édito
 

PROJET PAC DU LYCEE PROFESSIONNEL DE BLANQUEFORT 2001- 2002

Responsable du projet : Soline Malécot - enseignante en arts appliqués

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Réalisation des élèves des classes de seconde et terminale gros oeuvre et ouvrage d'art

 

COMMENT NOTRE VOYAGE CULTUREL EN ESPAGNE S'EST MUE EN UN PROJET ARTISTIQUE ET CULTUREL


PROGRAMME D'EDUCATION ARTISTIQUE RELATIF AU PROJET POUR LES ELEVES DE TERMINALE GROS-OEUVRE ET OUVRAGE D'ART


INTERVENTION DE L'ARTISTE MOSAÏSTE ENZO TINARELLI

 

COMMENT NOTRE VOYAGE CULTUREL EN ESPAGNE S'EST MUE EN UN PROJET ARTISTIQUE ET CULTUREL

  • La Genèse

    L'idée de ce projet a été lancée au cours d'une discussion entre professeurs d'éducation artistique au LP de Blanquefort, le jour de la rentrée scolaire 2001 : " … et si on faisait un voyage en Espagne avec les élèves en emmenant 2 classes".
    J'ai proposé que participent à ce voyage des classes plutôt difficiles qui ne voient pas forcement leur avenir en Bac pro, et qui ne sortent pas souvent. D'un commun accord, nous emmènerions des BEP Gros Œuvre et Ouvrage d'Art seconde et terminale.
    L'idée commune pour ce voyage était Figueiras pour visiter le musée Salvador Dali. Nous lancions cette idée de projet à la réunion de pré-rentrée à monsieur Le Proviseur, Monsieur Voisin.
    Il était dommage d'aller seulement à Figueiras sans pousser jusqu'à Barcelone voir les œuvres de Gaudi et ses mosaïques d'autant plus que c'était le 150ème anniversaire de la naissance de Gaudi. Il fallait adapter l'itinéraire à nos élèves : futurs maçons, futurs ouvriers des travaux publics.
    J'ai parlé de ce projet au professeur d'atelier Victor Sanchez pour qui l'espagnol n'est pas une barrière linguistique. Ce collègue était partant pour construire ensemble ce voyage. Il devait prendre en charge une part très importante du projet, notamment sa partie financière et l'intégrer dans un PPCP (Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel).
    En réunissant le programme d'éducation artistique de BEP + la dernière plaquette couleur (remise en septembre) du ministère de l'enseignement professionnel " les classes à projet artistique pour l'enseignement professionnel ", je fis une synthèse des points essentiels pour justifier un voyage culturel avec nos 2 classes sous forme d'un brouillon de 5 pages représentant plusieurs heures de travail pour aboutir à un avant projet présentable.

 
 
  • Construction du projet

    Je déposais cet avant projet à notre nouvelle proviseur adjointe Mme Barada et nous avons organisé une première réunion d'information avec tous les professeurs de toutes les disciplines de ces 2 classes. Cette première réunion a eu lieu le 4 octobre, peu de collègues étaient présents mais l'équipe partante s'est partiellement constituée ce jour là.
    Nous étions 6, dont 2 professeurs d'éducation artistique : Patricia Voise et moi-même :Soline Malécot, un professeur d'atelier : Victor Sanchez (maillon essentiel), un professeur d'anglais : Christophe Piganeau, un professeur de sport : Alain Massabuau, et notre proviseur adjointe Suzelle Barada.
    Ce jour la, nous avons mis au point l'itinéraire, nous avons abandonné la grotte de Niaux, remplacée par une visite du château de Salses pour un itinéraire plus direct, donc moins cher en bus.
    Itinéraire retenu : Carcassonne, Figueiras, Ampuries, Barcelone, Salses.
    Je proposais de faire chiffrer ce voyage à MIJE (voyages organisés dont les catalogues traînent en salle des profs). Victor Sanchez prenait en charge le contact avec MIJE et autres voyagistes pour des devis comparatifs.
    Pour obtenir des subventions, Suzelle Barada soulevait la nécessité que ce projet soit un Projet Artistique et Culturel (classe à PAC) et de ce fait, nous avons organiséla venue d'un artiste au lycée au cours de l'année. Un artiste " mosaïste " s'imposait. Un canevas de projet artistique et culturel m'était remis et Suzelle prenait à sa charge les contacts téléphoniques aux différentes personnes du rectorat afin d'obtenir des noms d'artistes mosaïstes. Dans le même temps, je retravaillais, pour le 22 octobre, mon projet " voyage culturel " en une autre version : un voyage d'une semaine avec les élèves en constituait l'aboutissement.
    Barcelone, Parc Güell, le projet artistique devait être lié aux formes Art Nouveau de Gaudi. De plus, il me fallait déterminer une réalisation qui préparerait au voyage et pourrait trouver sa finalisation à son issue ; l'idée de réaliser des bancs au lycée me semblait séduisante.
    Le 25 octobre, je me rendis au Musée d'Aquitaine pour m'assurer que les stages d'initiation à la mosaïque proposés à de jeunes élèves pouvaient aussi convenir à mes grands élèves. Le musée étant en travaux de peinture, je ne pouvais prendre rendez-vous qu'en janvier 2002, à sa réouverture probable.
    Suzelle Barada trouve le nom d'un artiste mosaïste ayant déjà fait des interventions dans des établissements scolaires du primaire : Enzo Tinarelli. Je joins cet artiste italien dont la vie familiale et active se partage entre l'Italie du nord et le bassin d'Arcachon. Il accepte de venir et de participer à la réalisation des bancs dont les tout premiers projets sont nés en éducation artistique.
    Une nouvelle mouture de mon projet devait être élaborée avant le Conseil d'Administration.

