Promouvoir l'égalité entre les filles et les garçons,
les femmes et les hommes dans le système éducatif

PORTAIL DE L’INSPECTION ACADÉMIQUE
DES PYRÉNÉES ATLANTIQUES

La problématique de l’égalité des chances ne saurait se réduire à celle de l’orientation. Elle se vit au quotidien, dans le fonctionnement de l’établissement, de la classe et dans les relations entre pairs. Elle est à la base de l’indispensable respect mutuel que souhaite notre société en évolution rapide.

C’est la raison pour laquelle, la question du genre doit faire partie intégrante des projets d'établissement des établissements du département.

Ce portail, produit par un groupe départemental multi catégoriel qui a travaillé en relation étroite avec la Mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité des Pyrénées Atlantiques et le Rectorat de Bordeaux (SAIO), a pour ambition de vous proposer quelques entrées dans cette problématique.

Les informations que vous y trouverez ne sauraient bien sûr être exhaustives sur un sujet qui suscite bien au-delà de notre département, tant d’initiatives intéressantes et originales. Elles seront progressivement complétées par les contributions que vous voudrez bien porter à la connaissance des rédacteurs de ces quelques pages évolutives.


"L’école doit offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société. Sa mission est donc aussi de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, de permettre une prise de conscience des discriminations, de faire disparaître les préjugés, de changer les mentalités et les pratiques." (Circulaire de rentrée 2008)

Convention Régionale 2009-2011 pour la promotion de l'égalité des chances
entre les filles et les garçons dans le système éducatif


Pourquoi s’intéresser à cette question ?

 


Un indispensable volet du projet d’établissement

 


Comment trouver des informations sur le sujet ?

 


Membres du groupe départemental 64

 


Plan du site


Que se fait-il déjà dans les établissements ?

 




Retrouvez la synthèse de l'actualité du
Service des droits des femmes et de l’égalité du Ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité.

Les pages Droits des femmes et égalité sur le site de la Préfecture 64.  http://www.pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr/index.htm

http://www.pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr/sections/actions_
de_l_etat/acces_aux_droits/droits_des_femmes/

 


Allez les filles !
Affiches réalisées par la ZAP d'Oloron sur l'orientation des filles http://technoargia.free.fr/filles_zap/?Orientation_des_filles:Affiches_Argia

Articles de presse La République Mars 2009


 

 

 

 

A la "Une"

MARS 2010

Rapport annuel sur l'égalité entre les hommes et les femmes dans l'UE
Dans son rapport annuel sur l'égalité entre les hommes et les femmes dans l'Union européenne, le Parlement européen a demandé une directive en matière de lutte contre la violence envers les femmes, l'instauration d'un congé de paternité au niveau européen et une révision de la législation en matière d'égalité salariale. « Les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l'avortement », a également approuvé une majorité de députés. Le rapport, rédigé par Marc Tarabella été adopté par 381 voix pour, 253 contre et 31 abstentions. Retrouver le communiqué sur le site du Parlement http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/014-68657-039-02-07-902-20100209IPR68656-08-02-2010-2010-false/default_fr.htm

Halte au sexisme ordinaire
Alors que le débat des états généraux de la femme bat son plein sur le site de l’hebdomadaire Elle ou sur la page Facebook des états généraux, le journal titre à la une de son édition du 26 février : « Sexisme au boulot. Halte aux néo-machos » et donne la parole à Brigitte Grésy pour « désamorcer » le sexisme ordinaire. Et de demander aux lectrices, et lecteurs, de réagir et de partager avec la rédaction les expériences de sexisme ordinaire. Retrouver les pages des états généraux de la femme  http://www.elle.fr/elle/Societe/La-parole-aux-femmes

Service téléphonique
Femmes : extension du 39 19 à toutes les formes de violences
La plate-forme d’appel du 39 19 a été renforcée, son domaine d’intervention étant élargi désormais à toutes les formes de violences au delà des seules violences conjugales. Ouvert du lundi au samedi de 8 heures à 22 heures (les jours fériés de 10 heures à 20 heures), ce numéro d’appel est gratuit. Il répond à toutes les formes de violences :
violences conjugales, mutilations et mariages forcés, agressions sexuelles et viols, violences au travail.
Un pré-accueil est mis en place afin de faciliter l’orientation de tous les appels pendant les périodes de campagnes télévisuelles (en mars, en juin, en septembre et de novembre à décembre).
www.stop-violences-femmes.gouv.fr Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville
Ce que dit la loi  Ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville
Aide aux victimes  Institut national d’aide aux victimes et de médiation (Inavem)
Contactez le CIDFF proche de chez vous  Centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF)
Accueil > Justice > Victimes et justiciables > Victimes d’infraction  Service-public.fr

FÉVRIER 2010

« Femmes-hommes. Des inégalités à l'égalité ? »
Problèmes politiques et sociaux
n° 968, janvier 2010, (La Documentation française), publie un dossier réalisé par Réjane Sénac-Slawinski, chargée de recherche au CNRS, chargée de cours à l'EHESS et à l'université Sorbonne Nouvelle - Paris-3 et ancienne secrétaire générale de l’Observatoire de la parité. « Si l'égalité juridique entre hommes et femmes, en France, est acquise », indique le résumé, « il n'en est pas encore de même dans les faits où diverses discriminations continuent souvent de s'exercer de façon directe ou indirecte ». « Ce dossier souligne et révèle ce hiatus entre l'égalité de droit et les inégalités qui subsistent dans la réalité, grâce à une approche transversale. Les enjeux du débat sont introduits en explicitant les mots à travers lesquels sont pensés l'égalité et les différences entre les sexes. Sont ensuite mis en regard le constat des inégalités femmes-hommes et les réponses apportées par les différents acteurs sociaux (institutionnels, politiques, professionnels ou associatifs). Pour finir, sont examinés les enjeux d'un horizon d'égalité qui rendrait les femmes et les hommes non pas identiques, mais indifférents à leur différence, au sens où elle serait inopérante à créer de l'inégalité sociale et politique ».

Les femmes commencent à tirer profit de leur réussite scolaire
« Femmes et hommes en début de carrière. Les femmes commencent à tirer profit de leur réussite scolaire », le numéro 1284 d’INSEE Première, publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), nous donne à lire une note presque optimiste dans le domaine de l’égalité professionnelle. Selon le résumé, « depuis 25 ans, en métropole, les taux de chômage des femmes et des hommes en début de vie active se sont rapprochés. Les jeunes femmes ont même désormais un léger avantage en matière de chômage grâce à leur niveau de formation plus élevé que celui des hommes. Toutefois, à niveau de diplôme identique, le taux de chômage des jeunes femmes reste souvent plus élevé et leurs salaires sont inférieurs à ceux des hommes. En effet, les spécialités de formation qu’elles choisissent ne correspondent pas toujours aux besoins du marché du travail. En 2008, à diplôme et spécialité équivalents, les taux de chômage des débutants et des débutantes sont très proches, la crise affectant davantage les jeunes hommes ». L’enquête est annoncée le 24 février dans Le Figaro économie qui souligne que les jeunes femmes « obtiennent plus de poste de cadres en début de carrière ». Le Monde, daté du 25 février, est moins optimiste et titre « Les femmes gagnent moins dès le début de carrière ». Et le quotidien du boulevard Blanqui de citer « le regretté Prix Nobel d’économie, Paul Samuelson, (The Economist du 2 janvier) » : « les femmes ne sont que des hommes avec moins d’argent ».

Anne Lauvergeon pour les quotas de femmes
Selon les « Confidentiels » du Figaro du 24 février, « le 9 mars, la présidente du directoire d’Areva organisera le colloque du Cercle InterElles (réseau de femmes qui regroupe France Télécom, Air liquide, IBM France, Thales, EDF…) sur le thème : « Réussir au féminin, le moteur du changement » ». Le quotidien croit savoir que « 500 personnes sont attendues » pour cet événement. Et de préciser que « Anne Lauvergeon, d’abord hostile aux quotas, en est devenue une adepte fervente. Elle veut imposer un minimum de 20 % de femmes dans tous les comités de direction d’Areva ». (Photo © Pierre-Laurent Wham).

 Le chef n’est pas une femme »
Dans son numéro du 18 février, Le Nouvel Observateur se demande si le monde de la gastronomie ne serait pas « le dernier bastions machos » ? L’hebdomadaire, qui constate que les femmes ne sont « pas plus dans les cuisines que dans les conseils d’administration », a mené l’enquête. « Les femmes chefs se comptent encore sur les doigts de la main », estime le « Nouvel Obs », « mais d’ici à quelques années, les forces pourraient s’équilibrer, vu le nombre de filles aujourd’hui dans les écoles ». (Photo : Anne-Sophie Pic © Philippe Schaff).

Les professions libérales en 2007
Le numéro 1282 (février 2010) d’INSEE Première publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) est consacré aux professions libérales en 2007. Selon le résumé, « les professions libérales, hors professions de santé, relèvent de trois grands domaines d’activité : le droit, le conseil - cadre de vie, la finance – assurances ». « En 2007, le revenu d’activité libérale de ces professionnels s’élève en moyenne à 74 800 € » constate l’INSEE qui étudie en particulier la place des femmes dans ces professions. Selon l’étude, « le sexe est un autre facteur qui influe sur le revenu (…). Pour l’ensemble des professions libérales (hors professions de santé), les hommes ont un revenu supérieur de 44 %à celui des femmes. Cet écart s’explique probablement pour partie par des durées du travail plus faibles pour ces dernières ». http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1282/ip1282.pdf

« Plus l'encadrement est féminin, plus l'entreprise réussit »
Le site Rue89 a mis en ligne un texte de Michel Ferrary titré « Plus l'encadrement est féminin, plus l'entreprise réussit ». Ce texte est une synthèse des conclusions d'un article de recherche qui sera publié dans le numéro d'avril de la revue Travail, genre et sociétés indique le site. Selon l’auteur, « une étude réalisée sur les entreprises du CAC40 sur la période 2002-2006 montre que les entreprises ayant un taux de féminisation de leur encadrement supérieur à 35 % ont des performances supérieures aux autres en matière de croissance, de rentabilité, de productivité du travail et de création d'emplois ». Retrouver le texte sur le site Rue 89 : http://eco.rue89.com/2010/02/21/plus-il-y-a-de-femmes-responsables-plus-lentreprise-reussit-139778

Vie sexuelle des adolescents
Sous le titre, « La vie sexuelle des adolescents échappe aux parents », Le Monde daté des 21 - 22 février consacre un article à la sexualité des adolescents. « Les adultes découvrent souvent de manière détournée que leurs enfants ont vécu leurs premiers rapports » indique le quotidien qui souligne que « pour les mères le trouble est souvent plus fort que pour les pères ». Le journal indique également que chez les « ados », « si les filles bénéficient des informations du Planning familial, les garçons sont davantage livrés à eux-mêmes ». Le Monde cite plusieurs études et ouvrages sur le sujet et en particulier « Antimanuel de psychologie. Toi, moi et l’amour » du psychiatre et psychanalyste Serge Hefez ; « Détache-moi ! Se séparer pour grandir » du pédopsychiatre Marcel Rufo ; et « C’est donc ça l’adolescence ? » de Daniel Marcelli, chef du service de psychiatrie juvénile du CHU de Poitiers.

