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Promouvoir l'égalité entre les filles et les
garçons,
PORTAIL DE L’INSPECTION
ACADÉMIQUE
C’est la raison pour laquelle, la question du genre doit faire partie intégrante des projets d'établissement des établissements du département. Ce portail, produit par un groupe départemental multi catégoriel qui a travaillé en relation étroite avec la Mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité des Pyrénées Atlantiques et le Rectorat de Bordeaux (SAIO), a pour ambition de vous proposer quelques entrées dans cette problématique. Les informations que vous y trouverez ne sauraient bien sûr être exhaustives sur un sujet qui suscite bien au-delà de notre département, tant d’initiatives intéressantes et originales. Elles seront progressivement complétées par les contributions que vous voudrez bien porter à la connaissance des rédacteurs de ces quelques pages évolutives.
Convention Régionale 2009-2011 pour la promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons dans le système éducatif Ce site est réalisé en partenariat avec la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques (Mission départementale aux droits des femmes et à
l’égalité) et
la Direction générale de la cohésion sociale – Service des droits des
femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes Bureau de
l'animation et de la veille – dgcs-sdfe-synthese@social.gouv.fr -
http://www.femmes-egalite.gouv.fr/ |
Bonjour ! Vous visitez ce site : Aidez-nous à mieux vous connaître en envoyant un petit courriel au webmaster de ce site contact.mixite64@ac-bordeaux.fr
en indiquant qui vous êtes, ce que vous cherchez sur ce site et quelles
suggestions d'amélioration vous pouvez nous faire ! Ca ne vous prendra
pas longtemps... et celà nous encouragera tellement !
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Pourquoi s’intéresser à cette question ?
Un indispensable volet du projet d’établissement
Comment trouver des informations sur le sujet ?
Membres du groupe départemental 64
Plan du site Que se fait-il déjà dans les établissements ?
Retrouvez la synthèse de l'actualité du Service des droits des femmes
et de l'égalité entre les femmes et les hommes - Direction générale de la
cohésion sociale sur le site du ministère des solidarité et de la cohésion
sociale sur le site du Ministère des Solidarités et de la Cohésion
sociale
http://www.solidarite.gouv.fr/espaces,770/femmes-egalite,772/ Allez les filles !
Vous
êtes tombés sur un lien inactif ? Merci de
nous le
signaler contact.mixite64@ac-bordeaux.fr Rédaction de la page : Philippe BOURDIEU
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A la "Une"
AVRIL 2012 Bilan de l’orientation des filles et des garçons dans l'académie de Bordeaux à la rentrée 2011. Il a été réalisé conformément aux engagements pris lors de la signature de la convention régionale pour la promotion de l’égalité des chances entre les filles et les garçons. Il est consultable sur le site Internet du Rectorat à l’adresse suivante : http://intra.in.ac-bordeaux.fr/Publ/psorient.htm ATTENTION : CONFERENCE REPORTEE SINE DIE ! L'Association "Tous Pareils Tous Différents, le Comité Départemental Olympique et Sportif des Pyrénées-Atlantiques et le Centre Départemental Nelson Paillou vous proposent une soirée intitulé : Centre Départemental Nelson-Paillou 12, rue Professeur Garrigou Lagrange 64 000 Pau pyreneesatlantiques@franceolympique.com MARS 2012 Lancement d’une campagne contre le viol « Chaque année en France, 70.000 femmes ne portent pas plainte pour le viol qu’elles ont subi ».
Retrouver la campagne sur le site « pas de justice pas de paix » : http://pasdejusticepasdepaix.wordpress.com/ Un
manifeste, une pétition, un site dédié, une campagne à suivre au jour
le jour, Sandrine GOLDSCHMIDT, journaliste et militante féministe, et
Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l'association Mémoire
Traumatique et Victimologie, lance « pas de justice pas de paix » et
demandent « l’ouverture d’une vaste réflexion sur le fonctionnement de
notre système judiciaire pour qu’il commence, enfin, à tous les
niveaux, à abandonner ses réflexes patriarcaux, et à envisager tous les
moyens nécessaires pour protéger les victimes de violences sexuelles,
enfants, femmes et hommes qui subissent l’enfer au quotidien ».Comment percer le plafond de verre ?
![]() Un portrait des assistantes de direction « Discrète, diplômée… mais absente des organigrammes, l'assistante de direction forme avec son patron un binôme professionnel indéboulonnable » pour « des salaires bruts annuels de 26 000 à 45 000 euros » affirment Les Echos du 21 février dans un article où l’on relève quelques stéréotypes. Femmes, chefs d'entreprise et... paysannes « Femmes, chefs d'entreprise et... paysannes », c’est une pleine page que consacrent Les Echos du 24 février au sujet à l’occasion du salon de l’agriculture qui ouvre ses portes à Paris le 25 février. « Un tiers des agriculteurs en France sont des femmes » annonce le quotidien économique. « Véritables chefs d'entreprise, elles dirigent parfois seules la ferme. Au moment où s'ouvre la Salon de l'agriculture, rencontre avec des patronnes d'exploitation... ». Le journal dresse le portrait de plusieurs d’entre elles et cite à l’occasion quelques anecdotes comme cette femme avec qui le conjoint s'est installé comme... coexploitant et qui se rappelle, dans un éclat de rire, lorsque les commerciaux passaient devant elle en lui demandant « à voir le patron ». Et Les Echos de conclure cette grande enquête : « Femmes d'abord, elles ont l'énergie de la vocation et la soif de reconnaissance dans un monde, où elles ont mis des années à s'imposer, et dont les citadins n'ont qu'une image d'Epinal, de grand air et de liberté ». Les femmes gagnent, en moyenne, 20 % de moins que les hommes « Les femmes gagnent, en moyenne, 20 % de moins que les hommes », rappellent Les Echos du 22 février sur la base des chiffres de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), invoquant notamment « une structure de qualification différente ». Selon le quotidien « en 2009, le salaire net moyen en équivalent temps plein des femmes atteint 80 % de celui des hommes dans le privé et 87 % dans le public, selon les derniers chiffres de l'Insee ». « Cette situation est due pour partie à une structure des qualifications différentes », explique l'étude : « Par exemple, 19 % des hommes salariés du privé sont des cadres, contre seulement 12 % des femmes. » Toutefois, même au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle, « les écarts demeurent ». Chez les cadres du privé, le salaire des femmes est inférieur de 23 % et de 21 % dans le public, pointe l'Institut, notant que cet écart « peut s'expliquer en partie par un effet de « plafond de verre », mais aussi par d'autres éléments comme les choix de spécialité de formation, les secteur d'activité ou les déroulements de carrière ». Le chiffre est repris en brève dans Libération du 22 février. Pourquoi les hommes et les femmes ne sont pas belles ? « Pourquoi les hommes et les
femmes ne sont pas belles ? » se demande Le Parisien du 24 février qui
nous renvoie à l’école devant un tableau noir pour expliquer les
propositions des féministes (ci‐contre). L’annonce de la manifestation
devant l’Académie française a fait réagir le quotidien qui consacre une
page à la question. Le Parisien donne la parole à Marie DESPLECHIN,
romancière, qui pense que « si on fige une langue, elle est morte »,
alors que Claude KANNAS,grammairienne, explique que « cela
compliquerait l’apprentissage".
