Promouvoir l'égalité entre les filles et les garçons,
les femmes et les hommes dans le système éducatif

PORTAIL DE L’INSPECTION ACADÉMIQUE
DES PYRÉNÉES ATLANTIQUES

La problématique de l’égalité des chances ne saurait se réduire à celle de l’orientation. Elle se vit au quotidien, dans le fonctionnement de l’établissement, de la classe et dans les relations entre pairs. Elle est à la base de l’indispensable respect mutuel que souhaite notre société en évolution rapide.

C’est la raison pour laquelle, la question du genre doit faire partie intégrante des projets d'établissement des établissements du département.

Ce portail, produit par un groupe départemental multi catégoriel qui a travaillé en relation étroite avec la Mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité des Pyrénées Atlantiques et le Rectorat de Bordeaux (SAIO), a pour ambition de vous proposer quelques entrées dans cette problématique.

Les informations que vous y trouverez ne sauraient bien sûr être exhaustives sur un sujet qui suscite bien au-delà de notre département, tant d’initiatives intéressantes et originales. Elles seront progressivement complétées par les contributions que vous voudrez bien porter à la connaissance des rédacteurs de ces quelques pages évolutives.


"L'école doit offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société. Sa mission est donc aussi de promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes, de permettre une prise de conscience des discriminations, de faire disparaître les préjugés, de changer les mentalités et les pratiques." (Circulaire de rentrée 2008)


Convention Régionale 2009-2011 pour la promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons dans le système éducatif

Ce site est réalisé en partenariat avec la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques (Mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité) et la Direction générale de la cohésion sociale – Service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes Bureau de l'animation et de la veille – dgcs-sdfe-synthese@social.gouv.fr - http://www.femmes-egalite.gouv.fr/



Bonjour ! Vous visitez ce site : Aidez-nous à mieux vous connaître en envoyant un petit courriel au webmaster de ce site contact.mixite64@ac-bordeaux.fr en indiquant qui vous êtes, ce que vous cherchez sur ce site et quelles suggestions d'amélioration vous pouvez nous faire ! Ca ne vous prendra pas longtemps... et celà nous encouragera tellement !


Pourquoi s’intéresser à cette question ?

 


Un indispensable volet du projet d’établissement

 


Comment trouver des informations sur le sujet ?

 


Membres du groupe départemental 64

 


Plan du site


Que se fait-il déjà dans les établissements ?

 




Retrouvez la synthèse de l'actualité du Service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes - Direction générale de la cohésion sociale sur le site du ministère des solidarité et de la cohésion sociale sur le site du Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale

http://www.solidarite.gouv.fr/espaces,770/femmes-egalite,772/


Allez les filles !
Affiches réalisées par la ZAP d'Oloron sur l'orientation des filles http://technoargia.free.fr/filles_zap/?Orientation_des_filles:Affiches_Argia

Articles de presse La République Mars 2009



 


Vous êtes tombés sur un lien inactif ? Merci de nous le signaler contact.mixite64@ac-bordeaux.fr

Rédaction de la page : Philippe BOURDIEU

 

 

 

A la "Une"

 

AVRIL 2012

Bilan de l’orientation des filles et des garçons dans l'académie de Bordeaux à la rentrée 2011. Il a été réalisé conformément aux engagements pris lors de la signature de la convention régionale pour la promotion de l’égalité des chances entre les filles et les garçons. Il est consultable sur le site Internet du Rectorat à l’adresse suivante :
http://intra.in.ac-bordeaux.fr/Publ/psorient.htm

ATTENTION : CONFERENCE REPORTEE SINE DIE !
L'Association "Tous Pareils Tous Différents, le Comité Départemental Olympique et Sportif des Pyrénées-Atlantiques et le Centre Départemental Nelson Paillou vous proposent une soirée intitulé
:

Contact :Stéphanie GONTHIER, Agent de Développement
Comité Départemental Olympique et Sportif 64
Centre Départemental Nelson-Paillou
12, rue Professeur Garrigou Lagrange
64 000 Pau
pyreneesatlantiques@franceolympique.com
Tél  : +33 (0)5 59 14 18 50  -  Fax : +33 (0)5 59 14 18 51



MARS 2012

Lancement d’une campagne contre le viol
« Chaque année en France, 70.000 femmes ne portent pas plainte pour le viol qu’elles ont subi ». Un manifeste, une pétition, un site dédié, une campagne à suivre au jour le jour, Sandrine GOLDSCHMIDT, journaliste et militante féministe, et Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie, lance « pas de justice pas de paix » et demandent « l’ouverture d’une vaste réflexion sur le fonctionnement de notre système judiciaire pour qu’il commence, enfin, à tous les niveaux, à abandonner ses réflexes patriarcaux, et à envisager tous les moyens nécessaires pour protéger les victimes de violences sexuelles, enfants, femmes et hommes qui subissent l’enfer au quotidien ».
Retrouver la campagne sur le site « pas de justice pas de paix » : http://pasdejusticepasdepaix.wordpress.com/

Comment percer le plafond de verre ?

Un portrait des assistantes de direction
« Discrète, diplômée… mais absente des organigrammes, l'assistante de direction forme avec son patron un binôme professionnel indéboulonnable » pour « des salaires bruts annuels de 26 000 à 45 000 euros » affirment Les Echos du 21 février dans un article où l’on relève quelques stéréotypes.

Femmes, chefs d'entreprise et... paysannes
« Femmes, chefs d'entreprise et... paysannes », c’est une pleine page que consacrent Les Echos du 24 février au sujet à l’occasion du salon de l’agriculture qui ouvre ses portes à Paris le 25 février. « Un tiers des agriculteurs en France sont des femmes » annonce le quotidien économique. « Véritables chefs d'entreprise, elles dirigent parfois seules la ferme. Au moment où s'ouvre la Salon de l'agriculture, rencontre avec des patronnes d'exploitation... ». Le journal dresse le portrait de plusieurs d’entre elles et cite à l’occasion quelques anecdotes comme cette femme avec qui le conjoint s'est installé comme... coexploitant et qui se rappelle, dans un éclat de rire, lorsque les commerciaux passaient devant elle en lui demandant « à voir le patron ». Et Les Echos de conclure cette grande enquête : « Femmes d'abord, elles ont l'énergie de la vocation et la soif de reconnaissance dans un monde, où elles ont mis des années à s'imposer, et dont les citadins n'ont qu'une image d'Epinal, de grand air et de liberté ».

Les femmes gagnent, en moyenne, 20 % de moins que les hommes
« Les femmes gagnent, en moyenne, 20 % de moins que les hommes », rappellent Les Echos du 22 février sur la base des chiffres de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), invoquant notamment « une structure de qualification différente ». Selon le quotidien « en 2009, le salaire net moyen en équivalent temps plein des femmes atteint 80 % de celui des hommes dans le privé et 87 % dans le public, selon les derniers chiffres de l'Insee ». « Cette situation est due pour partie à une structure des qualifications différentes », explique l'étude : « Par exemple, 19 % des hommes salariés du privé sont des cadres, contre seulement 12 % des femmes. » Toutefois, même au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle, « les écarts demeurent ». Chez les cadres du privé, le salaire des femmes est inférieur de 23 % et de 21 % dans le public, pointe l'Institut, notant que cet écart « peut s'expliquer en partie par un effet de « plafond de verre », mais aussi par d'autres éléments comme les choix de spécialité de formation, les secteur d'activité ou les déroulements de carrière ». Le chiffre est repris en brève dans Libération du 22 février.

Pourquoi les hommes et les femmes ne sont pas belles ?
« Pourquoi les hommes et les femmes ne sont pas belles ? » se demande Le Parisien du 24 février qui nous renvoie à l’école devant un tableau noir pour expliquer les propositions des féministes (ci‐contre). L’annonce de la manifestation devant l’Académie française a fait réagir le quotidien qui consacre une page à la question. Le Parisien donne la parole à Marie DESPLECHIN, romancière, qui pense que « si on fige une langue, elle est morte », alors que Claude KANNAS,grammairienne, explique que « cela compliquerait l’apprentissage".
 

Les petites filles ne sont pas des femmes fatales
« Un rapport parlementaire qui sera remis prochainement par la sénatrice Chantal JOUANNO alerte sur les dangers de la sexualisation précoce des enfants et la nécessité de l’endiguer » annonce La Croix du 22 février sous le titre de une de son cahier « Parents & enfants » : « Les petites filles ne sont pas des femmes fatales ». Le quotidien catholique revient sur la publication annoncée et attendue du rapport confié par Roselyne BACHELOT‐NARQUIN, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, à Chantal JOUANNO, sur les dispositifs d'observation et de régulation des médias concernant le phénomène de l'hypersexualisation des enfants. Le journal donne les chiffres d’une enquête sur l’hypersexualisation des petites filles réalisée par le site Magicmaman et souligne qu’« il y a actuellement une inversion des rôles : les adolescents sont devenus les nouveaux modèles des adultes ». En pages intérieures, La Croix part en reportage dans une école primaire du Finistère qui « a adopté un nouveau règlement interdisant certains vêtements et le maquillage » et donne la parole à Richard POULIN, professeur de sociologie à l’université d’Ottawa qui dénonce le « le poids mondial des industries du sexe ». Enfin, le quotidien s’est procuré les propositions de Chantal JOUANNO et indique « les grandes lignes des mesures que proposera la sénatrice le 5 mars prochain » : « sensibiliser les parents et les enfants », « lutter contre l’impact de la pornographie », « responsabiliser les acteurs économiques » et « mettre en place un système d‘observation ». Le dossier est illustré par un joli dessin de BRUNOR que l’on ne résiste pas à vous montrer.

Circulaire du Premier ministre supprimant les termes « Mademoiselle »
Osez le féminisme ! et les Chiennes de Garde n’ont pas tardé à se féliciter de la publication par les services du Premier Ministre d’une circulaire supprimant les termes « Mademoiselle », « nom de jeune fille » et « nom d’épouse » des formulaires administratifs. Dans un communiqué diffusé le 21 février les deux associations rappellent que « cette circulaire était une des principales revendications de notre campagne « Mademoiselle, la case en trop » lancée en septembre dernier ». Et de saluer, comme s’il s’agissait du même niveau d’information, les communes de Cesson Sévigné et de Fontenay‐sous‐Bois qui ont supprimé ces termes ces dernières semaines. Osez le féminisme ! et les Chiennes de Garde demandent « au gouvernement et aux services administratifs concernés de veiller à l’application de cette circulaire » et invitent « les entreprises et les organismes privés à suivre le mouvement ». L’information fait l’objet de brèves dans plusieurs journaux le 22 février (Les Echos, La Croix, Libération ou L’Humanité qui titre « Mademoiselle n'a plus le blues ») et est repris plus longuement dans Le Parisien (« Ne les appelez plus mademoiselle ») ou Le Figaro (« Les « mademoiselle » vont disparaître ». Dans La Croix, Robert MIGLIORINI constate un « soulagement pour les unes » ou une « légère nostalgie amusée pour d’autres » et se demande si « un mot peut ainsi disparaître ? ». Et de raconter l’exemple où « une jeune allemande installée en France racontait comment le mot Fräulein (mademoiselle dans la langue de Goethe) avait complètement disparu depuis des années dans les usages outre‐Rhin ». Le 24 février Libération se fait l’écho de la curieuse proposition de l’écrivaine Isabelle SOJFER de créer le mot « Mademadame » pour parler aux femmes.

Contrat pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle
Le décret n° 2011‐1830 du 6 décembre 2011 crée le contrat pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en fusionnant deux dispositifs d’aides financières : le contrat pour l’égalité professionnelle et le contrat pour la mixité des emplois. Le ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale a diffusé une circulaire ‐ très attendue ‐ datée du 17 février 2012 (n° DGCS/SDFE/B3/2012/77) relative aux conditions d’application du contrat pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes prévu par décret n°2011‐1830 du 6 décembre 2011. Les contrats pour la mixité des emplois et les contrats pour l’égalité professionnelle qui étaient en cours lors de l’entrée en vigueur du décret ne sont pas remis en cause et ont vocation à se poursuivre jusqu’à leur terme sans changement. Le contrat pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes vise à favoriser la diversification des emplois occupés par les femmes et leur promotion dans l’entreprise dans l’objectif de réduire les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes. Il trouve son fondement dans l’article L.1142‐4 du code du travail qui autorise des mesures temporaires prises au seul bénéfice des femmes, visant à établir l’égalité entre les femmes et les hommes, en particulier en remédiant aux inégalités de fait dont font l’objet les femmes, par des mesures réglementaires prises dans les domaines du recrutement, de la formation, de la promotion, et de l’amélioration des conditions de travail. La circulaire a pour objet de présenter les conditions de mise en oeuvre du contrat.
Télécharger la circulaire sur le site du premier ministre dédié aux circulaires : http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/02/cir_34661.pdf

Le Net, ce Far West de la parité
« Sur internet, les connectés, hommes et femmes, sont réellement égaux », sous le titre « Le Net, ce Far West de la parité », David ABIKER exprimait son point de vue sur la parité en ligne dans L’Express du 25 janvier. Selon lui, « le Net ignore les règles de la ségrégation sexiste et de ses quotas implicites, car une connexion égale un clavier, qui égale une voix, qui égale une femme, qui égale un homme ». Et de citer une enquête Médiamétrie : les femmes utilisent le Net autant que les hommes, mais sont plus nombreuses qu'eux sur les réseaux sociaux. Le chroniqueur estime que « le Web est bien plus égalitaire que tous les anciens médias et mixe indifféremment les contenus, qu'ils soient fabriqués par des hommes ou des femmes ». Selon lui, depuis quinze ans, il « libère la parole des femmes » et « fait disparaître le pouvoir patriarcal » : « les femmes jouent avec leurs identités, les pseudos mélangent les genres et abolissent les codes sociaux et esthétiques ». Et, « même si Internet est aussi sexiste, violent, porno, raciste, il est un espace où les « femmes digitales » ont pris le pouvoir qu'elles n'ont nulle part ailleurs dans la société ».

Le Hijab islamique sur les terrains de foot versus la neutralité du sport
La Ligue du droit international des femmes (LDIF), la Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) et Femix’Sports ont diffusé un communiqué du 20 février pour annoncé qu’elles ont interpellé l’International Football Association Bord, organisme ayant autorité en matière de règles du football, pour dénoncer les conclusions d’un séminaire organisé à Amman en octobre dernier à l’initiative du vice‐président de la FIFA, qui préconisent l’autorisation du port du hijab sous prétexte qu’il s’agirait d’« un signe culturel et non religieux », alors qu’il est revendiqué comme signe d’appartenance religieuse notamment par les footballeuses iraniennes, dont l’exclusion lors des épreuves de qualification pour les JO de Londres a provoqué le débat actuel. Les associations déplorent que la FIFA, sans même attendre la décision de l’IFAB, ait, lors de la réunion de sa Commission Exécutive en décembre dernier, opté pour accepter les conclusions du séminaire d’Amman, abandonnant ainsi le principe fondamental de la neutralité du sport.

Le « style féminin » et l'exercice du pouvoir
Sous le titre « Le « style féminin » et l'exercice du pouvoir », Le Figaro du 11 février publie une tribune de Joseph S. NYE, ancien vice‐secrétaire américain à la Défense, aujourd'hui professeur à Harvard, qui met en garde contre les stéréotypes classiques à propos de la façon dont les hommes et les femmes agissent dans les fonctions de pouvoir et de direction. « Le monde serait‐il plus pacifique si les femmes étaient aux responsabilités ? Un nouveau livre stimulant de Steven PINKER, psychologue à l'Université de Harvard, prétend que «oui» » explique Joseph S. NYE avant de se poser la question de l’importance du genre en matière de pouvoir en particulier politique.