Femmes et sport : « la boxe gagne des poings »
Le Figaro
du 16 février a consacré un article à la pratique de la boxe. « Non seulement la discipline gagne les beaux quartiers », indique le quotidien, « mais elle séduit de plus en plus de femmes ». Le journal cite le directeur technique national de la Fédération française de boxe qui confirme que ce sport se féminise et que maintenant « on compte environ 20 % de femmes ». « Signe des temps », explique-t-il, « la boxe féminine sera olympique aux prochains JO de Londres dans trois catégories ». Dans un encadré le journal explique que le film de Clint Eastwood, Million Dollar Baby, a « clairement dopé l’engouement des femmes pour la boxe ».

Le temps partiel subi en France
L’Observatoire des inégalités a mis en ligne un tableau tiré de l’enquête emploi 2007 de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur « Le temps partiel subi en France ». « 5,5 % des actifs sont en temps partiel et souhaiteraient travailler plus. Essentiellement des femmes » souligne l’Observatoire. Et de préciser : « Il s’agit à 80 % de femmes. La proportion s’accroît logiquement pour les populations les moins qualifiées, qui occupent les postes les plus précaires, notamment dans les secteurs du nettoyage ou de la distribution ». Selon l’enquête, « 9 % des femmes salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 2,5 % des hommes. Le taux atteint 8,1 % pour les personnes non-diplômées, 8,3 % pour les moins de 29 ans, 11,3 % pour les employés et même 16,4 % pour les femmes étrangères ». « Au total », indique l’Observatoire, « un tiers des femmes travaillent en temps partiel. Pour une partie d’entre elles, notamment dans la fonction publique, ce temps partiel est choisi. Pour d’autres, cette forme d’emploi est acceptée faute de mieux : les offres d’emploi à temps partiel se sont multipliées, et sont beaucoup plus souvent destinées aux femmes qu’aux hommes ».

Xavier Darcos rencontre le collectif Grande cause nationale 2010
Le 9 février, Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, a rencontré le collectif Grande cause nationale 2010. Xavier Darcos a souligné qu’il fallait aller encore plus loin en matière de lutte contre les violences envers les femmes : « en renforçant les moyens de cette lutte, l’arsenal législatif notamment, autour de quatre grandes priorités : Mieux protéger les femmes victimes de violences en renforçant le cadre juridique de leur protection ; Mieux prévenir la récidive ; Améliorer la qualité de la prise en charge des femmes victimes de violences ; Développer les actions de sensibilisation et d’information ». Le ministre a en particulier annoncé qu’il installerait « une commission chargée de réfléchir à l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette commission, placée sous la présidence d’une personnalité que je nommerai prochainement » a-t-il précisé, « devra formuler pour le 8 mars des pistes de réflexion sur la place des femmes dans la société, l’impact des politiques publiques et le rôle de la société civile. Ces pistes permettront au gouvernement de s’engager dans un plan d’action en faveur de l’égalité ». Xavier Darcos a également indiqué que ce plan d’action verrait le jour au sein du comité interministériel aux droits des femmes qu’il présidera et qui sera prochainement réactivé. Lire le discours de Xavier Darcos  : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse,42/breves,409/actualite-presse,42/discours,44/rencontre-avec-le-collectif-grande,11167.html

« En quête des recherches sur le genre »
La Mission pour la place des femmes du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) organisera le lundi 8 mars prochain, à l’occasion du lancement du Recensement national des recherches sur le genre et/ou les femmes, et du centenaire du 8 mars, une journée dédiée aux problématiques liées aux recherches Genre. Selon les organisateurs, « les recherches Genre trouvent leurs origines dans la pensée féministe. L’approche Genre, parce qu’elle dépeint la structuration des relations établies entre les femmes et les hommes par notre société, parce qu’elle rend compte de la normalisation créée au détriment de la différence, parce qu’elle peut être commune à l’ensemble des disciplines scientifiques, participe au décryptage du monde dans lequel nous vivons ». Deux temps ponctueront la journée : « la matinée montrera particulièrement comment une institution de recherche s’inspire de ces travaux, notamment produits par la sociologie, pour mettre en place des actions visant à réduire les inégalités constatées entre ses personnels femmes et hommes. L’après-midi sera employée au dialogue entre des spécialistes du Genre venu-e-s de pays voisins ; également à décloisonner les disciplines, jusqu’à mettre en évidence que l’approche Genre dépasse le cadre des sciences sociales et que d’autres domaines prennent désormais en compte leurs éclairages et apports ». Retrouver l’information et le programme sur le site du CNRS http://www.cnrs.fr/mpdf/spip.php?article477

Sortie du numéro 231 de « Diplomées »
Le numéro 231 de Diplômées (décembre 2009) vient d’être diffusé. Diplômées est publiée par l’Association française des femmes diplômées des universités (AFFDU). Au sommaire de ce nouveau numéro on notera une étude sur « Les femmes officiers dans les armées françaises », un sujet qui vient compléter l’article sur « La place des femmes dans les armées » publié dans la Revue Défense Nationale (synthèse du 15 janvier). (Voir également ci-dessous Manifestations). Visiter le site de l’AFFDU : http://www.affdu.fr/index.php

« Grandes écoles au féminin » demande la féminisation dans les grands corps de l'Etat
Selon Les Echos du 8 février, « l'association Grandes écoles au féminin (GEF), qui regroupe 32 000 femmes diplômées de grandes écoles, demande que l'Etat soit exemplaire en matière de parité. De fait, l'association lui propose d'élargir la proposition de loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance aux grands corps de l'Etat, ainsi qu'à toutes les organisations et institutions qui bénéficient du soutien de l'Etat ». « Au nombre des entités ciblées », précise le quotidien économique, « figurent l'Inspection des finances, la Cour des comptes, le Contrôle général économique et financier, ainsi que les grands corps techniques comme ceux des Mines, de l'Insee, des Ponts… ». Et d’ajouter que GEF « propose que, dans un premier temps, le gouvernement mette en oeuvre la parité dans les nominations qui sont directement de sa responsabilité, celles dites « au tour extérieur » ». Selon l’association, « la mixité du management est un impératif de justice, d'équité et de compétitivité ».

Téléchargez le dossier de la prochaine semaine de la presse, dans lequel on retrouve l’activité « les stéréotypes de genre dans la publicité » http://www.clemi.org/fichier/plug_download/10929/download_fichier_fr_dp_pdfbassedef.1.pdf

Les ados ont peur de la différence
Les Filles et garçons savent ils vivre ensemble ? Cette question posée par la fondation Wyeth va accompagner un large cycle de forums qui se dérouleront dans 100 classes tout au long de l'année sur la question de la différance. C'est que , selon un sondage effectué par la fondation Wyeth, 81% des ados pensent que les gens différents sont discriminés et 63% pensent qu'il vaut mieux être dans le moule. Deux ados sur trois voient la différence d'abord dans l'aspect physique de l'autre. Ils partagent le stéréotypes sexués traditionnels : la femme est caractérisée par la maternité (33%), l'homme par  son physique. Fondation Wyeth http://www.fondation-wyeth.org/

Quelques ressources proposées par le Clemi :
Stéréotype toi-même. Développer son sens critique face aux médias :
http://www.egalite.cfwb.be/medias/stereotype_toi_meme/
L’intégration par les jeunes des stéréotypes sexistes véhiculés par les médias. La télévision, le sexisme, les jeunes : une relation complexe :
http://www.egalite.cfwb.be/fileadmin/sites/sdec/upload/sdec_super_editor/sdec_editor/documents/medias/Rapport_final_-__Etude_stereotypes_sexistes_jeunes_et_medias_-_2007_-_public.pdf

JANVIER 2010

La vraie-fausse interview de Barbie
Pour déterminer la prochaine profession de la plus connue des poupées, le fabricant Mattel propose aux internautes de voter sur son site Web. Parmi les professions proposées (architecte, militante environnementale...), l'une d'elles a retenu l'attention des internautes : Barbie pourrait en effet devenir en 2010 ingénieure en informatique… Sous le titre « La vraie-fausse interview de Barbie, vraie-fausse ingénieure en informatique », le site du Monde a publié un « entretien (ou presque) » avec la poupée ! Lire l’entretien sur le site du Monde http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/14/la-vraie-fausse-interview-de-barbie-vraie-fausse-ingenieure-en-informatique_1291271_651865.html

Il expérimente, elle regarde… La représentation sexuée de la science dans les livres documentaires pour enfants. I. Collet. Alliage* n°63. 2009. En ligne. Disponible sur : http://www.tribunes.com/tribune/alliage/63/page7/page7.html
« I. Collet a étudié la littérature scientifique pour enfants. Son corpus est constitué d’une vingtaine de titres parus chez des éditeurs et collections bien connus des professeur/e/s-documentalistes : Milan, Fleurus, Gallimard, Seuil, Mango, Copain des sciences, Les petits Débrouillards, Encyclopédie Benjamin etc. L’analyse est quantitative (décompte des personnages selon leur sexe) et qualitative (portant sur le rôle de chacun/e d’entre eux/elles). Sa conclusion ? L’histoire des sciences relatée dans la plupart de ces ouvrages oublie les femmes. Elles sont rarement évoquées, leurs découvertes sont tues. Lorsque les femmes sont mises en scène, leur qualité de scientifique n’est pas précisée. L’auteure fournit de nombreux exemples accablants pour la plupart des titres examinés. La seule collection restituant une pratique scientifique mixte est la collection Kezako… L’auteure résume l’état du problème qui doit alerter les professionnel/le/s de l’information-documentation : « les livres documentaires pratiquent une hyper-ritualisation de la société (…) ils caricaturent un quotidien déjà stéréotypé ». I. Collet souligne l’importance de la formation des prescripteurs aux problématiques du genre et de la recherche par ceux-ci de collections alternatives s’adressant aux filles et aux garçons.
* Alliage, n°63, oct. 2008, revue dont le directeur de publication est JM Lévy-Leblond. L’auteure, « informaticienne de formation, travaille sur le genre dans les sciences et technique ».
Source : Docs pour Docs. Genre et CDI. 02/01/2010