 
cliquer sur la page ci-contre pour visulaiser l'intégralité du document présentant le projet PAC.
 
  • Le financement

    Une nouvelle réunion s'est tenue le 26 octobre pour faire le point. Madame Ségura, notre intendante, y était conviée afin d'étudier les moyens de financement. Deux nouveaux collègues s'ajoutaient aux accompagnateurs : Serge Duprat, atelier Gros-Œuvre, qui devait prendre en charge la réalisation des bancs dont les piètements sont bâtis, et Bernadette Le Bescond, secrétaire. Victor Sanchez présentait des sources possibles de financement.
    Je présentais une note émanant du " guide des administrateurs de lycées, les actions du conseil régional en faveurs des lycées " (suite à la récupération de classeurs destinés à des proviseurs mais abandonnés en salle des conseils dans notre établissement) qui nous offrait la possibilité d'obtenir une subvention de 200 francs par élève. Je craignais par ailleurs que nous n'obtenions que la moitié de cette aide financière, du fait du voyage à New Delhi organisé par un collègue Gazard Maurel pour 10 élèves l'année précédente. De plus, à cette réunion, je sollicitais les collègues pour qu'ils m'apportent des objectifs pédagogiques spécifiques à leur discipline. Les vacances de Toussaintétaient déjà là.
    Au retour des vacances, Victor Sanchez me faisait savoir que l'argent des entreprises commençait à rentrer sous forme de dons faits au foyer et que madame Ségura notre intendante avait eu confirmation que la région pouvait effectivement nous octroyer les 200 francs par élève. Je lui demandais de chiffrer le matériel dont il avait besoin pour réaliser les bancs. Victor préparait également des courriers pour les entreprises accueillant nos élèves en stage, mais aussi au maire de Blanquefort afin qu'ils nous apportent un soutien financier (je disposais d'une lettre type remise par un collègue).
    Le 15 novembre, Victor et moi nous réunissions pour déterminer l'organisme de voyage. Nous avons choisi MIJE, moins cher et habitué à la clientèle lycéenne. Nous évoquions aussi la possibilité du déplacement en métro dans Barcelone. Dans ce cas, 6 tickets par élèves seraient nécessaires.


    A la réunion du 13 décembre, les délégués élèves des 2 classes étaient convoqués. Nous avons discuté de la lettre d'information aux parents et de la nécessité d'organiser une réunion en janvier.
    Pour alléger la participation financière des familles au voyage, nous avons réalisé des sorties "sarments" (ramassages des sarments dans les vignes, stockage au lycée et vente aux adultes de connaissance : équipes éducatives, personnels, voisins, amis). Pour cela, Antonio Moretto, collègue CSTR (conducteur routier) nous a aidé. Nous sommes allés dans ses vignes et il a assuré le transport des élèves et des sarments. Nous avons aussi pu bénéficier du bénévolat des élèves avec autorisation de leurs parents, et d'enseignants plus ou moins impliqués dans le projet. Et c'est avec nos gants et nos sécateurs que nous nous sommes rendus dans les vignes durant 3 mercredis après-midi à 20 km du lycée.