Union européenne : place des femmes dans les instances dirigeantes des entreprises
Le 17 février, lors d’une réunion du Conseil de l’Union européenne (Emploi, Affaires sociales, Santé et Consommateurs) les 27 ministres du travail et des affaires sociales ont étudié différentes pistes pour que les femmes soient mieux représentées dans les instances dirigeantes des entreprises. En effet, alors que les femmes représentent 60 % des diplômées, seuls 12 % des administrateurs de société et 3 % des chefs d'entreprises sont des femmes. Certains pays ont évoqué la mise en place de quotas, tandis que d'autres préfèrent une approche basée sur le volontariat. En préparation du Conseil européen, les ministres ont également discuté des priorités en matière d'emploi et d'affaires sociales, soulignant que les mesures de rigueur ne devaient pas être contre‐productives, mais accompagnées de mesures spécifiques pour l'emploi, notamment des jeunes, et la croissance.
Retrouver le communiqué de presse sur le site du Conseil http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/lsa/128043.pdf

Protéger l’image de l’enfant dans les médias : signature d’une Charte
Roselyne BACHELOT‐NARQUIN, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, s’est vue remettre, le 21 février, la Charte sur la « Protection de l’enfant dans les médias » par Jacques HINTZY, président d’UNICEF France. Cette Charte rappelle l’ensemble des droits de l’enfant et définit les engagements des médias en matière de protection de l’enfant. Concernant l’utilisation de l’image des enfants dans les médias, la Charte énonce notamment des principes sur le mode de traitement médiatique des sujets liés à un enfant et la lutte contre le phénomène de l'hypersexualisation. Elle a pour vocation à être signée par des responsables des médias de la presse écrite et de la presse audiovisuelle. Selon le communiqué diffusé le 21 février, la Charte sur la « Protection de l’enfant dans les médias » complète les travaux confiés à Chantal JOUANNO, sénatrice de Paris, sur l’hypersexualisation des enfants.
http://www.solidarite.gouv.fr/actualite-presse,42/communiques,95/signature-d-une-charte-pour,14521.html
Cf. également l'article ci-dessous (septembre 2011)

Administrations : une circulaire du Premier ministre supprime le terme « Mademoiselle »
La mobilisation des chercheuses et des associations ont porté leurs fruits : une circulaire (n° 5575/SG) relative à la suppression des termes « Mademoiselle », « nom de jeune fille », « nom patronymique », « nom d'épouse » et « nom d'époux » des formulaires et correspondances des administrations a été signée par le Premier ministre le 21 février et va être diffusée dans l’ensemble des services de l’Etat.

Filles garçons dans l'Académie de Bordeaux
: les chemins de l'égalité : Journée des filles au lycée des Iris, Lormont le 5 avril 2012 et Prix de la vocation scientifique et technologique 2012 [Onisep.fr] http://www.onisep.fr/Mes-infos-regionales/Aquitaine/Espace-pedagogique/Filles-garcons-dans-l-Academie-de-Bordeaux-les-chemins-de-l-egalite

FEVRIER 2012

Coup de jeune au Parlement européen !
Plusieurs députées européennes ont fait récemment sensation en siégeant dans l'hémicycle strasbourgeois avec leurs enfants. La plus médiatisée d'entre elles, la députée italienne Licia RONZULLI, membre du Parti populaire européen (PPE), rappelle la difficulté pour les femmes à concilier vie professionnelle et familiale : « On pousse les femmes à étudier, à avoir un travail intéressant. Et puis finalement elles doivent choisir entre leur carrière et leur vie privée. Les femmes ne devraient pas avoir à choisir ». Les photographies de la fillette jouant avec les écouteurs de sa mère, dessinant sur son pupitre, ou votant avec elle, ont fait le tour du monde.

Féminisation des métiers : la mixité n’est pas pour demain
Entreprise & Carrières du 28 février consacre son « Enquête » à la féminisation des métiers et constate que « la mixité n’est pas pour demain ». « Difficile de féminiser des métiers traditionnellement masculins » indique l’hebdomadaire spécialisé qui souligne que « les problèmes que rencontrent les entreprises tiennent moins aux conditions d’exercice des métiers qu’à l’articulation des temps de vie et aux stéréotypes sur les femmes ». PME, téléphonie mobile, secteur du bricolage ou de l’automobile, agriculture, etc. Entreprise &
Carrières fait un large tour de la question, et rend hommage aux pionnières, avant de donner la parole à Florence CHAPPERT, responsable du projet conditions de travail des femmes et des hommes à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) qui rappelle qu’« il faut travailler sur l’articulation des temps et sur les stéréotypes ». Sous le titre « Géographies de la mixité », l’éditorial du numéro souligne les différences notables entre les pays d’Europe de l’ouest (les dirigeants d’entreprise sont des hommes à 71 %, la France ne faisant pas mieux que la moyenne, avec 28 % de dirigeantes) et les anciens pays de l’Est « qui trustent les places d’honneur de ce classement » (44 % de dirigeantes en Lituanie, 43 % en Bulgarie, 40 % en Russie, 34 % en Hongrie et 33 % en Roumanie). « Sur ce point de l’égalité des sexes, les pesanteurs appartiennent manifestement aux économies anciennement libérales » estime l’éditorialiste. Et de souligner que chez les ouvrières, « les femmes représentent 35 % de l’effectif des lignes de Dacia en Roumanie » alors qu’« elles sont 9 % dans les usines françaises de Renault », pour conclure : « force est de constater qu’en France, les filières techniques attirent encore peu les candidates. N’est pas toujours en avance qui l’on croit… ».

Un blog pour promouvoir le travail des femmes
« Concilier vie professionnelle et vie privée, c’est depuis toujours l’une des préoccupations de Elle et de ses lectrices ». « Pour aller plus loin », le magazine lance un blog : Elle Active !… Un article dans le numéro du 24 février, un dossier spécial sur son site, un blog dédié, une formation avec l’ESSEC, et une journée évènement (le mercredi 7 mars à la Maison de la Chimie), l’hebdomadaire (L’Oréal Paris à ses côtés) célèbre à sa manière la journée internationale des femmes après avoir passablement énervé quelques unes de nos lectrices les semaines passées avec des unes sur des thèmes comme « rajeunir » (comment se maquiller pour camoufler son âge, etc.) ou le retour des rondes (comment s’habiller pour moins le paraître, etc.).
http://elleactive.elle.fr/blog/

Les inégalités femmes/hommes dans l'art
La Galerie AAB (Ateliers d'Artistes de Belleville) présente « femmes/hommes. Stéréotypes à l'oeuvre », une exposition collective où les oeuvres ne se conforment pas aux stéréotypes ou au contraire exacerbent les clichés. On pourra voir l’exposition du 8 au 18 mars. A cette occasion une journée de débats aura lieu le samedi 3 mars au Pavillon Carré de Baudouin. « L'art présente habituellement une image éthérée d'universalité, éloignée des réalités sociales. Pourtant les femmes ont été interdites d'accès aux écoles d'art, au dessin de nu, limitées en nombre à l'académie. Désormais ces conditions ont évolué, mais il subsiste des habitudes, difficiles à repérer, regroupées sous le terme usuel de "plafond de verre". Quels sont ces obstacles ? Comment ont‐ils été parfois déjoués ? Pour mieux les cerner, nous reviendrons sur les grands changements depuis les années 70. Qu'est‐ce qui a changé pour les artistes femmes ? Qu'est‐ce qui persiste et pourquoi ? Différents arts seront évoqués, puis l'accent sera mis sur les arts plastiques, que ce soit le matin lors des projections ou l'après‐midi lors des conférences‐débats ». (Illustration © Sanchez).

Eliminer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes au sein de l’UE
La Commission européenne vient de diffuser une brochure intitulée « Eliminer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes au sein de l’Union européenne ». Elle rappelle que « la différence moyenne de rémunération horaire entre les travailleurs de sexe féminin et masculin est appelée écart de rémunération entre les femmes et les hommes ». Pour la Commission, « l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes reflète les discriminations et les inégalités qui persistent sur le marché du travail, essentiellement au détriment des femmes. Ses causes sont complexes et étroitement liées ». La Commission consacre plusieurs pages de son site aux « raisons de l'existence de cet écart » et aux « actions de l'Union européenne en vue de le combler ».
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=acuCg_dN__M
http://ec.europa.eu/justice/gender-equality/gender-pay-gap/index_fr.htm
http://ec.europa.eu/justice/gender-equality/gender-pay-gap/files/gpg2011-leaflet_fr.pdf

Un outil de débat pour vos actions de sensibilisation autour de l'égalité.
Découvrez l'expo-quiz® « Égalité, parlons-en ! » sur www.lemoutard-expos.fr

Contact : Anaïs Moulier
Chargée de projets - Le Moutard / AIME       04 78 29 00 87


Société : les inégalités hommes-femmes (1990-2010)
A l’occasion de la journée internationale de la femme, l’Institut national de la statistique et des études économiques publie le 8 mars 2012 un état des lieux des inégalités hommes-femmes. L’étude montre que les inégalités persistent, bien que de réels progrès aient été accomplis ces vingt dernières années. S’agissant de l’emploi, des salaires et des retraites, l’étude indique que la convergence des situations entre hommes et femmes s’opère, mais parfois bien lentement. Ainsi, l’emploi féminin a augmenté de 25% ces vingt dernières années, alors que celui des hommes est quasiment resté constant. Toutefois, les femmes restent surexposées au chômage, bien que l’écart avec les hommes diminue. Elles interrompent également plus fréquemment leur carrière, notamment pour s’occuper des enfants. L’emploi féminin reste par ailleurs très marqué par le temps partiel. En 2010, 31% des femmes travaillent à temps partiel, contre 7% des hommes. Avec un temps partiel souvent subi, les femmes restent trois fois plus souvent en sous-emploi. Enfin, le marché du travail reste très clivé selon le sexe : peu de métiers approchent la parité et la mixité ne progresse que lentement depuis vingt ans, surtout dans les métiers les moins qualifiés. En matière de revenu salarial, l’écart entre hommes et femmes s’est quelque peu réduit, en passant de 29% en 1991 à 25% en 2009. Enfin, avec l’augmentation des durées cotisées par les femmes au fil des générations, les écarts de retraite se sont atténués. Cependant, dans les prochaines années, les femmes devraient continuer de partir en retraite avec des pensions inférieures à celles des hommes, du fait de la persistance des écarts de salaires. L’étude aborde également la situation des hommes et des femmes dans la société française en matière de démographie, famille, santé, éducation, loisirs, pouvoir, ainsi qu’un cadrage européen. http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/societe-inegalites-hommes-femmes-1990-2010.html?xtor=EPR-140


Bilan social 2010 des personnels de direction de l'Education nationale
Si les femmes représentent 45 % des personnels de direction de l'Education Nationale, elles ne sont que 37% de chefs d'établissement (25 % des proviseurs de 4° exceptionnelle et 35% de 4°) et 59 % des chefs d'établissement-adjoints. Pourtant, les femmes sont désormais majoritaires parmi les personnels de direction de deux académies (Créteil et Paris) et parmi les reçus au concours (53 %).
http://multimedia.education.gouv.fr/2011_bilansocial_personnels_de_direction2010/HTML/#/1/

Les manuels scolaires véhiculent-ils des images sexistes ?..…
Papa fume sa pipe dans son fauteuil et maman fait la vaisselle. Cette image traditionnelle des manuels scolaires est-elle encore dominante actuellement ? Oui, si l'on en croit Sabrina Sinigaglia-Amadio, sociologue à l'Université de Lorraine, qui a effectué pour la Halde, en 2008, une étude sur la discrimination dans les manuels scolaires. Elle nous en montre l'importance et donne des pistes pour s'en affranchir.
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/03/07032012Accueil.aspx#faitdujour

Rugby : victoire des Bleues face à l’Italie, elles font mieux que les Bleus !
Heureusement que Femmes Solidaires est là pour annoncer sur son site (le 6 février) que l’équipe de France de rugby féminin commence bien son Tournoi des six Nations en faisant encore mieux que leurs homologues masculins. Pour leur premier match, elles ont en effet battu les Italiennes, à Riom, dans le Puy de Dôme, 32 à 0. « Victoire sans appel de l’équipe de France (…) importante pour la suite du Tournoi » car « les Françaises visent le grand chelem » souligne l’association toujours en pointe en ce qui concerne le sport féminin. Les Bleues joueront contre l’Irlande à Pau le samedi 11 février. Elles recevront l’Angleterre, leur principal adversaire, le samedi 11 mars, à Paris. Et Femmes Solidaires, qui constate le silence total des médias « sur ce super score, à l’exception de France 3 Auvergne », de rappeler que la pétition « A la télé pas de filles hors jeu » est toujours en ligne sur le site de l’association. Le rugby féminin est un sujet qui a encore plus de mal a percer que le football féminin. On signalera pour mémoire une page dans Le Parisien du 21 novembre 2011 titrée « dans la mêlée avec les Louves » sur le match de rugby opposant les équipes de Bobigny et de Perpignan…
Retrouver les pages des féminines de rugby sur le site de la Fédération


8 mars : des femmes se métamorphosent en hommes pour Marie Claire
L’année dernière, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, Marie Claire se transformait durant quelques pages en Pierre Marie et célébrait la Journée internationale des droits des hommes… Le mensuel inventait un « monde à l'envers » dans un reportage‐fiction plutôt réussi. Cette année Marie Claire s’est laissé pousser la barbe ! « Bluffant ! », le mensuel (daté de mars) annonce à la une que « huit femmes se métamorphosent en hommes pour la cause des femmes ». Egalité professionnelle, maternité, blagues machistes, etc. « Si j’étais un homme, m’aurait‐on traitée ainsi ? » se demandent Rachida DATI, Anne LAUVERGNON, Florence ARTHAUD, Laure ADLER ou Anne HIDALGO qui s’exprime dans le journal et ont posé grimée en hommes…

Parlement européen : renforcer le rôle des femmes dans les négociations de paix
« Les violences sexuelles lors de conflits ont des conséquences physiques et psychologiques énormes. Par ailleurs, l'accès limité à l'éducation et au marché du travail rendent plus difficile l'intégration des femmes dans l'économie des pays en reconstruction. Que peut faire l'UE ? ». Un rapport de la Roumaine Norica NICOLAI (Libéraux et démocrates) encourage la présence de femmes dans les négociations de paix et la création d'un représentant spécial de l'UE sur les femmes, la paix et la sécurité. « Autour de la table des négociations, la présence de femmes ouvre sur l'égalité des genres et incite à l'élaboration de politiques favorables aux femmes et aux familles. Par ailleurs, les femmes militaires qui patrouillent sur un pied d'égalité avec les hommes renvoient une image forte aux femmes locales », explique Norica NICOLAI, dont le rapport a été voté par les députés européens le 2 février. Il demande en particulier à l'Union européenne et aux Etats membres d'augmenter le nombre de femmes dans les armées et dans les opérations civiles de maintien de la paix, notamment aux postes de direction. Il milite également pour des fonds européens suffisants pour soutenir le rôle des femmes locales dans la résolution de conflits. Selon Norica NICOLAI, un représentant spécial de l'UE sur les femmes, la paix et la sécurité « est indispensable afin que les institutions européennes établissent un plan d'action pour lutter contre la violence faite aux femmes ». « L'Union européenne a besoin de condamner sans ambages les violences sexuelles, qui sont de vraies armes dans les conflits internationaux », a‐t‐elle également indiqué. Par ailleurs, le rapport demande à la Commission d'étudier la possibilité d'instituer des unités de réaction rapide composées de médecins, psychologues, sociologues et conseillers juridiques pour fournir sur place une assistance aux victimes de crimes sexuels.

