Antonio VIVALDI (1678-1741)

Gloria en Ré Majeur R.V. 589 (vers 1713)

 

vivaldi

 


flêchePréambule

Le Gloria fait partie des cinq chants principaux de l'ordinaire(1) de la Messe Catholique

Le Gloria comprend l'un des textes les plus longs avec le Credo --> d'où l'intérêt de traiter successivement ses versets dans un style musical contrasté.

Le Gloria est une louange, dite ou chantée, composée de trois éléments :

Vivaldi, lui se comporte avec une grande liberté face au texte sacré : s'il lui arrive de diviser un verset en deux, il en regroupe aussi plusieurs en un seul épisode musical, et obtient ainsi 12 parties - chiffre éminemment symbolique par rapport à la Sainte-Trinité (le Père, le Fils, et le Saint-Esprit) -, là où le plain-chant grégorien en compte 17.

Seuls les six premiers "mouvements" du Gloria R.V. 589 de Vivaldi sont au programme de l'épreuve 1998 du baccalauréat : cela correspond à la partie laudative à destination du Père.

 


flêcheAnalyse  flêche haut

1. Gloria in excelsis Deo "Gloire à Dieu au plus haut des cieux"
2. Et in terra pax (hominibus bonae voluntatis) "Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté"
3. Laudamus Te (benedecimus Te,
adoramus Te, glorificamus Te)
"Nous Te louons, nous Te bénissons,
nous T'adorons, nous Te glorifions
"
4. Gratias agimus tibi "Nous te rendons grâce"
5. Propter magnam gloriam Tuam "Pour Ta gloire immense"
6. Domine Deus (Rex cœlestis, Deus pater omnipotent "Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant"

Formation

 


flêche1.Gloria in excelsis Deo

"Gloire à Dieu au plus haut des cieux"

Allegro / en majeur / à 4/4 / pour chœur et orchestre (complet)

L'orchestre présente un thème bâti sur un motif répétitif joué à l'unisson par toutes les parties instrumentales : (on peut l'appeler ritournelle)

partition

L'intervalle d'octave donne un caractère à la fois solennel et énergique, un élan à cette introduction. le fait de répéter la tonique , avant de la "compléter" par la formule rythmique jubilatoire, rythme prépare irrésistiblement à la notion de "gloire".

Quant au motif de la 2ème mesure, il est repris avec davantage de rythme ,- en partie en diminution - mesure 4 (violons), puis mesure 6 (trompette et hautbois) pour devenir rythme , élément qui génèrera des séries de doubles croches (surtout en tierces) aux violons à partir de la mesure 8, en se superposant aux croches des autres parties.

Jusqu'à l'entrée du chœur, mesure 17, se déroule ainsi une longue marche harmonique(5) qui s'arrête à la dominante -la-, mesure 15 (3 temps de silence), avant une formule cadentielle amenant précisément l'intervention chorale.

Les quatre voix apparaissent en homorythmie(6) , et "proclament" le mot gloria sur le rythme caractéristique de rythme , deux fois de suite sur l'accord parfait de la tonique, puis, une mesure plus loin, de la même façon sur l'accord de la dominante. Les mots in excelsis Deo sont ensuite traités, deux fois également (jeu d'écho f/p typique de Vivaldi), en valeurs longues h , sur une tenue de dominante ; ils peuvent ainsi exprimer la conviction du chrétien. L'accompagnement ne comprend, ici, que les cordes et le continuo, en rythme .

De la mes. 28 à la mes. 59, un développement reprend les mots du verset, plusieurs fois, en des phrases plus continues et la la prosodie un peu variée, en respectant toujours la scansion du mot gloria (dont le rythme s'est transformé en rythme ou en rythme parfois) et les valeurs longues de in excelsis Deo (dont les syllabes sont "étirées" mes. 41 et suivantes). Ce développement est très modulant.

La ritournelle instrumentale du début revient, parachevant la fin du développement en Majeur. On retrouve les mots in excelsis Deo jusqu'à la cadence suspensive mes. 67 (comme mes. 15, mais avec point d'orgue).