  • Préparation de l'intervention de l'artiste

    Victor et moi rencontrons Enzo Tinarelli le 4 décembre pour s'assurer que les bancs dont les formes ont été pensées en éducation artistique pouvaient être réalisés à l'atelier et seraient en mesure de recevoir un décor de mosaïque. Notre artiste nous fait revoir quelques angles et épaisseurs de matériau pour la faisabilité
    Il convenait aussi de commencer à stocker des carreaux de faïence à récupérer dans les entreprises de vente de la région pour ne pas avoir trop à investir au moment de la venue de l'artiste mosaïste pour la réalisation du décor des bancs. Cela a représenté 90 kilomètres au volant de ma voiture pour une maigre mais précieuse récolte. Ma collègue devait aussi participer à cette collecte sur son trajet. Les carreaux les plus colorés provenaient des supports de présentation des entreprises (Thuon, Batimat 2000, Saldou, Wendel). Il me restait tout le travail de décollage au burin et marteau et de trempage pour éliminer la colle très performante. Au final la collecte quantitativement n'a pas été à la hauteur de mes espérances.

  • Ajournement du projet

    Le 13 décembre, malgré mes déplacements, les partenaires culturels Bibliothèque de Blanquefort et Musée d'Aquitaine n'avaient toujours pas retourné le projet avec leur cachet apposé. Un délai leur était nécessaire, le retour ne pouvait être immédiat.
    Fin janvier, nous sommes sans réponse de la région au sujet de notre projet. Nous interprétons ce silence comme une réponse négative pour cette année scolaire. Il aurait fallu que le projet soit fait avant juin 2001 ! (A cette date les équipes pédagogiques n'étaient évidemment pas constituées).
    Alors, de ce fait, Suzelle Barada décommande notre artiste Mosaïste : Enzo Tinarelli ; nous n'aurions pas de quoi le payer. Nous remettons sa venue à l'année scolaire suivante en espérant que notre artiste trouvera à nouveau la possibilité d'intervenir. Il s'ensuit que les élèves de Terminale GO OA qui auront participéà l'élaboration de la forme des bancs, ne participeront pas à la mosaïque et ne verront le travail abouti que s'ils restent élèves de Bac professionnel au sein de notre établissement l'année suivante. C'est une déception. Toutefois nous maintenons le voyage scolaire en Espagne pour la plus grande joie de tous.
    La réunion d'information pour les parents des 2 classes dont les enfants partent en voyage n'a rassemblé que 2 parents d'élèves ! Cette réunion avait été pourtant bien inscrite dans les carnets de correspondance des élèves. Victor avait préparé un goûter pour eux avec gâteaux des rois, etc. Nous avons entre collègues goûtés goulûment pour oublier la maigre participation des parents ce vendredi soir.

Texte destiné aux parents d'élèves :

POURQUOI CE VOYAGE ?

Vos enfants sont de futurs bâtisseurs qu'ils soient en gros-œuvre ou en ouvrage d'art.
Nous voulons les sensibiliser à un savoir faire artistique, celui d'un mosaïste, avec la venue d'un artiste : Enzo Tinarelli. Ils pratiqueront aussi un atelier mosaïque au musée d'Aquitaine le 6 et 12 février prochain. Ils verront des mosaïques au musée mais aussi lors de leur voyage en Espagne. Mosaïques dans les ruines d'Empuries (mosaïques romaines) et mosaïques de Gaudi dans Barcelone (19ième siècle).

Nous voulons également les sensibiliser à des architectures du passé : chronologiquement

- Ruines d'Empuries 3 siècles avant JC,
- Carcassonne cité du moyen-âge 13ème siècle,
- le Fort de Salses construit par Vauban sous Louis XIV au 17ème siècle,
- la ville Olympique de Barcelone en 1992,
- le musée Surréaliste de Salvador Dali.

