rêve de petite fille, devenir cuisinière est la seule solution. "
Il essaie de la raisonner en lui disant qu'ils trouveront un nouvel auteur et que s'il le faut, elle chantera en play-back mais il la supplie de ne pas faire la cuisine. Elle reste bouche bée.
Le lendemain, au réveil, Paul se retourne vers sa femme et lui demande si elle a repensé à ce qu'il lui avait dit la veille. D'un air déterminé, elle lui confirme son choix : la cuisine.
A 10h30, lors d'un entretien avec un journaliste à la télévision, elle annonce qu'elle quitte la scène pour finir derrière les fourneaux. Le journaliste, étonné, mais le sourire au coin des lèvres lui dit : " En 20 ans de carrière, c'est la seule chose de censé que vous avez dite. Dommage que vous ne l'ayez pas chantée ! "
Aux fils des jours, en marchant dans la rue, en lisant les journaux, elle s'aperçoit que personne ne regrette son départ, au contraire, tout le monde est ravi. Les jeunes se disent : " Si Scheila est partie, les anciens pourront peut-être partir aussi. "
Quant à son mari, il la quitte, il ne supportant vraiment plus de la croiser dans la maison et encore moins ses plats. Il vit avec une artiste célèbre, jeune et riche depuis quelques temps.
Alors que la pauvre Scheila, se retrouve toute seule, mais comme elle dit :
" J'ai perdu mon mari, mes fans mais il me reste mes casseroles et elles, je suis certaines qu'elles me seront toujours fidèles et ne me décevront jamais. "
 

 

 

 

L'accouchement - Cécile Galland

Emma monte dans sa voiture, tourne la clé mais l'engin ne démarre pas. Elle insiste pendant un petit moment mais rien n'y fait. Elle décide d'appeler un taxi mais on l'informe que celui - ci ne pourra pas venir avant une heure à cause des embouteillages.
Emma n'a pas assez de temps, alors elle part et choisit de faire du stop. Plusieurs voitures passent mais ne s'arrêtent pas. Elle est désespérée et se demande :
" Pourquoi ne s'arrêtent-ils pas ? Est-ce à cause de mon look ".
Car Emma est habillée de façon bizarre. Elle porte un jean large et une jupe par-dessus et un pull assez large et elle a des piercings un peu partout. Elle décide d'aller dans une petite rue et d'enlever son pantalon et de ne garder que sa jupe.
A présent, elle est en jupe un peu courte car elle l'a relevée, quand tout à coup, une voiture s'arrête, elle monte dans la voiture. Le conducteur est un jeune homme. Dans sa tête elle se dit :
" Il a suffit que je mette ma jupe pour que l'on me prenne, c'est vraiment absurde.
Comment sont les hommes ? "
Le conducteur la regarde de haut à cause de ses habits. Elle lui explique qu'il faut qu'elle soit de toute urgence sur son lieu de travail. A ce moment- là, le jeune homme lui apprend qu'il est pompier. Emma lui demande son prénom. Il s'appelle Gabriel. Tout commence à aller pour le mieux se dit-elle.
Ils arrivent sur le lieu dit. Emma frappe à la porte mais personne ne répond, elle trouve cela étrange. Elle fait le tour de la maison pendant que Gabriel essaie d'ouvrir la porte. Il n'y a aucun signe de vie. Emma découvre qu'une porte est ouverte.
Ils entrent et trouvent la jeune femme inanimée. Emma sort son matériel et commence la réanimation. Au bout de deux minutes, elle se réveille. Emma lui demande comment elle s'appelle. Elle répond :
" Je m'appelle Amandine "
Emma lui demande ce qui c'est passé, mais la jeune femme ne peut lui répondre elle est très paniquée et n'arrête pas de répéter :
" Faites quelque chose pour mes bébés, faites quelque chose.
Emma intriguée demande ?
" Comment ça mes bébés ? Vous attendez combien d'enfants exactement ? "
La jeune femme hurle :
" Des jumeaux ! Il ne faut pas que j'accouche maintenant, ils doivent arriver dans deux mois.
Emma ne sait pas quoi faire, elle se pose beaucoup de questions :
" Dois-je l'accoucher ici ou dois-je attendre et appeler une ambulance ? "
Elle panique surtout que les contractions sont de plus en plus rapprochées et violentes.
Amandine a déjà perdu les eaux.
Emma demande conseil à Gabriel puisqu' il est pompier, il lui répond :
" Elle ne tiendra pas le temps d'aller à l'hôpital. Il vaudrait mieux l'accoucher sur place, ce serait plus prudent, car sinon on prend le risque de la perdre, elle, et ses bébés. "
Emma suit son conseil et décide de faire sortir les bébés. Elle lui pose une péridurale et essaie de calmer Amandine car elle est très anxieuse.
En attendant, Gabriel part téléphoner pour faire venir une ambulance de toute urgence pour vite emmener Amandine et les bébés à l'hôpital.
Emma commence l'accouchement.
Au bout de quelques minutes, elle aperçoit la tête d'un premier bébé. Il sort sans problème, mais Amandine n'en peut plus, elle est très fatiguée. Emma essaye de faire sortir le deuxième bébé, mais là, il a un petit problème. Le bébé est mal placé, alors elle essaie de le tourner car il est trop dangereux de le laisser dans cette position, elle risque de le perdre.
Heureusement, elle y arrive, mais encore un problème s'impose. Il sort, mais il a le cordon ombilical autour du cou. Emma a besoin de l'aide de Gabriel car il faut qu'il coupe lui-même le cordon, mais il lui dit :
" Mon dieu, mais je n'ai jamais fait ça de ma vie, j'ai peur de lui faire mal "
Emma lui réplique :
" Ne t'inquiète pas, fais- le immédiatement, sinon il risque de mourir, espèce d'idiot "
Il y arrive !
Voilà le bébé est sorti. Emma respire et Gabriel aussi , malgré le peu d'effort qu'il a fait.
Les bébés sont sortis, ils sont tous les deux enveloppés dans une couverture chaude et pour l'instant ils vont bien mais ils sont très petits.
L'ambulance arrive en urgence pour les emmener car ils sont prématurés et Amandine a perdu pas mal de sang et ouvre les yeux difficilement.
Tout le monde part à l'hôpital.
Quelques heures plus tard, Emma et Gabriel apprennent qu'ils vont bien tous les trois, mais que les bébés vont devoir rester deux mois en couveuse. Le médecin les informe que s'ils n'avaient pas été aussi rapides, la maman et les deux bébés ne seraient pas là.
Emma est vraiment fière d'elle, et remercie Gabriel de l'avoir prise en stop. Trois mois plus tard, Emma va rendre visite aux jumeaux , elle découvre Lucas et Hugo en pleine forme et Amandine également.

 

 

 

 

Une enquête passionnante - Laëtitia Lopy

 
Paris, un matin d'hiver, il est 10 h 00. Mme Luron, en instance de divorce, se rend chez son avocate, Maître Petros. Mme Luron soupçonne son mari, M. Luron, d'avoir des activités douteuses. En effet, elle avait remarqué que son époux avait souvent de grosses sommes d'argent sur lui. Par la suite, elle découvrit en ouvrant son courrier, les relevés de banque de celui - ci. Elle était stupéfaite. La somme était exorbitante. Elle panique, se pose des questions. Ses absences sont de plus en plus habituelles, même la nuit.