L’enseignement du genre et l’élaboration des programmes
On l’avait manqué, heureusement Les Nouvelles News nous signale que le rapport d’information sur les manuels scolaires présenté par Michèle TABAROT au nom de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation vient d’être mis en ligne. « Les députés de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation avaient mis en place, à l’automne dernier, un groupe de travail sur les manuels scolaires » rappelle le site spécialisé. « Une réponse au débat soulevé par l'entrée de la notion de genre dans des manuels de sciences de la vie et de la terre (SVT) en lycée : des dizaines de députés et sénateurs s'étaient alors élevés contre cette approche » à l’occasion d’une polémique qui avait fait couler beaucoup d’encre. Dans le rapport qu'il vient de publier, ce groupe de travail précise que ce n'était pas son rôle de prendre position sur le fond de cette polémique, tout en la jugeant « regrettable ». Et de mettre en cause l'absence de concertation et de transparence du ministère, de l’Education nationale depuis 2005, dans l'élaboration des programmes.
Retrouver le rapport sur le site de l’Assemblée nationale

Entrées des jeunes dans la sexualité : expériences, espaces et représentations
Après avoir abordé « La question du genre dans le champ de l'animation », Agora débats/jeunesses, la revue de recherche publiée à l'initiative de l'Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), consacre son numéro 60 à un dossier coordonné par Yaëlle AMSELLEM‐MAINGUY et Wilfried RAULT intitulé « Entrées des jeunes dans la sexualité : expériences, espaces et représentations ». Au sommaire de ce dossier « Premières relations sexuelles et prises de risque L’éclairage des enquêtes statistiques réalisées en France », « Le pédé, la pute et l’ordre hétérosexuel », « Quartiers gays et jeunesses homosexuelles à Paris et à Montréal », « Devenir lesbienne : le parcours de jeunes femmes d’origine maghrébine », « Nouveaux scénarios et pratiques sexuels chez les jeunes utilisateurs de sites de rencontres », et « Autonomie sexuelle des jeunes et panique morale des adultes Le garçon sans frein et la fille responsable »…


Mille et une façons d’être une fille ou un garçon
Dans le cadre d’une grande opération intitulée « Vivre ensemble », six publications du groupe Bayard (La Croix, Astrapi, Notre temps, Okapi, Pèlerin, Phosphore) ont décidé de mettre leur production en commun « pour inviter chacun à réfléchir à réfléchir à ce que signifie aujourd’hui le « vivre ensemble » ». On signalera, dans le cahier spécial de 28 pages que publie La Croix le 15 février à cette occasion, le « Pense pas bête » réalisé par la rédaction d’Astrapi sur les « mille et une façons d’être une fille ou un garçon ». Où l’on apprend par exemple que les filles, et les garçons, peuvent être courageuses ou peureux, et vice versa, petits ou grandes, ou le contraire, et que « ce qui importe c’est de se sentir bien comme on est »…

Egalité salariale entre les hommes et les femmes
Le Sénat a adopté, jeudi 16 février, dans le cadre de l'ordre du jour réservé au groupe socialiste et apparentés, la proposition de loi de Claire‐Lise CAMPION et plusieurs de ses collègues relative à l'égalité salariale entre les hommes et les femmes. La proposition de loi (PPL) socialiste prévoit des sanctions très lourdes pour les entreprises ne respectant pas l'égalité salariale entre hommes et femmes. Le texte oblige les entreprises à conclure un accord sur l'égalité salariale hommes‐femmes sous peine de suppression des exonérations de cotisations sociales de la branche maladie et des réductions d'impôt. Les entreprises qui ne transmettraient pas de rapport sur la situation salariale à l'inspection du travail dans un délai de 15 jours après l'avis du comité d'entreprise seront par ailleurs soumises à une pénalité de 1% de leur masse salariale. Un amendement PS visant à lutter contre un recours excessif au temps partiel et prévoyant une majoration de 10 % des cotisations sociales pour les entreprises qui comptent plus de 25 % de salariés à temps partiel, a également été voté. Le texte doit maintenant être transmis à l’Assemblée nationale.
Retrouver les débats et le texte sur le site du Sénat : http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl11-230.html


Place des femmes dans la fonction publique

Mardi 14 février après‐midi, après le Sénat, l'Assemblée nationale a adopté, par scrutin public, le projet de loi relatif à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique. 461 députés ont voté « pour », 1 député a voté « contre » et 24 se sont abstenus. Les amendements portés par le ministre de la Fonction publique, François SAUVADET (photo), ont été adoptés. Un des amendements prévoit de porter à un minimum de 20 % les nominations de chaque sexe sur la période 2013‐2015, 30 % sur la période 2015‐2017 et 40 % à partir de 2018. Les femmes, qui représentent près de 60 % des agents de la Fonction publique, ne sont que 14 % à occuper des emplois de cadres dirigeants et 24 % des emplois de cadres supérieurs. Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée‐Sénat s’est réunie le jeudi 16 février pour parvenir à un texte commun aux deux assemblées. Le Monde du 8 février soulignait l’ambition de François SAUVADET de « féminiser la haute fonction publique » et rappelait les travaux de la députée Françoise GUEGOT, auteure du rapport sur la parité dans la fonction publique remis en mars 2011 au chef de l’Etat, et de Marie‐Jo ZIMMERMANN, présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale. La Croix du 13 février annonçait également des « quotas de femmes chez les hauts fonctionnaires ».
Retrouver le dossier législatif sur le site de l’Assemblée : http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/contractuels_fonction_publique.asp
Lire le communiqué sur le site du ministère de la Fonction publique : http://www.fonction-publique.gouv.fr/ministre/presse/communiques-385



La pornographie accessible sur les portables
« Après les textos osés et les photos coquines, les films pornographiques circulent désormais dans les collèges via les smartphones » indique Le Journal du Dimanche du 8 janvier qui parle d’un véritable « déferlement » dans les cours de récréation. Le journal décrit en particulier l’action des associations comme Calysto ou Action Innocence qui interviennent dans les écoles pour décrypter l’impact du numérique dans la vie des jeunes et notamment les dangers des images pornographiques. Le journal explique également la pratique du « sexting » qui consiste « dans l’envoi, via le téléphone portable, de vidéos osées, voire pornographiques, où les adolescents se mettent en scène ou se vengent de leurs ex‐petits amis en les montrant dans des poses compromettantes ». Une pratique en baisse depuis la vague des pornos, les plus durs possibles… En exergue de l’article cette petite phrase d’une CPE : « c’est un rite : avec une image porno, tu n’es plus un bébé », et celle d’un élève de 13 ans : « j’ai un gang bang dans mon téléphone »… On signalera ici que Le Figaro du 24 novembre 2011, dénonçait « l’impact des films pornographiques violents » dans les agressions sexuelles commises par les adolescents.

La précarité du travail des femmes progresse avec la dégradation de l'emploi
Le Monde du 27 janvier consacre plusieurs articles à ce qu’il appelle une « année noire sur le front du chômage ». « La précarité du travail des femmes progresse avec la dégradation de l'emploi » affirme Françoise MILEWSKI, économiste à l'OFCE, dans un entretien accordé à cette occasion au quotidien. Affirmant ne pas croire à « des politiques de l'emploi qui viseraient spécifiquement les femmes », elle demande de « faire attention aux mesures qui favorisent des formes d'emploi comme le temps partiel de plus en plus court ou les contrats à durée déterminée, qui ont plus d'impact sur elles ». Pour elle, il faudrait « décourager les temps partiels inférieurs à 15 heures par semaine, utilisés massivement dans certains secteurs, car ils ne permettent pas aux femmes concernées de sortir de la pauvreté ».

Neurosexisme : la guerre est déclarée…
« Oubliez l’idée que «les hommes viennent de Mars et les femmes de Venus». Ou encore que «les femmes ne savent pas lire les cartes routières» et que «les garçons sont naturellement plus doués en maths». Des neuroscientifiques partent aujourd’hui en guerre contre ces clichés du siècle dernier, qui nourrissent un juteux commerce de livres et de pièces de théâtre ». Après le numéro spécial « Qu’est‐ce que l’homme ? », le magazine Sciences et Avenir pourfend les idées reçues dans un dossier spécial de son numéro de février. Le mensuel scientifique « fait le point sur une rafale d’articles et de livres qui mettent à mal l’idée que nos cerveaux sont sexués. Langage, mémoire, raisonnement, perception, motricité… La majeure partie des études révèle des aptitudes globalement équivalentes chez les garçons et les filles. Et plus les échantillons analysés sont grands, plus les différences s’estompent : les variations entre les cerveaux d’individus du même sexe sont bien plus importantes que celles existants entre hommes et femmes ! ». En vente avec le magazine ce mois‐ci le DVD du film de Laure DELESALLE « Mon cerveau a‐t‐il un sexe? ».
Retrouver la présentation et le sommaire sur le site de Sciences et Avenir : http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120126.OBS9885/neurosexisme-la-guerre-est-declaree.html

Elles sont candidates à des postes en dessous de leur niveau
Sous le titre « Les femmes se voient moins « belles » qu'elles ne le sont », 20 Minutes du 3 février indique que le site de recrutement Qapa.fr, qui a analysé les souhaits des demandeuses d'emploi sur le marché du travail, « fait état d'un curieux décalage entre le niveau d'études des femmes et leurs aspirations professionnelles » : « un manque de confiance, malgré de grandes compétences ». « Comme si celles‐ci se sous‐estimaient, ou bien qu'elles renonçaient d'avance à trouver un poste correspondant vraiment à leurs qualifications » souligne le quotidien gratuit. « Les femmes doivent reconnaître leurs vraies capacités et se rendre compte que ce qu'elles ont appris dans un métier peut leur ouvrir des horizons dans des secteurs différents », explique à 20 Minutes la fondatrice de Qapa.fr, dont le site tient à mettre en relation candidats et recruteurs via des profils anonymes, « sur une pure base de compétences ».

Des quotas de femmes dans la haute fonction publique
« Parité : la révolution culturelle des quotas gagne la haute fonction publique », titrent Les Echos du 3 février, signalant que Nicolas SARKOZY « a donné son feu vert à l'instauration de quotas de femmes dans les nominations à venir aux postes à responsabilité dans l'administration d'État, les hôpitaux et les collectivités », précisant que « la barre sera fixée à 20 % dès l'année prochaine et atteindra 40 % en 2018 ». « Des quotas de femmes dans la haute fonction publique » titre de son côté La Croix du même jour. Les journaux souligne qu’il s’agit de l’une des préconisations de la députée Françoise GUEGOT qui avait remis en mars 2011 un rapport sur le sujet à Nicolas SARKOZY. Les Echos signalent également que la commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté des mesures complémentaires lors de l’examen du projet de loi portant diverses dispositions relatives à la Fonction publique. En effet, les députés ont fixé aux conseils d'administration et de surveillance des établissements publics à caractère administratif (Météo France, musées, parcs nationaux, etc.) l'obligation de compter au moins 20 % de femmes à l'issue de leur prochain renouvellement, puis 40 % au renouvellement suivant. « C'est la transcription au secteur public de la mesure imposée aux grandes entreprises privées par la loi Zimmermann‐Copé de 2010 » commente le quotidien économique. Les autres mesures adoptées imposent, à partir de 2015, 40 % de femmes dans les jurys de concours et dans le collège employeur des conseils supérieurs des trois versants de la fonction publique, ainsi que dans le tout nouveau conseil supérieur commun.

Prix de la vocation scientifique et technique 2012
Consultez la fiche de présentation et le calendrier !

JANVIER 2012

La fabrique des garçons
Sanctions et genre au collège.
http://www.reseau-mpg.com/wp-content/uploads/2011/03/La-fabriquedesgarcons.pdf

La seule espèce dont les mâles tuent les femelles
« Qu’est‐ce que l’Homme ? » a demandé Sciences et Avenir à cent personnalités scientifiques pour un numéro hors‐série daté de janvier‐février 2012. Sur une proposition de Rachel MULOT, l'anthropologue Françoise HERITIER, professeure émérite au Collège de France, livre sa réponse à la question sous le titre « L'Homme : La seule espèce dont les mâles tuent les femelles ». Pour Françoise HERITIER, « le comportement d’agression des hommes à l’égard des femmes n’est pas un effet de la nature animale et féroce de l’Homme, mais de ce qui fait sa différence, qu’on l’appelle conscience, intelligence ou culture »… « C’est parce que l’Homme est un produit de la culture que, seul parmi les espèces animales, il pense avoir le droit de frapper ou de tuer des femmes dont il pense qu’elles sont à sa disposition » écrit‐elle. « Mais c’est aussi, puisqu’il ne s’agit pas d’une « nature » contraignante de l’Homme, une raison de croire en la possibilité d’un bouleversement radical de ces représentations archaïques infondées parvenues jusqu'à nous. ». A lire également dans ce numéro les contributions du sociologue Eric FASSIN, de l'anthropologue Sarah Blaffer‐Hrdy, de la biologiste Anne FAUSTO‐STERLING (spécialiste du genre) ou encore de la neurobiologiste Catherine VINCENT.
Retrouver le texte sur le site de Sciences et Avenir
http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120124.OBS9673/l-homme-la-seule-espece-dont-les-males-tuent-les-femelles.html

« Présidente : le grand défi » de Marlène COULOMB‐GULLY
Marlène COULOMB‐GULLY professeure de communication à l'université de Toulouse‐Le Mirail, vient de publier chez Payot « Présidente : le grand défi. Femmes, politique et médias ». Selon le résumé, « si les femmes de pouvoir ont toujours existé, les femmes chefs d’Etats, démocratiquement élues, restent l’exception. En France, le fait est inédit, même si plusieurs d’entre elles se sont portées candidates depuis la première élection du président de la République au suffrage universel en 1965. Elles sont neuf en attendant celles qui, dans leur sillage, relèveront à nouveau le grand défi de l’investiture suprême. Toutefois le geste, voire la geste, de ces pionnières reste avant tout symbolique : aucune en effet, jusqu’en 2007, ne pouvait espérer figurer au second tour. Il n’en est que plus fort dans la rupture qu’il instaure et la brèche ainsi ouverte. C’est le regard des médias sur ces femmes politiques qui constitue l’objet de la présente étude dont la Ve République est le cadre ».

Petrobras, premier géant du pétrole bientôt dirigé par une femme
Pour la première fois, un des géants du pétrole va être dirigé par une femme. Aujourd'hui chargée de la division gaz & électricité de Petrobras, Maria das Graças SILVA FOSTER va prendre la direction du groupe brésilien à l'issue d'un conseil d'administration prévu le 9 février. Agée de cinquante‐cinq ans, elle est considérée comme proche de la présidente du Brésil, Dilma ROUSSEFF. Jusqu'à présent, jamais une femme n'avait dirigé une compagnie pétrolière de cette taille (Les Echos du 24 janvier).

Trois femmes à la tête des leaders mondiaux de la technologie
Les pages saumon du Figaro du 20 janvier ont consacré une page aux « Trois femmes à la tête des leaders mondiaux de la technologie ». Avec la prise de fonction au 1er janvier de Ginni ROMETTY, la directrice générale d'IBM, le quotidien souligne en effet qu’« elle est ainsi entrée dans le club très fermé des femmes les plus puissantes de la planète ». En effet, avec Meg WHITMAN à la tête de HP, « les deux plus grands groupes mondiaux de technologie sont dirigés par des femmes ». Le Figaro compte également Ursula BURNS qui est à la tête du Xerox depuis 2010, un groupe où « elle débuta par un job d’été »… Dans un encadré le quotidien cite une autre dirigeante de société informatique : « nous devons travailler plus dur que les hommes ». Le journal évoque aussi dans un autre article « les deux dames de fer de l’agroalimentaire » qui « ont révolutionné le profil de leurs groupes », Kraft (Irene ROSENFELD) et Pepsi (Indra NOOYI), « depuis qu’elles en ont pris les rênes ».

Le Conseil d'Etat accueille une promotion de l’ENA exclusivement féminine
Comme chaque année, de nouveaux auditeurs issus de l'Ecole nationale d'administration (ENA) intègrent le Conseil d'Etat à l'issue de leur scolarité. Pour la deuxième fois de son histoire, le Conseil d'Etat accueille une promotion exclusivement féminine. En effet, parmi les neuf femmes de la promotion Jean‐Jacques ROUSSEAU classées dans les quinze premières places à la sortie de l'ENA, cinq d'entre elles ont choisi de rejoindre la plus haute juridiction administrative. Il s'agit de Julia BEURTON, Natacha CHICOT, Leïla DEROUICH, Maïlys LANGE et Esther DE MOUSTIER.