Les dernières mesures font entendre brièvement le verset - rythme rythme- avant la formule conclusive, triomphante, de l'orchestre.

 


flêche2. Et in terra pax (hominibus bonae voluntatis)

"Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté"

Andante / en Si mineur / à 3/4 / pour chœur et orchestre

L'introduction de 8 mesures présente les différents éléments mélodico-rythmiques qui seront utilisés tout au long de cette pièce :

partition

Ces trois motifs ne cesseront de s'enchaîner, en imitations avec tuilages(7) ; le troisième motif sera développé dans deux passages, superposé aux deux pupitres de violons.

Le chœur entre mes. 9, avec successivement : basses, ténors une mesure après, puis, à la fin de la phrase, altos et sopranos reprenant une octave plus haut les mêmes lignes vocales que les hommes. On peut penser à des entrées de fugue - sujet, réponse...-, mais le traitement non rigoureux du thème fait qu'on appellera plutôt ce début : fugato.(8)

partition

À noter, la tension qui résulte du "frottement" entre sol et la dièse (2de augmentée) ; cette "dissonance" passagère, placée sur le mot pax, reviendra plusieurs fois dans cette pièce. Ces premiers mots et in terra pax hominibus sont le plus souvent chantés sur le même rythme, parfois aussi en une phrase plus resserrée rythmiquement.

Le traitement premier des mots bonae voluntatis consiste en une lente montée chromatique (en tout, un intervalle de quarte, avec saut d'octave final) apparaissant successivement aux différentes voix : ténors (do # ) mes. 16, altos (fa # ) mes. 18, sopranos (do # ) mes. 22, et basses (fa # ) mes. 24. Ensuite la prosodie variera, sauf mes. 44 (ténors) et mes. 46 (basses) où l'on retrouve la phrase ascendante citée. Le jeu d'entrées en imitations perdure, pour le chœur, tout au long de ce "mouvement". Chaque fois qu'une phrase musicale s'achève par une cadence parfaite, aussitôt une nouvelle entrée se fait entendre à l'une des voix.

Le seul passage homorythmique se situe mes. 60 : les mots "bonae voluntatis" donnent lieu à une longue et lente vocalise,(9) sur l'avant-dernière syllabe. Ce type de vocalise a - depuis le Moyen-Age - une valeur contemplative ; en outre, les huit mesures au cours desquelles elle se déploie sont extrêment mouvantes tonalement (les modulations sont complexes et inattendues), et expriment ainsi un certain tragique.

La dernière phrase génère également une vocalise, davantage ornementale et s'appuyant sur une tenue - pédale - de dominante aux parties instrumentales et vocales graves (des mes. 84 à 87).

C'est dans ces deux passages que sera développé le motif en doubles croches répétées, joué superposé par les violons 1 et 2.

Quatre mesures, rappelant l'introduction orchestrale - sans jeu d'imitations cependant concluent brièvement ce verset.

 


flêche3.Laudamus te (Benedicimus te, Adoramus te, Glorificamus te)

"Nous te louons, nous te bénissons, nous t'adorons, nous te glorifions"

Allegro / en Sol majeur / à 2/4 / pour Sopranos 1 et 2 et orchestre

Cet air pour deux solistes est accompagné par un ensemble instrumental plus léger : en effet, les violons 1 et 2 sont à l'unisson ; les altos "suivent" en une sorte de contrechant aux rythmes plus réguliers ; le continuo intervient de façon différenciée selon les phrases des violons.

Une partie instrumentale de 16 mesures introduit l'air. Le thème joué au violon peut être séparé en plusieurs phrases (ou membres de).

partition

La première phrase, commençant sur une anacrouse, est en fait une gamme de sol M, ascendante, d'abord en noires, puis avec le rythme qui caractérise la descente de cette gamme ( rythme ), se termine sur la dominante (demi-cadence).