Est- il proxénète ? Vend-il des produits illicites ? Pratique -t'il des activités hors la loi ?

Le mystère reste entier.

Maître Petros est une brillante avocate qui exerce depuis sept ans. A la suite de l'entretien avec sa cliente, elle contacte son associé,
M. Mirelle, un détective réputé. M. Luron travaille près d'un café.

A 15 h 05, les deux associés sont sur les lieux, dans une voiture banalisée. Quelques minutes plus tard, M. Luron arrive avec une Mercedes immatriculée CD (Corps Diplomatique). M. Mirelle le reconnaît et le photographie. C'est alors qu'une jeune femme, belle, élégante, grande, aux longs cheveux bruns et à l'air malheureux arrive sur le port. Elle semble s'approcher de la Mercedes. M. Mirelle s'empresse de prendre des clichés. La jeune femme donne de l'argent à M. Luron. Les soupçons de Mme Luron se concrétisent.

En moins d'une heure, la femme revient plusieurs fois. Tout à coup, la voiture démarre précipitamment.

M. Luron est- il attendu? A- t'il remarqué la présence du détective? Va- t'il voir d'autres personnes?

Les associés profitent de l'absence de celui - ci pour interroger la jeune femme. Apparemment, elle semble ne parler que le Russe.

Comprend -elle le français? A- t'elle peur de dévoiler la moindre information? Y a t'il un échange de papiers d'identités ?

Probablement.

Soudain, son portable sonne ! Elle s'éloigne afin d'y répondre discrètement. Maître Petros comprend quelques mots de la conversation.
La jeune fille a rendez - vous à 19 h 00 à la station de métro la plus proche : Gare du Nord.

18 h 30, M. Mirelle est sur le lieu de rendez - vous. Pendant ce temps, Maître Petros téléphone à sa cliente, Mme Luron pour l'informer de la situation actuelle.

18 h 50, M. Luron arrive en voiture. C'est alors que M. Mirelle remarque un élément très important : la plaque d'immatriculation ! Cette fois - ci elle est normale et ne comporte pas le CD, pourtant il s'agit de la même voiture.

La voiture est- elle volée? La plaque a t'elle été changée entre temps?

M. Mirelle photographie cette nouvelle plaque. C'est alors qu'un agent de police passe dans le coin. Maître Petros en profite pour l'informer de ce qui se passe. L'agent appelle du renfort par radio.

Sur ces entre-faits, la jeune femme arrive. Cette fois -ci rien ne les empêche d'intervenir étant donné que la plaque est normale.

Les agents interpellent le suspect, M. Luron. Ils lui montrent les clichés. M. Luron est conduit au commissariat.

Pendant ce temps, Maître Petros s'est éloignée avec la jeune femme. Elle lui donne une enveloppe et lui dit de s'enfuir avant que sa photographie soit affichée dans les aéroports. Dans cette enveloppe se trouve de l'argent lui permettant de quitter le pays.

M. Luron est longuement interrogé. Il reconnaît les faits qui lui sont reprochés.

Quelques semaines plus tard, le procès a lieu. Le divorce est prononcé. M. Luron est reconnu coupable et emprisonné. Mme luron est libre.

 

 

Un souvenir douloureux - Marina Scholtz

 
UN SOUVENIR DOULOUREUX -


Exaspérée par le comportement de son mari, Laëtitia mannequin professionnel veut divorcer. Malheureusement, Robert son mari est un ancien boxeur, il a un caractère assez violent. Dès que Laëtitia aborde le sujet, Robert a le ton qui monte et lève parfois la main sur elle.

8 h 00 : Comme tous les jours, Laëtitia se lève pour se rendre à une séance photo. Aujourd'hui, elle a le sourire. Cela fait 5 ans qu'elle est avec Robert. Avant son départ, elle doit prévoir 10 minutes de son temps pour lui préparer son petit déjeuner. Elle ne le reverra qu'à midi.
Pendant que Laëtitia se prépare pour sa séance photo, devant le miroir, Coralie son agent mais aussi son amie, entre dans la pièce.
- Qu'est-ce que t'as en bas du dos ?
- Je suis tombée dans les escaliers en partant ce matin, lui répond Laëtitia d'une voix tremblante.

Coralie se rend compte qu'elle ment (elle me prend pour qui, on ne se fait pas un bleu de cette taille en tombant dans les escaliers), mais pour ne le lui faire voir, la rassure en lui disant qu'elle va appeler la maquilleuse pour camoufler ce bleu.

11 h 00 : La séance photo est terminée. Coralie demande à Laëtitia de la ramener chez elle.
Pendant le trajet, ne pouvant plus s'empêcher de se taire Coralie redemande à Laëtitia :
- Que t'es tu fait au dos ?
Laëtitia surprise d'entendre son amie lui reposer la même question, lui répond :
- Je te l'ai déjà dit, je suis tombée dans les escaliers en partant à la séance photo.
Coralie pas satisfaite de la réponse de son amie, lui dit :
- Ne me mens pas Laëtitia, je vois dans ton regard que tu es inquiète. Que se passe-t-il ?
- Rien, lui répond elle d'un ton sévère.
Enervée Laëtitia accélère.
La voyant à bout de nerf, Coralie lui demande de stopper la voiture et lui dit qu'elle continuera le chemin à pied.
Laëtitia fait ce que lui demande son amie et repart chez elle.

11 h 30 :Laëtitia rentre chez elle, il lui reste 30 minutes pour préparer le repas avant que Robert ne rentre du bar du coin.

11 h 50 : Plus que 10 minutes avant l'arrivée de Robert. Laëtitia a peur de le voir rentrer saoul comme tous les jours. Elle redoute le moment où il va pénétrer dans l'appartement.

12 h 00 : Robert arrive. Il est calme, s'assoit à table face à la télévision et ordonne à Laëtitia de le servir. Celle-ci lui apporte son plateau toute tremblante et repart dans la cuisine pour manger.
Après 30 minutes passées à table chacun de son côté, Robert va s'affaler dans son fauteuil pour faire la sieste.
Pendant ce temps, Laëtitia range la table, fait la vaisselle et le ménage.

14 h 00 : Laëtitia entend la porte claquer. Robert vient de partir, sans dire à Laëtitia où il allait. Mais elle le sait, comme tous les après-midi, Robert va jouer aux courses de chevaux dans un bar. Pendant que Robert dépense l'argent du ménage, Laëtitia doit aller faire les courses pour le repas du soir.


16 h 30 : Laëtitia rentre du supermarché. A sa grande surprise, elle aperçoit Robert dans son fauteuil.(aurait-il pensé à notre anniversaire ?)
Entendant la porte se refermer, Robert crie à Laëtitia :
- Où étais-tu sal…. ?
Laëtitia comprend que Robert a perdu aux courses comme d'habitude et n'est pas revenu pour leur anniversaire.
- J'étais au supermarché, lui répond-t-elle terrifiée.
Voulant détendre l'atmosphère Laëtitia lui demande :
- T'arrive tôt aujourd'hui. Comment ça se fait- il ?
- Fais pas ch…, lui rétorque Robert lançant sa bouteille de bière contre le mur, et levant la main sur elle.
Les coups ne cessent de pleuvoir.