![]() Les petites filles ne sont pas des femmes fatales « Un rapport parlementaire qui sera remis prochainement par la sénatrice Chantal JOUANNO alerte sur les dangers de la sexualisation précoce des enfants et la nécessité de l’endiguer » annonce La Croix du 22 février sous le titre de une de son cahier « Parents & enfants » : « Les petites filles ne sont pas des femmes fatales ». Le quotidien catholique revient sur la publication annoncée et attendue du rapport confié par Roselyne BACHELOT‐NARQUIN, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, à Chantal JOUANNO, sur les dispositifs d'observation et de régulation des médias concernant le phénomène de l'hypersexualisation des enfants. Le
journal donne les chiffres d’une enquête sur l’hypersexualisation des
petites filles réalisée par le site Magicmaman et souligne qu’« il y a
actuellement une inversion des rôles : les adolescents sont devenus les
nouveaux modèles des adultes ». En pages intérieures, La Croix part en
reportage dans une école primaire du Finistère qui « a adopté un
nouveau règlement interdisant certains vêtements et le maquillage » et
donne la parole à Richard POULIN, professeur de sociologie à
l’université d’Ottawa qui dénonce le « le poids mondial des industries
du sexe ». Enfin, le quotidien s’est procuré les propositions de
Chantal JOUANNO et indique « les grandes lignes des mesures que
proposera la sénatrice le 5 mars prochain » : « sensibiliser les
parents et les enfants », « lutter contre l’impact de la pornographie
», « responsabiliser les acteurs économiques » et « mettre en place un
système d‘observation ». Le dossier est illustré par un joli dessin de
BRUNOR que l’on ne résiste pas à vous montrer.Circulaire du Premier ministre supprimant les termes « Mademoiselle » Osez le féminisme ! et les Chiennes de Garde n’ont pas tardé à se féliciter de la publication par les services du Premier Ministre d’une circulaire supprimant les termes « Mademoiselle », « nom de jeune fille » et « nom d’épouse » des formulaires administratifs. Dans un communiqué diffusé le 21 février les deux associations rappellent que « cette circulaire était une des principales revendications de notre campagne « Mademoiselle, la case en trop » lancée en septembre dernier ». Et
de saluer, comme s’il s’agissait du même niveau d’information, les
communes de Cesson Sévigné et de Fontenay‐sous‐Bois qui ont supprimé
ces termes ces dernières semaines. Osez le féminisme ! et les Chiennes
de Garde demandent « au gouvernement et aux services administratifs
concernés de veiller à l’application de cette circulaire » et invitent
« les entreprises et les organismes privés à suivre le mouvement ».
L’information fait l’objet de brèves dans plusieurs journaux le 22
février (Les Echos, La Croix, Libération ou L’Humanité qui titre «
Mademoiselle n'a plus le blues ») et est repris plus longuement dans Le
Parisien (« Ne les appelez plus mademoiselle ») ou Le Figaro (« Les «
mademoiselle » vont disparaître ». Dans La Croix, Robert MIGLIORINI
constate un « soulagement pour les unes » ou une « légère nostalgie
amusée pour d’autres » et se demande si « un mot peut ainsi disparaître
? ». Et de raconter l’exemple où « une jeune allemande installée en
France racontait comment le mot Fräulein (mademoiselle dans la langue
de Goethe) avait complètement disparu depuis des années dans les usages
outre‐Rhin ». Le 24 février Libération se fait l’écho de la curieuse
proposition de l’écrivaine Isabelle SOJFER de créer le mot « Mademadame
» pour parler aux femmes.Contrat pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle Le
décret n° 2011‐1830 du 6 décembre 2011 crée le contrat pour la mixité
des emplois et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
en fusionnant deux dispositifs d’aides financières : le contrat pour
l’égalité professionnelle et le contrat pour la mixité des emplois. Le
ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale a diffusé une
circulaire ‐ très attendue ‐ datée du 17 février 2012 (n°
DGCS/SDFE/B3/2012/77) relative aux conditions d’application du contrat
pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle entre les
femmes et les hommes prévu par décret n°2011‐1830 du 6 décembre 2011.