Les (bonnes) intentions des recruteurs
« Alors que la croissance française s'effondre, les entreprises font preuve de prudence dans leurs prévisions d'embauche. Mais cette année, contrairement à 2008, les intentions des 100 premiers recruteurs se maintiennent » annonce Challenges dans son numéro du 12 janvier annonçant « 230 000 emplois à saisir ». L’hebdomadaire économique donne la parole à plusieurs recruteurs comme par exemple Jean‐Luc BERARD, DRH de Safran, équipementier international de haute technologie, dont la petite phrase est mise en exergue : « nous aimerions embaucher 30 à 40 % de femmes au lieu de 25 %. Alors, avec l’association Elles bougent, nous essayons d’intéresser lycéennes et étudiantes ». (Nous avons évoqué l’association Elles bougent dans nos synthèses des 3 mai 2010, 7 janvier

« Contre les publicités sexistes » par le Collectif contre le publisexisme
A paraître en février aux éditions L’Echappée : « Contre les publicités sexistes » signé par le Collectif contre le publisexisme. « La publicité exploite le corps des femmes pour susciter du désir, générer de l’envie, exacerber les frustrations et rendre le produit à vendre « appétant » » explique la présentation de l’éditeur. « Soumise aux normes aliénantes d’une beauté stéréotypée, symbole du plaisir sexuel, ou encensant la ménagère passive cantonnée dans sa cuisine, l’image des femmes n’a jamais été autant instrumentalisée. Omniprésentes et conçues pour marquer les esprits, ces représentations modèlent notre imaginaire et participent à la construction des normes de genre : d’un côté, la féminité associée à la jeunesse, à la beauté et à la maternité et, de l’autre, la virilité à la force, à la puissance et à l’action. Loin d’être un art, tout sauf inoffensive ‐ c’est‐à‐dire perçue au second degré par des consommateurs responsables ‐, la publicité véhicule les pires clichés sexistes et renforce la domination patriarcale ». Le Collectif Contre le Publisexisme a été créé à l'automne 2001 pour lutter contre les stéréotypes sexistes véhiculés par la publicité. On lui doit déjà l’ouvrage « Contre les jouets sexistes » paru en novembre 2007 aux éditions L'Echappée et la plaquette « Pas de cadeau pour le sexisme ».

Un nouveau site pour Voxfemina
L'association Voxfemina : Paroles d'Experts au Féminin propose une action novatrice pour augmenter la visibilité des femmes expertes susceptibles de prendre la parole en tant que telles dans les médias. Il s'agit pour Voxfemina de recenser ces femmes, d'identifier et de répertorier leurs domaines de compétence au moyen de biographies publiées sur sa plateforme Web. L’association vient de lancer son nouveau site. On y trouvera en particulier une page pour les donateurs, « Soutenez notre action », et un nouvel espace dédié aux adhérentes. Rappelons que 80 % des « experts » qui s’expriment dans les médias sont des hommes.
http://voxfemina.asso.fr

Les hommes et les enfants d’abord !
« Bientôt, une « amirale » dans la Marine » se réjouit Jean‐Dominique MERCHET sur son blog Secret défense. « Le capitaine de vaisseau Anne CULLERRE est à la liste d'aptitude pour être nommé contre‐amiral en 2012 » annonce‐t‐il en effet le 11 janvier. Et de préciser que « cet officier a commandé à la mer », c'est‐à‐dire qu’elle « aura embarqué une dizaine d'années et servi dans des fonctions opérationnelles ». Jean‐Dominique MERCHET précise que « Anne CULLERRE n'est pas la première femme à devenir amiral : Chantal DESBORDES l'avait été dès 2001, au terme d'une carrière passée à terre, les règlements de la Marine ‐ qu'elle a contribué à faire évoluer ‐ ne lui permettant pas alors d'autres choix. Elle avait raconté son parcours dans un livre "Une femme amiral", paru en 2006 ». Le blog cite Anne CULLERRE : « J'ai la chance d'avoir eu des chefs qui n'ont pas eu d'états d'âme. On ne m'a pas mis de bâtons dans les roues parce que j'étais une femme. Je n'ai pas eu le temps d'être une féministe convaincue ! ». Selon Secret défense, « les femmes représentent désormais 15% des effectifs militaires, dont 13,1% dans la Marine, qui compte dans ses rangs 591 officiers féminins. Tous les postes sont ouverts aux femmes, à l'exception des sous‐marins ». On signalera à propos de la place des femmes dans les sous‐marins l’article qu’avait publié Le Monde le 12 décembre 2011. Le quotidien revenait sur les décisions récentes des marines des Etats‐Unis ou de Grande Bretagne d’autoriser les femmes à embarquer dans les sous‐marins. Le quotidien soulignait que c’est parce qu’ils n’arrivent pas à recruter et à fidéliser leur marins que les états majors se tournent vers les femmes. Et d’indiquer qu’en France « les prochains Barracuda, censés être livrés en 2017, seront conçus pour héberger des femmes ». « La marine nationale se tient prête, si elle se trouvait dans la nécessité de féminiser » a expliqué au journal son directeur du personnel, l'amiral Olivier LAJOUS.

Genre, le désaccord
« La France est sans doute l'un des seuls pays au monde où les esprits s'échauffent sitôt que l'on évoque une réforme, même prudente, de la grammaire ou de l'orthographe » souligne Le Monde du 14 janvier évoquant la réforme de 1990. Selon le quotidien, même « l'aval de la prestigieuse Académie et du Conseil supérieur de la langue française n'avait pas suffi à apaiser la sainte colère des défenseurs de l'orthodoxie ». Et de rappeler qu’« une petite décennie plus tard, la féminisation des noms de titres et de métiers avait plongé la France dans une bataille linguistique sans merci ». Lorsqu'Elisabeth GUIGOU ou Martine AUBRY s'étaient fait appeler « Madame la ministre » raconte Le Monde, « les Académiciens avaient solennellement demandé l'aide du président de la République "en une affaire qui, dans les hauteurs de l'Etat, porte atteinte à la langue française" ». Le quotidien du boulevard Blanqui indique alors que « certaines féministes rêvent pourtant de bousculer ce bel ordonnancement linguistique régi par une institution vieille de bientôt quatre siècles. Le monde a changé, proclament‐elles, il serait bon que la langue française en prenne acte. L'objet de leur courroux est une règle de grammaire dont l'énoncé leur semble provenir d'un autre monde : "Le masculin l'emporte sur le féminin." ». Rappelons que l’année dernière une pétition intitulée « Que les hommes et les femmes soient belles ! » avait été lancée par plusieurs associations. (Lire la suite de l’article sur le site du Monde :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/14/genre-le-desaccord_1629145_3224.html

Campagne de communication du Laboratoire de l’égalité
Le Laboratoire de l’égalité souhaite « interpeller l’opinion et créer une mobilisation collective pour l’égalité femmes‐hommes avec la signature du Pacte pour l’égalité » (NB nous reviendrons très prochainement sur les actions du Laboratoire de l’égalité dans la perspective des élections présidentielles dans un dossier dédié à ces élections). Le Laboratoire a confié à l’agence Mediaprism la création d’une campagne de communication d’intérêt général destinée à lutter contre les propos et les pratiques sexistes. Le concept créatif du film est décliné en presse quotidienne et magazine, en affichage, imprimé publicitaire et web. La campagne a été lancée le 16 janvier. « Campagne choc pour la parité » titre Le Parisien ‐ Aujourd'hui en France le 16 janvier pour annoncer la campagne de l’association. Dans un encadré, le quotidien souligne qu’« il faut aussi aider les hommes soumis à une organisation du travail marquée par une survalorisation du « présentéisme » ». Le Parisien consacre également au sujet son « voie expresse » du jour : « Et vous, pensez‐vous que la place des femmes a évolué dans la société ? » a demande le journal à des quidams qui croient voir de légers progrès en matière de parité sauf Christel, 47 ans, éditrice, qui estime que « c’est à chacun des se faire sa place » et qui n’a jamais eu l’impression « qu’être femme constituait un handicap ». Elle croit même savoir que « ce sont les hommes qui ont perdu leur repères devant les revendications parfois castratrices de certaines »… La Croix (du 17 janvier) et Le Monde (daté du 18 janvier) publient des photos des visuels de la campagne. Le Monde se demande : « la parité, et si c’était enfin pour demain ? ». Libération consacre également une brève au lancement de la campagne.
http://www.laboratoiredelegalite.org/


Egalité hommes‐femmes : négocier ou payer
« Égalité hommes‐femmes : négocier ou payer » titrent Les Echos du 30 décembre qui résument la nouvelle obligation qui s'impose aux entreprises d'au moins 50 salariés, d'être couvertes par un accord ou un plan d'action en faveur de l'égalité professionnelle au 1er janvier 2012, sous peine d'une pénalité financière pouvant aller jusqu'à 1 % de la masse salariale. Mais « l'impact de la mesure est très incertain » indique le quotidien économique. Et de citer Rachel SILVERA, économiste et maître de conférences à l'université Paris‐X : « On voit pléthore d'accords se mettre actuellement en place, mais ce sont souvent des coquilles vides », avait‐t‐elle en effet déploré la veille sur France Inter.

Les industries électriques et gazières valorisent l’égalité professionnelle
Liaisons sociales du 27 décembre 2011 signalent que les partenaires sociaux des industries électriques et gazières (IEG) ont signé à l’unanimité le 20 décembre 201 un accord de branche sur l’égalité professionnelle. Estimant qu’il n’y a pas de « pente naturelle » vers l’égalité, ils souhaitent encourager une « mixité renforcée » indique le journal spécialisé.

Progression de la féminisation des métiers de l’assurance
« L'observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance relève une progression de la féminisation de ses troupes et une croissance notable du nombre de cadres. La part des jeunes est en baisse », indique La Tribune du 29 décembre.

Vous avez dit chômage des femmes ?
Le site du Monde a mis en ligne le 29 décembre un « Point de vue » de Christiane MARTY, membre du Conseil scientifique d'Attac et de la Fondation Copernic titré « Vous avez dit chômage des femmes ? ». « Mais qui parle du chômage des femmes ? » se demande en effet l’auteure qui indique qu’« il est pourtant plus fort que celui des hommes, quelles que soient les tranches d'âge ». Pour elle, « l'emploi féminin est bien autre chose que simplement rentable, il s'agit d'un enjeu de société ».
Lire la tribune sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/vous-avez-dit-chomage-des-femmes_1623295_3232.html

Une femme à la tête des avocats parisiens
« Christiane Féral‐Schuhl féminise le barreau », La Vie du 5 janvier, La Croix du 6 janvier et Le Figaro du 10 janvier dressent des portraits de Christiane FERAL‐SCHUHL, nouveau bâtonnier (nouvelle bâtonnière ? NDC) du barreau de Paris, qui vient d'entamer son mandat à la tête du plus important barreau de France, l’un des plus importants d’Europe, dont elle compte renforcer la modernisation.

Hypersexualisation des petites filles

Egalité a mis en ligne le 4 janvier un article sur « les premiers constats de Chantal JOUANNO » dans le travail qu’elle a entamé sur l’hypersexualisation des petites filles. Chantal JOUANNO a en effet été chargée par la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne BACHELOT‐NARQUIN, de réaliser un rapport sur l’hypersexualisation des petites filles (synthèse du 30 novembre). Pour Chantal JOUANNO, « face au développement d’une mode vestimentaire dérivant des codes adultes ou des événements de type Mini Miss, nous allons produire un rapport pour observer, analyser le phénomène, et voir quels outils nous pouvons mettre en place pour les parents, les éducateurs et les enfants ».
Lire l’article sur Egalité : http://www.egalite-infos.fr/2012/01/04/hypersexualisation-des-petites-filles-les-premiers-constats-de-chantal-jouanno/


DECEMBRE 2011

Le prix de la vocation scientifique et technique des filles (PVST)
Le ministère en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes organise annuellement le Prix de la vocation scientifique et technique des filles qui récompense 650 élèves de classe de terminale, chaque lauréate recevant une dotation de 1 000 €.Dans chaque région, département et collectivité d’Outre-Mer, un jury décerne les prix à des étudiantes qui font le choix de s’orienter vers des filières scientifiques et/ou technologiques de l’enseignement supérieur dans lesquelles elles sont peu nombreuses. En savoir +  :  http://www.solidarite.gouv.fr/espaces,770/femmes-egalite,772/zoom-sur,829/nos-sites,2001/espaces,770/femmes-egalite,772/dossiers,773/egalite-professionnelle,1720/promotion-de-l-egalite,896/le-prix-de-la-vocation,7555.html

L'analyse des manuels scolaires et pratiques sexistes


NOVEMBRE 2011

« Les femmes sont-elles de meilleurs managers ? »
« Les femmes sont-elles de meilleurs managers ? » se demande sur une page Le Figaro économie du 24 octobre. Le quotidien indique que, selon l'enquête « Women Matter », réalisée annuellement depuis 2007 par McKinsey, « les entreprises dont les comités exécutifs sont les plus féminisés sont aussi les plus rentables ». « Rentabilité économique rime de plus en plus avec mixité des comités exécutifs » souligne le journal qui estime que les femmes sont « plus prudentes, davantage dans la conviction que dans l'imposition, plus proches des équipes… ». « Sans tomber dans les clichés et la guerre des genres », avance Le Figaro, « il semble bien exister un « management féminin » ». Et de donner la parole à Valérie Rocoplan, présidente du cabinet Talentis, qui explique qu’il « faut aider les femmes à décoder les règles de l’organisation qui ont été élaborées par les hommes ». « Il faut jouer le jeu » souligne-t-elle.

« Les écoles veulent séduire les filles »
Le Figaro du 5 octobre fait le point sur les écoles d’ingénieurs qui veulent « séduire les filles ». « Pour les attirer davantage, la prospection des étudiantes doit démarrer dès les années de collège et de lycée » indique le quotidien, en effet, « pour faire bouger les lignes et casser les stéréotypes, il faut intervenir en amont ». « Les établissements cherchent donc à communiquer dès le collège et le lycée, dans les forums, lors des journées portes ouvertes » explique le journal qui livre le résultat de son enquête mais rappelle que si « les jeunes diplômées sont prisées et trouvent souvent un emploi un peu plus vite que leurs collègues masculins ; en revanche leurs rémunérations restent globalement inférieures ».

Prostitution des étudiant-e-s
Selon une dépêche de l’Agence France Presse du 18 octobre la prostitution dans le monde étudiant est un phénomène qui prend racine. L’agence a rencontré « Chloé, Morgane ou Marie (…) étudiantes à Paris ou en province » qui « pour financer leurs études, ont choisi de se prostituer plutôt que d'avoir un emploi moins bien payé et plus contraignant ». Très peu d'études et d'enquêtes existent pour évaluer l'ampleur de cette prostitution, notamment parce que la plupart des personnes utilisent internet rendant ce phénomène peu visible, notent des experts et des associations. L’information est reprise le 20 octobre en particulier par France Soir (« Prostitution: les étudiants aussi ») ou Metro Paris (« Elles se prostituent pour payer leurs études »).