Laëtitia se réveilla en sueur.
Elle se tourna dans son lit pour regarder qui était à côté d'elle.
Elle s'aperçut avec soulagement que c'était Kévin et que son calvaire avec Robert n'était qu'un souvenir douloureux.

 

 

 

 

Les bijoux de Lara - Séverine Le Besq

 

C'est l'histoire de Lara Croft qui est en mission en Tunisie pour voler des bijoux.
Ces bijoux lui ont été légués par ses parents qui sont morts lorsqu'elle avait une vingtaine d'années. Lara a été obligée de les vendre pour pouvoir survivre. Et pour elle, c'est le moment ou jamais de les récupérer.
Lara est à son hôtel, elle se prépare pour cambrioler une villa appartenant à un certain Tom Cruise. Elle s'habille d'un pantalon et d'une veste noire pour passer inaperçue dans la nuit. Elle emporte dans son sac à dos des lunettes à infrarouges, un pistolet grappin, un appareil pour découper les vitres, une carte d'accès, ainsi que le code pour ouvrir le coffre fort contenant les bijoux…
Tom Cruise possède une des plus importantes richesses du pays, acquise en volant, puis, avec du trafic de drogue. Ce soir, il organise une soirée.
Il est 20h00, Lara grimpe sur le mur à l'aide de son pistolet qui accroche une corde à un arbre. Après avoir passé le contrôle des cartons d'invitation, il faut maintenant arriver à atteindre l'entrée sans se faire remarquer par les gardes. Elle lance en direction de deux gardes une petit grenade qui au contact du sol explose en dégageant un flash de lumière aveuglante. Pendant que les gardes n'y voient plus rien, elle se précipite sur eux, et les assomme. Elle les tire dans une pièce pour les bâillonner. Ça y est, Lara se faufile par le balcon et arrive devant une porte fenêtre. Avec l'aide d'une ventouse qui découpe le verre tout autour, elle parvient à ouvrir la porte qui donne sur le bureau de Mr Cruise. Des lasers rouges sont placés dans toute la pièce. Un seul mouvement de travers et l'alarme se déclenchera automatiquement. Mais pendant que Lara évite tous les pièges, la disparition des deux gardes est découverte. L'alarme retentit. En quelques secondes, cinq gardes arrivent dans le bureau et arrêtent Lara. Mr Cruise l'emmène dans une pièce spéciale, un endroit où se trouve une cellule. L'homme commence alors à interroger Lara sur la façon dont elle a pénétré dans le bureau et pour savoir pour qui elle travaille. Un de ses gardes interrompt l'interrogatoire pour le prévenir qu'il est l'heure de prononcer son discours, car ses invités s'impatientent. Tom Cruise ordonne alors à un des ses hommes de surveiller Lara jusqu'à son retour. La prisonnière questionne alors le garde sur le salaire qu'il touche pour faire ce boulot et lui propose de le tripler si celui-ci la libère. Le garde ne se montre pas intéressé, même s'il a un moment d'hésitation. Quelques minutes plus tard, un homme qui tient une mallette de médecin fait son apparition dans la pièce. Une fois la mallette ouverte, il en sort une seringue qui contient un liquide bleu clair. C'est du sérum de vérité, dit-il à Lara comme cela, tu nous diras tout ce qu'on veut savoir. Libère-là et attache- là sur la chaise, ordonne l'homme au garde qui s'exécute dans la seconde. A l'instant où elle est libérée, Lara se débarrasse en premier temps du garde, puis de l'homme qui n'a pas eu le temps de réagir. Elle ouvre la porte de la pièce en s'assurant que personne n'est dans le couloir puis reprend le chemin du bureau. Heureusement, aucun garde ne lui barre la route, ils sont tous occupés à assurer la sécurité de leur patron. Lara arrive dans le bureau, et réussit à éviter tous les pièges avec succès. Elle rejoint le coffre, introduit sa fausse carte puis tape la code, tout fonctionne bien. Le coffre fort s'ouvre en faisant apparaître les bijoux, qu'elle prend immédiatement. Maintenant que le plus dur est fait, il s'agit de réussir à faire le chemin sans se faire prendre jusqu'à sa moto cachée dans des buissons. Elle repasse par la balcon. Les deux gardes qu'elle avait auparavant assommés sont de nouveau à leur poste. Lara est au-dessus d'eux, et d'un saut, elle atterrit sur les hommes qui s'effondrent en se cognant la tête. Ils perdent tous deux connaissance. Elle court vers le mur où la corde n'a pas été découverte. Lara passe le mur et s'enfuit sur sa moto avec un sourire de victoire.

 

 

 

 

La pince à épiler - Priscilla Lucas

 
C'est l'histoire de Clara, une esthéticienne et de son mari Thomas qui est plombier. Clara travaille dans un institut de beauté et Thomas répare les siphons des éviers ainsi que les fuites de toutes sortes. L'histoire se passe de nos jours.

Clara est dans la salle de bain, elle aperçoit une jolie brune aux yeux verts, aux cheveux longs et raides, assez grande et mince et plutôt bien habillée. Ce n'est que son reflet dans le miroir.
Elle aperçoit quelques poils disgracieux au niveau de ses sourcils. Elle attrape sa pince à épiler et commence à les retirer. Une fois qu'elle a fini, elle veut rincer le lavabo pour enlever les poils qui sont tombés et elle s'aperçoit que Thomas ne l'a toujours pas réparé. Elle l'appelle :

" Thomas, viens voir deux minutes. "
" Qu'est- ce qu'il y a ? Qu'est- ce que j'ai encore fait ? "
" Non, je dirais plutôt : qu'est- ce que tu n'as pas fait ? Le lavabo, ça fait plus d'une semaine que tu ne l'as pas réparé. "
" Oui, mais tu sais, je fais ça toute la journée et j'en ai vraiment plein le dos de travailler. "
" Oui, peut être, mais j'en ai absolument besoin de ce lavabo. "
" On verra plus tard. "
" Non, de suite ! "

Elle se jette sur lui, l'attaque avec sa pince à épiler et lui arrache les poils du nez. Son mari, sous la torture, accepte finalement de réparer le lavabo.
Mais en démontant le siphon, quelque chose d'assez étrange se jette sur lui.

C'est un petit Pilosite. Jusqu'à là, rien de méchant : le Pilosite est une petite bête de vingt centimètres de long, pas très large, pleine de poils qui vit dans l'eau et dans les endroits humides.

Il met la bestiole sur le côté et continue à réparer le lavabo. Après avoir terminé, Thomas la montre à Clara.
Elle la trouve mignonne mais puante. Elle décide donc de la laver. Elle lui fait un shampooing et au moment de la sécher, elle se débat. Thomas aide Clara à la tenir qui attrape le sèche-cheveux.
Une fois sec, le Pilosite se transforme soudain en un horrible Pilosorus, une horrible créature, pleine de poils hérissés, avec des griffes et des dents pointues comme des aiguilles. Elle possède des yeux globuleux ainsi qu'un museau à trois narines.