La mixité à l'école : filles et garçons : Conférence de consensus
Le Centre régional de documentation pédagogique de l’Académie de Créteil et l’IUFM de Créteil ont publié en fin d’année dernière « La mixité à l'école : filles et garçons : Conférence de consensus n° 2 ». Selon le résumé, « la conférence de consensus sur la mixité à l’école, organisée en janvier 2009 par l’IUFM de l'académie de Créteil/Université de Paris 12 Val-de-Marne, s’inscrit dans le débat suscité par la polémique autour des espaces scolaires de non-mixité, et qui justifie la recherche d’un consensus ». A l’issue des communications de six conférenciers - François Dubet, Geneviève Fraisse, Claire Safont-Mottay, Françoise Vouillot, Daniel Welzer-Lang, Martine Chaponnière -, le jury, réuni sous la présidence de Marie Duru-Bellat, professeure de sociologie à Sciences Po et chercheuse à l’Observatoire sociologique du changement (OSC-CNRS), « est parvenu à la rédaction d’un texte de synthèse qui ne clôt pas le débat » mais tente de répondre aux questions suivantes : « Comment promouvoir une véritable égalité des chances entre filles et garçons sans jouer les unes contre les autres ? La mixité rime-t-elle toujours avec l'égalité ? Comment trouver les termes du « vivre ensemble », d’une vie en commun et non en communautés séparées, dans les établissements scolaires ? ». « L’enjeu consistait en effet à élaborer un texte relativement consensuel rendant compte des points de vue de la majorité des membres du jury » indique le résumé.

Clio se penche sur les « Héroïnes »
Le dernier numéro (30/2009) de la revue Clio - Histoires, femmes et société consacre son dossier aux « Héroïnes ». Soulignant le récent regain d’intérêt intellectuel pour les héros, la revue s’interroge sur « le nombre modeste des héroïnes dans l’histoire ou leur invisibilité dans la production historienne »… Et d’explorer l’héroïsme au féminin pour, entre autre, « réfléchir sur le genre de l’héroïsme »… Clio est publiée par les Presses universitaires du Mirail à Toulouse.

La place des femmes dans les armées
La Revue Défense Nationale publie dans son numéro de janvier un article de Michel Klen, docteur en lettres et sciences humaines, essayiste, ancien officier d'infanterie, auteur de nombreux articles dans différentes revues spécialisées, sur « La place des femmes dans les armées ». Selon l’auteur, « l’idée selon laquelle la moitié de l’humanité avait été conçue uniquement pour les choses inhérentes à la maternité et à l’entretien du foyer est aujourd’hui dépassée. L’exigence actuelle des femmes d’être considérées comme des actrices à part entière dans les débats contemporains touche tous les grands sujets, notamment l’institution de la Défense. Pour mieux saisir la problématique de ce fait de société, il est nécessaire de s’appuyer d’abord sur des données historiques ». Après le rappel historique, l'auteur fait le point sur la féminisation dans les armées contemporaines. On notera que les femmes constituent 14,62 % des effectifs militaires début 2009, alors qu'elles n'étaient que 10 % en 1995. Le service de santé est le corps le plus féminisé (49,87 %), très loin devant l'armée de l'air qui vient en tête des armées avec 20,69 %, suivie par la marine nationale (12,83 %), et l'armée de terre avec 10,67 %. Les militaires féminins de la gendarmerie représentent 14,05 % des effectifs. Michel Klen vient de terminer un ouvrage sur « L’histoire des femmes soldats » qui doit paraître chez Ellipses au printemps 2010. (Photo : Virginie Guyot, première femme à avoir intégrée Synthèse de l’actualité – Service des droits des femmes et de l’égalité – 15/01/2010 008 - Télécharger l’article sur le site de la revue : http://www.defnat.com/pdf/klen.pdf

Préfecture des Pyrénées-Atlantiques : Appel à projet "Fonds d'incitation pour la jeunesse"
Dans le cadre des propositions du Livre vert "Reconnaître la valeur de la jeunesse", un appel à projet est lancé par le Haut commissaire à la jeunesse. Vous trouverez à partir du lien ci-dessous cet appel à projets destiné, notamment, à favoriser la diversification des choix professionnels des jeunes filles à la rédaction duquel le Service des Droits des Femmes et de l'Egalité, sollicité par le HCJ, a participé, en particulier dans les orientations. J'appelle votre attention sur l'objectif retenu de ne pas présenter un projet d'actions déjà existant mais au contraire de proposer un projet complétant et renforçant des actions existantes nécessitant un besoin financier supplémentaire pour qu'il soit viable, ou de proposer un nouveau projet émergeant, innovant
.

J'insiste également sur le fait que ce projet :
- doit cibler un nombre suffisant de jeunes filles à atteindre afin qu'une étude d'impact et une évaluation obligatoire puissent être menées 
- doit pouvoir être transférable après évaluation
- doit s'attacher, dans la mesure du possible, à lier la question de la diversification des choix vers les filières scientifiques et/ou technologiques avec la question des jeunes filles résidant dans des quartiers concernés par la politique de la ville.
- doit veiller à renforcer le partenariat et la coordination entre les porteurs de projets

Comme vous le savez, les projets relatifs au " développement durable" feront l'objet d'une attention particulière de la part du jury. Pour plus de précisions, vous pouvez vous référer au site :http://www.lagenerationactive.fr/content/appel-projets-3e-vague

Mission départementale aux droits des femmes et à l'égalité
Préfecture des Pyrénées-Atlantiques
2, rue Maréchal Joffre - 64021 PAU cedex
tel : 05 59 98 24 92
fax : 05 59 98 09 54
courriel : Anne-Elisabeth.FRANCQ@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr

L'orientation des filles dans l'académie de Bordeaux
Document 2009 Rectorat de Bordeaux / SAIO

La mixité une question qui fâche ? L’Expresso du Café pédagogique du 06/01/10
Mais qu'en est-il au sein même de notre institution ? Comment l'École, comme institution porteuse des valeurs égalitaires qui supportent la mixité, s'applique-t-elle à elle-même ces pieux principes ?
L'éducation nationale est-elle une société machiste ? Certainement pas dans les principes et les propos. Au contraire, l'Ecole est peut-être plus soucieuse de lutter contre le machisme des cours de récré que contre le taux d'échec de ses garçons. Mais si l'on gratte un peu… Car l'institution Éducation nationale, fort féminisée pourtant, s'applique à elle-même les bons vieux principes. Un regard sur le taux de féminisation de son personnel est éclairant. Si 81% des professeurs des écoles sont des femmes, le taux redescend ensuite d'autant plus vite qu'on grimpe vers les Olympes grenelliens. Ainsi 57% des profs du secondaire sont des femmes, à savoir 62% des certifiés mais 51% des agrégés. Seulement un prof de chaire supérieure sur trois est du sexe féminin. Un pourcentage qui se raréfie en escaladant encore plus haut.  23% des recteurs sont des femmes, 14% seulement des directeurs de l'administration centrale.
Profs homme et femme font-ils le même travail ? Presque, mais pas tout à fait. Si les profs hommes travaillent en moyenne, nous disent les statistiques ministérielles, 39h45 par semaine, les femmes effectuent presque une demi heure de plus (40h01). Surtout elles passent plus de temps à dialoguer avec les parents, préparer leurs cours et corriger les copies. Les messieurs prolongent davantage leurs recherches documentaires. Deux sexes, deux métiers ?

Présentation de « Genrimages », un site sur les représentations sexuées dans l'audiovisuel
A l'occasion de la journée d'étude « Adolescents et préadolescents dans un univers médiatique hypersexualisé », organisée en partenariat avec le Groupe de recherche sur la relation enfants/médias (GRREM), le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir organise une présentation publique du site pédagogique « Genrimages » sur les représentations sexuées dans l'audiovisuel. La présentation aura lieu le 14 janvier 2010 à partir de 9 h 30 à Paris.
http://www.genrimages.org/

Charte pour la promotion de l’égalité dans la fonction publique
La Charte pour la promotion de l’égalité dans la fonction publique a été signée le 2 décembre 2008 par le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, le secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique et le Président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE). L’ensemble des ministres ont été invités à se mobiliser sur sa mise en oeuvre, et un comité de pilotage (COPIL) a été créé à cet effet. Consulter la charte pour la promotion de l’égalité dans la fonction publique : http://www.fonction-publique.gouv.fr/IMG/Charte_egalite_20081202.pdf

DÉCEMBRE  2009

L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes a ouvert ses portes
L’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE pour European Institute for Gender Equality - Synthèses des 31 janvier et 26 février 2007) a ouvert ses portes le 16 décembre 2009 à Vilnius, capitale de la Lituanie. La présidente de la Lituanie, Dalia Grybauskaitė, le président de la Lettonie, Valdis Zatlers, le commissaire européen Vladimír Špidla, la présidente du conseil d’administration, Eva Welskop-Deffaa, et la directrice de l’Institut, Virginija Langbakk étaient présents pour l'inauguration des nouveaux locaux de l’Institut. La cérémonie a marqué le lancement solennel de l'une des plus récentes agences de l’Union européenne, dont le but est de promouvoir les questions d’égalité entre les sexes. L’EIGE a été créée pour apporter un soutien aux États membres et aux institutions européennes dans leurs efforts de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, de lutte contre la discrimination fondée sur le sexe et de sensibilisation aux questions d’égalité. L’Institut a notamment pour tâche de collecter et analyser des données comparables sur l’égalité entre les hommes et les femmes, de mettre au point des outils méthodologiques destinés, par exemple, à favoriser l’intégration de l’égalité entre les hommes et les femmes dans toutes les politiques communautaires, de faciliter l’échange de bonnes pratiques et le dialogue entre les acteurs concernés et de sensibiliser les citoyens de l’Union européenne. Les organes de l’Institut sont le conseil d’administration (organe de décision), le forum d’experts (organe consultatif), le directeur ou la directrice (organe exécutif), secondé par le personnel. Le conseil d’administration adopte le programme de travail annuel, le programme de travail à moyen terme et le budget de l’Institut. Le forum d’experts aide la directrice à garantir l’excellence et l’indépendance des activités de l’Institut. La directrice, qui est la représentante légale de l’Institut, est responsable de la gestion quotidienne de l’Institut et de la mise en oeuvre du programme de travail. L’Institut est doté d‘un budget de 52,5 millions d’euros pour la période 2007-2013. L’institut emploiera une trentaine de personnes en 2010 et envisage le recrutement d’experts nationaux détachés pour améliorer sa compétence dans le domaine de l’égalité entre les femmes et les hommes.
http://europa.eu/legislation_summaries/employment_and_social_policy/equality_between_men_and_women/c10938_fr.htm

