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LA
CREATIVITE EN LYCEE
Ce dossier s'adresse plus particulièrement
aux professeurs de Lycées, il est le fruit d'un travail
exposé par Jérôme GOSE professeur au Lycée
Bernard Palissy d'AGEN lors d'un stage en novembre 97 sur les
options Musique en Lycée.
1/ Définition des objectifs
L'écriture pour le musicien n'est pas un
acte spontané car elle est tributaire de règles
rigoureuses.
il faut donc donner aux élèves les
moyens d'accéder à la créativité en
ciblant précisément les compétences requises.
Loin de composer, il s'agit de dominer certains lieux communs
du langage, en vue de les restituer dans des activités
d'écriture. Le résultat sera pour une part fonction
des acquis respectifs basés sur des stéréotypes,
et d'autre part fonction de l'oreille inteme de l'élève.
Le TP doit le plus souvent figurer en aval ou
en amont d'une audition, d'une analyse de partition, ou dans le
cadre de l'acquisition d'éléments du discours.
Il doit être le préambule ou le prolongement
pédagogique d'une activité, ainsi, il remplit alors
toute sa fonction qui est d'investir ou de réinvestir d'une
manière pratique et donc vécue, des connaissances
jusque-là seulement " senties".
2/ Proposition de programme
Mélodie
- univers tonal, modal (ancien ou ethnique), atonal
- travail autour de la structure mélodique:
articulations (phrases, périodes)
- structure inteme des périodes (antécédent,
conséquent, anacrouse, motif de base, désinence,
arsisthésis, carrure...)
- travail sur les toumures cadentielles fondamentales
- déroulement inteme d'une mélodie:
répétitions, marche, modification d'intervalles,
transposition...
- travail autour de la variation
Harmonie
- enchaînement d'accords: C.P, demi.C, C.PI
+ enchaînements qui la précèdent (6M de cadence,
accords altérés, sixte napolitaine...)
- marche harmonique
Rythme
- mise en rythme d'une mélodie donnée
- travail sur différents systèmes
(binaire, temaire... à 2, 3 ou 4 tps)
- écriture de cellules ou motifs rythmiques
capables de générer une mélodie
Instrumentation
- réduction harmonique d'un extrait symphonique
- version orchestrée d'un extrait donné
sur 2 portées: quelles doublures '? dans quel registre
? à quel instrument ?
Procédés d'écriture
- l'imitation
- l'augmentation, la diminution
- l'ostinato
Procédés d'accompagnement
- la basse d'Alberti
- les accords rebattus
- les arpèges
- les accords brisés
EXERCICES SUR LA MELODIE
1/ Tournures cadentielles stéréotypées
A travailler à partir de textes chantés
ou d'une oeuvre étudiée. Les enchaînements
cadentiels simplifiés à l'extrême doivent
permettent d'écrire ou d'imaginer d'autres figures enrichies
de notes étrangères
a) La demi
cadence
Comment amener le V° degré
? Sur quel temps le placer ? Il faut privilégier les enchaînements
I-V, II-V, IV-V et VI-V ou V d'un
autre ton vers V du ton.
* 6/4 de cadence ( la sixte ou la quarte souvent
à l'aigu) sur le temps fort puis V°degré
sur le temps faible: la désinence est féminine.
Ex: "Andante gracioso" de la sonate en la K
331 de Mozart
Schéma en Do M:
* 6/4 de cadence sur temps fort suivi du
V° degré également sur temps fort: la désinence
est masculine.
Ex: " Menuetto" de la sonate op 10 n°3
de Beethoven.
Schéma en Do M:
* arrivée sur le V° degré sur
le temps fort, précédé d'un emprunt
au V° degré.
Ex: le n° 6 "Allegretto" des Six moments
musicaux D 780 de Schubert.
b) La cadence
parfaite
Comment revenir sur le 1°
degré ? Quelle formule mélodique conclusive utiliser
?
L'enchaînement V-1 peut être précédé
d'une 6/4 de cadence. Le 1° degré est situé
dans la plupart des cas sur le temps fort de la mesure,
la mélodie aboutit le plus souvent sur la tonique
de façon conjointe par la sensible et/ou la sus-tonique.
Ex 1 : Sus-tonique/Tonique avec 6/4 de cadence
-
"Andante con moto" de la Symphonie n°
5 de Schubert.

Ex 2 : Sensible/tonique -
"Andante" de la sonate op 90 de Beethoven.

Ex 3 : combinaison sensible/sus-tonique :
"Menuet" de la sonate n°33 de Haydn.

2/ Cheminement harmonique de
la mélodie
C'est le guide indispensable de la mélodie:
des accords utitlisés naissent les notes essentielles
de la mélodie. Privilégier le 1°, tV°
et V° degré puis le II° et VI° sans perdre
de vue les enchaînements "stratégiques" tels que
la demi cadence et la cadence parfaite.
Nombreuses sont les mélodies qui évolent
seulement sur les 1° et V° degré.
Ex: "Allegretto" de l'impromptu n°2 de
Schubert.

D'autres en revanche évoluent sur un parcours
harmonique plus riche.
Ex: "Allegro" de la Symphonie n°104 de
Haydn.

3/ Articulation de la phrase
La phrase "classique" se découpe en périodes,
incises, motifs et cellules. On peut dégager dans le répertoire
2 types de structure: itérative et non itérative
a) Période
itérative
Composée de 2 incises similaires, c'est
la version structurelle la plus répandue avec la reprise
textuelle ou variée ou transposée de la 1°
période.
Ex: "Allegretto" de la sonate K 333 de Mozart.

b) Période
non itérative
La phrase est unifiée sur la base d'un
motif prépondérant énoncé
dans la 1° période qui sera répété,
transposé ou développé dans la 2°période.
Ex: " Menuet" de la sonate op 22 de Beethoven.

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Exercices pratiques
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