  • Poursuite de la sensibilisation des élèves à la mosaïque

    12 février, j'emmène mes élèves au Musée d'Aquitaine pour un atelier mosaïque et la visite du musée, notamment des salles présentant des mosaïques romaines. Les élèves se montrent intéressés. Ma collègue fait de même avec sa classe. (Nous avons bien failli ne pas avoir de bus, celui-ci était en panne les jours précédents et personne ne me l'avait signalé).
    Pour parer à l'éventualité de la non venue de l'artiste, j'établis un projet " atelier mosaïque " dès le mois de mai 2002. Ainsi, avec ou sans l'aide d'un artiste, je compte bien mener à son terme la réalisations des bancs. Dans mes vœux pour l'année scolaire 2002-2003, je demande la classe de Terminale de BEP GO-OA, celle qui est venue en Espagne, de manière à boucler le projet.

  • Le voyage

    Le voyage a bien eu lieu du 27 au 31 mai cette année 2002.

    MIJE n'a pas tenu ses engagements pour la visite de la vieille ville de Carcassonne. Le guide n'était pas au rendez-vous. Cela commençait mal, mais les élèves se sont montrés très conciliants.
    Notre hôtel confortable avec sa piscine à Lloret de Mar a ravi nos élèves.
    Le Musée Dali à Figueiras les a surpris. " Dali plutôt déjanté ! "
    Ils ont été séduits par notre charmante guide dans les ruines d'Ampuriès. La vue sur la Méditerranée était superbe et aucun grillage n'a pu contenir l'envie de toucher la grande bleue.
    A Barcelone, le confort de notre auberge était médiocre mais aucun élève n'a pensé à s'en plaindre tant la ville était riche de découvertes. Le Parc Guëll avec ses mosaïques et surtout la Sagrada Familia laissent à tous un souvenir mémorable.
    Tous ensemble, élèves et accompagnateurs, nous nous sommes offert un menu typique au restaurant pour le dernier soir ; malheureusement Victor et moi nous sommes fait avoir comme " des bleus " car l'eau minérale apportée en bouteilles sur les tables n'était pas prévue au menu. Cela a grevé notre maigre budget. - Inquiétude !
    Vendredi 31 mai 2002, jour du retour, alors que se déroulait un match de football de coupe du monde, nous avions prévu la visite du château de Salses. Certains élèves ont préféré investir un café du village de Salses pour suivre l'évènement plutôt que la visite. Cela nous a permis de renflouer la caisse budget mise à mal la veille au soir car le règlement de l'entrée de ce château se faisait par nos soins. Au retour dans le bus, le match était une défaite. Quant aux élèves ayant choisi la visite, ils étaient ravis d'avoir vu une " belle forteresse ". Et nous, organisateurs, nous n'avions plus de problème de budget !
    Afin de réduire le voyage à un coût minimum, tous les accompagnateurs ont payé leur part. Quelques heures supplémentaires ont été versées à chacun des participants pour compenser partiellement cet investissement.

  • Quelques adresses

    · Musée d'Aquitaine : Service des publics, Tél : 05.56.01.51.04
    Fax : 05.56.44.24.36
    Armelle Bernard et Christine Bourelle s'occupent de ce service.

    · Enzo Tinarelli : via Farini, 16-54031 Carrara Italie
    Tel : 0585 55560
    Port : 349 31 53 690

  • Ecrits d'élèves suite au voyage (orthographe d'origine)

    "Le voyage a été bénéfique entre le rapport prof-élève. Je regrette de ne pas être resté à Hore del mar car l'ambiance était plus joyeuse. Barcelone était bien mais il y avait trop de monde et personne ne se connaissait. Les mosaïques prévues ont l'air interessantes. La visite du musée d'Aquitaine m'a appris quelques bases de la pose de mosaïques." Loïc A

    "J'ai trouvé la citadelle moyen-âgeuse très belle et interessant, tant à la construction tant qu'à l'histoire qui s'y raccroche. J'ai beaucoup les différentes villes par lesquelles nous sommes passés, mais surtout Ampurias. Le musée était très interessant. Elle a permi de voir comment était organisé les villes à l'époque Romain."

    "On a pu voir le travail très minuscieu que représente la mozaïc au cour des différents musées qu'on a visité. La pratique faite au musée d'Aquitaine prouve qu'il faut être passant, prendre son temps et être concentré. Le voyage était sympathique et j'ai pu voir les profs s un autre contexte. Tout était bien." Mickaël C.