« Combattez les stéréotypes de genre, donnez un coup de pouce au talent »
Le Centre international de formation de l’Organisation internationale du Travail (OIT), en collaboration avec l’Association des chambres européennes du commerce et de l’industrie (Eurochambres) dans le cadre du contrat intitulé « Sensibilisation des entreprises à la lutte contre les stéréotypes de genre » et commandée par la Commission européenne, Direction générale Emploi, affaires sociales et égalité des chances, vient de publier « Boîte à outils. Combattez les stéréotypes de genre - faites de bonnes affaires. Conseils et outils pour des gestionnaires intelligents ». Selon le bulletin de documentation de la Haute autorité pour la lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) (n° 81 décembre 2009), qui nous signale cette parution, « ce document analyse le recrutement, le maintien en poste et les conditions de départ du personnel dans une entreprise, en portant une attention particulière à l'égalité des genres et aux effets nuisibles des stéréotypes de genre. Les outils, études de cas, exercices pratiques, exemples de bonnes et mauvaises pratiques ainsi que les références nationales, communautaires et internationales ont pour objectif de fournir un cadre concret pour la mise en oeuvre d'un " plan d'action pour l'égalité des genres " au sein d'une entreprise ». 90 pages http://www.businessandgender.eu/en/products/toolkit-fr-2009-final.pdf

dossier« Les inégalités entre femmes et hommes dans la société française »
L’Observatoire des inégalités a publié en novembre la première édition d’un livret de quarante pages intitulé « Les inégalités entre femmes et hommes dans la société française ». Ce document présente des éléments chiffrés relatifs aux inégalités entre les hommes et les femmes dans les domaines de l'emploi, de l'éducation, de la politique et de la sphère privée. Six grandes parties sont au sommaire de cette publication : Education ; Emploi ; Revenu ; La sphère familiale ; Modes de vie ; La sphère publique. Rapidement épuisé, une nouvelle édition est prévue début 2010.
http://www.inegalites.fr/


Lutte contre le sexisme : Adéquations met en ligne des ressources et outils pour une éducation non sexiste

L’association Adéquations (synthèse du 23 janvier) vient de mettre en ligne sur son site une rubrique intitulée « Ressources et outils pour une éducation non sexiste ». « On ne naît ni fille, ni garçon : on le devient » estime l’association, dont l’ambition, grâce à ce « centre de ressources en ligne », est de rassembler des outils pratiques et des informations pour contribuer « à ce que chaque jour, davantage de petites filles et de petits garçons deviennent ce qu’ils ont envie d’être. De sorte, aussi, que ces adultes de demain participent à la construction de relations de genre plus égalitaires ». Adéquations vise un triple objectif : « capitaliser et mutualiser les études portant sur les stéréotypes sexistes et les comportements qu’ils induisent chez les adultes, dans leur relation aux enfants et aux adolescent-es ; capitaliser et mutualiser les outils disponibles favorisant une éducation non sexiste et dont peuvent s’emparer les acteurs du monde éducatif : parents, professionnel-les de la petite enfance et de l’animation, professionnel-les de la communauté scolaire, médiateurs médiatrices culturels … ; et enfin, recenser les actrices et acteurs faisant la promotion d’une éducation non sexiste, de manière à favoriser échanges et projets communs ».
 http://www.adequations.org/spip.php?article1282  

Illustration © Campagne contre les jouets sexistes – Mix-Cité Rennes http://mixcite.rennes.free.fr/
stereotype genre

Les mutilations sexuelles féminines en France
L’Institut national d’études démographiques a mis en ligne sur son site la fiche d’actualité (décembre 2009) « Les mutilations sexuelles féminines en France : premiers résultats de l’enquête Excision et Handicap (ExH) » (synthèse du 7 décembre). Libération dans son édition du 9 décembre titre « L’excision, une pratique longue à cicatriser » et souligne que l’INED estime à « 53 000 environ le nombre de femmes adultes excisées qui vivent en France ». Le quotidien indique par ailleurs que l’étude « montre un recul de cette forme de mutilation sexuelle en France ». « La pratique de l’excision en recul », c’est ce que relève également La Croix du 11 décembre. Et de citer Marie Lesclingand, enseignante et chercheuse à l’université de Nice et coordinatrice de l’étude : « davantage que la répression, c’est la prévention menée par les associations et les PMI qui est payante ». Retrouver la fiche sur le site de l’INED http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_actualite/mutilations_sexuelles_feminines_france/  

« Parité dans les entreprises : la longue marche »
Le Figaro du 7 décembre a publié dans ses pages « Débats et opinions » une tribune de Françoise Gri, présidente de Manpower France, qui « avance quatre pistes destinées à promouvoir les femmes parmi les cadres dirigeants » sous forme de conseils : puissance du réseau que l’on peut se constituer ; utilité de se prendre des « femmes modèles » à l’anglo-saxonne ; développement du « mentorat » au féminin ; et enfin bien sûr, le rôle de l’entreprise elle-même en particulier dans le suivi d’indicateurs sur la parité.

La répartition des tâches domestiques au sein du couple
L’Institut national d’études démographiques (INED) a publié le 2 décembre le n° 461 de Population et sociétés (novembre 2009) consacré à une étude d’Arnaud Régnier-Loilier titrée « L’arrivée d’un enfant modifie-t-elle la répartition des tâches domestiques au sein du couple ? ». Selon le résumé, « les tâches ménagères sont, on le sait, inégalement réparties dans le couple. Les femmes en assument souvent la plus grande partie, même si des évolutions sont perceptibles pour les jeunes générations. Les hommes participent-ils davantage au travail domestique lorsque survient une naissance ? Ou observe-t-on une accentuation du déséquilibre des rôles ? Arnaud Régnier-Loilier répond à la question grâce à l’enquête Étude des relations familiales et intergénérationnelles (Erfi) ». L’étude présentée par l’INED a été signalée par différents médias. Libération y a consacré sa une, et trois pages, dans son édition du 3 décembre sous le titre « Les hommes sont des taches ». Les pages sont illustrées par des photos tirées de la série d’autoportrait de Bernard Demenge « Parade » réalisée en 2007. Le journal publie en particulier des témoignages ainsi qu’un entretien avec Dominique Meda, sociologue, qui considère que « la répartition des tâches familiales est une affaire publique ». Le Monde daté du 4 décembre revient également sur l’étude et souligne que « les femmes assument l'essentiel des tâches domestiques » et qu’« une naissance accentue le déséquilibre du partage des tâches entre conjoints ». (Photo © Bernard Demenge - Picturetank).
Télécharger de numéro de Population et sociétés sur le site de l’INED http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1486/publi_pdf1_popetsoc_461.pdf

« … à la folie », une bande dessinée contre les violences au sein du couple
Bande dessinée sur les violences conjugales : album de Sylvain Ricard et James, « … à la folie », paru chez Futuropolis. Ce récit à deux voix, où les personnages, la femme et l’homme, racontent la situation telle qu’ils la vivent, a reçu récemment quelques excellentes critiques sur les sites spécialisés (« Pas de cliché, pas de pathos, pas d’appel tapageur à la conscience : …à la folie laisse son empreinte. Exemplaire de justesse » peut-on lire par exemple sur BDgest). L’ouvrage, qui raconte une plongée dans la violence avec retenue et beaucoup d’émotion, semble également être favorablement accueilli par certains acteurs du terrain. Selon le résumé de l’éditeur, « voici l’histoire d’un petit couple « ordinaire » qui s’aime un peu, beaucoup, à la folie… Ils se sont rencontrés, il y a quelques années et se sont rapidement mariés. L’homme gagne bien sa vie, la femme n’aura pas besoin de travailler. Pourtant un jour, cette harmonie se brise (…). Leur vie bascule et l’horreur s’installe au quotidien. La femme se tait. Elle finit même par accepter cette situation, voire excuser son mari. Peu à peu, les proches de la femme s’aperçoivent de la situation. Chacune y va de son conseil (…). Jusqu’au jour où la femme ne peut plus supporter cette situation atroce… ».

« Les pièges de l'égalité des chances »
Sous le titre « Les pièges de l'égalité des chances », Le Monde du 1er décembre a publié un « Point de vue » de François Dubet, sociologue, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l'université Bordeaux-II. Pour le sociologue, le système de la méritocratie à l’école - « rien de plus juste en apparence » indique-t-il - « ne fait que perpétuer la rigidité et l’inégalité de la société ». « L'affirmation vigoureuse de l'égalité des chances et du mérite apparaît alors comme la seule manière de construire une société plus juste » souligne-t-il et, « au nom de ces convictions (…) il faut se battre de toutes nos forces contre les mille discriminations qui empêchent les filles, les enfants des classes populaires et ceux des minorités visibles de faire valoir leur mérite au même titre que les autres ». François Dubet, dans son article, relève en particulier que « la part des femmes dans les élites s'est élevée sans que la situation moyenne des femmes dans le monde du travail se soit améliorée de façon parallèle : quelques filles accèdent à l'Ecole polytechnique, mais 61 % des emplois peu qualifiés et 82 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes ». Retrouver l’article sur le site du Monde.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/30/les-pieges-de-l-egalite-des-chances-par-francois-dubet_1274042_3232.html

Repères statistiques - Orientation des filles - rentrée 2009 : une étude mise en ligne sur l'espace CAREC de la Mission pour la Promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons du SAIO de l'académie de Bordeaux [carec.ac-bordeaux.fr/fillegarcon]. Ce document présente le bilan de l’orientation des filles dans l’Académie de Bordeaux pour la rentrée 2009. Il recense l’ensemble des données statistiques recueillies par le SAIO.
http://carec.ac-bordeaux.fr/fillegarcon/orientationdesfilles2009.pdf