Le monstre se jette sur Thomas, lui mange les yeux et lui arrache le cœur. Clara affolée attrape sa pince à épiler et venge la mort de son mari. Elle réussit à maîtriser le Pilosorus et lui arrache un à un les poils de son corps. En dernier, les poils du nez et des oreilles car ce sont les endroits les plus sensibles.
Clara lui dit :

" Alors, on fait moins le malin maintenant ! "

Et là, le Pilosorus déclare forfait. Il n'arrive plus à supporter cette violence. Il redevient gentil grâce à l'humidité de sa transpiration, causée par le stress.
Il console Clara qui est très triste de la mort de Thomas. Il se blottit au creux de son cou, se met à ronronner et à lui faire des léchouilles.

" Clara, je me sens beaucoup mieux, plus féminine depuis que tu m'as fait une épilation. "
" Ah tu es une femme ? ! "
" Mais tu n'as pas remarqué mes mensurations ? Et ma couleur de peau ? "
" Je ne connais pas les caractéristiques de ton espèce, c'est donc pour ça que je ne l'ai pas remarqué. "
" C'est vrai que ma race est assez complexe, et si tu le veux, je pourrais tout t'apprendre. "
" Oui, no soucy ! Ce qui est certain, c'est que je ne te sècherai plus jamais car j'ai vu les dégâts causés sur Thomas. De toute façon, il ne faisait jamais les choses à temps. Bon débarras ! ! ! "

La fin est un peu tragique car Thomas est mort brutalement mais le lavabo est réparé et Clara à une nouvelle amie.

 

 

Le Bien et le mal - Aurélie Manieu

 
Un soir, dans une boîte de nuit, une jeune femme Mathilde était assise au bar avec un verre de gin à la main. Après quelques heures de solitude, un jeune homme prénommé Enrique vint faire sa connaissance. Il l'invita à boire d'autres verres, elle se laissa entraîner. L'alcool commença à faire son effet.

Voyant l'état dans lequel elle était, il l'invita à passer la nuit chez lui. Une demi-heure plus tard, ils arrivèrent. Elle était tellement fatiguée qu'elle se dirigea directement sur le canapé. Il la rejoignit et lui fit le grand jeu. Elle se laissa emporter par son charme…

La nuit passa, elle se réveilla en sursaut, dans un grand lit, où les draps étaient rouges, ainsi que l'ensemble de l'appartement : les murs, le plafond, le sol, les accessoires, les meubles…
Puis elle se souvint que lorsqu'elle était arrivée avec Enrique, elle avait vu un panneau " Avenue de l'enfer ". Elle se posa beaucoup de questions :
" Que c'est-il passé ? Qu'est-ce que je fais ici ? Comment ai-je fait pour atterrir dans cet endroit morbide, mais où est Enrique ? ". Il lui manquait déjà.

Un bruit de clé dans la serrure retentit, c'était le jeune homme qu'elle attendait impatiemment depuis deux heures. Il avait dans la main droite une petite poche dans laquelle se trouvaient quelques croissants et des pains au chocolat (de la boulangerie du coin).

Ils déjeunèrent ensemble, puis après avoir bien mangé, elle alla se doucher. Un quart d'heure plus tard, elle sortit de la salle de bain avec seulement un drap de bain qui recouvrait tout son corps, et se dirigea dans la chambre pour s'habiller. Sur le lit, Enrique était allongé avec une rose " rouge " qu'il tenait entre ses dents. En entrant dans la chambre, elle le vit et laissa tomber sa serviette, émue.

Elle s'approcha et l'embrassa, puis commencèrent les choses sérieuses… Il l'embrassa sur tout le corps en commençant par les lèvres, le cou, la poitrine, le ventre. Arrivant sur le bas-ventre, il s'aperçut qu'elle n'avait pas de sexe. Le temps se suspendit un instant. Enrique s'arrêta brusquement. Il se rhabilla il partit dans le salon en claquant la porte.

Pauvre Mathilde, elle ne comprenait pas ce qui c'était passé. Elle le rejoignit pour avoir une explication :
" Qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi tu es parti comme ça, sans rien dire ?, lui demanda-t-elle.
- Hé bien c'est simple, j'ai été paniqué par le manque de ta partie génitale.
- Ah ! ! Parce que tu ne savais pas que j'étais un ange ! !
- Quoi ? Notre amour est impossible alors !
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas comment te dire ça, c'est pas facile, en fait, je suis un démon…
- Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ?
- Et toi ! Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu étais un ange ?
- De toute façon, je ne vois pas ce que ça change, car j'ai des sentiments pour toi, et je ne peux pas faire une croix sur nous deux comme ça ! ! !
- Je comprends, je suis dans le même désarroi que toi ! !
- Alors qu'allons- nous faire ? lui demanda-t-elle d'un air inquiet.
- Je te propose un pacte : soit on se sépare car on ne peut pas rester ici dans ces conditions, soit on fuit les nôtres.
- J'opterai pour la deuxième solution ! !
- Tu en es bien sûre ?
- Oui
- Alors c'est dit, on s'en va. "

Quelques jours plus tard, ils se retrouvèrent sur une île déserte qu'eux-mêmes ne connaissaient pas. Ils s'y installèrent. Leur petite vie paisible ressemblait à la vie de tous les couples qui s'aiment. Ils passèrent les plus beaux moments de leur vie, cachés des autres… Jusqu'au jour où, Démonus, le petit fils du grand maître des démons les vit. Dès cet instant, il alla tout répéter à son grand-père. Ils décidèrent de tuer Mathilde.

L'être lumière, la petite étoile qui veillait sur l'ange, entendit la discussion entre ces deux cruautés et alla en parler à sa protégée durant l'absence d'Enrique. L'ange étant dans le désarroi le plus total, ne sut que faire et attendit le retour de son cher et tendre.

Une longue discussion s'engagea donc. Elle ne savait plus si elle devait rester ou partir retrouver ses proches. C'était Enrique qui avait tout manigancé pour qu'elle se fasse tuer par sa famille, elle ne savait plus quoi penser de lui. Il ne savait pas comment faire pour lui prouver son amour, cela ne venait pas de lui, mais elle ne voulu rien entendre, ensuite. Il lui rappela que s'il avait voulu la faire tuer par ses proches, il ne lui aurait pas proposé de partir loin des leurs et ne lui aurait pas avoué la vérité sur ses origines… Elle comprit enfin, après plusieurs heures de disputes que ce n'était pas lui le coupable et ils décidèrent de partir annoncer à leurs familles respectives leur amour et leur union par les liens sacrés du mariage.

Après tout ça, ils allèrent faire une promenade pour profiter du paysage une dernière fois. Enfin, c'est ce qu'ils croyaient car à peine eurent-ils prononcé ces mots, que Démonus et l'être de lumière débarquèrent. Ils les prirent de force pour les ramener sur terre.

Les deux amants se retrouvèrent assis sur une gigantesque chaise électrique. On se serait cru au conseil des prud'hommes : il y avait d'un côté les anges et de l'autre les démons, au milieu, Mathilde et Enrique avec un défenseur pour chacun d'eux. En face, le grand maître des démons qui servait de juge.

Après quelques heures de débat, le verdict tomba : personne n'était coupable car on ne peut rien contre l'amour. Ce conseil permit aux deux familles de se réconcilier et de célébrer le mariage de leurs enfants.

Ce fut le plus grand mariage de l'univers. Depuis le commencement de l'ère des temps, jamais deux personnes qui n'étaient pas du même monde n'avait pu s'unir.