 

  • Programme d'éducation artistique relatif au projet pour les élèves de terminale gros-oeuvre et ouvrage d'art

    Année scolaire 2001-2002

    Les 18 sept. 2001, 25 sept., 2 oct., 9 oct., 15 oct. : volume et perspective

    Expression du volume avant la Renaissance et depuis la Renaissance

    Les différentes perspectives : conique, cavalière et isométrique.

    Réalisations élèves sur une architecture en perspective iso. et mise en valeurs de couleur de leur production.

=> Octobre 2001, le projet artistique et culturel est mis au point.

Le 23 octobre : l'image

Présentation d'images

Initiation de base à la prise de vues photographiques.

  • Notion de formats : rectangulaire horizontal, circulaire, carré et rectangulaire vertical.
  • Notion de plans : du plan général à l'insert.
  • Notion de vues : normale, plongée et contre-plongée.
  • Notion de composition : symétrie, triangulaire et nombre d'or.

Le 6 novembre : Exercice, après observation du tableau de Vernet intitulé " construction d'une route au XVIIIème siècle "

L'élève sera capable de recréer 10 recadrages dans l'image qui respecteront la loi du nombre d'or. (Doc Vernet sur A3 et fenêtre cartonnée de 3,1 x 4,2 cm).

Le 13 novembre : Projection de diapositives sur l'Art Gothique : les éléments décoratifs du Gothique.

Exercice : par groupe de 2 ou 3 élèves, rechercher parmi les images présentées une architecture de Gaudi présentant des similitudes de formes avec les diapositives observées (doc source : Gaudi, Rainer Zerbst, Taschen).

Le 20 novembre : Etudes analytiques d'œuvres de Gaudi.

Exercice : par groupe de 2 ou 3 élèves (idem 13 nov.), rechercher sur une documentation le vocabulaire adéquat pour décrire l'architecture de Gaudi. (Doc. Mise à disposition : Gisserot, dictionnaire d'architecture) et accompagner la description de croquis explicatifs.

 

Le 27 novembre : Projection de diapositives sur l'Art Mauresque : les éléments décoratifs mauresques.

Discussion orale : que penser de l'Art Mauresque par rapport au Gothique vu précédemment et par rapport aux œuvres de Gaudi ?

Les 4, 11 et 18 décembre : Conception de bancs.

Exercice : relever dans l'architecture de Gaudi des éléments pour réaliser des bancs, notamment la partie piètement. Faites des croquis dans la perspective de votre choix. Voir ci-dessous: 4 exemples (parmi une dizaine) de création de formes de bancs par les élèves à partir de Gaudi.

Le 8 janvier : La mosaïque : qu'est-ce que c'est ?

Présentation d'images, observation.

Exercice 1 :étude d'une mise en page.

Etude des formes des tesselles.

Le 15 janvier : La mosaïque suite

Exercice 2 : étude d'une composition. Etude colorée.

Le 22 janvier : La mosaïque suite.

Exercice 3 : Concevoir une composition de mosaïque.

Les 29 janvier, 5 février et 5 mars : Le Surréalisme

Lecture et interprétation de l'image. Dali et Magritte, présentation d'œuvres.

Exercice : mise en page surréaliste d'éléments proposés.

 

Le 12 février : Sortie au Musée d'Aquitaine.

Atelier mosaïque de 9h à 11h, puis visite du musée notamment des mosaïques romaines et de la rosace Gothique.

 

Les 30 avril, 6, 14 et 21 mai : Art Nouveau et Art Déco, les éléments décoratifs.

CCF Création d'un tire-bouchon et d'un décapsuleur en s'inspirant des formes présentées.

 

Le 21 mai : Projection de 2 transparents pour l'observation d'une ville fortifiée au Moyen-Age : Carcassonne, et d'un fort du XVIIième siècle : Vauban.

Exercice oral : comparaison, quel est l'esprit de l'homme à ces 2 différentes époques ? Conception d'une place fortifiée aux cours des siècles.

 

Dernière semaine de mai : voyage scolaire en Espagne.

Fin des cours pour les T GO-OA.