Les professions entre 1999 et 2007. Plus de femmes dans des métiers plus qualifiés
INSEE Première n° 1376 d’octobre 2011 publie une étude de Louis Meuric et Romain Warnan de la division Emploi de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) intitulée « Les professions entre 1999 et 2007 Plus de femmes dans des métiers plus qualifiés ». L’INSEE note qu’« en 2007, 58,1 % des femmes ayant entre 15 et 64 ans travaillent. Leur taux d’emploi a progressé de 4,3 points depuis 1999. Plus diplômées qu’en 1999, elles exercent plus souvent des métiers à responsabilités ». En 2007, 37,8 % des cadres sont des femmes, soit 2,9 points de plus qu'en 1999. L'INSEE note même « une forte percée à la tête de l'administration publique et des grandes entreprises », la part des femmes parmi les cadres « d'état-major » ayant doublé en six ans, pour atteindre 30 %. « Les femmes investissent les métiers à responsabilité » titrent Les Echos du 21 octobre sur la base de cette étude, « c'est parmi les professions libérales, les cadres et les professions intermédiaires » que leur présence « progresse le plus vite ». Egalement dans Le Figaro économie du 21 octobre.
Retrouver l’étude sur le site de l’INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1376

Politique de l’égalité entre les femmes et les hommes : parution du DPT 2012
Le Document de politique transversale (DPT) sur la politique d’égalité entre les femmes et les hommes pour le Projet de loi de finances (PLF) 2012 a été mis en ligne sur le site du gouvernement consacré à la performance publique. Le DPT comporte les éléments suivants : une présentation de la politique d’égalité entre les femmes et les hommes, la liste des programmes qui y contribuent, ainsi que la présentation de la manière dont ceux-ci participent, aux travers de différents dispositifs, à cette politique transversale et la mettent en oeuvre ; une présentation qui expose la stratégie globale d’amélioration des performances de la politique d'égalité, suivie de la présentation des trois axes stratégiques de la politique transversale. En annexe, on trouvera une table de correspondance des objectifs permettant, en tant que de besoin, de se reporter aux différents projets annuels de performances (PAP) pour obtenir des compléments d’information. Des différents PAP associés, le DPT reprend aussi des indicateurs les plus à même de rendre de compte de l'évolution et de la performance des actions menées par les différents ministères. L'annexe présente également, de manière détaillée, l’effort financier consacré par l’Etat à la politique d’égalité entre les femmes et les hommes pour l’année à venir (PLF 2012), l’année en cours (LFI 2011) et l’année précédente (exécution 2010).
Télécharger le DPT sur le site de la performance publique : http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/fileadmin/medias/documents/ressources/PLF2012/DPT/DPT2012_politique_egalite.pdf

« La contraception, toujours taboue chez les jeunes »
Alors que plusieurs initiatives viennent d’être prises en matière de défense de l’avortement et de la contraception (voir ci-dessous « Mobilisations ») Le Monde du 25 octobre publie un reportage sur « La contraception, toujours taboue chez les jeunes ». Selon le quotidien, « pas plus que la famille, l'école n'est le lieu où les adolescents ont envie d'exprimer leurs interrogation ». Le Monde, qui a enquêté sur le terrain, dresse un bilan très mitigé de la distribution du pass contraception en Ile-de-France dans 470 lycées et centres de formation des apprentis (CFA). Citant plusieurs professionnels, le journal souligne que « l'information devrait arriver plus tôt dans le cursus scolaire, dès l'école primaire » et annonce qu’un rapport sera bientôt remis à la secrétaire d'Etat à la jeunesse, Jeannette Bougrab, par le professeur de gynécologie Israël Nizan. Le Monde indique également que, suite au rapport sur la contraception des moins de 18 ans de la députée Bérengère Poletti, une proposition de loi sera déposée en novembre pour prendre en compte les préconisations pour « un accès anonyme et gratuit en France ».

Campagne pour l’égalité salariale
Un collectif d'associations féministes a réclamé le 15 octobre des hausses de salaires pour les métiers « féminisés », lors d'un rassemblement à Paris. Selon l’Agence France Presse, le collectif estime que les « vendeuses, caissières, secrétaires, assistantes maternelles, aides soignantes, coiffeuses ou encore infirmières exercent ainsi des métiers dévalorisés et sont sous-payées ». « Jusqu'à maintenant on disait « à travail égal, salaire égal », mais ça ne suffit pas », a fait valoir l’une des participante à l’AFP. Le collectif compte « faire émerger les revendications des femmes à l'occasion de la campagne présidentielle ». Constitué à l'origine de quatre organisations (Femmes Egalité, le Collectif national des droits des femmes, la commission genre d'Attac et la Maison des femmes de Montreuil), le collectif bénéficie désormais du soutien d'une quinzaine d'autres organisations dont Osez le féminisme ou AC!, ainsi que des syndicats (CGT, FSU et Solidaires), et des partis politiques comme Europe Ecologie, le PCF ou le NPA.

Genre et sexualité en politique
Un appel à communications pour le colloque « Genre et sexualité en politique : Retours sur la présidentielle française de 2012 » organisé le 27 septembre 2012 par le MAGE - Réseau de recherche international et pluridisciplinaire « Marché du travail et genre » avec le soutien de plusieurs partenaires a été diffusé. Deux axes principaux devraient structurer les interventions : « Les usages du genre et de la sexualité dans l’identité des présidentiables » et « La construction des questions sexuées et sexuelles en enjeux politiques ». Les propositions de communication devront faire mention, outre de la question de recherche et du rattachement à la problématique du colloque, du terrain étudié et des méthodes mobilisées. Elles devront parvenir au MAGE avant le 16 décembre 2011.
http://www.mage.cnrs.fr/

Féminisation dans l’armée de l’air
L'armée de l'air est celle qui compte le plus de femmes au sein de ses effectifs. Sous le titre « Il n’y a pas d’avion sans elle », 20 Minutes du 7 octobre consacrait une page au sujet en dressant le portrait d’une mécanicienne avionique depuis presque deux ans et qui témoigne pour le quotidien gratuit : « A l'époque, il n'y avait que très peu de femmes, surtout en tant que mécanicienne. La mentalité des hommes était assez dure, ils n'acceptaient pas qu'une femme puisse exercer un “métier d'homme”» explique-t-elle. « Malgré les quolibets de certains collègues machos, Pascale s'accroche à son rêve, consciente de devoir en faire encore plus » souligne 20 Minutes. . « Même si je n'avais pas les mêmes capacités physiques, je savais que je m'en sortirais toujours. Il suffisait de faire preuve d'un peu de bon sens et d'imagination. Il y avait toujours une solution. A force de faire mes preuves, j'ai fini par m'imposer ». Et, selon 20 Minutes, « quinze ans plus tard, les mentalités vis-à-vis des femmes ont changé, et Pascale ne fait plus figure d'exception. Le taux de féminisation frôle les 20 % ». En 2010, l'armée de l'air française comptait 11 219 femmes, soit 21,4 % des effectifs, contre 8 395 en 2000. Moins représentées chez les pilotes (6 %) et dans les métiers techniques tels que la maintenance aéronautique, elles le sont davantage dans le corps des bases : administration et gestion des ressources humaines, contrôle aérien ou renseignement.

Deuxième Université de l’Egalité Professionnelle,
ENSEIRB MATMECA (Talence), le 15 décembre prochain. Nous vous invitons à cliquer sur le lien ci-dessous afin de découvrir l’intégralité du programme et les modalités d’inscription.
http://www.mission-egalite-aquitaine.com/agenda/universite-egalite-professionnelle.php

OCTOBRE 2011

Conférence-débat : « Mixité dans les activités de loisir. La question du genre dans le champ de l’animation »
Date : mardi 8 novembre 2011 - Horaires : de 17h à 19h - Adresse : Maison des Suds, Amphi ADES, 12 Esplanade des Antilles, 33 600 Pessac.
Renseignements et inscriptions : conferences@injep.fr

À l’occasion de la parution du numéro 59 de la revue Agora débats/jeunesses et du hors-série Le temps des femmes (éditions Alternatives économiques, hors-série poche n° 51), l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), l’ADES (laboratoire Aménagement, Développement, Environnement, Santé et Sociétés – CNRS / Bordeaux-II et-III) et le magazine Alternatives économiques vous invitent le 8 novembre 2011 à Pessac pour un temps d’échanges et de débat sur le thème "Mixité dans les activités de loisir : La question du genre dans le champ de l’animation".  Téléchargez la plaquette
En savoir plus : http://www.injep.fr

Allemagne : une meilleure protection contre les discriminations
La Haute autorité fédérale allemande de lutte contre les discriminations appelle à une meilleure protection contre les discriminations. Entrée en vigueur le 18 août 2006, « la loi sur l'égalité de traitement » a fêté cet été ses cinq ans d'existence. A cette occasion, la Haute autorité fédérale de lutte contre les discriminations (entre autre de sexe ou d’orientation sexuelle), mise en place dans le cadre de cette loi, a dressé, le 15 août, un bilan mitigé de sa mise en oeuvre et formulé des préconisations, parmi lesquelles des sanctions plus élevées en cas de discrimination avérée. La Haute autorité dénonce en particulier les discriminations dont sont victimes dans le monde du travail les femmes ayant des enfants ou en âge d’en avoir. (D’après Planet Labor, 12 septembre 2011).

Banque mondiale : « L’égalité des genres : un objectif fondamental et un atout pour l’économie »

« Pour la Banque mondiale, l'égalité des sexes est un facteur de développement ». Commentant les conclusions du rapport 2011 sur le développement dans le monde publié lundi 19 septembre par la Banque mondiale, Le Monde daté du 20 septembre relève que selon ce document, « les femmes gagnent partout moins que les hommes, parce qu'elles travaillent dans le secteur informel, ne sont pas du tout rémunérées par leur mari, ou disposent de plus petites parcelles pour faire pousser des cultures moins rentables ». Le quotidien du boulevard Blanqui indique aussi que « les progrès enregistrés dans le domaine de l’éducation restent très insuffisants ». La Banque mondiale souligne de son côté, dans le communiqué de presse qu’elle a diffusé, que, « malgré les progrès considérables accomplis au plan de l’égalité des genres, les populations pauvres des pays en développement affichent chaque année un « déficit » de près de 4 millions de femmes ». La Banque mondiale propose également un sondage aux internautes sur l’égalité entre les femmes et les hommes et un certain nombre de ressources sur le sujet sur des pages de son site dédiées à l’égalité.
Retrouver le communiqué sur le site de la Banque mondiale
Retrouver le sondage et la partie « égalité »

« Mais comment font les femmes ? » de Douglas McGrath
Le 21 septembre est sorti sur nos écrans « Mais comment font les femmes ? » de Douglas McGrath avec Sarah Jessica Parker. Selon le synopsis, « Kate est mariée, a deux enfants et un job épuisant. Professionnelle jusqu’au bout des ongles, elle jongle avec un emploi du temps de ministre pour concilier son travail, l’éducation de ses enfants et sa vie de couple. Sa vie est une succession de mini-cataclysmes auxquels elle doit trouver des solutions: comment réussir une conférence-call en préparant le diner de ses enfants ? Comment arriver à se faire des soirées entre copines quand le petit dernier est malade ? Comment être sexy avec son mari après 12h au bureau ? Mais comment font les femmes ? Si c’était facile, les hommes le feraient aussi… ».

« Avancer sur la voie de l’égalité entre les femmes et les hommes »
La Commission européenne publie son Rapport annuel 2010 : « Avancer sur la voie de l’égalité entre les femmes et les hommes ». Ce huitième rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes décrit les dernières évolutions en la matière au sein de l’Union européenne. 2010 a été une année charnière au vu de l’action de la Commission européenne en faveur de l’égalité entre les femmes et les femmes. Le 5 mars 2010, a été adoptée une Charte des Femmes pour engager l’Europe à renforcer l’égalité dans l’ensemble de ses politiques. Le 21 septembre 2010, c’est une nouvelle Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2010-2015) qui a été adoptée. Elle représente un plan d’action visant à promouvoir l’égalité pour la période 2010-2015. Ces actions sont l’écho direct de l’engagement politique de chaque Commissaire européen dans le cadre de ses attributions.
Télécharger le rapport annuel de la Commission

Pour la suppression du « Mademoiselle » sur les listes aux élections au CNU
Des Enseignant-e-s chercheurs/ses des universités, ont mis en ligne une pétition pour protester contre la présence de la mention « mademoiselle » lors du recueil des informations professionnelles (CV, publications...) pour chaque candidat-e aux élections du Conseil national des universités. Les signataires s'opposent « à la publication sur les listes officielles de candidature des informations privées, telles celles apparaissant dans la distinction Madame/Mademoiselle et Nom de jeune fille/ Nom d'épouse ». Selon eux, selon elles, « cette publication constitue une intrusion dans la vie privée des candidates et une inégalité de traitement entre les candidats et les candidates ».
Retrouver le texte de l’appel et la pétition

« Pourquoi cacher le genre, Monsieur le ministre ? »
Après la demande des députés et sénateurs de réécrire les manuels de SVT des classes de 1ère, un groupe de chercheurs et chercheuses en sciences sociales a adressé le 14 septembre une lettre ouverte « indignée » au ministre de l'Education nationale : « Pourquoi cacher le genre, Monsieur le ministre ? ». Selon les signataires, « l'argument scientifique des 80 députés est bien faible. Cette conception de la science s'appuie sur une hiérarchisation dogmatique des savoirs qui les oppose les uns aux autres alors qu'en vérité ils éclairent de différents points de vue et de manière complémentaire les différents aspects de la vie humaine ». « La recherche française ne saurait tenir sa place au niveau international sans développement des études sur le genre » soulignent-ils. Et d’accuser les députés et les sénateurs qui s’élèvent contre le genre d’ignorer « tout un champ de la science, celui de la sociologie, de l'anthropologie, de l'histoire, de la psychologie et de la démographie »… Pour eux, « il est grand temps (…) que l'information sur la sexualité tienne enfin compte de la diversité des sexualités » pour mieux « lutter contre les discriminations sexistes et homophobes et favoriser un mieux-être ». (Illustrations : Hans Baldung « Grien » - Adam et Eve - 1510).
Lire la lettre ouverte sur Médiapart

Appel « Défendons les écoles de genre à l’école ! »
Dans son édition datée du 17 septembre, Le Monde évoque à la une la « querelle de contenus » au sujet des manuels scolaires (théorie du genre, mais aussi l’usage du mot « shoah qui a fait couler beaucoup d’encre depuis quelques semaines). La « Page trois » du quotidien est consacrée aux « manuels à rude école » et à leur itinéraire « entre programme officiel et liberté éditoriale ». Une tribune de Benoît Falaize, professeur d’histoire, est également consacrée à la « bataille des programmes scolaires ». Le Monde publie aussi un appel collectif « Défendons les écoles de genre à l’école ! » de plusieurs scientifiques (Eric Fassin, Françoise Héritier, Geneviève Fraisse, Axel Khan, Gérard Noiriel, Christine Petit, Louis-Georges Tin et Catherine Vidal…) qui estiment que « les politiques n’ont pas à dire la vérité scientifique ».
Lire l’appel sur le site du Monde

10 % de femmes couronnées par les prix littéraires en un siècle
Sous le simple titre « Femmes », Le Figaro Littéraire du 15 septembre consacre « L’Apostrophe » d’Etienne Montety à l’évaluation des listes pour les prix littéraires par le site babelio.com « à l’aune de la parité » entre les femmes et les hommes. « Si les femmes sont si présentes dans la production éditoriale, que ne sont-elles plus nombreuses à pouvoir prétendre à un grand prix » regrette le journaliste qui fait les comptes. Les prix sont effectivement « machistes » juge le site spécialisé : « leur palmarès ne dépasse pas 10 % de femmes couronnées en cent ans »…

« Egalité femmes-hommes au travail : de quoi est fait le plafond de verre ? »
L’Humanité Dimanche du 15 septembre consacre une page au « plafond de verre ». De quoi est-il fait se demande l’hebdomadaire. « 40 ans de lois successives n’y ont pas fait grand-chose : les femmes gagnent encore en moyenne 27 % de moins que les hommes et accèdent plus difficilement aux postes à responsabilités » rappelle « l’Huma dimanche » qui indique qu’« il existe pourtant des pistes pour briser ce plafond de verre… constitué de multiples strates ». « Et tout ne se joue pas au sein de l’entreprise » indique le journal. L’Humanité Dimanche en profite, dans un encadré, pour appeler, avec Sabine Nadal de la Fédération de l’enseignement, de la recherche et de la culture (CGT), à « s’emparer de la question de inégalités femmes-hommes lors des conflits salariaux ». On signalera que « L’invité de la semaine » du quotidien, Catherine Villalba, professeure de sciences économiques et sociales, consacre son billet du 15 septembre aux inégalités sociales qui sont, selon elle, liées aux inégalités hommes-femmes : « Les femmes sont-elles des hommes comme les autres ? ».