Depuis ce jour, il n'y a plus aucun soucis de désaccord entre les familles. Comme quoi, malgré les différences, l'amour triomphe toujours.

 

 

 

Les méchants n'ont qu'à bien se tenir - Béatrice Sanchez

 
Le jeudi 4 septembre au matin, Judith, une brillante avocate qui rentre de vacances, se rend à son cabinet.

Soudain, vers 10 heures, le téléphone sonne. C'est le commissaire de police DURANT qui la convoque tout de suite au commissariat de Bordeaux. Judith raccroche, prend son manteau et part aussitôt sachant qu'elle va traiter une nouvelle affaire.

En effet, lorsqu'elle arrive au commissariat, rue Castéja, Monsieur DURANT lui expose la situation des tableaux volés au musée des beaux-arts et l'amène dans la salle d'interrogatoire où le voleur, Arsène, 28 ans l'attend.

Arsène fut placé dans un foyer à l'âge de 8 ans par la DDASS car ses parents, condamnés à perpétuité pour vol, étaient morts en prison.

Judith rentre dans la salle et se présente :
" Bonjour, je suis votre avocat commis d'office ",
et commence son interrogatoire.
Arsène se trouve immédiatement sous le charme de Judith car celui-ci aime les femmes de caractère.
Une fois l'interrogatoire terminé, Arsène est ramené dans sa cellule en hurlant à qui veut l'entendre qu'il est innocent.

Judith se rend là où Arsène fut arrêté afin de trouver d'éventuels indices. Elle demande au veilleur de nuit de lui montrer l'enregistrement vidéo du mercredi 3 septembre au jeudi 4 septembre 2002. En visionnant la vidéocassette, elle flashe sur une scène où elle voit une chose briller. Judith la repasse au ralenti et voit que cette chose appartient à Arsène puisqu'elle tombe de son veston.

En sortant de la salle de contrôle du musée, elle se rend sur le lieu et trouve à terre, caché derrière un socle, un stylo en or. Puis, en regardant de plus près, elle lit sur le stylo des initiales " A.L. " gravées dessus avec un diamant dans la boucle du " A ".

Le 10 novembre, le jugement du voleur, qui plaide toujours non-coupable, arrive. Judith le défend tout de même, sachant que toutes les charges sont retenues contre lui.

Le procès débute et Arsène est interrogé par l'avocat de l'accusation qui lui demande d'avouer ses vols. Arsène refuse alors qu'il avait juré de dire toute la vérité. Mais Arsène ne croit en rien et se fiche de tout, sans respect pour personne sauf peut-être pour Judith qui, tout à coup, se lève et dit au juge qu'elle a fait une liste de tous les noms qu'Arsène lui avait donné lors des différents interrogatoires :

" C'est la pièce à conviction n° 1, qui contient également les aveux des complices déjà emprisonnés en ce moment même au pénitencier de Gradignan pour une peine de 15 ans. "

Arsène, qui croyait depuis le premier jour où il avait vu Judith, qu'elle marchait avec lui, se sent trahi mais continue à nier.
Puis, alors qu'il veut se défendre seul, il accuse devant toute la cour, les agents de police qui l'ont arrêté de lui avoir volé son stylo en or.
Judith se souvient alors du jour où elle a visionné la vidéocassette au musée et a récupéré le stylo d'Arsène. Elle réplique donc :

" Monsieur le juge, j'aimerai ajouter une pièce supplémentaire au dossier : c'est le stylo en or de l'accusé avec ses initiales, trouvé sur le lieu du vol au musée des Beaux-arts. "

Arsène comprend que Judith ne l'a fait qu'espérer du début à la fin. Elle l'a manipulé en usant de son charme pour lui soutirer toutes les informations nécessaires concernant les complices.

Le tribunal de Bordeaux condamna Arsène à la prison à perpétuité.

 

 

 

 

Un moustic peut cacher un taureau - Ericka Maurichon

 
C'est l'histoire d'une très grosse princesse Fiona qui était myope et amoureuse de Moustic le garagiste qui était autrefois Prince. Elle était la femme la plus grosse de notre époque avec des melons aussi gros que des pastèques, et lui était aussi maigre q'un poireau, tellement léger qu'il se penchait au moindre coup de vent. Ils ne ressemblaient à rien et pourtant ils s'assemblèrent.

Un jour, Fiona s'épilait le maillot au balcon de son château quand Moustic le kiki vint lui demander :
" Veux-tu faire du sport en chambre ? "
Elle alla chercher sa crème fraîche , ce qui n'a aucun rapport. Mais avant de commencer à manger, elle se mit un string Taille 92. Puis ils allèrent dans les près au milieu des vaches.

Fiona prit la course en main tandis que le garagiste suivait pas très loin. Tout d'un coup. Ce fut la manœuvre de Moustic qui mit son beurre dans la barbe à papa. Et quand la grosse princesse se retourna, il n'y avait plus de Moustic.
Elle cria :
" Kiki… Kiki … "
Il s'était envolé avec ses deux petites ailes. Elle se retrouva toute seule. Mais voilà, elle était tellement aveugle qu'elle ne voyait pas le taureau derrière elle.

Et non ce n'est pas ce que vous croyez ! Il ne l'a pas embrochée mais il l'a invité à danser un tango tout en entamant la chanson :
" C'est au pied, au pied d'une montagne que vivait en Espagne un gros troupeau de bœufs, bœufs, bœufs et ces bœufs avaient pour compagne une vache aux yeux bleus, bleus, bleus. Tous les bœufs, tous les bœufs, tous les bœufs aimaient la vache mais la vache qui était vache n'en aimait aucun d'eux car elle aimait un taureau… palapapa… qu'elle avait vu à Bilbao… palapapa… à la foire aux bestiaux, qu'il était beau, qu'il était gros, c'était un vrai taureau costaud… Olé ! "
Eh oui, il l'avait prise pour sa vache, quelle horreur !

Après tout ça, elle avait une faim de grosse princesse. Elle l'emmena avec sa tondeuse volante chez Dracula, un château voisin, pour se faire une bonne brochette de gras. C'en était fini pour le taureau. Et là quand elle vit Dracula et ses grandes dents, elle eut le coup de foudre et se maria la tête en bas.

 

 

 

 

La naine de jardin - Perrine Mélique

 
Gnomette parcourt tous les jardins de France à la recherche de son kikounet.
Depuis 5 ans, elle le cherche sans désespérer de le trouver un jour.

Un matin, pour échapper à un chien féroce, Gnomette se cache dans un buisson et sans le vouloir, broie toutes les noisettes qu'un écureuil vient de récolter.
L'écureuil, fou de rage, se précipite sur Gnomette pour lui mettre une raclée, mais en rien de temps, elle sort de son sac une hache et transforme l'écureuil en ravissant manteau de fourrure et dit à haute voix :
" Et les hommes osent dire qu'une femme ne sait pas se défendre ! ".

Elle continue son chemin et le voit, là, debout devant la porte d'entrée d'une très jolie maison. Il est super beau, il est torse nu, porte un jeans très moulant et un bonnet noir qui dissimule sans doute de très grandes oreilles !
Gnomette, elle, est très belle, elle a des cheveux mi-longs couleur prune, elle n'est pas très grande (ce qui est normal pour une naine de jardin). Elle porte un pantalon taille basse en cuir bordeaux avec une ceinture à la Shakira de couleur noire et un petit débardeur noir avec la veste de cuir assortie au pantalon. Ses chaussures sont noires, pointues et ressemblent à des babouches.
Son maquillage est discret et ne dissimule rien, car elle a une peau sans imperfection.