 

A ce stade du projet, les bancs conçus par les T GO-OA en éducation artistique ont été réalisés à l'atelier. Certains bancs ont un piètement construit en briquettes, d'autres ont un piètement moulé. Les assises de tous sont coffrées.

On peut regretter que ce ne soient pas les mêmes élèves qui poursuivent le projet. Comme je l'ai écrit précédemment, il aurait fallu que le projet soit écrit avant la fin du mois de mai de l'année précédente pour que le budget puisse être débloqué à temps.

 

Année scolaire 2002-2003

 

Feu vert pour le PAC et l'atelier mosaïque

Rentrée scolaire 2002-2003, le budget est débloqué. Enzo Tinarelli pourra intervenir sur une semaine. Nous reprenons contact avec lui. Il interviendra en octobre.
Mon projet " atelier mosaïque " lui aussi est accepté. J'ai du pain sur la planche !

 

Nouveaux élèves de l'année scolaire 2002-2003

Ces élèves ont suivi l'atelier mosaïque du musée d'Aquitaine, visité Ampuries et le parc Guëll à Barcelone en mai dernier. Ex-élèves de ma collègue Patricia Voise, la mosaïque ne leur est pas inconnue. Cependant, ils n'ont pas eu les cours de leurs aînés concernant les études des formes des tesselles et les études de compositions d'une mosaïque. Il me faut faire vite : la venue de l'artiste est programmée en octobre. Je pare au plus pressé.

Le 11 septembre : Recherche de formes pour le décor de l'assise des bancs.

 

Le 18 septembre : Mise en page d'un décor.

Le 25 septembre : Recherche d'une harmonie colorée.

Le 2 octobre : Mise en couleurs des décors

Le 9 octobre : Tri par couleur des carreaux de faïence récupérés et stockés sous les avant-toits de l'atelier.

  • Intervention de l'artiste mosaïste Enzo Tinarelli

Semaine du 14 au 18 octobre : venue d 'Enzo Tinarelli dans notre établissement.

- Mise en place par Enzo, aidé des collègues d'atelier, d'une exposition sur la mosaïque, son histoire, ses techniques et présentation de photographies d'œuvres réalisées par notre artiste. Enzo a apporté toute une palette de couleurs de marbres différents et fait une démonstration de la coupe des tesselles à la marteline.


- Grâce au système de transparents au rétroprojecteur, le décor des bancs conçu en éducation artistique est reporté au marqueur dans ses grandes lignes sur un film poliane échelle 1. Quatre bancs et leurs pieds sont prévus.


- Le décor est reporté à même l'assise au trait de craie créant des zones de travail. Zone par zone (par 20 à 30 cm2) l'assise reçoit le ciment colle et les tesselles.


- Les harmonies colorées réalisées en éducation artistique sont revues en fonction des carreaux de faïence récupérés. Certaines couleurs sont manquantes et cela m'oblige à faire les courses au dernier moment dans les magasins de bricolage de Bordeaux-Lac et de Mérignac sur les derniers crédits de fonctionnement restant à l'éducation artistique !


- Le travail à l'atelier n'avance pas vite. Les élèves coupent des tesselles à l'aide d'une marteline et les placent zone par zone.

Aléas : cette semaine est une semaine de grève dans les transports en commun. Il manque quelques élèves. Les présents du premier jour se montrent assidus. Enzo Tinarelli prodigue ses conseils de banc en banc pour 2 ou 3 élèves maximum à la fois. Il fait recommencer parfois. Les élèves se montrent patients. L'accent italien de l'artiste oblige les élèves à soutenir leur attention. Enzo passe bien. Nos élèves ont une nette tendance à éloigner les tesselles les unes des autres…cela irait tellement plus vite ! Enzo précise à nouveau l'influence des formes des tesselles pour épouser les formes de l'assise et varier les rythmes. Enzo oblige les élèves à jouer des nuances et des valeurs de couleur dans chaque zone. Notre artiste n'est pas resté du matin au soir dans notre établissement. Il a été présent environ 5 demi-journées.


Le jeudi un pique-nique a été organisé par Victor Sanchez à l'atelier pour réunir artiste, élèves et professeurs.
Au départ d'Enzo Tinarelli, le vendredi, les bancs étaient pratiquement terminés et une demi-journée supplémentaire a été nécessaire pour les finitions de joints.