Les contrats pour la mixité des emplois et les contrats pour l’égalité
professionnelle qui étaient en cours lors de l’entrée en vigueur du
décret ne sont pas remis en cause et ont vocation à se poursuivre
jusqu’à leur terme sans changement. Le contrat pour la mixité des
emplois et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
vise à favoriser la diversification des emplois occupés par les femmes
et leur promotion dans l’entreprise dans l’objectif de réduire les
inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes. Il trouve
son fondement dans l’article L.1142‐4 du code du travail qui autorise
des mesures temporaires prises au seul bénéfice des femmes, visant à
établir l’égalité entre les femmes et les hommes, en particulier en
remédiant aux inégalités de fait dont font l’objet les femmes, par des
mesures réglementaires prises dans les domaines du recrutement, de la
formation, de la promotion, et de l’amélioration des conditions de
travail. La circulaire a pour objet de présenter les conditions de mise
en oeuvre du contrat.Télécharger la circulaire sur le site du premier ministre dédié aux circulaires : http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/02/cir_34661.pdf Le Net, ce Far West de la parité « Sur internet, les connectés, hommes et femmes, sont réellement égaux », sous le titre « Le Net, ce Far West de la parité », David ABIKER exprimait son point de vue sur la parité en ligne dans L’Express du 25 janvier. Selon lui, « le Net ignore les règles de la ségrégation sexiste et de ses quotas implicites, car une connexion égale un clavier, qui égale une voix, qui égale une femme, qui égale un homme ». Et de citer une enquête Médiamétrie : les femmes utilisent le Net autant que les hommes, mais sont plus nombreuses qu'eux sur les réseaux sociaux. Le chroniqueur estime que « le Web est bien plus égalitaire que tous les anciens médias et mixe indifféremment les contenus, qu'ils soient fabriqués par des hommes ou des femmes ». Selon lui, depuis quinze ans, il « libère la parole des femmes » et « fait disparaître le pouvoir patriarcal » : « les femmes jouent avec leurs identités, les pseudos mélangent les genres et abolissent les codes sociaux et esthétiques ». Et, « même si Internet est aussi sexiste, violent, porno, raciste, il est un espace où les « femmes digitales » ont pris le pouvoir qu'elles n'ont nulle part ailleurs dans la société ». Le Hijab islamique sur les terrains de foot versus la neutralité du sport ![]() La Ligue du droit international des femmes (LDIF), la Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) et Femix’Sports ont diffusé un communiqué du 20 février pour annoncé qu’elles ont interpellé l’International Football Association Bord, organisme ayant autorité en matière de règles du football, pour dénoncer les conclusions d’un séminaire organisé à Amman en octobre dernier à l’initiative du vice‐président de la FIFA, qui préconisent l’autorisation du port du hijab sous prétexte qu’il s’agirait d’« un signe culturel et non religieux », alors qu’il est revendiqué comme signe d’appartenance religieuse notamment par les footballeuses iraniennes, dont l’exclusion lors des épreuves de qualification pour les JO de Londres a provoqué le débat actuel. Les associations déplorent que la FIFA, sans même attendre la décision de l’IFAB, ait, lors de la réunion de sa Commission Exécutive en décembre dernier, opté pour accepter les conclusions du séminaire d’Amman, abandonnant ainsi le principe fondamental de la neutralité du sport. Le « style féminin » et l'exercice du pouvoir Sous le titre « Le « style féminin » et l'exercice du pouvoir », Le Figaro du 11 février publie une tribune de Joseph S. NYE, ancien vice‐secrétaire américain à la Défense, aujourd'hui professeur à Harvard, qui met en garde contre les stéréotypes classiques à propos de la façon dont les hommes et les femmes agissent dans les fonctions de pouvoir et de direction. « Le monde serait‐il plus pacifique si les femmes étaient aux responsabilités ? Un nouveau livre stimulant de Steven PINKER, psychologue à l'Université de Harvard, prétend que «oui» » explique Joseph S. NYE avant de se poser la question de l’importance du genre en matière de pouvoir en particulier politique. Union européenne : place des femmes dans les instances dirigeantes des entreprises Le 17 février, lors d’une réunion du Conseil de l’Union européenne (Emploi, Affaires sociales, Santé et Consommateurs) les 27 ministres du travail et des affaires sociales ont étudié différentes pistes pour que les femmes soient mieux représentées dans les instances dirigeantes des entreprises. En effet, alors que les femmes représentent 60 % des diplômées, seuls 12 % des administrateurs de société et 3 % des chefs d'entreprises sont des femmes. Certains pays ont évoqué la mise en place de quotas, tandis que d'autres préfèrent une approche basée sur le volontariat. En préparation du Conseil européen, les ministres ont également discuté des priorités en matière d'emploi et d'affaires sociales, soulignant que les mesures de rigueur ne devaient pas être contre‐productives, mais accompagnées de mesures spécifiques pour l'emploi, notamment des jeunes, et la croissance. Retrouver le communiqué de presse sur le site du Conseil http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/lsa/128043.pdf Protéger l’image de l’enfant dans les médias : signature d’une Charte ![]() Roselyne BACHELOT‐NARQUIN, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, s’est vue remettre, le 21 février, la Charte sur la « Protection de l’enfant dans les médias » par Jacques HINTZY, président d’UNICEF France. Cette Charte rappelle l’ensemble des droits de l’enfant et définit les engagements des médias en matière de protection de l’enfant. Concernant l’utilisation de l’image des enfants dans les médias, la Charte énonce notamment des principes sur le mode de traitement médiatique des sujets liés à un enfant et la lutte contre le