NOVEMBRE  2009

Le collectif « Ouvrons les portes ! » poursuit sa mobilisation 03/11/2009
Le collectif Ouvrons les portes !, (synthèses des 30 septembre et 16 octobre), poursuit sa mobilisation pour la parité dans les internats. Le 15 octobre, le magazine Elle publiait un entretien avec Véronique Chauveau, vice-présidente de Femmes et mathématiques, qui expliquait à l’hebdomadaire comment cette discrimination supplémentaire pouvait décourager les jeunes femmes d’intégrer les filières préparatoires aux grandes écoles. Le 21 octobre, Le Parisien consacrait la une de son Journal de Paris aux « grands lycées accusés de sexisme » et annonçait que les élus au Conseil de Paris avaient voté le 20 octobre à l’unanimité un voeu demandant le respect de la parité dans les internats des lycées parisiens destinés aux étudiants en classe préparatoire. Le 23 octobre, Libération publiait une tribune dans ses pages Rebonds. Sous le titre « Ouvrez les internats des prépas aux filles ! », les signataires, un collectif d’enseignant et de chercheurs, soulignaient qu’en « France, toutes disciplines confondues, près de deux fois moins de place d’internats sont proposées aux filles ». Le 24 octobre, le collectif a organisé un happening place du Panthéon à Paris, puis dans le RER : « comment réviser dans la rue malgré le bruit, comment dormir dans le RER, comment manger tout en traversant un passage piéton, etc. ». Alors que la pétition en ligne vient de dépasser les 2 300 signatures, le collectif annonce qu’une réunion de travail est prévue le 17 novembre en présence des principales parties prenantes du dossier, notamment des proviseurs des lycées n'acceptant pas encore les filles dans leur internat. Voir la vidéo du happening http://www.dailymotion.com/video/xb089i_stage-intensif-de-pratique-discrimi_news

« Les garçons, sexe faible à l’école »
A l’occasion de la sortie du livre de Jean-Louis Auduc « Sauvons les garçons ! » (Descartes & Cie), le supplément Education du Monde daté du 11 novembre a consacré un article à « l’échec scolaire (qui) est majoritairement le fait des garçons ». Sous le titre « Les garçons, sexe faible à l’école », le quotidien souligne que « les présupposés culturels qui leur sont favorables, finissent souvent par se retourner contre eux » et que « dépassés par les filles, les garçons sont amenés à dévaluer les savoirs scolaires ». Libération n’est pas en reste, qui publie également ce 13 novembre un entretien avec Jean-Louis Auduc sous le titre « A l’école, le sexe fort présente des faiblesses ». Lire l’article sur le site du Monde http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/11/les-garcons-sexe-faible-a-l-ecole_1265130_3224.html

La littérature pour la jeunesse entre sexisme et mixité
Sous le titre « Ce sexisme qui fait vendre », Le Monde Magazine du 21 novembre a consacré deux pages au sexisme dans la littérature pour la jeunesse alors que s’ouvre à Montreuil le 25e Salon du livre et de la presse jeunesse. « A elles, les paillettes, les crinolines » ironise l’hebdomadaire, « à eux, les camions, les gros engins ». Et d’annoncer « de nouvelles collections jeunesse destinées aux filles ou aux garçons », qui, selon le magazine « font un tabac ». Le journal décrit quelques exemples, analyse ce parti pris chez les éditeurs, et estime que « si désormais les collections destinées aux filles ou aux garçons sont annoncées et assumées comme telles, c’est que le marché a gagné. Et que le livre est devenu un produit comme un autre ». L’hebdomadaire consacre également un encadré à quelques albums « 100 % sans sexisme ». Et de conclure qu’il « serait bon que la société prenne conscience du danger afin que nos chères têtes brunes, déjà transformées en affiches publicitaires, puissent encore rêver de devenir aventurières ou infirmiers ».

Lancement de la campagne de communication sur les violences faites aux femmes
Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité, a lancé le 24 novembre une nouvelle campagne de communication pour la lutte contre les violences faites aux femmes : « Les enfants apprennent beaucoup de leurs parents, y compris les violences conjugales ». A la veille du 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Nadine Morano, a souhaité lancer un nouveau spot audiovisuel sur les violences faites aux femmes. Ce film a vocation à sensibiliser non seulement les victimes mais également leurs conjoints en mettant en scène des enfants. Un choix très volontaire pour suggérer que : « Les enfants apprennent beaucoup de leurs parents y compris les violences conjugales ». Ce spot sera diffusé gracieusement par des chaînes de télévision engagées sur cette cause à partir du 25 novembre 2009. Nadine Morano a également souhaité s’adresser sous forme de bannières vidéo du film à la communauté internet. Retrouver le film sur le site stop-violences-femmes.gouv.fr  http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/outils/nouvelle-campagne-contre-la-violence-faites-aux-femmes.html

L'enfant est souvent le grand oublié des violences conjugales
La Croix
a enquêté sur la prise en charge des enfants dans un centre d’accueil, SOS Femmes Dordogne à Périgueux. Eliane Isnard, la directrice du centre témoigne : « quand une femme victime de violences conjugales arrive dans notre centre, elle vient avec ses enfants et bien souvent, ils sont “cassés” par ce qu’ils ont vu ou entendu ». Et de décrire les troubles dont souffrent les enfants, « à la fois physiques (maux de tête, de ventre…) et psychologiques (cauchemars, absence d’émotions, problèmes d’expression…) ». http://www.la-croix.com/L-enfant-est-souvent-le-grand-oublie-des-violences-conjugale/article/2402716/4076

 « L'impact du genre sur l'entrée en formation »
Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) a mis en ligne sur son site la communication de Christine Fournier, du CEREQ, aux journées d'études du 22 octobre 2009 à Maison méditerranéenne des sciences de l'homme d’Aix-en-Provence sur le thème « Y-a-t-il des inégalités entre hommes et femmes face aux situations d'illettrisme ?». Christine Fournier était intervenue sur le thème de l’impact du genre sur l’entrée en formation. Pour elle, « une lecture sexuée de l'illettrisme en France fait ressortir le poids plus important des hommes parmi les personnes en difficulté face à l'écrit. Pour autant, ils sont moins nombreux à s'engager dans les formations aux savoirs de base visant à réduire leurs difficultés » Et de souligner « l'engagement en formation plus marqué des femmes concernées ». Télécharger la communication sur le CEREQ   http://portail.cereq.fr/docenligne/2009/fournier_illettrisme221009.pdf

 

Concours scolaire national : « Les Olympes de la Parole » 2009-2010 en partenariat avec le Ministère de l’Éducation Nationale et le Secrétariat d’État à la Famille et à la Solidarité - 9ème édition.

Ce concours national est ouvert aux classes de l’école élémentaire, du collège, des lycées filière générale et technologique et des lycées professionnels ainsi que de l’enseignement spécialisé (SEGPA) .

 «  Les Olympes de la parole  »  incite les élèves à réfléchir sur la place de chacun(e) à l'école puis dans la société au travers du thème central de l'égalité entre les filles et les garçons, de l'égalité entre les femmes et les hommes au sein des médias : des images et du texte.

 Le concours «  Les Olympes de la parole »  est proposé par l'AFFDU, Association Française des Femmes Diplômées des Universités. Sujet du concours 2009-2010 « En 2010, comment les médias peuvent-ils améliorer l’image de la femme dans une perspective d’égalité, entre les filles et les garçons,entre les femmes et les hommes ? ».

Lettre du Recteur / Descriptif du concours / Affiche du concours

Les garçons, sexe faible à l'école
LE MONDE DE L'EDUCATION | 11.11.09 | 11h16  •  Mis à jour le 11.11.09 | 11h16

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-1265130,0.html

Femmes, travail, métiers de l’enseignement. Colloque à l’IUFM d’Aquitaine, 12 et 13 novembre 2009 http://iufm.u-bordeaux4.fr/accueil/actualite/?contentId=42795

Concours « Conjuguez les métiers du Bâtiment au Féminin ! » organisé par la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), et OUVERT À TOUS LES ÉLÈVES DE 3ème - dans le cadre de l'enseignement de l'option découverte professionnelle.
<<presentation CAPEB BAT.pdf>>
<<REGLMET CAPEB BAT.pdf>> <<CHEMISE capebBAT2.pdf>> <<CAPEP40x60-2.pdf>>.
C
oordonnées des CAPEB départementales et régionales       <<adresses08_tcm21-3911.pdf>>

OCTOBRE  2009

Parité entre les femmes et les hommes dans les entreprises
Le Figaro
et Les Echos du 30 septembre annoncent les résultats d’un sondage commandé par l'association Grandes Écoles au Féminin (GEF) qui montre que « 87 % de 5 431 diplômés des plus prestigieuses grandes écoles interrogés par Ipsos reconnaissent qu'il existe une différence de traitement entre hommes et femmes pour accéder au «top management». 55 % de cette élite, peu portée sur l'apitoiement, se dit même favorable à la mise en place de quotas au sein des conseils d'administration ». Le Figaro titre son article « Vers des quotas de femmes dirigeantes » et souligne que, « en dépit de la réticence affichée des patrons et politiques de tous bords, la proposition d'instaurer des quotas de femmes dans les plus hautes sphères des entreprises fait des adeptes ». Le journal publie également un second article titré « Pour progresser, les salariées se font la courte échelle » et indique que « après avoir été longtemps absentes des réseaux professionnels et autres clubs, les femmes se sont organisées pour donner un coup d'accélérateur à leur carrière ». Et de citer Aude de Thuin, fondatrice du Women's Forum for the Economy and Society (voir ci-dessous) qui estime que « le phénomène est en plein essor depuis trois ans ». Les Echos ont titré leur article « La parité hommes-femmes, beaucoup de paroles, peu de résultats » et reviennent sur le sondage commandé par GEF. Le quotidien indique également que le cabinet de conseil en stratégie McKinsey & Company, dans le troisième volet de son enquête internationale sur la mixité professionnelle, « met en avant le style de management des femmes, particulièrement indiqué pour gérer la crise ». Sous le titre à la une « Des stratégies pour promouvoir les femmes », Le Monde revient également dans son édition datée du 1er octobre sur ce sondage, et cite en exemple les « pionniers » de la « parité en entreprise » (Air Liquide, Total, Accenture…), des groupes qui favorisent la mixité de leurs équipes dirigeantes. Mais le quotidien souligne que « les mesures pour la promotion des femmes en entreprise restent rares » et que « seuls 9 % des PDG de sociétés européennes s’impliquant dans des plans en faveur de la mixité ».