 
 
  • Ecrits d'élèves suite aux réalisations de mosaïques (orthographe d'origine)

    "Moi, la mosaïque ça m'a plus. Je ne croyais pas aussi bien la réussir. Cela m'a appris à bien garder mon calme et surtout d'être rester patient. En plus on a travailler dans de bonne circonstance. Aussi le travaille finit je pense à été une assez bonne réussite en général. J'ai aussi remarqué que tout le monde c'était bien investi dans ce projet. Bref, je suis content de cette semaine."


    "J'ai trouvé que la semaine de PPCP était très bien. Elle m'a apporté beaucoup de connaissance sur la mosaïque. J'aurai peut être jamais su faire de la mosaïque. Franchement s'était super."


    "…Je trouve aussi que de faire déplacer Mr Tinarelli pour nous expliquer de A à Z comment fallait faire était bien. Je pense qu'on voulait prouver qu'on sait faire de belle chose."


    "…La présence d'Enzo étais indispensable car sont expériences nous a beaucoup apporté. Je pense que c'est une bonne expériences et que peut être on pourrai recommencé. L'ambiance de la classe été agréable et détendu ainsi que les professeurs."

     

  • A coeur ouvert

    Pour " le mois de la pierre ", les bancs furent ensuite présentés en salle d'exposition au lycée. Leur poids décourage malheureusement tout transport lointain. Nous aurions pourtant souhaité les présenter à Aquitec, mais ils resteront à orner les sentiers de notre nouvel établissement actuellement en construction. Peut-être seront-ils accompagnés d'un projet complémentaire !

    Ce projet a été une belle aventure. Les élèves se sont bien investis. Ils étaient plutôt fiers du résultat final. L'équipe éducative s'est trouvée très soudée durant cette période. Victor Sanchez et moi avons donné beaucoup de notre temps. Bien sur, il y a des regrets : je n'ai bénéficié d'aucune décharge de cours pendant la semaine où est venu Enzo Tinarelli. J'ai donc raté pleins de bons moments avec les élèves et avec l'artiste. Je me suis retrouvée privée de ce qui aurait dû me revenir puisque j'étais l'organisatrice de ce projet culturel.

    Ce projet qui s'est déroulé sur deux années scolaires m'a demandé beaucoup de temps. Mais on tire toujours des enseignements des expériences précédentes. Il faudrait retrouver cependant un projet très similaire pour être pleinement efficace. De toute façon, faute de temps, je n'aurais pas pu travailler plusieurs projets à la fois. J'ai eu le sentiment d'être une mère indigne qui favorisait davantage un de ses enfants. J'avais la charge de 15 classes en 2001-2002, 11 classes en 2002-2003 et à titre indicatif 14 classes cette année.

    Financièrement ce projet n'est pas neutre. Outre le temps personnel passé à élaborer et réaliser ce projet, j'ai financé, tout comme les membres de l'équipe éducative, au prix fort le voyage en Espagne (prix de revient du voyage : 1300F) de manière à alléger le plus possible le coût du voyage de nos élèves (600F par élève). Pour l'ensemble du projet et voyage, j'ai été défrayée de 18 heures supplémentaires.

    Une grande satisfaction est que, suite à ce voyage, 2 élèves sont allés sans appréhension effectuer un stage en entreprise à Barcelone.


    Pour un résultat plus esthétique, il aurait fallu que les bancs aux piètements maçonnés soient réalisés en briquettes rouges plutôt que flammées. Mais celles-ci sont peu commercialisées donc plus chères et pas vendues par les fournisseurs habituels du lycée. On a donc fait avec les moyens du bord.

  • Au sujet du voyage et de nos élèves :

    Que de rappels il a fallu faire à nos élèves pour que les documents administratifs ( carte d'identité, autorisation de sortie du territoire, attestation d'assurance, formulaire E11, photocopie des certificats de vaccinations, carte de groupe sanguin, ordonnance pour prise de médicaments si nécessaire, fiche santé, autorisation parentale, respect des consignes et chèque) nous soient apportés…à se demander si le voyage les motivait toujours et s'ils n'attendaient pas le dernier moment pour ne plus venir.

    Nos élèves ne sont pas des enfants de chœur, nous le savons tous et pour cette raison, nous avons ajouté une feuille de consignes.