phénomène de l'hypersexualisation. Elle a pour vocation à être signée par des responsables des médias de la presse écrite et de la presse audiovisuelle. Selon le communiqué diffusé le 21 février, la Charte sur la « Protection de l’enfant dans les médias » complète les travaux confiés à Chantal JOUANNO, sénatrice de Paris, sur l’hypersexualisation des enfants. http://www.solidarite.gouv.fr/actualite-presse,42/communiques,95/signature-d-une-charte-pour,14521.html Cf. également l'article ci-dessous (septembre 2011) Administrations : une circulaire du Premier ministre supprime le terme « Mademoiselle » La mobilisation des chercheuses et des associations ont porté leurs fruits : une circulaire (n° 5575/SG) relative à la suppression des termes « Mademoiselle », « nom de jeune fille », « nom patronymique », « nom d'épouse » et « nom d'époux » des formulaires et correspondances des administrations a été signée par le Premier ministre le 21 février et va être diffusée dans l’ensemble des services de l’Etat. Filles garçons dans l'Académie de Bordeaux : les chemins de l'égalité : Journée des filles au lycée des Iris, Lormont le 5 avril 2012 et Prix de la vocation scientifique et technologique 2012 [Onisep.fr] http://www.onisep.fr/Mes-infos-regionales/Aquitaine/Espace-pedagogique/Filles-garcons-dans-l-Academie-de-Bordeaux-les-chemins-de-l-egalite FEVRIER 2012
Coup de jeune au Parlement européen ! ![]() Plusieurs
députées européennes ont fait récemment sensation en siégeant dans
l'hémicycle strasbourgeois avec leurs enfants. La plus médiatisée
d'entre elles, la députée italienne Licia RONZULLI, membre du Parti
populaire européen (PPE), rappelle la difficulté pour les femmes à
concilier vie professionnelle et familiale : « On pousse les femmes à
étudier, à avoir un travail intéressant. Et puis finalement elles
doivent choisir entre leur carrière et leur vie privée. Les femmes ne
devraient pas avoir à choisir ». Les photographies de la fillette
jouant avec les écouteurs de sa mère, dessinant sur son pupitre, ou
votant avec elle, ont fait le tour du monde.
Féminisation des métiers : la mixité n’est pas pour demain Entreprise & Carrières du 28 février consacre son « Enquête » à la féminisation des métiers et constate que « la mixité n’est pas pour demain ». « Difficile de féminiser des métiers traditionnellement masculins » indique l’hebdomadaire spécialisé qui souligne que « les problèmes que rencontrent les entreprises tiennent moins aux conditions d’exercice des métiers qu’à l’articulation des temps de vie et aux stéréotypes sur les femmes ». PME, téléphonie mobile, secteur du bricolage ou de l’automobile, agriculture, etc. Entreprise & Carrières
fait un large tour de la question, et rend hommage aux pionnières,
avant de donner la parole à Florence CHAPPERT, responsable du projet
conditions de travail des femmes et des hommes à l’Agence nationale
pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) qui rappelle qu’«
il faut travailler sur l’articulation des temps et sur les stéréotypes
». Sous le titre « Géographies de la mixité », l’éditorial du numéro
souligne les différences notables entre les pays d’Europe de l’ouest
(les dirigeants d’entreprise sont des hommes à 71 %, la France ne
faisant pas mieux que la moyenne, avec 28 % de dirigeantes) et les
anciens pays de l’Est « qui trustent les places d’honneur de ce
classement » (44 % de dirigeantes en Lituanie, 43 % en Bulgarie, 40 %
en Russie, 34 % en Hongrie et 33 % en Roumanie). « Sur ce point de
l’égalité des sexes, les pesanteurs appartiennent manifestement aux
économies anciennement libérales » estime l’éditorialiste. Et de
souligner que chez les ouvrières, « les femmes représentent 35 % de
l’effectif des lignes de Dacia en Roumanie » alors qu’« elles sont 9 %
dans les usines françaises de Renault », pour conclure : « force est de
constater qu’en France, les filières techniques attirent encore peu les
candidates. N’est pas toujours en avance qui l’on croit… ».Un blog pour promouvoir le travail des femmes ![]() « Concilier vie professionnelle et vie privée, c’est depuis toujours l’une des préoccupations de Elle et de ses lectrices ». « Pour aller plus loin », le magazine lance un blog : Elle Active !… Un article dans le numéro du 24 février, un dossier spécial sur son site, un blog dédié, une formation avec l’ESSEC, et une journée évènement (le mercredi 7 mars à la Maison de la Chimie), l’hebdomadaire (L’Oréal Paris à ses côtés) célèbre à sa manière la journée internationale des femmes après avoir passablement énervé quelques unes de nos lectrices les semaines passées avec des unes sur des thèmes comme « rajeunir » (comment se maquiller pour camoufler son âge, etc.) ou le retour des rondes (comment s’habiller pour moins le paraître, etc.). http://elleactive.elle.fr/blog/ Les inégalités femmes/hommes dans l'artLa Galerie AAB (Ateliers d'Artistes de Belleville) présente « femmes/hommes. Stéréotypes à l'oeuvre », une exposition collective où les oeuvres ne se conforment pas aux stéréotypes ou au contraire exacerbent les clichés. On pourra voir l’exposition du 8 au 18 mars. A cette occasion une journée de débats aura lieu le samedi 3 mars au Pavillon Carré de Baudouin. « L'art présente habituellement une image éthérée d'universalité, éloignée des réalités sociales. Pourtant les femmes ont été interdites d'accès aux écoles d'art, au dessin de nu, limitées en nombre à l'académie. Désormais ces conditions ont évolué, mais il subsiste des habitudes, difficiles à repérer, regroupées sous le terme usuel de "plafond de verre". Quels sont ces obstacles ? Comment ont‐ils été parfois déjoués ? Pour mieux les cerner, nous reviendrons sur les grands changements depuis les années 70. Qu'est‐ce qui a changé pour les artistes femmes ? Qu'est‐ce qui persiste et pourquoi ? Différents arts seront évoqués, puis l'accent sera mis sur les arts plastiques, que ce soit le matin lors des projections ou l'après‐midi lors des conférences‐débats ». (Illustration © Sanchez). Eliminer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes au sein de l’UE ![]() La Commission européenne vient de diffuser une brochure intitulée « Eliminer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes au sein de l’Union européenne ». Elle rappelle que « la différence moyenne de rémunération horaire entre les travailleurs de sexe féminin et masculin est appelée écart de rémunération entre les femmes et les hommes ». Pour la Commission, « l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes reflète les discriminations et les inégalités qui persistent sur le marché du travail, essentiellement au détriment des femmes. Ses causes sont complexes et étroitement liées ». La Commission consacre plusieurs pages de son site aux « raisons de l'existence de cet écart » et aux « actions de l'Union européenne en vue de le combler ». http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=acuCg_dN__M http://ec.europa.eu/justice/gender-equality/gender-pay-gap/index_fr.htm http://ec.europa.eu/justice/gender-equality/gender-pay-gap/files/gpg2011-leaflet_fr.pdf Un outil de débat pour vos actions de sensibilisation autour de l'égalité Contact : Anaïs Moulier , Chargée de projets - Le Moutard / AIME Société : les inégalités hommes-femmes (1990-2010) A l’occasion de la journée internationale de la femme, l’Institut national de la statistique et des études économiques publie le 8 mars 2012 un état des lieux des inégalités hommes-femmes. L’étude montre que les inégalités persistent, bien que de réels progrès aient été accomplis ces vingt dernières années. S’agissant de l’emploi, des salaires et des retraites, l’étude indique que la convergence des situations entre hommes et femmes s’opère, mais parfois bien lentement.Ainsi, l’emploi féminin a augmenté de 25% ces vingt dernières années, alors que celui des hommes est quasiment resté constant. Toutefois, les femmes restent surexposées au chômage, bien que l’écart avec les hommes diminue. Elles interrompent également plus fréquemment leur carrière, notamment pour s’occuper des enfants. L’emploi féminin reste par ailleurs très marqué par le temps partiel. En 2010, 31% des femmes travaillent à temps partiel, contre 7% des hommes. Avec un temps partiel souvent subi, les femmes restent trois fois plus souvent en sous-emploi. Enfin, le marché du travail reste très clivé selon le sexe : peu de métiers approchent la parité et la mixité ne progresse que lentement depuis vingt ans, surtout dans les métiers les moins qualifiés. En matière de revenu salarial, l’écart entre hommes et femmes s’est quelque peu réduit, en passant de 29% en 1991 à 25% en 2009. Enfin, avec l’augmentation des durées cotisées par les femmes au fil des générations, les écarts de retraite se sont atténués. Cependant, dans les prochaines années, les femmes devraient continuer de partir en retraite avec des pensions inférieures à celles des hommes, du fait de la persistance des écarts de salaires. L’étude aborde également la situation des hommes et des femmes dans la société française en matière de démographie, famille, santé, éducation, loisirs, pouvoir, ainsi qu’un cadrage européen. http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/societe-inegalites-hommes-femmes-1990-2010.html?xtor=EPR-140 Bilan social 2010 des personnels de direction de l'Education nationale Si les femmes représentent 45 % des personnels de direction de l'Education Nationale, elles ne sont que 37% de chefs d'établissement (25 % des proviseurs de 4° exceptionnelle et 35% de 4°) et 59 % des chefs d'établissement-adjoints. Pourtant, les femmes sont désormais majoritaires parmi les personnels de direction de deux académies (Créteil et Paris) et parmi les reçus au concours (53 %). http://multimedia.education.gouv.fr/2011_bilansocial_personnels_de_direction2010/HTML/#/1/ Les manuels scolaires véhiculent-ils des images sexistes ?..… Papa fume sa pipe dans son fauteuil et maman fait la vaisselle. Cette image traditionnelle des manuels scolaires est-elle encore dominante actuellement ? Oui, si l'on en croit Sabrina Sinigaglia-Amadio, sociologue à l'Université de Lorraine, qui a effectué pour la Halde, en 2008, une étude sur la discrimination dans les manuels scolaires. Elle nous en montre l'importance et donne des pistes pour s'en affranchir. http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/03/07032012Accueil.aspx#faitdujour Rugby : victoire des Bleues face à l’Italie, elles font mieux que les Bleus ! Heureusement que Femmes Solidaires est là pour annoncer sur son site (le 6 février) que l’équipe de France de rugby féminin commence bien son Tournoi des six Nations en faisant encore mieux que leurs homologues masculins. Pour leur premier match, elles ont en effet battu les Italiennes, à Riom, dans le Puy de Dôme, 32 à 0. « Victoire sans appel de l’équipe de France (…) importante pour la suite du Tournoi » car « les Françaises visent le grand chelem » souligne l’association toujours en pointe en ce qui concerne le sport féminin. Les Bleues joueront contre l’Irlande à Pau le samedi 11 février. Elles recevront l’Angleterre, leur principal adversaire, le samedi 11 mars, à Paris. Et Femmes Solidaires, qui constate le silence total des médias « sur ce super score, à l’exception de France 3 Auvergne », de rappeler que la pétition « A la télé pas de filles hors jeu » est toujours en ligne sur le site de l’association. Le rugby féminin est un sujet qui a encore plus de mal a percer que le football féminin. On signalera pour mémoire une page dans Le Parisien du 21 novembre 2011 titrée « dans la mêlée avec les Louves » sur le match de rugby opposant les équipes de Bobigny et de Perpignan… Retrouver les pages des féminines de rugby sur le site de la Fédération 8 mars : des femmes se métamorphosent en hommes pour Marie ClaireL’année dernière, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, Marie Claire se transformait durant quelques pages en Pierre Marie et célébrait la Journée internationale des droits des hommes… Le mensuel inventait un « monde à l'envers » dans un reportage‐fiction plutôt réussi. Cette année Marie Claire s’est laissé pousser la barbe ! « Bluffant ! », le mensuel (daté de mars) annonce à la une que « huit femmes se métamorphosent en hommes pour la cause des femmes ». Egalité professionnelle, maternité, blagues machistes, etc. « Si j’étais un homme, m’aurait‐on traitée ainsi ? » se demandent Rachida DATI, Anne LAUVERGNON, Florence ARTHAUD, Laure ADLER ou Anne HIDALGO qui s’exprime dans le journal et ont posé grimée en hommes… Parlement européen : renforcer le rôle des femmes dans les négociations de paix ![]() «