Les filles discriminées dans l’accès aux internats
Libération du 30 septembre signale l’action du collectif Ouvrons les portes ! Ce collectif d’associations a décidé de saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) pour dénoncer les difficultés d’accès à un logement public étudiant en raison du sexe. Plus spécifiquement, il dénonce les inégalités entre filles et garçons, scolarisés en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE), dans l’accès aux internats des lycées dans lesquels ils sont scolarisés. Ce collectif regroupe quatre associations : Paris Montagne, qui travaille en direction de jeunes issus de milieux défavorisés, et les associations Femmes et Sciences, Femmes et mathématiques, et Femmes Ingénieurs. Une pétition a été mise en ligne sur un site dédié où l’on retrouve également des témoignages sur la discrimination dont souffrent les filles dans ce domaine. Retrouver le site du collectif Ouvrons les portes !    http://www.ouvronslesportes.org/


I N V I T A T I O N
C O N F E R E N C E

Le Groupe ESC Pau, a le plaisir de recevoir dans ses locaux :
Gilles LIPOVETSKY
Philosophe
Mardi 6 octobre 2009 18h30
Amphi 300

 (entrée libre)

« Femmes-Hommes : évolution d’une relation »

Professeur agrégé de philosophie à Grenoble, Docteur Honoris Causa de l'Université de Sherbrooke (Canada).Expert consultant à l'APM (Association Progrès du Management). Il anime des séminaires sur l'Ethique des affaires dans de grands groupes d’entreprises en France, Espagne, Canada, Argentine, etc. Il a dirigé des recherches sur l'individualisme, la consommation, le féminin et les modes de vie contemporains à Madrid, New York University, Montréal, Mexico, Sao Paulo, Buenos Aires, Santiago, Singapour, etc. Il a publié une dizaine d’ouvrages dont L’Ere du Vide (1989), Le luxe éternel (2003), La troisième femme : permanence et révolution du féminin (2006), etc. Ces ouvrages sont traduits ou en cours de traduction dans 15 langues.
Affranchies de la servitude immémoriale de la procréation, exerçant une activité professionnelle, vivant leur liberté sexuelle, les femmes battent désormais en brèche les citadelles masculines. Or Gilles Lipovetsky - observant au plus près les manières d'être et de penser des individus dans des domaines aussi divers que l'amour, la séduction, la beauté physique, le rapport au travail, à la famille et au pouvoir - dresse un autre constat. Dans l'avancée de la post-modernité, un élément majeur subsiste dans son altérité et se recompose dans la configuration individualiste : le féminin. Réduites, les oppositions de genres demeurent l'homme reste associé prioritairement aux rôles publics et " instrumentaux ", la femme aux rôles privés, esthétiques et affectifs. Loin d'opérer une rupture absolue avec le passé historique, la dynamique démocratique le recycle continûment. En cela, elle ne va pas jusqu'au bout d'elle-même.
Renseignements : Fernando CUEVAS (05 59 92 64 88) Fernando Cuevas, Professeur de Management, Tel 33 (0)5 59 92 64 88, Fax 33(0)5 59 92 64 55
fernando.cuevas@esc-pau.fr
GROUPE ECOLE SUPERIEURE DE COMMERCE DE PAU
Campus Universitaire - 3, rue Saint John Perse, BP 7512 - 64075 PAU CEDEX, Tél : 33 (0)5 59 92 64 64 - Fax 33 (0)5 59 92 64 55 Site Internet http://www.esc-pau.fr


 SEPTEMBRE  2009

« Pour être plus performant, embauchez des femmes ! »
Sous le titre « Pour être plus performant, embauchez des femmes ! », Le Monde du 25 septembre a publié un article consacré au travail de recherche mené par Michel Ferrary, sociologue, professeur au CERAM (Ecole supérieure de commerce à Nice-Sophia Antipolis). Selon son étude, menée sur un échantillon de quarante-deux grandes entreprises entre 2002 et 2006, les entreprises qui emploient plus de 35 % de femmes voient leur chiffre d'affaires progresser davantage que les autres (de 28,5 % supérieur). Le Monde souligne également que « ces entreprises sont aussi plus rentables (avec un taux supérieur de 116,1 %), ont une meilleure productivité (48,6 %) et créent davantage d'emplois (72,9 %). Il en est de même pour celles dont le personnel d'encadrement est à plus de 35 % féminin ». Retrouver l’article sur le site du Monde :  http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/09/24/pour-etre-plus-performant-embauchez-des-femmes_1244652_3234.html

 Contraception : une nouvelle campagne qui s’adresse aux femmes… et aux hommes
A l’occasion de cette même journée, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et le ministère de la Santé et des Sports lancent une campagne pour remobiliser les 18 - 30 ans autour de la contraception. L’objectif de cette campagne est à la fois de favoriser le dialogue au sein du couple, de poursuivre la lutte contre les idées reçues et également de promouvoir la diversité de l’offre contraceptive. L’accent est donc mis sur l’implication des hommes autour de cet enjeu qui concerne le couple et pas uniquement la femme. Deux spots TV de 30 secondes avec pour signature « Faut-il que les hommes tombent enceintes pour que la contraception nous concerne tous ? » montrent des hommes vivant des situations auxquelles seules les femmes peuvent être confrontées : retard des règles, utilisation d’un test de grossesse... La mise en scène « d’hommes enceintes » permet de capter l’attention des hommes sur le mode de l’autodérision tout en interpellant les femmes. Chacun est ainsi encouragé à prendre ses responsabilités. Une nouvelle version du site Internet www.choisirsacontraception.fr a également été mise en ligne. Le site délivre une information complète sur la diversité de l’offre contraceptive et répond à de nombreuses questions concernant la sexualité.
Voir les films, les détails de la campagne et accéder au site Choisir sa contraception http://www.inpes.sante.fr/index2.asp?page=30000/actus2009/027.asp

 Une série de programmes courts contre les discriminations

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) a fait réaliser une série de dix spots qui seront diffusés par France 3 à partir du lundi 28 septembre. Ces dix épisodes de la série « Flagrants délits » retracent des situations et des lieux de la vie quotidienne à partir de faits réels extraits de dossiers de réclamations et de saisines reçues par la HALDE. La Haute autorité souhaite que la diffusion de ces programmes courts fasse ressentir à chacun le choc de la discrimination. Il s’agit principalement de rappeler que la discrimination est un délit et faire connaître les droits de chacun-e. Les discriminations liées à l’égalité salariale et à la grossesse font partie des thèmes abordés dans les films. Lire le communiqué et visionner les films sur le site de la HALDE
http://www.halde.fr/La-HALDE-a-la-television-avec,13001.html

Un montage vidéo de publicités dégradantes
Un montage vidéo de publicités dégradantes pour les femmes (et pour certaines pour les hommes), toutes trouvées sur le web, a été mis en ligne sur le site Dailymotion. Selon, Shiloune, qui a mis en ligne « Les publicitaires et les femmes », « c'est un constat : nous sommes bombardé-es d'images dégradantes et ceci est complètement banalisé ». Selon une observatrice de la Coordination française pour le Lobby européen des femmes, « prises isolément, elles sont insupportables ». Elle relève, « parmi les plus récentes, la publicité dans les magazines féminins - Elle en particulier - pour les sacs Valentino ». Et de conclure que « la succession rapide de ces images, leur accumulation montre à quel point elles sont intolérables ». Voir le montage vidéo sur Dailymotion http://www.dailymotion.com/video/x5gp3x_antipublicitesexiste_webcam

Création du Prix de l'Entrepreneuse
Entrepreneuses Mag est un « webzine » de la création d'entreprise au féminin, un média qui a été créé « afin que les femmes qui entreprennent ou qui en auraient le désir puissent trouver une information qui leur soit dédiée ». Il s’agit également, selon Nora Esnault, sa créatrice, « de donner à ces entrepreneuses une visibilité et de les promouvoir auprès d'un large public, pour les aider à obtenir une reconnaissance, une certaine légitimité bien souvent difficile à gagner ». C’est pour ces raisons qu’a également été créé, le Prix de l'Entrepreneuse, dont le site web a été inauguré le 1er septembre dernier. Retrouver le site Entrepreneuses Mag et accéder au site du Prix http://entrepreneusesmag.typepad.com/  

Conférence des grandes écoles : enquête 2009 sur l'insertion des jeunes diplômés
La Conférence des grandes écoles (CGE) a publié les résultats de son enquête annuelle sur l’insertion des jeunes diplômés. La Conférence des grandes écoles regroupe 186 écoles d’ingénieurs et de commerce auxquelles s’ajoutent diverses écoles « prestigieuses » (ENS, ENA, écoles d’officiers, beaux arts) dont sortent chaque année 65 000 diplômés. La moitié d’entre eux ont répondu à l’enquête. L’enquête révèle que « les jeunes hommes sortis en 2008 d’une grande école gagnent 10 % de plus que leurs camarades féminines en janvier 2009 ». Toujours selon l’enquête « les hommes de la promotion 2008 perçoivent un salaire brut avec primes de 3 058 euros par mois contre 2 772 euros pour les femmes. Au bout de deux ans d’activité, l’écart de rémunération se creuse encore : les hommes diplômés de 2007 perçoivent aujourd’hui un salaire 12 % plus élevé que les femmes (3 192 euros par mois contre 2 846 euros). Les jeunes femmes diplômées de grandes écoles connaissent davantage le chômage : 17 % sont en recherche d’emploi contre 12 % des jeunes hommes. Elles occupent également plus souvent des emplois précaires (72 % de CDI contre 83 % chez les hommes) et obtiennent moins fréquemment le statut de cadre et ses avantages ». Télécharger l’enquête sur le site de la CGE http://www.cge.asso.fr/presse/Enquete_insertion_CGE_2009.pdf

 Les conditions de travail ont-elles un sexe ?
Tous les deux mois, Travail et Changement, la revue de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT), propose aux acteurs d'entreprise un dossier complet de 16 pages sur un thème relatif au travail et à son organisation. Le numéro 327 de septembre – octobre 2009 est titré « Les conditions de travail ont-elles un sexe ? ». « A-t-on vraiment progressé sur le thème de l’égalité professionnelle dans les entreprises? » se demande l’ANACT. Et de souligner que « pour dépasser les seules notions d’égalité salariale et de parcours, une autre approche existe : celle qui permet d’établir un lien entre les conditions de travail et le genre. Nouveau et instructif pour tous les salariés ». Retrouver le numéro en ligne sur le site de l’ANACT http://www.anact.fr/portal/page/portal/AnactWeb/NOTINPW_PAGES_TRANSVERSES/NOTINMENU_HOME_ANACT_WEB

 Regards de l’OCDE sur l’éducation
Dans tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les gouvernements cherchent à accroître l’efficacité de leur système éducatif tout en s’employant à trouver les ressources supplémentaires pour faire face à la demande grandissante de formation. Conçue pour permettre aux pays d’évaluer la performance de leur système d’enseignement à la lumière de celle d’autres pays, l’édition 2009 de Regards sur l’éducation présente une imposante batterie d’indicateurs actualisés et comparables sur les résultats des systèmes éducatifs. Les résultats de Regard sur l’éducation permettent en particulier de faire les observations suivantes : « un homme diplômé de l’enseignement supérieur peut prétendre à un avantage salarial cumulé tout au long de sa vie supérieur à 186 000 USD brut en moyenne dans les pays de l’OCDE, par rapport à un diplômé de l’enseignement secondaire. Ce chiffre est moins élevé pour les femmes, ce qui reflète les écarts de revenus constatés entre les hommes et les femmes dans la plupart des pays ». Retrouver Regards sur l’éducation sur le site de l’OCDE http://www.oecd.org/document/24/0,3343,fr_2649_39263238_43597502_1_1_1_37455,00.html