    Pourtant, le premier soir à Lloret de Mar, alors que nous n'étions pas encore sortis dans la ville, alors que nos premiers pas en terre espagnole s'étaient effectués entre le bus et l'hôtel, alors que notre repas du soir n'était pas encore pris, notre conseillère d'éducation détectait déjà beaucoup trop de bruit et une odeur suspecte aux abords d'une chambre. Une dizaine d'élèves s'y était regroupé pour fumer et boire. Une bouteille de Tequila était bien entamée et deux de nos élèves se présentaient déjà dans un état second ! Suite à cela, les bagages furent fouillés.

    A Barcelone, il faisait beau. Nos élèves après le repas du soir bénéficiaient d'un quartier libre pour profiter des spectacles de rue tous proches de notre auberge de jeunesse. A l'heure dite tout le monde devait revenir à l'auberge pour l'appel et une nuit de sommeil. Il y eut des déserteurs, certains de nos élèves étaient plus intéressés par l'alcool et les pipe-shows que par les visites des architectures de Barcelone.

    A Barcelone, nous devions prendre notre bus pour nous rendre au repas du soir. Cette sortie permettait un by-night à travers la ville et notre collègue, A. Massabuau, avait pris le micro : " bientôt à votre gauche vous apercevrez la célèbre Casa Battlo construi… " et à ce moment là on entend " on s'en bat les couilles ! " proféré par plusieurs élèves avec force-voix.

    Certains de nos élèves n'avaient aucune appréhension à investir de nouveau lieux ; mais ce n'était pas le cas de tous. Même avec un plan et une proposition de trajet, certains élèves préféraient un sitting sur une margelle proche de notre point de ralliement à la découverte de la ville. D'autre part, certains de nos élèves étaient systématiquement à l'heure aux rendez-vous, mais d'autres étaient systématiquement en retard. Cela nous a donné quelques inquiétudes.

Anecdote au sujet de la conception des formes des bancs :

    Pour la conception de formes de bancs avec les T GO-OA en 2001, j'avais photocopié quelques pages du Taschen de Rainer Zerbst sur Gaudi notamment la page 76 avec 2 images : une d'une réalisation en fer forgé et l'autre d'une construction de gros œuvre. Non seulement l'élève, futur maçon, s'est inspiré de l'image fer forgé, mais il a également surchargé l'autre image d'un avion. Pour mémoire, nous étions le 11 décembre, trois mois après les évènements du 11 septembre à New York.

Interrogations ???

    Etait-ce légal de faire rentrer de l'argent en ramassant et en vendant des sarments ?
    Aurais-je été couverte en cas d'accident dans mes nombreux déplacements pour récolter les carreaux de faïence, pour faire les courses aux magasins de bricolage, pour juger de l'atelier au musée d'Aquitaine …etc, et si à chacun de ces déplacements il m'avait fallu un ordre de mission… imaginez la paperasse, les délais, …cela aurait été impossible.

  • Mieux connaître notre artiste, Enzo Tinarelli

    Enzo est né en 1961 à Alfonsine, Ravenne. Il est diplômé de l'institut d'art pour la mosaïque de Ravenne en 1980 et de l'Académie des beaux-arts de Ravenne en 1984. Il est également professeur de plastique ornementale à l'Académie des beaux-arts de Carrare. Il séjourne l'été à Biganos, sur le bassin d'Arcachon, où il ouvre un atelier en 1991 dans lequel il réalise une partie de sa création artistique. Depuis 1980, il expose dans des espaces publics et privés : Italie, France, Autriche, Allemagne, Japon, Angleterre, Brésil. Enzo Tinarelli a exposé au Centre 2000 d'Arcachon en mars 2003. De nombreuses toiles étaient présentées ainsi qu'une dizaine de mosaïques.

    Vous trouverez plus de renseignements sur le site www.enzotinarelli.it

  • Pour conclure

    La réussite de ce projet tient principalement à l'investissement de Suzelle Barada, notre proviseur adjointe dont les conseils ont toujours été judicieux et l'enthousiasme constant, et de mon collègue Victor Sanchez, maître des financements, qui s'est démené sans faillir pour faire rentrer de l'argent de tous côtés afin que tous les élèves puissent participer au voyage et, maître en son atelier, il a su donner corps aux projets de mes élèves.


Soline Malécot