Les violences sexuelles lors de conflits ont des conséquences physiques
et psychologiques énormes. Par ailleurs, l'accès limité à l'éducation
et au marché du travail rendent plus difficile l'intégration des femmes
dans l'économie des pays en reconstruction. Que peut faire l'UE ? ». Un
rapport de la Roumaine Norica NICOLAI (Libéraux et démocrates)
encourage la présence de femmes dans les négociations de paix et la
création d'un représentant spécial de l'UE sur les femmes, la paix et
la sécurité. « Autour de la table des négociations, la présence de
femmes ouvre sur l'égalité des genres et incite à l'élaboration de
politiques favorables aux femmes et aux familles. Par ailleurs, les
femmes militaires qui patrouillent sur un pied d'égalité avec les
hommes renvoient une image forte aux femmes locales », explique Norica
NICOLAI, dont le rapport a été voté par les députés européens le 2
février. Il demande en particulier à l'Union européenne et aux Etats
membres d'augmenter le nombre de femmes dans les armées et dans les
opérations civiles de maintien de la paix, notamment aux postes de
direction. Il milite également pour des fonds européens suffisants pour
soutenir le rôle des femmes locales dans la résolution de conflits.
Selon Norica NICOLAI, un représentant spécial de l'UE sur les femmes,
la paix et la sécurité « est indispensable afin que les institutions
européennes établissent un plan d'action pour lutter contre la violence
faite aux femmes ». « L'Union européenne a besoin de condamner sans
ambages les violences sexuelles, qui sont de vraies armes dans les
conflits internationaux », a‐t‐elle également indiqué. Par ailleurs, le
rapport demande à la Commission d'étudier la possibilité d'instituer
des unités de réaction rapide composées de médecins, psychologues,
sociologues et conseillers juridiques pour fournir sur place une
assistance aux victimes de crimes sexuels.
L’enseignement du genre et l’élaboration des programmes On
l’avait manqué, heureusement Les Nouvelles News nous signale que le
rapport d’information sur les manuels scolaires présenté par Michèle
TABAROT au nom de la Commission des affaires culturelles et de
l’éducation vient d’être mis en ligne. « Les députés de la Commission
des affaires culturelles et de l’éducation avaient mis en place, à
l’automne dernier, un groupe de travail sur les manuels scolaires »
rappelle le site spécialisé. « Une réponse au débat soulevé par
l'entrée de la notion de genre dans des manuels de sciences de la vie
et de la terre (SVT) en lycée : des dizaines de députés et sénateurs
s'étaient alors élevés contre cette approche » à l’occasion d’une
polémique qui avait fait couler beaucoup d’encre. Dans le rapport qu'il
vient de publier, ce groupe de travail précise que ce n'était pas son
rôle de prendre position sur le fond de cette polémique, tout en la
jugeant « regrettable ». Et de mettre en cause l'absence de
concertation et de transparence du ministère, de l’Education nationale
depuis 2005, dans l'élaboration des programmes.
Retrouver le rapport sur le site de l’Assemblée nationale Entrées des jeunes dans la sexualité : expériences, espaces et représentations Après
avoir abordé « La question du genre dans le champ de l'animation »,
Agora débats/jeunesses, la revue de recherche publiée à l'initiative de
l'Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP),
consacre son numéro 60 à un dossier coordonné par Yaëlle
AMSELLEM‐MAINGUY et Wilfried RAULT intitulé « Entrées des jeunes dans
la sexualité : expériences, espaces et représentations ». Au sommaire
de ce dossier « Premières relations sexuelles et prises de risque
L’éclairage des enquêtes statistiques réalisées en France », « Le pédé,
la pute et l’ordre hétérosexuel », « Quartiers gays et jeunesses
homosexuelles à Paris et à Montréal », « Devenir lesbienne : le
parcours de jeunes femmes d’origine maghrébine », « Nouveaux scénarios
et pratiques sexuels chez les jeunes utilisateurs de sites de
rencontres », et « Autonomie sexuelle des jeunes et panique morale des
adultes Le garçon sans frein et la fille responsable »…
![]() Mille et une façons d’être une fille ou un garçon Dans le cadre d’une grande opération intitulée « Vivre ensemble », six publications du groupe Bayard (La Croix, Astrapi, Notre temps, Okapi, Pèlerin, Phosphore) ont décidé de mettre leur production en commun « pour inviter chacun à réfléchir à réfléchir à ce que signifie aujourd’hui le « vivre ensemble » ». On signalera, dans le cahier spécial de 28 pages que publie La Croix le 15 février à cette occasion, le « Pense pas bête » réalisé par la rédaction d’Astrapi sur les « mille et une façons d’être une fille ou un garçon ». Où l’on apprend par exemple que les filles, et les garçons, peuvent être courageuses ou peureux, et vice versa, petits ou grandes, ou le contraire, et que « ce qui importe c’est de se sentir bien comme on est »… Egalité salariale entre les hommes et les femmes ![]() Le Sénat a adopté, jeudi 16 février, dans le cadre de l'ordre du jour réservé au groupe socialiste et apparentés, la proposition de loi de Claire‐Lise CAMPION et plusieurs de ses collègues relative à l'égalité salariale entre les hommes et les femmes. La proposition de loi (PPL) socialiste prévoit des sanctions