Causette décrypte « ces partis qui draguent les femmes »
« Les femmes représentent 52 % de l’électorat » soulignait Causette dans son numéro d’été (juillet - août - n° 15). « Pour certains partis politiques, c’est même une catégorie à part entière qu’il s’agit de conquérir en tant que telle. Et pour cela, tout est bon : discours familialistes, promesses sociales »… Causette s’est donc demandé comment, en préparation de 2012, les partis tiennent compte du vote des femmes, dans quel état d’esprit ils l’abordent et comment ils comptent l’attirer. Du PS qui « veut faire le plein chez les femmes » au FN qui « drague les mères de famille », le mensuel décrypte les stratégies des partis. Causette signale que « pour la première fois de son histoire, le Front national travaille sur un programme spécifique à l'attention des femmes ». On notera à cette occasion une certaine agitation à l’extrême droite du Net autour du « webzine féminin non conforme » Belle et Rebelle. Une initiative « qui monte en prônant un féminisme identitaire pour les femmes normales » indique le Bloc identitaire sur son site.

Chine : « Le mariage arrangé disparaît progressivement »
Alice Ekman, chargée de cours sur la Chine contemporaine à Sciences Po Paris, consultante spécialiste de la Chine, publie dans Le Monde du 6 septembre un article qui souligne que « la société chinoise emprunte un chemin identique à celui de nos sociétés occidentales il y a plusieurs décennies : disparition progressive du mariage arrangé, libération sexuelle, augmentation de l'âge moyen du mariage et de celui du premier enfant »… « Le mariage arrangé disparaît progressivement » explique l’auteure mais « s'il est désormais plus libre », il « demeure une obligation et constitue, dans certains cas, un ascenseur social avant d'être un acte d'amour ».

Le point de vue d’Adéquations
Adéquations a mis en ligne un dossier qui donne les informations sur le programme scolaire et les arguments des uns et des autres, ainsi que la position de l’association. Adéquations rappelle que « l’approche de genre fournit des outils pour analyser, déconstruire les rapports de domination, proposer des mesures pour favoriser l’égalité des droits, lutter contre les violences et les discriminations, aider à travailler sur les stéréotypes - qui affectent les hommes comme les femmes ». Retrouver le dossier sur le site d’Adéquations : http://www.adequations.org/spip.php?article1702

Des Catholiques disent « oui à la lutte contre les stéréotypes grâce aux analyses de genre »
L’association Femmes et hommes, égalité, droits et libertés dans les églises et la société (FHEDLES) anime depuis dix ans le centre « Genre en Christianisme » qui a pour objet l’étude critique de la construction religieuse du genre et de ses modes d’influence dans la société civile. Le 8 septembre, l’association a diffusé un communiqué pour se désolidariser des « groupes catholiques qui ont inspiré aux députés leur indignation contre les analyses de genre ».
Lire le communiqué et découvrir le site des FHEDLES

« Au chapitre des grandes femmes »
« L’enseignement de l’histoire se décline au masculin. Un ouvrage collectif tente d’en finir avec cette injustice. Détails d’un manuel d’histoire mixte qui sort le genre de l’oubli », Libération consacre ses deux pages de « Grand angle » du 7 septembre à l’ouvrage d’histoire « La Place des femmes dans l’histoire » paru chez Belin. Il s’agit du livre que Roselyne Bachelot-Narquin avait offert à tous les membres du gouvernement et au président de la République le 8 mars dernier (les hommes avaient eu droit en petit cadeau supplémentaire à un tablier !). « Quatre historiennes - chercheuses ou enseignantes, militantes à l’association Mnémosyne créée en 2000 « pour développer l’histoire des femmes et du genre en France » - ont décidé d’écrire une histoire mixte, un autre récit qui sorte les femmes de l’ombre » explique le journal qui rend hommage à cette « somme passionnante » qu’elles ont coordonné et rédigé avec une trentaine d’auteur-e-s, « où de l’Antiquité au monde contemporain, on découvre que les femmes, même reléguées à la sphère privée, furent aussi un moteur de l’histoire ». « L’ouvrage, chronologique », indique Libération « est découpé en 36 chapitres correspondant à ceux étudiés dans le secondaire. Destiné aux enseignants, c’est aussi un beau livre qui peut intéresser un large public, avec ses illustrations sur papier glacé. Les 3 000 exemplaires ont d’ailleurs déjà tous été vendus et une seconde édition est en route ».

Hauts fonctionnaires : « Parité, le fruit défendu »
Acteurs publics de septembre 2011 publie un enquête, annoncée à la une, sur la parité, « fruit défendu » dans la haute fonction publique. « Les femmes sont majoritaires parmi les cadres publics, mais ultraminoritaires aux plus hauts postes » rappelle le mensuel spécialisé. « Le ministère de la Fonction publique envisage d’imposer aux administrations des objectifs chiffrés. Ce qui remettrait en cause le dogme du haut fonctionnaire masculin ». Acteurs publics analyse le plafond de verre dans la haute fonction publique et souligne que « c’est du double vitrage ». Le journal a placé en exergue cette phrase de Françoise Guégot, auteure du rapport consacré à l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans la fonction publique : « Toutes celles qui croient que les choses s’amélioreront d’elles-mêmes se trompent ». Plusieurs témoignages illustrent l’enquête et reviennent sur le « machisme ambiant », tout en soulignant « une nette évolution des mentalités ».

Politique interministérielle de l’égalité entre les femmes et les hommes
La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a fait parvenir aux préfet-e-s de région et de département une instruction du gouvernement daté du 5 août 2011 relative à la mise en oeuvre territoriale de la politique interministérielle de l’égalité entre les femmes et les hommes. « L’égalité entre les femmes et les hommes est acquise en droit et de nombreux progrès législatifs et règlementaires sont constatés. Toutefois, la question de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes peine à se concrétiser dans les faits et reste au coeur des enjeux de nos politiques publiques, tant économiques que sociales » rappelle la ministre en introduction. « Réduire les inégalités entre les femmes et les hommes est une préoccupation majeure du gouvernement qui poursuit une politique volontariste d’accès aux droits des femmes, de lutte contre les violences et d’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes » souligne-t-elle. L’instruction du gouvernement aux préfet-e-s présente dans un premier temps la politique interministérielle de l’égalité entre les femmes et les hommes et rappelle que celle-ci, inscrite « dans la mise en oeuvre des engagements internationaux et européens (…) souscrits par la France », « repose sur une double approche, à la fois intégrée et spécifique ». Cette politique « nécessite une action interministérielle et partenariale tant avec les autres ministères et organismes publics, qu’avec les collectivités territoriales, les entreprises et le secteur associatif, au niveau national comme au niveau régional et départemental » souligne l’instruction. Le texte rappelle ensuite le « positionnement », le « rôle » et les « modalités d’action » des équipes locales en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes : les délégué-e-s régionales et régionaux et les chargé-e-s de mission départementales et départementaux aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes (DRDFE et CMDDFE). Enfin, une troisième partie de l’instruction résume les grandes règles qui régissent la « qualité de vie au travail » et l’« exercice des fonctions » des DRDFE et des CMDDFE. La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale remercie les préfet-e-s de leur « implication personnelle dans l’application de la présente instruction » et leur demande de faire part à la direction générale de la cohésion sociale des éventuelles difficultés rencontrées dans sa mise en oeuvre. Trois annexes à l’instruction précisent les « spécificités de la politique interministérielle de l’égalité entre les femmes et les hommes » ; les « instances auxquelles doivent participer les agent-e-s en charge de la politique des droits des femmes et de l’égalité » ; et les « financements ». Le texte a été mis en ligne sur le site du Premier ministre dédié aux circulaires et aux instructions du gouvernement.
Télécharger l’instruction sur le site www.circulaires.gouv.fr


SEPTEMBRE 2011

Assises de l'IEC 2011 "L'éducation à l'égalité entre les sexes"
Les lundis 3, 10, 17 et 24 Octobre
De 14 h à 20 h
Université Paris Diderot - Paris 7
Amphithéâtre Buffon
15 rue Hélène Brion - 75013 Paris

« Les violences sexuelles des mineurs » de Marie-Laure Gamet et Claudine Moïse
Dunod publie « Les violences sexuelles des mineurs. Victimes et auteurs : de la parole au soin » de Marie-Laure Gamet et Claudine Moïse. « Les violences sexuelles exercées par des mineurs sur d’autres mineurs suscitent beaucoup d’émoi dans la société et parmi les professionnels, bien souvent désarmés face à une telle agressivité » souligne le résumé de l’éditeur, « Toutefois, ce constat ne doit pas faire oublier que la majorité des violences sexuelles sur mineurs est le fait d’adultes issus du milieu familial des victimes. Ces violences constituent un véritable fléau social et posent la question de l’accompagnement du développement de la sexualité des jeunes et de la vie sexuelle des adultes ».

Les traces de la pornographie…
Le 30 septembre 2010, Le Figaro rappelait qu’entre 14 et 18 ans, « 80 % des garçons et 45 % des filles ont déjà vu un film pornographique sur Internet ou à la télévision au cours de l’année passée ». Le quotidien souligne que « les familles sont démunies » et revient en particulier sur la facilité d’accès à la pornographie sur le Net. Il retrace « la contre-offensive des parents » pour nouer le dialogue.

« Le cerveau a-t-il un sexe ? »

Question récurrente reposée par Elle dans son numéro du 5 août « le cerveau a-t-il un sexe ? ». Dans « Hommes, femmes, avons-nous le même cerveau ? » (Le Pommier, 2007), Catherine Vidal, neurobiologiste et directrice de recherche à l’Institut Pasteur, « épingle les interprétations simplistes et les discours sexistes » rappelle l’hebdomadaire. Elle a rencontré la neurobiologiste qui fait le point sur les stéréotypes et autres idées fausses et en démontant les mécanismes. « Les stéréotypes sur les hommes et les femmes laissent croire que l’ordre social reflète l’ordre biologique », souligne-t-elle, et, par exemple, « « le nombre insuffisant de femmes dans les postes à responsabilité est aussi une des conséquences de la diffusion du cliché selon lequel les hommes sont plus aptes au pouvoir ». Les idées reçues « créent des blocages et orientent nos choix » explique-elle. Et Catherine Vidal d’expliquer : « les hommes et les femmes ont des cerveaux différents quant au contrôle des fonctions liées à la reproduction sexuée. Mais en ce qui concerne les fonctions cognitives (intelligence, mémoire, attention), la diversité entre les individus d’un même sexe est plus forte qu’entre les sexes ! La mise à jour du concept de « plasticité » cérébrale peut, nous l’espérons, faire évoluer les mentalités pour plus d’égalité dans la vie privée et sociale ».

« Qu’est-ce que la distinction de sexe ? » d’Irène Théry
Nous n’avons pas signalé non plus le petit ouvrage d’Irène Théry « Qu’est-ce que la distinction de sexe ? » publié chez Fabert. Selon le résumé de l’éditeur, « la controverse que suscite l’égalité de sexe témoigne de la confusion des idées à propos de la différence des sexes : port du voile islamique, prostitution, droits des couples homosexuels, mixité à l’école... les divergences qui nous traversent restent fortes. Pour Irène Théry, l'enjeu majeur est le suivant : on l'oublie en général, mais nos conceptions du masculin et du féminin renvoient à nos conceptions de la personne. C'est vers la personne qu'il faut porter notre attention si nous voulons comprendre pourquoi le genre n'est pas un attribut des personnes, mais une modalité des relations sociales ». Irène Théry juge que « les grandes théories de la « domination masculine » qui réduisent les sociétés traditionnelles à une caricature d'humanité ne rendent pas justice aux femmes ».

Trois masters sur l’égalité à l’Université Lumière Lyon 2

Deux masters innovants pour former aux métiers relatifs à l’égalité, au genre et à la lutte contre les discriminations s'ouvriront à Lyon 2 en septembre 2011, l'un de recherche et l'autre professionnel. Leurs atouts, selon l’université, « des problématiques au coeur de l'actualité » ; « une ouverture sur l'Europe avec un partenariat de 8 universités » ; et « des débouchés professionnels grâce à des métiers émergents ». Le premier est le Master européen ÉGALES (Études genre et actions liées à l'égalité dans la société, master 1 et 2) avec mobilité géographique dans une des universités partenaires. Le second s’intitule Master ÉGALITÉS (Etudes genre actions lectures interdisciplinaires pour tisser l'égalité dans la société) : Master 2 avec un module intensif européen dispensé à Lyon 2 et des formules adaptées en formation continue. Ces Masters visent à former aux métiers relatifs à l’égalité, au genre et à la lutte contre les discriminations à l’échelle européenne. La formation est mixte (recherche/professionnel), interdisciplinaire (sociologie, anthropologie, démographie, géographie, histoire, lettres, informatique, droit, psychologie…) et prépare aussi bien aux métiers de la recherche et de l’enseignement qu’à l’accès direct à l’emploi ou à une promotion professionnelle. Un troisième Master « Inégalités et Discriminations : manager les enjeux contemporains de l'égalité », désormais habilité nationalement, ouvrira sa première année en septembre 2011 et le M2 en septembre 2012. Un colloque inaugural a eu lieu le 9 juin à l’Université Lyon 2.
Retrouver les informations sur le site de l’Université de Lyon 2 : http://sites.univ-lyon2.fr/chaire-egalite/rubrique-7-Masters.html

« Conseiller-e- référent-e- égalité femmes-hommes »
Et nous ne manquerons pas de signaler, comme chaque année, le Diplôme Interuniversitaire (Université Pierre & Marie Curie et Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3) « conseiller-e- référent-e- égalité femmes-hommes », une formation créée à l'initiative de la Délégation régionale aux droits des femmes et à l'égalité d'Ile-de-France. L’enseignement en formation continue abordera dans deux premiers modules « la construction sociale des identités féminines et masculines » comme « sources des inégalités » puis les « avancées et perspectives » de « la marche vers l’égalité » (éducation et une orientation professionnelle égalitaires, mise en oeuvre des politiques publiques d’égalité, égalité professionnelle, vie associative, syndicale et politique). L’étudiant se verra ensuite proposer un projet individuel tutoré à réaliser sur terrain professionnel donnant lieu à la rédaction d’un mémoire et à une soutenance orale.
Retrouver les informations sur le site de l’UPMC  http://www.fc.upmc.fr/fr/formations_pluridisciplinaires/diu_egalite_femmes_hommes.html


Midi-Pyrénées : un module « genre et travail social »
Sous le titre « A Toulouse, un module obligatoire pour les éducs », Travail social actualité (TSA Mensuel n° 24 juillet-août 2011), annonce que « deux centres de formation (Centre régional de formation aux métiers du social (CRFMS) et de l'Institut Saint-Simon (ISS) de Toulouse) ont inscrit un module obligatoire « genre et travail social » dans leur cursus d'éducateur spécialisé. Pour sensibiliser les étudiants et les amener à expérimenter sur ce thème durant leur stage de fin d'étude ». TSA souligne le rôle du Conseil régional de Midi-Pyrénées (« facteur d'impulsion »), qui a encouragé l'intégration de la question du genre dans les formations en travail social, en finançant en 2009 et 2010 des journées d'étude sur ce thème. Pour le module mis en place le mensuel explique le déroulement de la formation : une première journée vise à amorcer une prise de conscience des constructions sociales sexuées qui sont à l'origine des inégalités dont sont victimes les femmes et à identifier les processus de socialisation différenciée des filles et des garçons avec en particulier la projection d’un film (« Drôle de genre », Jean-Michel Carré, 2002) où les hommes prennent la place des femmes et réciproquement. La deuxième journée présente la réalité des rapports sociaux de genre dans le travail social et vise à déconstruire les discours autour de la complémentarité des rôles (fibre maternelle et autorité paternelle) pour montrer en quoi ils contribuent à la reproduction des stéréotypes sexués et des rapports inégalitaires. Enfin, le troisième jour traite des relations filles-garçons et des rapports amoureux, souvent marqués par les injonctions de genre qui pèsent sur les deux sexes. Il consacre aussi un temps à réfléchir à des thèmes d'observation possibles au cours du stage long de fin d'étude.