 Comment valoriser les carrières des femmes en entreprises et dans la recherche publique ?
L’association Femmes et sciences et la Mission pour la place des femmes au CNRS organisent un colloque sur le thème « Carrières des femmes en entreprises et dans la recherche publique. Quelles solutions pour les valoriser », à Paris le Samedi 10 octobre 2009. Selon le programme, « ce colloque questionne la valorisation des carrières des femmes et compare les parcours professionnels des femmes et des hommes, en entreprise ou dans la recherche publique. L’accent est mis sur les conditions d’apparition du “plafond de verre” qui empêche les femmes d’atteindre les postes les plus élevés, et sur les moyens de le mettre en évidence. On fera le point sur les actions qui visent à aider les jeunes femmes scientifiques à la pleine réussite de leur carrière. On introduira des comparaisons au niveau européen, et des mesures concrètes prises dans plusieurs pays seront présentées ». Retrouver le programme sur le site de Femmes et sciences http://www.femmesetsciences.fr/colloques/Colloque2009/Prog_Colloque_2009.pdf

 Action for women, un concours sur Youtube
Un concours de cinéma ouvert à de jeunes réalisateurs, Action for women, sera organisé sur une chaîne dédiée sur le site de Youtube du 15 septembre au 1er décembre, sur le thème de la violence envers les femmes. Cette opération originale a été mise sur pied par Youtube, le Conseil de l’Europe, la Chambre des députés italiens, les studios Cinecittà et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Un jury retiendra les dix meilleurs films, qui seront alors soumis aux votes du public, entre le 18 décembre 2009 et le 15 janvier 2010. Dans le même temps, un sondage est organisé pour tester les connaissances des internautes sur ces problèmes, sur la chaîne Action for women de Youtube. Les résultats du sondage seront publiés en même temps que la proclamation du vainqueur du concours. Un certain nombre de clips institutionnels ou associatifs sont déjà en ligne sur le site. Retrouver Action for women sur Youtube http://www.youtube.com/actionforwomen

 Onze nouveaux livres labellisés Lab-elle
Le blog féministe Olympe et le plafond de verre signale que la commission de lecture de l'association lab-elle a labellisé onze nouveaux albums illustrés en août 2009. Olympe rappelle les critères retenues pour la labellisation : « filles dans des rôles actifs, volontaires et valorisés ; garçons dans des rôles, activités, sentiments habituellement attribués à l’univers féminin ; femmes dans des rôles de mères non stéréotypés ou des rôles professionnels diversifiés ; hommes dans des rôles, activités, sentiments habituellement dévolus à l’univers féminin ou associés à un réel partage des tâches entre les sexes ». Retrouver la liste des livres sur le site de l’association. http://www.lab-elle.org/actions/livres/date_labellisation/ao%C3%BBt_2009/

Lancement d’une enquête statistique « emploi du temps » et « décisions dans le couple »
Le Journal officiel du 1er septembre a publié un arrêté du 18 août 2009 portant création d'un traitement automatisé d'informations individuelles relatif à une enquête statistique « Emploi du temps » en 2009 et 2010. Ce texte prévoit la création à l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) d’un traitement automatisé d'informations individuelles relatif à une enquête « Emploi du temps » qui se déroulera de septembre 2009 à septembre 2010 auprès de 16 700 ménages. L'enquête comporte un questionnaire complémentaire consacré aux « décisions dans le couple » ; ce questionnaire complémentaire n'a pas de caractère obligatoire. L'enquête a pour objectif de connaître les usages que les personnes font de leur temps et d'en apprécier les facteurs déterminants. Les catégories d'informations traitées concernent : des variables sociodémographiques, notamment le sexe, l'âge, la formation, l'activité, la situation familiale et l'habitat ; les usages que les personnes font de leur temps, notamment le travail, le sommeil, les activités domestiques et les loisirs ; et l'organisation de la vie de couple.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021010917&dateTexte=&categorieLien=id

La pratique sportive est moins forte chez les filles
Le Monde daté du 25 août a publié un article sur les adolescents qui, selon une étude sur la consommation alimentaire publiée cet été par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), « ont une activité physique insuffisante ». Selon cette enquête, « les adolescents ne bougent pas assez, surtout les jeunes filles ». En effet, « moins d'un adolescent sur deux (15-17 ans), précisément 43,2 %, atteint un niveau d'activité physique entraînant des bénéfices pour la santé, avec une forte différence entre les deux sexes : plus de six garçons sur dix, contre moins d'une fille sur quatre ». Globalement les adolescents sont deux fois moins actifs que dans les années 1970. Le quotidien relève également que « la pratique sportive est moins forte dans les milieux défavorisés, surtout chez les filles ». Après avoir rappelé que « les bienfaits d'une activité physique sont nombreux », le quotidien explique que « la réticence des filles à faire du sport s'accroît avec l'âge ». Et de citer Xavier Pommereau, psychiatre et responsable du pôle aquitain de l'adolescent au CHU de Bordeaux : « un certain nombre d'activités sportives ne sont pas distinctes selon le sexe. On confond égalité citoyenne et égalité dans la différence des sexes. Or, au moment de la puberté, les comportements, les pratiques des garçons et des filles sont de plus en plus similaires, mais sont très différents en termes de look, d'apparence, et dans la façon de gérer leur corps en transformation », explique-t-il.

Un traité… et un site contre le sexisme ordinaire
Nous avions annoncé (synthèse du 19 août) la sortie du livre de Brigitte Grésy « Petit traité contre le sexisme ordinaire » chez Albin Michel. Un ouvrage placé « sous l'angle des multiples et insidieuses entreprises de déstabilisation mises en oeuvre par les sexistes ordinaires ». « Une charge », selon l’auteure, « légère et insolente mais en même temps sérieuse, avec propositions d'outils de résistance ». La sortie de ce livre s’accompagne de la mise en ligne d’un site sur le Web « pour que les femmes, mais aussi les hommes, témoignent anonymement sur leurs propres expériences et racontent des histoires vécues ».
http://www.sexismeordinaire.com/

AOÛT  2009

Diplôme de « Conseiller-e référent-e égalité Femmes/ Hommes »
Les inscriptions au diplôme Inter Universitaire en formation continue de « Conseiller-e référent-e égalité Femmes/ Hommes » sont en cours. Consacré à la thématique de l'égalité femmes / hommes, ce diplôme s’inscrit dans un processus d’amélioration permanente. Il a été restructuré en 2009 pour répondre aux évolutions constatées et aux besoins identifiés tant auprès des stagiaires que des entreprises et institutions bénéficiaires. Cette formation vise les objectifs principaux pratique, méthodologique et scientifique : Construire et mettre en oeuvre la fonction de « conseiller et conseillère référent-e en égalité femmes/ hommes » ; développer une approche intégrée et coopérative de l’égalité entre les femmes et les hommes ; et accroître ses connaissances théoriques par une approche transdisciplinaire. La formation aura lieu trois jours par mois du 20 janvier au 19 novembre 2010.
http://www2.upmc.fr/fc/FG/DU/Conseiller-e_referent_egalite.pdf

Les filles touchent moins d’argent de poche que les garçons
Selon un article de Libération (22 août) titré « De moins en moins de maille pour la marmaille », on apprend que « selon plusieurs études de l’institut CSA réalisées pour le Crédit agricole », la crise aurait des effets sur la générosité des parents et l’argent de poche donné aux enfants. On relèvera ici que, selon le quotidien, « les filles touchent moins que les garçons, ce qui n’était pas le cas dans les enquêtes précédentes. Concrètement, elles récupèrent 17,70 euros en moyenne par mois, quand ils empochent 20,80 euros »…

« Petit traité contre le sexisme ordinaire »
Albin Michel publie début septembre un « Petit traité contre le sexisme ordinaire » signé par Brigitte Grésy… Inspectrice générale des affaires sociales et rapporteure de la commission « image des femmes dans les medias », Brigitte Grésy a également rendu au ministre du Travail un rapport sur l’égalité professionnelle en vue d’une concertation avec les partenaires sociaux à l’automne. Selon le résumé de ce « petit traité », « ce que l'auteur nomme 'sexisme ordinaire' ne relève ni de la discrimination ni de l'inégalité avérée pour lesquelles il existe des lois. Il s'agit de tous ces petits signes de la vie de tous les jours, ces minuscules blessures, mots et signes de condescendance, de rejet, de paternalisme qui infantilisent souvent les femmes sans qu'elles sachent comment y faire face. Dans les relations de travail, entre collègues à niveau équivalent, face aux cadres dirigeants ou lorsqu'elles sont supérieures hiérarchiques, les femmes rencontrent quotidiennement ce qui fait le sexisme ordinaire : condescendance, dénigrement, obstruction, exclusion, fausse courtoisie, blagues lourdes. A travers des anecdotes prises sur le vif, l'auteur débusque et raconte ce qui peut entraver, blesser, contrarier ou bloquer le comportement des femmes et les rendre impuissantes. Elle leur propose une 'boîte à outils' personnelle pour mener des opérations de résistance au quotidien ».