très lourdes pour les entreprises ne respectant pas l'égalité salariale entre hommes et femmes. Le texte oblige les entreprises à conclure un accord sur l'égalité salariale hommes‐femmes sous peine de suppression des exonérations de cotisations sociales de la branche maladie et des réductions d'impôt. Les entreprises qui ne transmettraient pas de rapport sur la situation salariale à l'inspection du travail dans un délai de 15 jours après l'avis du comité d'entreprise seront par ailleurs soumises à une pénalité de 1% de leur masse salariale. Un amendement PS visant à lutter contre un recours excessif au temps partiel et prévoyant une majoration de 10 % des cotisations sociales pour les entreprises qui comptent plus de 25 % de salariés à temps partiel, a également été voté. Le texte doit maintenant être transmis à l’Assemblée nationale. Retrouver les débats et le texte sur le site du Sénat : http://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppl11-230.html Place des femmes dans la fonction publique ![]() Mardi 14 février après‐midi, après le Sénat, l'Assemblée nationale a adopté, par scrutin public, le projet de loi relatif à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique. 461 députés ont voté « pour », 1 député a voté « contre » et 24 se sont abstenus. Les amendements portés par le ministre de la Fonction publique, François SAUVADET (photo), ont été adoptés. Un des amendements prévoit de porter à un minimum de 20 % les nominations de chaque sexe sur la période 2013‐2015, 30 % sur la période 2015‐2017 et 40 % à partir de 2018. Les femmes, qui représentent près de 60 % des agents de la Fonction publique, ne sont que 14 % à occuper des emplois de cadres dirigeants et 24 % des emplois de cadres supérieurs. Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée‐Sénat s’est réunie le jeudi 16 février pour parvenir à un texte commun aux deux assemblées. Le Monde du 8 février soulignait l’ambition de François SAUVADET de « féminiser la haute fonction publique » et rappelait les travaux de la députée Françoise GUEGOT, auteure du rapport sur la parité dans la fonction publique remis en mars 2011 au chef de l’Etat, et de Marie‐Jo ZIMMERMANN, présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale. La Croix du 13 février annonçait également des « quotas de femmes chez les hauts fonctionnaires ». Retrouver le dossier législatif sur le site de l’Assemblée : http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/contractuels_fonction_publique.asp Lire le communiqué sur le site du ministère de la Fonction publique : http://www.fonction-publique.gouv.fr/ministre/presse/communiques-385 La pornographie accessible sur les portables «
Après les textos osés et les photos coquines, les films pornographiques
circulent désormais dans les collèges via les smartphones » indique Le
Journal du Dimanche du 8 janvier qui parle d’un véritable « déferlement
» dans les cours de récréation. Le journal décrit en particulier
l’action des associations comme Calysto ou Action Innocence qui
interviennent dans les écoles pour décrypter l’impact du numérique dans
la vie des jeunes et notamment les dangers des images pornographiques.
Le journal explique également la pratique du « sexting » qui consiste «
dans l’envoi, via le téléphone portable, de vidéos osées, voire
pornographiques, où les adolescents se mettent en scène ou se vengent
de leurs ex‐petits amis en les montrant dans des poses compromettantes
». Une pratique en baisse depuis la vague des pornos, les plus durs
possibles… En exergue de l’article cette petite phrase d’une CPE : «
c’est un rite : avec une image porno, tu n’es plus un bébé », et celle
d’un élève de 13 ans : « j’ai un gang bang dans mon téléphone »… On
signalera ici que Le Figaro du 24 novembre 2011, dénonçait « l’impact
des films pornographiques violents » dans les agressions sexuelles
commises par les adolescents.
La précarité du travail des femmes progresse avec la dégradation de l'emploi Le
Monde du 27 janvier consacre plusieurs articles à ce qu’il appelle une
« année noire sur le front du chômage ». « La précarité du travail des
femmes progresse avec la dégradation de l'emploi » affirme Françoise
MILEWSKI, économiste à l'OFCE, dans un entretien accordé à cette
occasion au quotidien. Affirmant ne pas croire à « des politiques de
l'emploi qui viseraient spécifiquement les femmes », elle demande de «
faire attention aux mesures qui favorisent des formes d'emploi comme le
temps partiel de plus en plus court ou les contrats à durée déterminée,
qui ont plus d'impact sur elles ». Pour elle, il faudrait « décourager
les temps partiels inférieurs à 15 heures par semaine, utilisés
massivement dans certains secteurs, car ils ne permettent pas aux
femmes concernées de sortir de la pauvreté ».
Neurosexisme : la guerre est déclarée… «
Oubliez l’idée que «les hommes viennent de Mars et les femmes de
Venus». Ou encore que «les femmes ne savent pas lire les cartes
routières» et que «les garçons sont naturellement plus doués en maths».
Des neuroscientifiques partent aujourd’hui en guerre contre ces clichés
du siècle dernier, qui nourrissent un juteux commerce de livres et de
pièces de théâtre ». Après le numéro spécial « Qu’est‐ce que l’homme ?
», le magazine Sciences et Avenir pourfend les idées reçues dans un
dossier spécial de son numéro de février. Le mensuel scientifique «
fait le point sur une rafale d’articles et de livres qui mettent à mal
l’idée que nos cerveaux sont sexués. Langage, mémoire, raisonnement,
perception, motricité… La majeure partie des études révèle des
aptitudes globalement équivalentes chez les garçons et les filles. Et
plus les échantillons analysés sont grands, plus les différences
s’estompent : les variations entre les cerveaux d’individus du même
sexe sont bien plus importantes que celles existants entre hommes et
femmes ! ». En vente avec le magazine ce mois‐ci le DVD du film de
Laure DELESALLE « Mon cerveau a‐t‐il un sexe? ».