Master Genre, Egalité et Politiques Sociales à Toulouse
Suite à nos sujets sur les Master relatifs à l’égalité et aux rapports sociaux de genre de Lyon et de Paris (synthèse du 10 août) on nous signale qu’« il est dommage qu'à l'occasion de cette revue des formations celles dispensées à Toulouse n'aient pas été rappelées », ce dont nous prenons volontiers acte. « Non seulement il s'agit pratiquement des plus anciennes », nous écrit notre lectrice, « mais elles sont malheureusement menacées quant à leur pérennité » bien que ressortant du groupe de recherche pluridisciplinaire sur le genre et les rapports sociaux de sexe de l’université de Toulouse - Le Mirail : le Pôle Simone SAGESSE du Centre d’étude et de recherche « travail organisation pouvoir » (CERTOP) du CNRS. L’objectif de ce Master est de dispenser des enseignements à la fois théoriques et pratiques à des étudiant-e-s en formation initiale et continue. Il s’agit de mobiliser les apports des sciences humaines, et plus particulièrement ceux de la sociologie. Ces apports visent à constituer les compétences nécessaires au diagnostic, à l’expertise, à la programmation, à la mise en oeuvre et à l’évaluation des actions en faveur de l’égalité entre les sexes dans tous les domaines des politiques sociales.
Pour en savoir plus sur le site de Toulouse - Le Mirail  http://www.univ-tlse2.fr/SO4M2_930/0/fiche___formation/&RH=ACCUEIL


Photos sexualisées d’une fille dix ans : la scandale éclate sept mois plus tard…

« Une mannequin sur-maquillée, au regard provocateur, assise nonchalamment au milieu de coussins en léopard. A priori, rien d'étonnant pour une photo de mode, à ceci près : la star en question n'est âgée que d'une dizaine d'années » annonce 20 Minutes le 9 août. Les clichés de Thylane Lena-Rose Blondeau, fille de Véronika Loubry (ancienne présentatrice TV) et de Patrick Blondeau (ancien footballeur), font scandale outre-Atlantique... L’affaire n’est pas nouvelle puisque ce numéro de Vogue est sorti en décembre 2010. En France, plus de 150 pédiatres, médecins de l'Education nationale, médecins de la Protection maternelle et infantile avaient alors signé une lettre ouverte à Vogue pour protester contre les dangers de l'hypersexualisation. L’affaire revient sur le devant de la scène aux Etats-Unis (et partout ailleurs) sept mois plus tard car la chaîne ABC News a consacré deux reportages à ces photos. « La carrière de Thylane Léna-Rose Blondeau commence à peine », peut-on lire sur un site dédié aux « petits modèles », « elle enchaîne depuis ses début les éditos et couvertures pour des magazines tels que Vogue. D'une beauté sans conteste, la petite princesse à l'assurance et le professionnalisme des plus grandes ». Interrogé par 20 Minutes sur cette mode de l'hypersexualisation des enfants, Eric Lemonnier, pédopsychiatre au CHU de Brest, s'indigne : « C'est un triple viol. On fait d'une gamine un enjeu de séduction sexuelle. Je trouve monstrueux qu'on fasse croire aux gens que c'est ça qui est sexy ». Il indique que les conséquences psychologiques sur des enfants aussi exposés ne sont pas forcément dramatiques, mais souligne qu’« il peut y avoir problème si suite à ces photos, les gens posent des regards sexualisés sur cette jeune fille». Contactée par le quotidien gratuit, une agence de mannequin pour enfants, évoque les demandes de castings qu’elle reçoit et la responsabilité des parents dans ce genre d'affaires. « Il faut être complètement allumé pour faire ça » s’exclame le pédopsychiatre.

« De plus en plus de femmes aux conseils d'administration du CAC 40 »
« De plus en plus de femmes aux conseils d'administration du CAC 40 », titre Le Figaro des 6 et 7 août reprenant les résultats de l’étude Ethics and Board (synthèse du 5 août). Selon le quotidien, « les grands groupes côtés comptent plus d'administratrices, mais ils privilégient les étrangères ». Le Figaro souligne que le cap de 20 % d’administratrices a été franchi mais que les administrateurs restent, eux, les champions du cumul avec le nombre de mandats par administrateurs le plus élevé en Europe.

Reportage chez les créatrices d’entreprise
Sous le titre « Travailler chez soi. Aliénation ou libération ? », Marie Claire (daté de septembre 2011) consacre l’un de ses « débats » à la création d’entreprise par les femmes. « Un tiers des créateurs d’entreprises sont des femmes, parmi lesquelles un nombre grandissant de jeunes mères. Leurs motivations ? Pouvoir enfin mener de front travail et famille ; être sa propre patronne et gérer son emploi du temps à sa guise ; fuir un monde du travail qui ne prend pas en compte les contraintes des mères ». Mais pour Marie Claire, « la question qui fâche » c’est de savoir si ces « mompreneurs » sont de « vraies créatrices d’entreprise ou la version tendance de la mère au foyer » ? Le mensuel publie un reportage sur le sujet et donne la parole à des experts de la création d’entreprise au féminin. On signalera ici que Brigitte Grésy s’étonne de l’emploi de « l’étiquette « mompreneurs » »… « Est-ce que l’on parle de « dadpreneurs » ? » se demande-t-elle. « Le terme « mompreneur » assigne la créatrice d’entreprise à sa fonction de mère ».

Regards sur l'éducation 2011
: Les indicateurs de l'OCDE
http://www.oecd.org/document/35/0,3746,fr_2649_39263238_48645475_1_1_1_1,00.html#Nouveau


Feuilletage en ligne de la synthèse de l’actualité

La Délégation à l’information et à la communication de l'administration sanitaire et sociale (DICOM), et l’équipe de communication de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) nous proposent une jolie innovation sur le site du ministère. La synthèse de l’actualité du Service des droits des femmes et de l’égalité de la DGCS est maintenant mise en ligne avec son sommaire et la possibilité de consultation en feuilletage virtuel. Les synthèses disponibles de cette manière resteront en ligne environ un mois. On pourra ensuite les retrouver au format téléchargeable habituel dans les dossiers chronologiques. La synthèse reste archivée pendant une année sur le site.
Retrouver le dossier des synthèses sur le site  http://www.solidarite.gouv.fr/espaces,770/femmes-egalite,772/publications,1685/les-synthese-d-actualite-du-sdfe,1979/

Formez-vous pour lutter contre les discriminations !
Dans le cadre du PAF : http://formation.ac-bordeaux.fr/pedagogie/paf/dispositifs/11A0040223.html
Voici le lien concernant le module de formation sur la question de l'égalité des chances entre les filles et les garçons.
Il s'agit de proposer une formation dans l'établissement afin de répondre au plus prés aux préoccupations de chacun.
L'angle d'approche est celui de l'orientation. Ce module vous permet :
- d'analyser votre établissement d'un point de vue statistique
- de réfléchir sur les modalités d'orientation notamment en conseils de classe
- de définir une politique d'établissement pouvant s'inscrire dans les Objectifs académiques 2015.
N'hésitez pas à contacter pour vos questions et à diffuser largement cette information auprès de vos collègues :
Nathalie OURIET, Chargée de mission égalité des chances filles - garçons, Chargée Admission PostBac, SAIO Rectorat de Bordeaux

Les filles grandes oubliées des loisirs publics
article CNRS, repris dans Ouvertures : Les filles, grandes oubliées des loisirs publics par Charline Zeitoun : L’offre de loisirs publics proposée aux jeunes s’adresse en priorité aux garçons. Voilà l’étonnant résultat d’une enquête menée par des chercheurs du CNRS. http://www.reseau-mpg.com/recherche/les-filles-grandes-oubliees-des-loisirs-publics/  (résumé) http://www.cnrs.fr/fr/pdf/jdc/257/index.html#/8/  texte intégral


AOUT 2011

Etude : "Etre minoritaire au lycée et en CFA : garçons et filles atypiques dans les formations techniques courtes en Haute-Normandie"
Dans sa récente synthèse, Fabienne ROSENWALD (2006) soulignait le caractère très sexué des séries empruntées par les lycéens. « En 1984, 98% des effectifs en secrétariat-bureautique étaient des filles, elles sont encore 95% en 2002. En 1984, 2% seulement des effectifs du groupe électricité-électronique étaient des filles, elles sont 3% en 2002». Ces données peuvent surprendre puisque le ministère de l’Education nationale, depuis les années 1960, mène des actions et légifère pour promouvoir l’égalité de traitement entre les filles et les garçons et les innovations en termes d’orientation scolaire. L’enjeu est double : à la fois viser l’adéquation entre formation et marché du travail et assurer aux filles une meilleure insertion professionnelle.  Ces contrastes, particulièrement forts dans les formations techniques courtes, et leur grande stabilité dans le temps, nous ont amené à nous intéresser aux trajectoires atypiques en termes de genre, c’est-à-dire aux jeunes garçons et jeunes filles qui rompent, plus ou moins consciemment, avec les habitudes culturelles liées au sexe au moment de choisir leur formation et notamment une formation technique de niveau IV et V  (CAP, BEP, Bac Professionnel et Bac Technologique) : jeunes filles en menuiserie, mécanique… ; jeunes garçons en mode/prêt-à-porter, service aux personnes… Il s’agit de rendre compte de différentes logiques à l’œuvre dans les choix, les motivations, les modalités d’accueil et les espoirs professionnels de ces jeunes garçons et jeunes filles minoritaires. http://www.haute-normandie.femmes-egalite.pref.gouv.fr/IMG/doc/etude_unique_en_son_genre.doc

Journée "Femmes, filles et garçons" à Bordeaux le 4 octobre 2011
Mardi 4 octobre 2011 de 9heures à 16h30, journée organisée par le CNDP, ADES CNRS et l'Université de Bordeaux 3 Michel de Montaigne sur le thème "Femmes, filles et garçons" au cinéma Utopia de Bordeaux, à l'occasion de la sortie du 165 de la revue Diversité "Enjeux contemporains de la mixité" (articles de Johanna Dagorn, Sylvie Ayral, Roa'a Gharaibeh et Yves Raibaud du réseau MPG). Renseignements et inscriptions: cliquez sur le lien http://www2.cndp.fr/lettreinfo/vei/doc/VEI_4_10_11_mail.pdf



Ingénieur-e-s : « A compétences égales, les recruteurs choisissent aujourd'hui des femmes »
« La profession d'ingénieur reste encore en France un métier d'hommes. Seuls 17 % sont des femmes » soulignait Le Monde du 21 juin. « Depuis l'ouverture des écoles d'ingénieurs aux jeunes filles dans les années 1970, la situation s'est pourtant améliorée. A l'époque, les femmes diplômées représentaient 10 % des ingénieurs. En 2010, un diplômé sur quatre est une fille. Mais depuis quelques années, leur nombre stagne » explique le quotidien qui ajoute que, « moins nombreuses, elles sont également moins bien rémunérées que les hommes, surtout chez les plus de 45 ans, et souvent cantonnées aux travaux techniques ». Selon le Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France, l'écart de salaire entre hommes et femmes est en effet de 5 % pour les débutants, et culmine à 20 % pour les 45-49 ans (une situation toutefois meilleure que le moyenne nationale). « Malgré cette situation » indique Le Monde, « les entreprises cherchent de plus en plus à recruter des femmes ingénieures », et les recruteur-e-s les choisissent car, « à compétences égales », « ils savent qu’avoir un profil féminin est un atout dans une équipe ».

JUILLET 2011


La situation de l'emploi des femmes s'améliore annonce le Céreq

"Une première dans les résultats des enquêtes Génération du Céreq : fin 2008, le taux de chômage des jeunes femmes passe en dessous de celui des hommes", annonce le Céreq. Cette rupture s'explique par les caractéristiques de l'emploi masculin : "Ces derniers, proportionnellement plus nombreux à être non diplômés, patissent davantage de la baisse du nombre d’emplois non qualifiés". L'amélioration du sort des femmes reste relative. "Les femmes ont toujours des emplois moins stables et des salaires moins élevés".
Etude Céreq

Concours scolaire national AFFDU « Les Olympes de la Parole » 2011-2012 en partenariat avec
le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative le ministère du travail, de l’emploi et de la santé, le service des Droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes et de l’Observatoire de la parité 11ème édition . Sujet du concours 2011-2012 : Les femmes et la création artistique. En prenant des exemples précis (en musique, arts plastiques, sculpture, théâtre, danse, littérature, cinéma,…) vous montrerez la visibilité des femmes, leurs éventuelles difficultés au cours de
l’histoire et dans le monde d’aujourd’hui. Consulter la présentation.


MAI 2011


Le prix de la vocation scientifique et technique des filles
Le ministère en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes organise annuellement le Prix de la vocation scientifique et technique des filles (PVST) qui récompense 650 élèves de classe de terminale, chaque lauréate recevant une dotation de 1 000 €. Dans chaque région, département et collectivité d’Outre-mer, un jury décerne les prix à des étudiantes qui font le choix de s’orienter vers des filières scientifiques et/ou technologiques de l’enseignement supérieur dans lesquelles elles sont peu nombreuses. Les documents relatifs au prix 2011 (dossier de candidature, affiche, fiche, tract) ont été mis en ligne sur le site.
Télécharger l’ensemble des documents : http://www.solidarite.gouv.fr/espaces,770/femmes-egalite,772/zoom-sur,829/nos-sites,2001/espaces,770/femmes-egalite,772/dossiers,773/egalite-professionnelle,1720/promotion-de-l-egalite,896/le-prix-de-la-vocation,7555.html

Affiche

Présentation

Travail et genre dans les médias. Qu'en fait-on pour s'orienter ?

Voici des résumés d'articles de la revue Orientation scolaire et professionnelle de septembre 2010.
Cette revue s'adresse à toute personne désireuse de s'informer sur les problèmes de l'orientation : chercheurs en sciences humaines et sociales mais aussi professionnels (praticiens de l'orientation, psychologues scolaires, médecins de l'enfance et de l'adolescence, enseignants et administrateurs de l'Education nationale, cadres de regroupement de parents d'élèves et des organisations professionnelles..) et étudiants.
Paraissant chaque trimestre, la revue publie des articles scientifiques d'une grande diversité issus du champ de la psychologie ainsi que d'autre sciences humaines et sociales sociologie,économie de l'éducation et sciences de l'éducation), et en pointe sur les problématiques très actuelles de l'orientation scolaire et professionnelle.
L'adresse du site de l'OSP en ligne est : http://osp.revues.org/           
Introduction O.S.P 39.doc
  
Sommaire OSP Travail et genre ds les medias.doc
Résumés articles O.S.P 39.doc

La féminisation des professions n'est pas synonyme d'égalité (LE MONDE ECONOMIE du 07.03.11)

S'il est des professions où les femmes peinent à faire leur place, plus souvent en raison de préjugés culturels que de difficultés objectives - comme dans le bâtiment ou l'ingénierie, par exemple -, il en est d'autres qui, longtemps réservées aux hommes, se sont au contraire fortement féminisées. C'est le cas, entre autres, de l'enseignement, de la magistrature et de la médecine. Non sans conséquences sur la représentation sociale, les rémunérations et la structure de ces professions. Pour autant, la parité - entendue comme le traitement égal à position égale - ne s'y est pas instaurée véritablement.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/03/07/la-feminisation-des-professions-n-est-pas-synonyme-d-egalite_1489324_3234.html


« Pub : les mots du petit mâle »
Libération du 13 avril signale le blog, d’une militante canadienne contre les discriminations et pour l’égalité des sexes qui a étudié le vocabulaire des publicités télévisées pour des jouets. « Elle a sélectionné 27 pubs pour garçons et 32 pour filles », explique le quotidien, « et en a listé les différents mots-clés. Pour visualiser le résultat, elle a ensuite généré deux nuages de mots, dont la taille représente la fréquence à laquelle ils reviennent ». Voici ci-dessous les deux nuages… On vous laisse deviner…
http://www.achilleseffect.com/blog/


Répartition des rôles parentaux
« Les mères continuent de s'occuper davantage des enfants que les pères, souligne une nouvelle étude publiée mardi (synthèse du 8 avril), qui a examiné l'évolution de la répartition des rôles parentaux dans les mêmes couples entre 2005 et 2008 ». « Alors que le modèle des nouveaux pères impliqués dans l'éducation et le soin des enfants est de plus en plus diffusé et valorisé, les résistances demeurent », constatent Carole Brugeilles et Pascal Sebille, de l'université de Paris X-Nanterre dans une étude publiée par la Caisse nationale des allocations familiales. L'observation « montre peu de changement dans le partage des tâches parentales », notent les auteurs: les femmes sont toujours « en première ligne », en particulier pour les tâches quotidiennes « contraintes » que sont l'habillage ou les devoirs. Les pères continuent de préférer les activités plus ludiques et affectives. Enfin, on note qu’une naissance « ne conduit pas systématiquement les pères à prendre davantage part aux activités parentales » et « ils sont mêmes parfois amenés à se mettre en retrait, alors qu'ils étaient auparavant investis ». (Agence France Presse et Le Parisien du 14 avril).