La deuxième phrase est également bâtie sur une cellule rythmique répétée, en une marche harmonique ascendante - il y a trois " paliers" -, et débute aussi par une anacrouse.

La troisième phrase comporte deux membres : l'un est une descente chromatique en rythme , interrompue par des sauts de sixte, l'autre a le rôle de formule de cadence (parfaite ) ; c'est dans cette troisième phrase que les altos jouent les rythme en "réponse" serrées aux violons.

Le thème instrumental du "Laudamus Te" est donc basé sur trois phrases, qui toutes trois exploitent un motif rythmique repris 3 fois sur une marche harmonique : = 3 ritournelles. C'est, d'autre part, la tête de la ritournelle d'introduction que l'on retrouve à l'entrée - décalée - de chacune des deux sopranos.

Les solistes chantent à 3 reprises le texte du verset, avec une progression dans l'allongement des phrases et la mise en valeur des verbes invoqués :

Entre chaque "redite" du texte, l'orchestre fait entendre la première ritournelle de l'introduction; le motif qui accompagne le plus souvent le chant est le rythme rythme sur saut d'octave descendante joué en décalage systématique entre instruments aigus et graves et qui donne une certaine vivacité à l'ensemble.

Notons aussi que violons et altos s'interrompent pendant les deux vocalises finales, laissant à la dernière invocation plurielle - 2 voix = "nous" - toute son éloquence.

C'est avec le thème initial des seize mesures d'introduction que l'orchestre conclut cette pièce.

 


flêche4.Gratias agimus tibi

"Nous te rendons grâce"

Adagio / en Mi mineur / à 4/4 / pour chœur et orchestre

Il s'agit là de la pièce la plus brève de toute l'œuvre - six mesures.

La phrase du verset est incomplète, et, aussi bien du point de vue du texte que musicalement, est faite pour naturellement s'enchaîner au mouvement suivant. (De nombreux concertos de Vivaldi comportent ainsi un mouvement lent, court mais "tendu" harmoniquement, s'achevant par un point d'orgue suspensif et entraînant directement le mouvement rapide qui suit.)

Les mots: "gratias agimus tibi" sont prononcés deux fois, sur un rythme quasi-obstiné :

partition

Orchestre et chœur tiennent les mêmes notes, qui constituent une harmonie par mesure. L'écriture est donc verticale, et la structure, symétrique : il y a un point d'orgue à la fin de la 3ème, puis 6ème mesures, chaque fois avec effet suspensif.

Cet adagio, sorte de grand unisson syllabique, n'exprime pas la sérénité d'une conviction, comme on pourrait s'y attendre, mais plutôt une certaine tension ; celle-ci est due aux enchaînements d'accords inattendus et même audacieux : on module presque à chaque mesure, et le deuxième gratias agimus tibi, partant d'un accord suspensif, n'est qu'une suite d'autres harmonies "tendues" (= septièmes de dominante), modulant l'une après l'autre, pour finir en "attente" du mouvement suivant.

 


flêche5.Propter magnam gloriam tuam

"Pour ta gloire immense"

Allegro / en Mi mineur / à 2/2 / pour chœur et orchestre

Chœur et orchestre commencent sans introduction instrumentale, puisqu'il s'agit de la fin de la phrase du verset.

Ce mouvement est un assez court fugato dont chacune des voix est doublée par l'un des pupitres de l'orchestre ; les entrées, toutes à intervalle d'une mesure, se font de l'aigu au grave (ordre inverse du et in terra pax).

Le thème proprement dit est écrit sur deux mesures ; il part sur la dominante de mi m. - degré "suspendu" juste avant -, place les premiers mots propter magnam sur quatre noires répétées, puis évolue en une vocalise optimiste pour la première syllabe de gloriam, et s'achève sans le mot tuam, avec le rythme : rythme

Lorsque l'entrée se fait sur le 5ème degré, c'est la tonique qui est vocalisée, le contraire étant également vrai ; Vivaldi a là recours à la mutation,(10) procédé fréquemment utilisé dans l'écriture d'une fugue.