Gnomette ,éblouie par cet homme décide d'aller lui parler.
" Bonjour, je m'appelle Gnomette et toi ?
- Moi c'est Théo
- Théo, c'est très beau et toi aussi tu l'es. Es-tu mon kikounet ?
- Ton kikounet ? Mais c'est quoi un kikounet ?
- Un kikounet c'est l'homme de ma vie "
Théo ne sait pas quoi dire car il n'est pas ce que pense Gnomette.
" Et bien Théo ; tu ne dis rien ?
- Euh, si… Où as-tu trouvé ce magnifique manteau ?
- Oh, il te plait ? C'est de l'écureuil qui me cherchait des noises ! Si tu veux je te le donne. Il fait manteau de fille mais tu peux aussi t'en servir de couvre lit !
- Oui, il me plaît, et oui, je veux bien que tu me le donnes si ça ne te dérange pas trop. "

Gnomette avec un superbe sourire lui offre son écureuil mort et après cinq heures de discussion, Gnomette pose une question troublante pour Théo.

" Alors Théo, c'est quand qu'on se marie ? Cela fait longtemps que j'attends moi.
- Quand on se marie ? Ecoute Gnomette, il est vrai que tu es une fille merveilleuse mais je dois t'avouer quelque chose
- Tu as déjà une fiancée je suis sûre.
- Non pas du tout mais je suis homosexuel.
- Ah bon ! mais pourquoi ? Je te plais pas ?
- (Théo avec un petit rire) Si, tu me plais et si j'étais hétéro cela aurait été un plaisir pour moi d'être ton kikounet, mais je préfère les hommes et c'est comme ça. Je suis désolé pour toi car tu mérites d'être aimée.
- Non, ne t'en fais pas, je comprends. Ce n'est pas grave. Je suis heureuse d'avoir fait ta connaissance. Si tu le veux bien, j'aimerais qu'on reste en contact car je t'apprécie vraiment.
- Bien sûr, pas de problème ; moi aussi je t'apprécie beaucoup. "

Gnomette et Théo échangent leurs numéros, puis Gnomette part poursuivre sa quête.
La nuit tombe et Gnomette est très fatiguée. Elle aperçoit une balancelle sous le porche d'une maison et décide de passer la nuit dessus.
Le lendemain matin en se réveillant, elle voit un garçon penché au dessus d'elle.
Assez surprise de voir quelqu'un qui la fixe, elle fait un bond et se redresse très vite.
La personne qui la fixe est un nain de jardin, assez beau. Il porte un chapeau pointu vert, un pantalon marron, un tee-shirt blanc, il est pieds nus.
Il s'assied sur la balancelle à coté de Gnomette et lui dit :

" Bonjour, je suis le propriétaire de cette balancelle. Je m'appelle Gnome. Que fais-tu ici ? Tu es perdue?
- Bonjour, moi, c'est Gnomette, et non, je ne suis pas perdue, je me suis juste endormie ici hier soir. Je suis désolée pour la gêne que je vous cause.
- Tu ne me gênes pas du tout, au contraire, je suis heureux qu'une aussi jolie jeune fille ait atterri chez moi.
- Merci beaucoup pour le compliment.
- Il n'y a pas de quoi. Je le pense. Tu veux entrer à l'intérieur ? Je viens juste de faire des beignets à la framboise.
- Oui merci. Il est vrai que cela fait longtemps que je n'ai pas mangé de pâtisseries.

Ils entrent et prennent leur petit déjeuner en tête-à-tête.
Au cours de ce petit déjeuner, Gnome apprend pourquoi Gnomette se trouvait là, la connaissance de Théo et la bataille avec l'écureuil.
Tous les deux se plaisent mutuellement et très vite tombent amoureux.
Gnome est célibataire et hétérosexuel ce qui ne déplait pas à Gnomette.
Gnome invite Gnomette à passer la semaine chez lui et plus si affinité.

Vingt ans plus tard, on les retrouve tous les deux formant une magnifique famille avec leurs trois enfants : Théo (en souvenir de l'ami de Gnomette qu'elle revoit de temps en temps), Gnoma et Gnomy.

Lorsque Gnomette raconte sa rencontre avec Gnome à ses enfants elle leur dit également que l'amour vous tombe dessus même sans chercher, juste en s'endormant sur une balancelle !

 

 

 

 

Paulette et Jean Louis - Stéphanie Misson

 

Un jour, Paulette, une jeune poissonnière, rencontre Jean-Louis qui tombe amoureux d'elle. Chaque jour, Jean-Louis va acheter du poisson à Paulette, uniquement pour la voir (aujourd'hui Jean-louis en est écœuré). Ils se revoient plusieurs fois, et se marient.
Un soir, Paulette en rentrant du travail, entend du bruit chez elle, c'est un bruit de tuerie, de violence, donc elle s'inquiète et monte à toute vitesse. Paulette ouvre la porte et aperçoit Jean-Louis en train de jouer à la playstations. Elle qui était si inquiète devient très énervée.

Elle lui dit :
" Tu sors de cette maison tout de suite, j'en ai marre de toi tu ne fais rien de la journée. Dépêche toi. "

Il lui répond :
" Que vais-je devenir sans toi ? "

Et elle claque la porte.

Jean-Louis repart vivre chez sa mère. Six mois plus tard, Paulette va se promener avec Ginette sa meilleure amie dans la rue. Elles voient un SDF par terre contre un mur avec une capuche sur la tête et Paulette lui donne une petite pièce, le SDF la remercie, alors Paulette reconnaît la voix de Jean-Louis. Elle commence à parler avec lui et lui propose de l'aider à trouver du travail. Jean-Louis accepte sa proposition. Quelques jours plus tard, Paulette lui a trouvé un travail comme Marin-Pêcheur, c'est très dangereux mais très intéressant. (en fait, c'était le rêve le plus cher de Jean-Louis).

