UN LIVRET SCOLAIRE POUR L’ELEVE

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Du cycle des apprentissages premiers au cycle des approfondissements

  

Une contribution de l’équipe de circonscription à son élaboration et à son utilisation

  

Depuis de 06 septembre 1990, le suivi du parcours scolaire de chaque élève fait l’objet d’une attention toute particulière que la politique des cycles d’apprentissages pluriannuels a nécessairement réinterrogé.

Au-delà des considérations administratives (secondaires en la circonstance), cette nouvelle politique pour l’école et son organisation, accompagnée d’objectifs et de référentiels de compétences explicites remis en perspective à la faveur des programmes 2002, a révolutionné l’approche évaluative du devenir scolaire des élèves. Prenant appui sur les nombreux travaux de recherche en docimologie, étayé par les évolutions non moins significatives de la didactique des disciplines d’enseignement, une nouvelle culture de l’évaluation était née. L’école primaire et ses maîtres se devaient de s’en emparer, ce qu’ils firent, par delà les doutes et les hésitations, avec audace et détermination faisant de l’évaluation un indissociable vecteur des apprentissages et rompant ce faisant avec la culture ancestrale du contrôle normatif et comparatif dont chacun mesure les limites au quotidien dans la prise en compte d’une hétérogénéité croissante des publics scolaires.

  

L’évaluation s’inscrit aujourd’hui dans un contrat d’apprentissage connu et compris a priori par l’élève et ses parents pour une période donnée. Les activités d’apprentissage y sont repérées, le réseau de compétences sous-jacentes clairement explicité. Véritable contrat de travail périodique, il offre quotidiennement les repères nécessaires à la compréhension des situations d’apprentissage (ce que j’ai appris, ce que je maîtrise plus ou moins bien, ce qui me reste à consolider, mes progrès, mes réussites, mes difficultés et les moyens qui me sont donnés de les dépasser).

Ainsi ce contrat de travail périodique est prioritairement destiné à l’élève pour qui il constitue une aide authentique à trouver des repères dans ses apprentissages (évaluation formatrice). Il repose sur une démarche active et participative où l’élève est associé le plus tôt possible à la définition des tâches et à leur évaluation (co-évaluation et auto-évaluation).

Il apparaît dès lors préjudiciable à une telle conception de l’évaluation de conserver la note comme référence. En effet, abusivement normative, la note ne préserve en rien de la subjectivité inhérente aux références de chacun ; bien plus, elle stigmatise de pseudo-écarts à une hypothétique moyenne, sans aucune garantie de validité, hormis dans son usage dans les épreuves critériées, étalonnées et standardisées (évaluations nationales, par exemple, tests prédictifs et autres outils psychométriques utilisés spécifiquement par les membres des RASED, ce qui ne les dispense pas pour autant d’une grande prudence interprétative). Il s’agit ici d’opérer un choix pédagogique et professionnel et de veiller ensuite à la cohérence d’ensemble du dispositif (principe et modalités) d’évaluation.

  

Le livret de l’élève, tel qu’il a été précisé quelques années plus tard, dans une note de cadrage du 13 avril 1995, s’inscrit résolument dans cette perspective. Se constituant ainsi au fur et à mesure des évolutions et du parcours scolaire de chaque élève avec comme unique repère commun le référentiel des compétences devant être acquises en fin de cycle (mais sans doute pas au même moment, selon un même rythme et dans les mêmes conditions pour tous), il sert à l’élève, à ses parents et à l’équipe enseignante pour mieux suivre et guider les cheminements de chacun, dans le respect des différences inter-individuelles.

  

Notre entreprise, respectueuse des objectifs institutionnels ici rappelés, repose ainsi sur un triple postulat.

  

C’est pourquoi cet ensemble d’outils constitue à nos yeux une contribution, une aide qui nous engagent collectivement. Chacun étant dès lors invité à en assumer l’utilisation dans le respect de l’autonomie pédagogique conférée aux équipes enseignantes et ce faisant de leur responsabilisation au regard des politiques ministérielles.

  

Répondant ainsi au cahier des charges nationalement défini, nous mettons à votre disposition pour chacun des trois cycles d’apprentissages de l’école primaire, trois types de documents :

 

Un « Livret de l’élève », intégrant en fin de document

Un « Programme de travail » (document reproductible) établi pour chacune des périodes considérées et permettant dès le début de porter à la connaissance des familles les informations relatives:

ce document est donc susceptible d’évoluer tout au long de la période au regard des avancées des élèves.

 

Il est par ailleurs souhaitable au cycle des approfondissements que chaque élève dispose de cet outil de lisibilité et de compréhension de son engagement dans les actions quotidiennes qui lui sont proposées, afin de le renseigner avec l’aide de l’enseignant(e) au jour le jour et d’être ainsi en mesure de participer activement au bilan de fin de période le concernant proposé ci-après.

Une « Fiche navette » (document reproductible) permettant d’effectuer en fin de période un bilan d’étape du parcours scolaire de l’élève au regard des priorités d’actions engagées pour la période considérée en référence aux programmations de cycle établies par le conseil des maîtres du cycle concerné.

 Ce document permet d’apprécier tout au long du cycle le cheminement personnel de l’élève que le « Bilan de fin de cycle » figurant dans le livret de l’élève synthétise au moment où le conseil des maîtres du cycle statue sur le devenir de l’élève au terme de son parcours dans le cycle concerné.

 

Livret de l'élève cycle 3 Livret cycle 3
Fiche navette cycle 3
Programme de travail cycle 3
Bilan de fin de cycle  cycle 3
Livret de l'élève cycle 2 Livret cycle 2
Fiche navette cycle 2
Programme de travail cycle 2
Bilan de fin de cycle  cycle 2
Livret de l'élève cycle 1 Livret cycle 1
Fiche navette cycle 1
Programme de travail cycle 1
Bilan de fin de cycle  cycle 1