« La parité homme-femme est elle soluble dans les concours ? »
Dans le cadre de son programme de recherche sur le financement de l'enseignement supérieur, le pôle de recherche en économie de l'Ecole de hautes études commerciales (EDHEC) vient de présenter une nouvelle étude intitulée « La parité homme-femme est elle soluble dans les concours ? », réalisée par Frédéric Palomino, professeur affilié à l'EDHEC. Dans ce document, l'auteur s’interroge « sur la compatibilité entre un système éducatif basé sur les concours pour la formation de ses élites et la promotion de la parité homme-femme aux postes de responsabilité ». Pour lui, « la sous-représentation des femmes à des postes à hautes responsabilités serait liée au fait que les femmes sont moins favorisées que les hommes par un système d’évaluation assis sur la performance relative ». Il propose de « modifier le système d'évaluation pour promouvoir la parité homme-femme aux postes de responsabilité ».
Télécharger l’étude sur le site de l’EDHEC : http://docs.edhec-risk.com/rsc/La_parite_homme_femme.pdf

 « Hommes et femmes recrutés en 2005 : les préférences des employeurs »
Le n° 31-3 de juillet 2009 de Premières Informations Premières Synthèses, publié par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), est consacré au genre dans le processus de recrutement. La DARES a utilisé l’enquête « Offre d’emploi et recrutement », conduite en 2005 auprès d’établissements du secteur privé ayant cherché à recruter. Selon le résumé, « en 2005, le profil des salariés recrutés dans le secteur privé diffère sensiblement selon le genre. Les femmes sont plus diplômées que les hommes et moins souvent en emploi avant leur embauche. Elles ne bénéficient pas des mêmes conditions d’emploi dans l’entreprise : elles sont, plus souvent que les hommes, recrutées à temps partiel, et sur des contrats à durée déterminée. Les diplômées du supérieur font davantage l’expérience du « déclassement », notamment en début de carrière ». Libération et le Figaro soulignent, dans leurs éditions du 31 juillet, que « plus des deux tiers des employeurs préfèrent recruter un homme plutôt qu’une femme ».
Télécharger le numéro sur notre site : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/2009.07-31.3.pdf  
Communiqué du MEDEF relatif à cette étude : http://www.medef.fr/main/core.php?pag_id=143234

JUILLET 2009

Egalité professionnelle : Brigitte Grésy a remis son rapport (Synthèse actualité du 13.07.09)
Le 4 mars dernier, le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville confiait à Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, la mission de faire « un bilan des différences de traitement entre les femmes et les hommes en matière d’accès à l’emploi et d’évolution dans l’emploi… » (Synthèses des 4 et 10 mars). Le 7 juillet 2009, Brigitte Grésy a remis son rapport à Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville et à Nadine Morano, secrétaire d’Etat, chargée de la famille et de la solidarité. Ce rapport préparatoire à la concertation avec les partenaires sociaux sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes servira de base aux discussions qui se dérouleront à l’automne, dans le cadre de l’agenda social 2009.
Retrouver le dossier complet et télécharger le rapport sur notre site http://www.travail-solidarite.gouv.fr/actualite-presse/breves/remise-du-rapport-egalite-professionnelle-entre-femmes-hommes.html

Baromètre de confiance des femmes cadres sur l'égalité professionnelle
Un sondage intitulé « Baromètre de confiance des femmes cadres sur l’égalité professionnelle » a été réalisé par l'institut LH2 entre le 13 mai et le 3 juin, auprès de 2 846 femmes en activité dans le secteur privé âgées de 30 à 60 ans. L’étude a été réalisée en ligne sur 23 000 femmes cadres appartenant à des réseaux d’entreprises et/ou de grandes écoles consultées. Il y a eu 5 207 répondantes, soit un taux de retour important de 22 %. Les résultats présentés dans le baromètre se concentrent sur les femmes cadres du privé âgées de 30 à 60 ans travaillant en France (soit 2 846 femmes) pour une question d’homogénéité du corpus. Les résultats ont été rendu publics fin juin en présence de Brigitte Grésy, inspectrice générale des Affaires sociales, membre du comité de pilotage du baromètre, et de Elisabeth Tomé-Gertheinrichs, chef du Service des droits des femmes et de l’égalité. Selon le baromètre, près de 70 % des femmes cadres se déclarent insatisfaites sur l'égalité des sexes dans l'accès aux postes de haut niveau en entreprise et 55 % d'entre elles sont pessimistes quant à l'évolution de leur carrière. On notera que plus l'entreprise est importante en taille, moins les femmes cadres ont confiance vis-à-vis de leur évolution de carrière dans l'entreprise. Autre point important, seulement 30 % de femmes considèrent qu'elles évoluent dans un environnement favorable à l'égalité professionnelle alors qu’un environnement favorable accroît d'autant la confiance des femmes cadres, leur motivation et a un impact sur la performance de l'entreprise.
http://www.lh2.fr/_upload/ressources/sondages/entreprise/lh2barofemmesegaliteprofessionnelle250609.pdf

Le Conseil de l’Europe oeuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes
Le 12 mai 2009, les ministres des Affaires étrangères et représentants des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe réunis à Madrid ont adopté la Déclaration : faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une réalité dans les faits… 20 ans après sa Déclaration sur l’égalité des femmes et des hommes, le Comité des Ministres a ainsi renouvelé son engagement à parvenir à une réelle égalité entre les femmes et les hommes et a demandé instamment à ses Etats membres de s’engager à combler le fossé entre l’égalité de droit et l’égalité de fait. Lors de cette même réunion, qui marquait le 60ème anniversaire du Conseil de l’Europe, les ministres ont adopté une autre déclaration, qui réaffirme et actualise les objectifs politiques fixés lors du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement tenu à Varsovie en mai 2005. Cette déclaration affirme notamment que « le Conseil de l’Europe oeuvrera pour que l’égalité entre les femmes et les hommes devienne une réalité dans les faits et pour promouvoir les droits des enfants et des personnes handicapées. Il continuera à lutter contre la traite des êtres humains, de même qu’à prévenir et à combattre la violence à l’égard des femmes et des enfants, y compris la violence domestique ».

Le respect entre les filles et les garçons au coeur des JAPD
Mardi 19 mai, Hervé Morin, Ministre de la Défense et Valérie Létard, Secrétaire d’Etat à la Solidarité, ont rencontré à la caserne de Reuilly, 120 jeunes pendant leur Journée d’appel de préparation à la défense (JAPD) pour échanger sur le thème de l’éducation au respect entre les filles et les garçons et lancer la diffusion de l’ouvrage « 18 ans, Respect les filles » au sein de l’ensemble des bureaux et centres du Service National. Pour rappel, ce guide, élaboré à la demande du Secrétariat d’Etat à la Solidarité, avait été présenté le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Valérie Létard avait annoncé que l’ouvrage serait remis aux 400 000 jeunes filles accédant à leur majorité en 2009. Grâce à la coopération du ministère de la Défense, cette démarche aura désormais lieu lors des JAPD, étape citoyenne obligatoire pour l’ensemble des jeunes, filles et garçons âgés entre 16 et 25 ans. Ce déplacement marque le coup d’envoi de cette initiative. Interviewée par France Soir, le 21 mai 2009, Valérie Létard a qualifié les JAPD de « lieu de mixité, où l’égalité entre les femmes et les hommes est une réalité, où les filles et les garçons ont les mêmes devoirs comme les mêmes droits » et rappelé que « …l’idée de ce livre, c’est d’accompagner toutes ces jeunes filles qui accèdent à la majorité. C’est un outil simple et proche des réalités que les jeunes filles vivent au quotidien ; Il renvoie au respect qu’elles doivent avoir vis-à-vis d’elles-mêmes et des autres quelles que soient les difficultés du moment ».

 Evaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes
La Conférence des Présidents de l’Assemblée nationale a décidé le 3 décembre 2008, la création d'une mission d'évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes. La mission a pour tâche d'évaluer ces violences, au sein du foyer mais aussi dans l'espace public et sur les lieux de travail ainsi que d'apprécier la réponse qui leur est apportée. La mission s'attache particulièrement à l'examen de l'application des lois existantes et de la mise en oeuvre des plans de lutte contre les violences qui ont été élaborés, dans la perspective de formuler des propositions pour améliorer la réponse pénale et répondre plus efficacement aux situations de détresse et aux multiples problèmes que rencontrent les femmes victimes de violence. Alors que les auditions se poursuivent chaque semaine, les comptes rendus des premières séances de la mission sont en ligne sur le site de l’Assemblée.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/lutte_violences_femmes.asp

 Un clip pour lever le tabou du viol
Le Collectif féministe contre le viol (CFCV) a lancé ce jour sur le net « la première campagne nationale de lutte contre le viol, Campagne originale et inédite en France ». Il s’agit d’un clip vidéo mettant en scène l’ancienne actrice de film X Clara Morgane. Selon le communiqué de l’association, « c’est dans un souci de lancer le débat autour du viol et de diminuer la tolérance de la société envers ce crime que le CFCV lance une campagne de communication inédite, avec le soutien de l’actrice et artiste Clara Morgane, devenue aujourd’hui sans conteste l’égérie de l’érotisme en France ». « Il est désormais urgent d’informer le grand public sur la gravité des violences sexuelles et leur retentissement sur la santé physique et psychique des victimes : le viol est un crime, le plus fréquemment à l’origine de psycho traumatismes et qui modifie profondément le quotidien de façon brutale et plus ou moins durable (peurs, sensation de perte de soi, cauchemars, dévalorisation, tentatives de suicide, dépression, troubles alimentaires, automutilation…) » rappelle le Dr Emmanuelle Piet, présidente du CFCV, dans le communiqué. http://www.kancnon.com/

Nouveau numéro de Travail, genre et sociétés
Le n° 21-2009 de Travail, genre et sociétés est paru sous le titre du dossier coordonné par Jacqueline Laufer et Rachel Silvera : « Egalité et diversité ». A noter également une étude de Carole Brugeille, Sylvie Cromer et Nathalie Panissal intitulée « Le sexisme au programme ? Représentations sexuées dans les lectures de référence à l’école ». Les auteures ont étudié 180 oeuvres de littérature de jeunesse des programmes de l’école primaire afin « d’interroger les représentations du masculin et du féminin véhiculées par des oeuvres explicitement choisies pour leur fonction socialisatrice ». « L’analyse révèle non seulement des déséquilibres numériques entre les personnages féminins et masculins, mais aussi une hiérarchisation et une ségrégation sociale » souligne le résumé avant de conclure que « les portraits dressés inscrivent les hommes principalement dans la sphère professionnelle et les femmes dans la sphère familiale ».
http://www.tgs.cnrs.fr/resumes2.htm#21

Répartition déséquilibrée des emplois entre hommes et femmes
La lettre de l’Observatoire des inégalités, L'Observateur des inégalités, n°64, mai 2009, consacre un article sur la « répartition déséquilibrée des emplois entre hommes et femmes ». Selon l’Observatoire, « la participation des femmes au marché du travail ne cesse d’augmenter. Elle approche désormais la parité : 46,9 % des travailleurs sont... des travailleuses. En 2002, elles représentaient 45 % de l’ensemble. Toutefois, les femmes n’occupent pas les mêmes emplois que les hommes, ni dans les mêmes secteurs ». En effet, « présentes à 74,9 % dans le secteur de l’éducation-santé-action sociale, mais seulement à 9,1 % dans la construction, les femmes demeurent souvent cantonnées aux métiers "dits féminins" ».
http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1048

Féminin masculin, histoires de genre
Des changements importants ont marqué ces dernières années le rôle des femmes et des hommes dans la société. Ce nouveau site du ministère de la culture interroge ces évolutions à partir de nombreux témoignages et un véritable travail ethnographique (300 documents, 40 vidéos; des diaporamas etc.). De Russie au Maroc, de France en Israël, tous les rituels des genres sont abordés ; pacs, mariages, communion, enterrement etc.
http://www.femininmasculin.culture.fr/

 

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Rédaction de la page : Philippe BOURDIEU