 
Lola - Julie Palenzuela
 

Lola, une femme simple, naïve, pas bien riche et seule, très seule, attendait le prince charmant ! C'était une jeune caissière de 25 ans, elle travaillait dans cette vieille superette place Rio à Bordeaux, cette vieille superette qui ne respecte même plus les règles d'hygiène et les normes de sécurité ! Pauvre Lola, un endroit minable pour une si jeune femme. Elle ne supportait plus ce travail qui la faisait finir tard le soir, et se répétait sans cesse :
" Faites que quelqu'un vienne me sauver ! "

Par une glaciale journée d'hiver, il apparut, ce beau jeune homme aux grands yeux noirs. Il était à la fois beau et mystérieux, fort et sensible en apparence, il se tenait là debout devant le rayon du poissonnier Raymond, il attendait sa morue ! Ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait, mais c'était la première fois qu'il la regardait vraiment, beaucoup de sourires s'échangèrent, Lola était à sa caisse, la numéro n°2 elle comptait la recette de la journée en écoutant la radio :
" Flash Spécial, une 5ème victime a été retrouvée près des quais à Bordeaux, c'est une jeune femme de 23 ans, un cas similaire aux quatre autres femmes ! "
" Mon dieu quelle horreur !!! Ah, mais qu'est-ce qu'il est mignon quand même, je vais lui parler, allez ! Non, non ! Je peux pas… "
La radio se remit à grésiller :
" Avis aux jeunes femmes, ne restez pas seules le soir, restez dans la lumière et soyez prudentes. Un témoin a vu le présumé coupable, il s'agirait d'un homme d'environ 30 ans, assez grand ! "
" Ah, là là quelle histoire, vivement que je sois chez moi. "

A la fermeture, ce soir- là, et comme tous les soirs, elle alla prendre son bus, le 34 B se dirigea vers place Colombo, un coup de klaxon résonna, il était là, ce beau jeune homme sans nom, dans sa voiture, il lui proposa de la ramener :
" D'accord !
Une Marlboro à la bouche, il commença à lui raconter sa vie :
- J'ai eu une enfance difficile, ma mère n'était…
Elle le coupa :
- Ah, moi aussi j'habitais dans un vieil immeuble et ma mère à moi, elle avait une sale manie, elle dépensait tout l'argent qu'elle gagnait, on avait plus un sou pour m'acheter des habits, du maquillage, alors, j'ai arrêté les cours et je me suis mise à travailler. Mais c'est la galère mon travail, je suis mal payée… !
- Je suis riche !!! lui rétorqua-t-il.
- Ah bon !? Mais enfin, c'est pas pour ça que je suis montée dans ta Porsche Carrera !, s'exclama t-elle.
- Bref, toutes les mêmes… Mais tu veux qu'on aille boire un verre ensemble ? Chez moi ?
- C'est que…
- Allez, viens, ne t'inquiète pas, je ne te ferais pas de mal, je suis pas ce mystérieux tueur !!!
- Ah ! Ah ! Ah! Tu es bête, je n'ai jamais pensé ça, voyons, bon c'est d' accord mais je ne rentrerai pas tard, demain je fais l'ouverture du magasin.
- Ne t'inquiète pas, je te dis, ne te fais pas de soucis pour demain… "

Pendant le trajet, Lola n'arrêtait pas de se poser des questions :
" Qui est-il ? Où habite-t-il ? Mais qu'est-ce que tu fais, ma pauvre Lola, tu es folle ma fille ?! Mais non, tu vas bien t'amuser ma petite Lola, de plus il a de jolies petites fesses !!! "
La voiture stoppa . Il faisait noir. Dans cette pénombre, Lola aperçut une jolie petite maisonnette, mais l'attitude du beau jeune homme avait changé, il n'était plus le charmeur d'avant, il était plus froid et plus distant. Il ouvrit la porte de la maison. Ils entrèrent tous les deux…

Quelques jours plus tard la radio de la superette grésilla à nouveau :
" Une 6ème femme à été retrouvée, une jeune femme de 25 ans… "
Ce n'était plus Lola à la caisse n°2 !

De nos jours, il faut faire attention même aux gens qui attendent du poisson !!!

 

 

 

 

Un amour perdu - Patricia Pereira

 
" Paul, il faut que je te parle. J'ai rencontré une fille super. Si tu savais, elle est CA-NON, brune aux yeux verts, douce, attentionnée et très très bien proportionnée si tu vois ce que je veux dire. "
" Eh, raconte, elle s'appelle comment ? Tu l'as rencontrée où ?
" Elle s'appelle Nina et je l'ai rencontrée au bowling.
Elle était en train de lancer la boule. Comment elle s'est pas loupée, mais bon, on ne peut pas lui en vouloir c'est une fille. "
" Espèce de macho. "
" Non, je rigole, et arrête, Théo le macho c'est terminé, t'as compris. "
" Alors ça y est, t'as craqué. "
" Ouais, je crois que je suis amoureux. "
" Eh bien qu'est-ce que tu attends, fonce, appelle- la gros bêta. "

Théo contacte Nina et l'invite au cinéma à vingt heures.

Vingt heures sonnent, Théo va chez Nina.
Elle n'est pas vraiment comme il l'avait décrite à Paul. Mais bon, les garçons il faut toujours qu'ils exagèrent.
Elle est bien brune aux yeux verts et elle a l'air d'être gentille. Elle est petite et un peu rondelette, c'est peut être pour cela qu'il a dit qu'elle était bien proportionnée.

Les jours passent et Théo s'attache de plus en plus à Nina et cette dernière s'attache de plus en plus à Théo.

Théo aime Nina car elle est différente des autres filles. Elle n'hésite pas à lui dire ses quatre vérités, elle a un caractère affreux et n'arrête pas de le jeter.
Théo comprend que les rôles sont inversés et il n'ose pas lui avouer son passé par peur d'être largué et il est tellement amoureux qu'il ne le supporterait pas.
Pourtant, pourquoi Nina le laisserait tomber si elle l'aime tel qu'il est ?

Paul, célibataire n'arrive pas à se faire au bonheur de son soi-disant meilleur pote.
Pour se venger, il va voir Nina et lui parle du passé de Théo :

" Théo est un macho, tu vas voir que quand tu vas t'attacher à lui, il va te jeter comme les autres et Dieu sait qu'il y en a eu. Regarde-toi, tu n'as pas besoin de lui. "

Nina, pas sûre de ce qu'elle vient d'entendre, préfère appeler Théo et lui dire qu'elle veut prendre ses distances.
Théo, malheureux va se confier à Paul qui se réjouit de retrouver son ami rien que pour lui.

" T'inquiète pas mon vieux, c'est pas la mort, y en a d'autres gonzesses dans ce monde sinon Dieu sait qu'on s'ennuierait. "

Les jours passent et Théo décide de contacter Nina et il lui demande ce qu'il se passe. Nina lui raconte sa discussion avec Paul.
Théo, furieux, va voir son meilleur ami, qui, entre temps, est devenu son meilleur ennemi.

Pendant leur dispute, une phrase change le regard de Théo envers Paul :

" Tu ne comprends pas, cette fille n'est pas pour toi, elle ne te mérite pas, la seule personne avec qui tu dois être, c'est moi, car moi je t'aime. "

Paul quitte honteusement et rapidement son appartement en claquant la porte.

Après ces mots, Théo se pose deux questions :
Est-ce que Paul était jaloux au point d'être égoïste ? Ou alors est-ce que Paul est amoureux de moi ?
Après tout, jamais Théo n'a rencontré une de ses petites amies.
Il quitte l'appartement de Paul et rentre chez lui.

Depuis cette discussion, Paul est parti sans dire au revoir à Théo pour essayer de l'oublier.
Quant à Nina, elle se fiche de Théo le macho, car pour elle, il est devenu Théo, le garçon qu'elle aime.

Théo n'arrivait pas à trouver réponse à ses questions, alors il préféra les oublier.

 

 

Apparences trompeuses - Emilie Seguy

Elle est belle, intelligente, elle a la trentaine, elle vit seule, elle se nomme Mélissa. Elle a de longs cheveux blonds, un visage fin, quelques formes mais pas trop disgracieuses et un piercing discret dans le nez, cela lui va à ravir.
Elle est secrétaire dans l'armée à Taverny et habite à quelques pas de son travail.