Chaque mesure connaît une nouvelle entrée, soit avec le thème initial tel que décrit plus haut, soit avec son "raccourci" - rythmes du début et de la fin du thème, c'est à dire - rythme , soit encore avec le rythme respecté, mais non l'intervalle - saut de quarte ou de quinte - intervenant après les quatre rythme.

En outre, les entrées se réalisent parfois à plusieurs, ou avec un décalage différent. Cette variété permanente rend la pièce foisonnante de vie. Mesure II, les quatre parties terminent la phrase ensemble, pour mieux repartir en un fugato plus serré, où le mélisme sur glo- est plus développé, modulant avec marches harmoniques, avec des valeurs rythmiques plus longues, et qui conclut la pièce avec beaucoup de solemnité. (Il est à rappeler la mise en valeur des mots issus du titre de l'œuvre, ici "gloriam"comme "glorificamus" dans le troisième verset.)

 


flêche6.Domine Deus (Rex cœlestis, Deus pater omnipotent)

"Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le père tout-puissant"

Largo / en Do majeur / à 12/8 / pour Soprano 1, hautbois solo (ou violon) et continuo

On retrouve ici l'introduction instrumentale comme ritournelle, d'autant qu'il s'agit d'un solo. Longue de près de neuf mesures, la mélodie de l'instrument soliste qui prélude à l'air de la soprano s'appuie essentiellement sur le rythme de sicilienne - rythme - ; cela peut exprimer simplicité, confiance, tendresse, évoquer une barcarolle dont l'assise rythmique est un ostinato - 3 croches, dont la seconde fait presque systématiquement un saut d'octave.

L'entrée de la chanteuse, si elle ne reprend pas exactement la ritournelle d'introduction, lui est similaire puisqu'allant sur les mêmes accords. Avant que le soliste instrumental ne réapparaisse, elle a moins de rythmes de sicilienne, mais vocalise sur le mot "pater".

Il y a véritablement dialogue entre les deux solistes de même registre : soit parallélisme à la tierce, soit alternance - pas de réelle imitation.

La soprano affectionne davantage les rythmes comme : rythme , le hautbois - ou le violon - préfère la sicilienne initiale.

Le texte du verset est chanté trois fois, avec quelques répétitions, et une importance grandissante donnée au mot pater ; ses mélismes se font sur des croches régulières.

Les sept mesures de conclusion reprennent la ritournelle de l'instrument soliste, avec une fin qui ressemble au dernier pater omnipotens de la soprano.

 


flêcheLe Style de Vivaldi  flêche haut

La musique de Vivaldi est reconnaissable entre toutes, que l'on sache analyser ses spécificités où que l'on laisse l'instinct parler. En outre, le compositeur s'est à peu près indifféremment chargé d'écrire, selon les commandes et les occasions, pour les répertoires profanes et religieux, qui trahissent donc la même "veine". Les composantes de ce style sont multiples, qui se retrouvent dans le Gloria :

  1. le goût des contrastes: il n'y a pas deux versets se succédant sans changement de formation, de tempo, de tonalité, de mesure, de rythmique, de type d'accompagenement, de caractère, d'expression, de prosodie.
  2. l'emploi de la ritournelle instrumentale, qui intervient comme introduction, refrains et conclusion.
  3. le dynamisme irrésistible des mouvements rapides, dont les rythmes, mêmes écrits comme des cellules répétées, ne paraissent jamais gratuits, mais spontanés, naturels.
  4. l'"efficacité" des formules mélodiques simples - appuis sur la tonique, la dominante, ampleur des gammes, fréquence des notes de l'arpège - qui, même insistantes, sont jubilatoires.
  5. la richesse des harmonies - modulations nombreuses, enchaînements imprévisibles.
  6. l'influence de l'opéra : sens mélodique, virtuosité, expressivité, recherche de l'effet.
  7. la mise en valeur de certains mots, par des vocalises soit "planantes", soit virtuoses.
  8. le lien entre sens du texte et élément musical - rythme martial et optimiste pour gloria, arpège descendant avant et in terra (= figuralisme), présence de deux voix pour traduire "nous" (N°3), écriture verticale du chœur lorsqu'il s'agit d'être unanime, fuguée pour expliquer une conviction, etc...
  9. la liberté de l'inspiration, la verve.