« Et si les hommes occupaient des métiers féminins ? »
« Et si les hommes occupaient des métiers féminins ? », c’est la question que se pose Le Figaro du 28 mars dans ses pages économie. Pour le quotidien, « pour certaines entreprises, l’égalité professionnelle passe aussi par une « masculinisation » des postes de travail ». Le journal cite l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) qui s’est intéressé « aux actions visant à masculiniser les métiers fortement féminisés ». (« La place des hommes dans les accords d’entreprise sur l’égalité professionnelle », ORSE, François Fatoux, Rachel Silvera, synthèse du 8 mars). Entreprises & carrières du 8 mars s’était également penché sur cette étude parlant de « révolution » et soulignant que « ces entreprises « father friendly » ouvrent une nouvelle voie ».
Télécharger l’étude sur le site de l’ORSE http://www.orse.org/newsletter/PDF_2011/fevrier/Etude_accords_egalite_21_fevrier.pdf

Pour l’APEC l’égalité fait la différence
Alors que l’Agence pour l’emploi des cadres (APEC) vient de publier une étude sur la place des femmes cadres (synthèse du 23 mars), le magazine de l’agence, APEC RH, consacre sa une et son dossier de mars 2011 à l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’entreprise. « Quand l’égalité homme-femme fait la différence » titre le magazine qui estime que « la mixité des équipes » est « une chance pour l’entreprise ». En six pages le journal fait le tour de la question et voit dans l’égalité professionnelle « un double enjeu, d’entreprise et de société ». Pour APEC RH, la parité gagne du terrain, (« en 20 ans l’effectif des femmes cadres a progressé de près de 50 % » indique le journal), mais le chemin est encore long « notamment en terme de parcours professionnel et d’égalité de traitement ». Pourtant l’agence estime que « de nombreux travaux tendent à prouver que lorsque l’égalité professionnelle est respectée, la performance globale de l’entreprise s’en trouve améliorée ». Et « tendre vers l’égalité homme-femme », souligne APEC RH, « suppose de dépasser certains comportements et de se battre contre des réflexes bien ancrés, tant chez les hommes que chez les femmes ». Le journal donne également des pistes pour contrer la pénurie de candidates et dresse le tableau de la situation en Europe.



« We want sex equality » à l’affiche
Le film « We want sex equality », un film de Nigel Cole a fait sa sortie dans les salles mercredi 9 mars, après son avant première pour la Journée internationale des femmes. Ce film raconte la grève de 187 ouvrières anglaises dans une usine Ford, en 1968 pour demander une requalification de leur travail et un salaire presque égal à celui des hommes. Leur mouvement de trois semaines paralysera toute l’usine, à l’époque la plus grande d’Europe. La presse quotidienne du 9 mars se fait un large écho de la sortie du film et les critiques sont plutôt bonnes : « Elles ont fait trembler le sexe fort » (Le Parisien), « La grève en jupons » (Le Figaro), « Debout les damnées de la terre ! » (L’Humanité). Les hebdomadaires de cette semaine ne sont pas en reste : Elle, L’Express, Le Nouvel Observateur et Le Point signale la sortie du film…

Filles et garçons sur le chemin de l'égalité, de l'école à l'enseignement supérieur
Le ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative vient de publier la nouvelle édition de « Filles et garçons sur le chemin de l’égalité de l’école à l’enseignement supérieur ». Pour sa cinquième édition, cette brochure regroupe les principales données statistiques sur les parcours scolaires comparés des filles et des garçons : répartition selon les niveaux d’enseignement, résultats scolaires, choix d’orientation, poursuite d’études après le baccalauréat, insertion professionnelle. Les études statistiques sur les parcours scolaires des élèves établissent l’état des différences de résultats des élèves selon les sexes, souvent à l’avantage des filles. Cette publication montre les différences d’orientation entre filles et garçons, et leurs incidences ultérieures sur l’insertion dans l’emploi ainsi que sur les inégalités professionnelles et salariales entre les femmes et les hommes. Le document situe la France au niveau européen et au sein de l’OCDE. Comme les années précédentes, les données présentées constituent un tableau de bord national, qui peut être décliné, au niveau académique et au niveau des établissements scolaires, afin de disposer d’éléments qui aideront à la mise en place de politiques en faveur de l’égalité des sexes. Cette égalité, ambition politique collective, projet d’intégration sociale, est au coeur des missions de l’Ecole de la République.
Télécharger le document sur le site de l’Education nationale : http://media.education.gouv.fr/file/2011/38/2/Filles_et_Garcons_2011_170382.pdf

Parution des « Chiffres clés de l’égalité »
Depuis 2000, le Service des droits des femmes et de l’égalité de la Direction générale de la cohésion sociale publie annuellement « Les chiffres-clés de l’égalité entre les femmes et les hommes ». Ce recueil de données statistiques permet d’évaluer la place des femmes dans la société, dans la vie politique, économique et sociale. Il constitue également une riche source d’informations pour apprécier tant les progrès accomplis que le chemin restant à parcourir pour arriver à une égalité réelle. Afin de contribuer pleinement à cette dynamique, Les chiffres-clés 2010 s’enrichissent de données supplémentaires, telles que la part des femmes dans la population française, l’espérance de vie et la fécondité.
Lire l’information et télécharger le document http://www.solidarite.gouv.fr/actualite-presse,42/breves,409/espaces,770/femmes-egalite,772/droits-des-femmes-et-egalite,852/egalite-professionnelle,1857/chiffres-cles-de-l-egalite-femmes,13228.html

« Filles et garçons à l’école »
Signalons (avec quelque retard) la parution du n° 487 des Cahiers pédagogiques sur le thème « Filles et garçons à l’école ». « Comment vont les filles et les garçons à l’école ? », se questionne le Centre de recherche et d’action pédagogiques, « les anciens débats sont loin d’être clos et de nouvelles questions apparaissent. L’école mixte est régulièrement mise en cause, accusée de desservir tour à tour les filles ou les garçons. La question des violences sexistes et homophobes préoccupe tous les acteurs de l’école. Les garçons ne sont plus des élèves génériques exemplaires sur lesquels il faudrait aligner les filles : ils ont eux aussi un sexe et subissent eux aussi l’influence délétère des stéréotypes sexistes. A travers ce dossier, nous désirons rendre compte des débats actuels, et aussi mettre en lumière l’inventivité et la créativité de tous celles et ceux qui agissent en faveur de l’égalité entre garçons et filles ».
http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7268



« La mixité dans l’entreprise pour améliorer conditions de travail et performance »
Les éditions de l’Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT) publient un guide intitulé « La mixité dans l’entreprise pour améliorer conditions de travail et performance ». Selon le communiqué de presse, « dans ce guide, le Réseau ANACT propose une démarche de promotion de la mixité qui vise à optimiser l’organisation du travail ainsi qu’à mieux prévenir la pénibilité et les risques. Cette démarche permet également de reconnaître les compétences, développer les parcours professionnels et prendre en compte l’articulation vie professionnelle/vie personnelle. Ce guide présente des actions menées par le Réseau ANACT dans des entreprises de différents secteurs et de différentes tailles. Très concrètement, il donne des points de repère, des indicateurs et des méthodes : pourquoi agir sur la mixité dans l’entreprise ? Comment diagnostiquer le degré de mixité ? Quels sont les leviers pour favoriser la mixité des postes ? ».
Lire le résumé et télécharger le guide sur le site de l’ANACT http://www.anact.fr/portal/page/portal/web/publications/NOTINMENU_affichage_document?p_thingIdToShow=17229564

« Les discriminations entre les femmes et les hommes »
Signalons la parution de « Les discriminations entre les femmes et les hommes » (SciencesPo - Les Presses) sous la direction de Françoise Milewski et Hélène Périvier, un ouvrage issu de la revue de l’OFCE n° 114 qui avait fait couler beaucoup d’encre l’année dernière… « Afin de conceptualiser et de mesurer les discriminations entre les femmes et les hommes », indique le résumé, « sont réunies ici les approches théoriques et empiriques de seize chercheurs-es issus-es d’horizons divers : philosophie, économie, droit, sociologie, science politique, psychologie, etc. Au moment où l’enseignement et la recherche sur le genre se déploient en France, ce livre croise les regards portés par les différentes disciplines des sciences sociales sur les discriminations entre les sexes, et invite au débat sur une question qui est toujours d’actualité ».

« C’est quoi le féminin de candidat ? Suppléante ! »

A l’occasion des élections cantonales, plusieurs journaux reviennent sur la faible proportion de femmes dans les conseils généraux. La Croix du 16 mars faisait un focus sur les Deux-Sèvres : « le conseil général ne devrait plus compter aucune femme » annonçait le quotidien. Le Monde du 19 mars estimait que les élections cantonales n’étaient pas « l’affaire des femmes ». Une infographie soulignait le propos : parmi les conseillers généraux : 12,4 % de femmes et 87,6 % d’hommes… Puis dans son édition des 20 et 21 mars, le quotidien du boulevard Blanqui signalait que d’après les chiffres communiqués par l’Assemblée des départements de France « 23,2 % des candidats aux cantonales sont des femmes ». Le journal rappelle que sur 100 départements français seules six femmes sont présidentes de conseil général. Le Nouvel Observateur du 17 mars y consacrait également une petite brève citant les chiffres de l’Observatoire de la parité. L’hebdomadaire concluait sur cette blague rapportée par Cécile Duflot (photo), « la patronne des écolos » : « C’est quoi le féminin de candidat ? Suppléante ! ».

Après le voile et la burqa, le temps de la longue robe…
Le Parisien du 23 mars se fait l’écho d’une « nouvelle affaire de discrimination » de jeunes filles musulmanes. Quatre jeunes lycéennes « assurent avoir été menacées d’exclusion par la direction du lycée si elles n’enlevaient pas leur longue robe unie, qui serait qualifiée de signe ostentatoire religieux ». Mais selon la direction du lycée, « il s’agissait d’un simple rappel à la loi et il n’est pas question d’exclure les jeunes filles ». Mais cette histoire pose « une vraie question de fond (…). Cette robe longue est-elle une tenue traditionnelle ou une tenue religieuse ? ». (Photo © Le parisien/Eric Bureau).




Rapport 2010 sur l’égalité entre les femmes et les hommes

Le « Rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes 2010 » de la Commission européenne a été publié. Liaisons sociales Europe du 10 mars annonce sa parution en soulignant que la Commission européenne s’inquiète « de la lenteur de la résorption des inégalités entre les hommes et les femmes ». L’écart entre les taux d’emploi des femmes et des hommes dans l’UE s’est réduit en 2009-2010, baissant de 13,3 à 12,9 points de pourcentage, le taux féminin étant actuellement de 62,5 %. Par ailleurs, dans l’UE, les rémunérations des femmes sont inférieures de 17,5 % en moyenne à celles des hommes, et cet écart ne s’est aucunement atténué ces dernières années. La France se situe juste au-dessus de la moyenne. L’écart dépasse 20 % en Grande-Bretagne et en Allemagne. L’Italie est en première position de l’égalité salariale avec un écart de 5 %, devant la Slovénie, la Belgique, la Roumanie, Malte, le Portugal et la Pologne, tous sous la barre des 10 %.
Consultez le rapport 2010 (en anglais) : http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=418&langId=fr

Vers des quotas de femmes dans la haute fonction publique
Dans un article titré « Vers des quotas de femmes dans les emplois de direction des administrations ? ». L’actualité juridique du droit administratif (AJDA) du 14 mars indique que « chaque ministère pourrait être contraint d’employer 40 % de cadres féminins d’ici à 2015. Une obligation identique pourrait peser, d’ici 2017, sur les nominations en conseil des ministres ». L’article énumère les six principaux axes du rapport de Françoise Guégot sur l’égalité professionnelle homme-femme dans la fonction publique. Le Figaro du 8 mars revenait sur l’information et mettait l’accent sur le faible nombre de femmes aux postes de direction. Liaisons sociales du 10 mars indique que « le gouvernement négociera avec les syndicats un accord sur les quotas de femmes dans la haute Fonction publique avant d’inclure cette mesure dans la future loi sur les contractuels de la Fonction publique ».

« L’Egalité salariale hommes-femmes, parce que leur travail le vaut bien »
L’Humanité du 14 mars consacre deux pages aux inégalités de salaires entre les femmes et les hommes. Le quotidien revient notamment sur l’arrêt « révolutionnaire » Bastien du 6 juillet 2010 de la Cour de cassation qui a conclu « qu’il ne devait pas y avoir d’inégalité de traitement entre un agent commercial et un agent administratif ». Josiane Bastien, responsable du personnel dans une grande entreprise, qui gagnait jusqu’alors moitié moins que ses collègues masculins ayant le titre de directeur commercial ou de la communication, a obtenu gain de cause. L’article évoque également la loi sur l’égalité salariale votée il y a quinze ans au Québec, « une loi pour l’instant unique au monde », qui a permis à « 500 000 femmes d’obtenir de substantielles augmentations de salaire ».





Eduquer les jeunes au respect mutuel

colloque du 23 novembre 2007 à l'IUFM de Bretagne à Rennes
http://www.ac-rennes.fr/jahia/webdav/site/academie2/groups/RECTORAT-COM_Tous/public/orientation/egalFG/pdf/actesColloque.pdf

Les Olympes de la parole 2011
"Sujet du concours scolaire national 2012 « Les Olympes de la parole » : *Les femmes et la création artistique*.
En prenant des exemples précis (en musique, arts plastiques, sculpture, théâtre, danse, littérature, cinéma,…) vous montrerez la visibilité des
femmes, leurs éventuelles difficultés au cours de l’histoire et dans le monde d’aujourd’hui.
Ce concours est organisé par l' AFFDU et le le ministère de l'éducation nationale de la jeunesse et de vie associative."
Des informations complémentaires bientôt sur ce site !

Il y a trop peu de femmes dans l'ingénierie des transports et dans les formations scientifiques !
Les entreprises des secteurs aérospatial, automobile, ferroviaire, maritime et de l'énergie souhaiteraient que les jeunes femmes soient plus nombreuses à choisir de travailler dans leurs domaines. Parallèlement, les jeunes filles sont encore trop peu nombreuses à rejoindre les écoles d'ingénieurs et les formations scientifiques. Pour privilégier la diversité des talents au sein des entreprises mais aussi au sein des formations, des entreprises, des établissements d'enseignement supérieur et des institutionnels se sont mobilisés au sein de l'Association « Elles bougent ».
http://www.ellesbougent.com/association/presentation.php
http://www.ellesbougent.com/marraines/liste.php?secteur=&partenaire=&metier=&region=72&motscles=&choix=Afficher+les+marraines

L'école des femmes
La semaine de l'éducation organisée par l'Unesco est consacrée cette année  à la scolarisation des  filles. L'objectif de parité fixé pour
2015 ne sera pas atteint par la moitié des pays du globe. Ou alors, il faudrait déployer des efforts colossaux politiques, économiques,
passer outre la préférence masculine ancrée dans nos sociétés, nos représentations au Sud certes, au Nord aussi.
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/05/04052011Accueil.aspx


 

Archives depuis 2006