Tous les soirs, elle rentre chez elle vers 19 h et sort son chien, un petit rotweiller d'à peine 6 mois, un mâle qui s'appelle Saïan, il est très joueur. Ce soir là, alors qu'elle promenait Saïan, un homme vint à elle et lui demanda si elle n'avait pas vu son chien, un rotweiller lui aussi un peu plus âgé que le sien, et se prénomme Chacra.

Elle décida de l'aider à le retrouver. Au bout d'une heure, ils le découvrirent derrière un arbre avec une femelle. Mélissa et Ansy avait fait connaissance entre -temps. Il venait d'emménager dans la résidence, venant des Antilles, plus précisément de la Guadeloupe, et il avait emménagé ici, car dans son île il n'y a pas assez de travail. Et puis, il a de la famille ici. Bref, ils échangèrent leurs numéros, et se promirent de se revoir très bientôt.

Le lendemain soir, Ansy composa le 01.39.19.19.78 et ils se fixèrent un rendez-vous dans un restaurant tranquille à 20 h.
A 21 h, Mélissa n'était toujours pas là. Ansy l'appela sur son portable, elle ne répondit pas. Fou de rage, il prit sa voiture et arriva en trombe chez elle. Elle n'y était pas. Il rentra chez lui, énervé. Il rappela sur son portable et là un homme décrocha. Ansy coupe la communication et il ne dormit pas de la nuit.

Comme tous les soirs, vers 19 h, elle sortit son chien, ils se croisèrent, elle le salua. Il n'y fit même pas attention, elle le rattrapa et lui demanda ce qu'il avait.

Il lui rappela qu'ils avaient rendez-vous hier à 20 h au Plazza, qu'il l'avait attendue pendant 1 h , il avait essayé de la joindre sur son portable sans succès et qu' un homme avait répondu à sa place. Il lui demanda des explications. Elle éclata de rire, ce qui le mit très en colère et au fur et à mesure qu'elle rigolait, lui s'énervait, ayant horreur qu'on se fiche de lui. Un peu calmée, elle commença à lui expliquer ce qui c'était passé. En fait, il s'était trompé de numéro en inversant 2 chiffres. Il avait dû tomber sur une fille qui voulait s'amuser. Quand à elle, elle s'était rendue au Playa restaurant avec des amies et n'était pas rentrée avant vingt deux heures.

Résultat des courses, Ansy invita Mélissa chez lui. Elle hésita puis finalement accepta. Ansy lui indiqua son bâtiment et son étage. Elle alla se préparer, une heure plus tard, elle arriva chez lui. Il avait fait un plat typique de la Guadeloupe.
Elle trouva cela délicieux. Ils finirent de manger et s'installèrent sur le canapé, ils discutèrent jusqu'à deux heures du matin. Ils avaient plein de points communs : ils aimaient tous les deux le basket, les animaux…
Avant de rentrer chez elle Ansy l'embrassa, elle se laissa faire, puis il la raccompagna chez elle.

Les jours suivants, ils sortirent ensemble en discothèque, et il passa la nuit chez elle. Leur idylle dura quelques mois et au fil du temps, Mélissa, qui était très indépendante, ne supporta plus les appels d'Ansy à toute heure de la journée pour savoir ce qu'elle faisait, où elle était, et surtout détestait de plus en plus ses visites surprises, ses scènes de jalousie lorsqu'elle sortait avec ses amies.
Un soir, elle prit son courage à deux mains et lui annonça que tout était fini entre eux. Il ne l'accepta pas et partit en claquant la porte. Mélissa allait vivre un enfer. Elle commença à recevoir des lettres anonymes ainsi que des coups de téléphone au travail, chez elle la nuit, ainsi que chez ses amies. Lorsqu'elle sortait, elle se sentait épiée. N'en pouvant plus, elle se rendit au commissariat pour porter plainte. La police lui suggéra de changer de numéro, de partir quelques temps.

Quelques jours après, dans le Parisien, en gros titre, on pouvait lire :

"Un homme retrouvé mort dans sa voiture carbonisée "
Recherchons des informations sur son identité,
quiconque serait en possession d'informations,
contacter le 01.34.19.19.87.

Mélissa revint dans son appartement quelques temps après cet incident et elle vécut des jours heureux avec Saïan et Chacra.

 

 

 

 

Une vie détruite - Aurélie Utreras

 

C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Virginie, elle avait 17 ans et vivait chez ses parents dans une petite cité de Paris. Virginie avait un petit ami qui était plus vieux qu'elle, il avait 25 ans. Ils habitaient dans la même cité. Le père de Virginie n'aimait pas son petit ami car c'était un garçon de la cité qui faisait quelques petites conneries. Il s'est avéré que Virginie était enceinte de son ami, il était heureux, mais son père n'était pas au courant.

Un jour, Virginie et une amie qui s'appelait Sabrina, décidèrent d'aller faire les magasins tout en se promenant. En marchant dans la galerie, Virginie avait vu dans une vitrine des dessous féminins, une culotte et un soutient -gorge qui lui plaisaient mais ils coûtaient trop cher. Comme qu'elle n'avait pas les moyens, elle décida de les voler. En sortant du magasin, les vigiles lui demandèrent de rendre ce quelle avait volé, mais elle leur tint tête et répliqua qu'elle n'avait rien volé. Les vigiles appelèrent la police. Ils n' arrêtèrent qu'elle, sa copine pouvait rentrer chez elle.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent et l'embarquèrent au commissariat de police. Une fois arrivés, ils lui demandèrent d'aller dans une pièce pour la fouiller. Une femme policier était avec elle, la fouille terminée, la femme la laissa se rhabiller, pendant quelle le faisait, deux policiers la mataient discrètement en disant des cochonneries. Une fois rhabillée, elle les vit en train de la regarder.

Par la suite, elle fut convoquée par le commissaire pour qu'elle rende compte de ses actes. Elle lui raconta ce qui c'était passé juste avant avec les policiers. Il ne la crut pas, il croyait qu'elle racontait ça pour qu'on la laisse partir. Donc, il la renvoya dans sa cellule. Quelques heures plus tard, les deux mêmes policiers ouvrirent la cellule et la violèrent tout en la frappant. Pauvre petite, en plus, elle était enceinte et n'avait aucune défense.

Pendant ce temps là, son ami avait appris par Sabrina qu'elle avait été arrêtée par la police et qu'elle était au commissariat. Il se déplaça au commissariat pour la voir et régler le problème mais la police lui dit qu'elle l'avait relâchée. Mais ce n'était pas vrai . Ils étaient en train de la violer. Alors son ami se mit à la chercher partout. Ses parents n'étaient pas au courant.

Trois heures plus tard, ils la relâchèrent, elle ne savait plus quoi faire, elle appela son ami et lui expliqua tout ce qui c'était passé. Il la ramena chez lui et ils décidèrent de ne pas garder ce bébé. Virginie était totalement perturbée.

Lorsqu'ils voulurent porter plainte, il ne se passa rien, c'étaient des policiers et ils ne pouvaient rien faire contre eux. Mais en attendant, ils avaient gâché la vie d'une jeune fille qui n'avait fait que voler.

Une semaine plus tard, on retrouva son corps chez elle, elle s'était pendue pour ne plus souffrir de tout cela.