 


flêcheVie et Œuvre de Vivaldi  flêche haut

Né à Venise en mars 1678 et mort à Vienne en juillet 1741, Vivaldi est connu sous le surnom de "prêtre roux". Sa chevelure flamboyante et son ordination justifient en effet celui-ci. En 1703, Vivaldi devient "maître de violon" au sein de l'Ospedale della Pietà, fondation religieuse de grande renommée consacrée à l'éducation - essentiellement musicale - des jeunes filles sans soutien familial. Cet établissement constitue pour Vivaldi un lieu d'expérimentations d'écriture, tant pour ses concertos que pour ses œuvres sacrées, car c'est un véritable vivier d'instrumentistes et de chanteuses d'un excellent niveau musical. Le compositeur travaillera presque toute sa vie - avec différents statuts - dans cette intitution de jeunes filles, ce qui ne l'empêchera pas d'obtenir de nombreux congés pour se consacrer à sa carrière théâtrale (l'opéra) et voyager. Sa réputation sera immense de son vivant, surtout comme violoniste.

L'œuvre instrumentale comprend principalement des concertos (environ 500), pour des solistes très variés, parmi lesquels l'on peut citer les recueils L'Estro Armonico, La Stravaganza, La Cetra d'où l'on peut extraire Les Quatre Saisons.

Des opéras (une cinquantaine), on peut retenir Orlando furioso, Dorilla in Tempe. Quant aux œuvres religieuses, elles sont essentiellement :

Le Gloria en ré Majeur RV 589 a été créé, pense-t-on, en 1713, pour une fête de la Pietà.

 


Notes

1 L'ordinaire est l'ensemble des parties fixes de la messe, par opposition au propre, qui regroupe les textes particuliers à une fête ou un jour précis dans la liturgie (exemples de prières variables à la messe : alleluia, évangile, communion...)flêche haut

2 Les solistes sont trois voix féminines car Vivaldi a écrit le Gloria pour l'Ospedale della Pietà, établissement religieux pour jeunes filles sans famille.flêche haut

3 Ces deux instruments à vent ont un rôle très limité dans le Gloria, et seront donc signalés hors "orchestre" (ils interviennent lors des numéros 1, 11, 12, plus éventuellement le solo du n°6 pour le hautbois).flêche haut

4 Le continuo, ou basse continue, est à la fois la partie instrumentale grave écrite avec chiffrages d'accords (pour l'harmonisation), et ceux qui sont dévolus à cette partie, association d'un instrument grave monodique - viole de gambe, violoncelle, basson... - et d'un instrument polyphonique - le plus souvent clavecin ou orgue, mais aussi à l'époque baroque luth, théorbe... Il fait partie intégrante de l'orchestre.flêche haut

5 Une marche harmonique est un enchaînement d'accords repris en transposant plusieurs fois, qui donne l'impression d'un mouvement ininterrompu.flêche haut

6 L'homorythmie consiste à chanter (jouer) les mêmes rythmes à toutes les parties. On parle de syllabisme pour la musique vocale, et le mélisme, ou dessin instrumental - vocalise - est son opposé.flêche haut

7 Un tuilage est un chevauchement entre la fin d'une phrase et le début de la suivante.flêche haut

8 Le fugato ressemble à un début de fugue, sans respecter ses règles strictes.flêche haut

9 Le terme vocalise, dans tous les cas chant orné sur une voyelle, peut vouloir dire trait de virtuosité, ou simple "étalement" d'une syllabe.flêche haut

10 Une mutation est un changement d'intervalle dans la tête d'un thème de fugue, afin d'éviter de moduler en conservant les rapports des degrés I/V.  flêche haut