Retrouver la présentation et le sommaire sur le site de Sciences et Avenir : http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120126.OBS9885/neurosexisme-la-guerre-est-declaree.html Elles sont candidates à des postes en dessous de leur niveau Sous
le titre « Les femmes se voient moins « belles » qu'elles ne le sont »,
20 Minutes du 3 février indique que le site de recrutement Qapa.fr, qui
a analysé les souhaits des demandeuses d'emploi sur le marché du
travail, « fait état d'un curieux décalage entre le niveau d'études des
femmes et leurs aspirations professionnelles » : « un manque de
confiance, malgré de grandes compétences ». « Comme si celles‐ci se
sous‐estimaient, ou bien qu'elles renonçaient d'avance à trouver un
poste correspondant vraiment à leurs qualifications » souligne le
quotidien gratuit. « Les femmes doivent reconnaître leurs vraies
capacités et se rendre compte que ce qu'elles ont appris dans un métier
peut leur ouvrir des horizons dans des secteurs différents », explique
à 20 Minutes la fondatrice de Qapa.fr, dont le site tient à mettre en
relation candidats et recruteurs via des profils anonymes, « sur une
pure base de compétences ».
Des quotas de femmes dans la haute fonction publique «
Parité : la révolution culturelle des quotas gagne la haute fonction
publique », titrent Les Echos du 3 février, signalant que Nicolas
SARKOZY « a donné son feu vert à l'instauration de quotas de femmes
dans les nominations à venir aux postes à responsabilité dans
l'administration d'État, les hôpitaux et les collectivités », précisant
que « la barre sera fixée à 20 % dès l'année prochaine et atteindra 40
% en 2018 ». « Des quotas de femmes dans la haute fonction publique »
titre de son côté La Croix du même jour. Les journaux souligne qu’il
s’agit de l’une des préconisations de la députée Françoise GUEGOT qui
avait remis en mars 2011 un rapport sur le sujet à Nicolas SARKOZY. Les
Echos signalent également que la commission des lois de l’Assemblée
nationale a adopté des mesures complémentaires lors de l’examen du
projet de loi portant diverses dispositions relatives à la Fonction
publique. En effet, les députés ont fixé aux conseils d'administration
et de surveillance des établissements publics à caractère administratif
(Météo France, musées, parcs nationaux, etc.) l'obligation de compter
au moins 20 % de femmes à l'issue de leur prochain renouvellement, puis
40 % au renouvellement suivant. « C'est la transcription au secteur
public de la mesure imposée aux grandes entreprises privées par la loi
Zimmermann‐Copé de 2010 » commente le quotidien économique. Les autres
mesures adoptées imposent, à partir de 2015, 40 % de femmes dans les
jurys de concours et dans le collège employeur des conseils supérieurs
des trois versants de la fonction publique, ainsi que dans le tout
nouveau conseil supérieur commun.
Prix de la vocation scientifique et technique 2012 Consultez la fiche de présentation et le calendrier ! JANVIER 2012 La fabrique des garçons Sanctions et genre au collège. http://www.reseau-mpg.com/wp-content/uploads/2011/03/La-fabriquedesgarcons.pdf La seule espèce dont les mâles tuent les femelles ![]() «
Qu’est‐ce que l’Homme ? » a demandé Sciences et Avenir à cent
personnalités scientifiques pour un numéro hors‐série daté de
janvier‐février 2012. Sur une proposition de Rachel MULOT,
l'anthropologue Françoise HERITIER, professeure émérite au Collège de
France, livre sa réponse à la question sous le titre « L'Homme : La
seule espèce dont les mâles tuent les femelles ». Pour Françoise
HERITIER, « le comportement d’agression des hommes à l’égard des femmes
n’est pas un effet de la nature animale et féroce de l’Homme, mais de
ce qui fait sa différence, qu’on l’appelle conscience, intelligence ou
culture »… « C’est parce que l’Homme est un produit de la culture que,
seul parmi les espèces animales, il pense avoir le droit de frapper ou
de tuer des femmes dont il pense qu’elles sont à sa disposition »
écrit‐elle. « Mais c’est aussi, puisqu’il ne s’agit pas d’une « nature
» contraignante de l’Homme, une raison de croire en la possibilité d’un
bouleversement radical de ces représentations archaïques infondées
parvenues jusqu'à nous. ». A lire également dans ce numéro les
contributions du sociologue Eric FASSIN, de l'anthropologue Sarah
Blaffer‐Hrdy, de la biologiste Anne FAUSTO‐STERLING (spécialiste du
genre) ou encore de la neurobiologiste Catherine VINCENT.
Retrouver le texte sur le site de Sciences et Avenirhttp://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120124.OBS9673/l-homme-la-seule-espece-dont-les-males-tuent-les-femelles.html « Présidente : le grand défi » de Marlène COULOMB‐GULLY Marlène
COULOMB‐GULLY professeure de communication à l'université de
Toulouse‐Le Mirail, vient de publier chez Payot « Présidente : le grand
défi. Femmes, politique et médias ». Selon le résumé, « si les femmes
de pouvoir ont toujours existé, les femmes chefs d’Etats,
démocratiquement élues, restent l’exception. En France, le fait est
inédit, même si plusieurs d’entre elles se sont portées candidates
depuis la première élection du président de la République au suffrage
universel en 1965. Elles sont neuf en attendant celles qui, dans leur
sillage, relèveront à nouveau le grand défi de l’investiture suprême.
Toutefois le geste, voire la geste, de ces pionnières reste avant tout
symbolique : aucune en effet, jusqu’en 2007, ne pouvait espérer figurer
au second tour. Il n’en est que plus fort dans la rupture qu’il
instaure et la brèche ainsi ouverte. C’est le regard des médias sur ces
femmes politiques qui constitue l’objet de la présente étude dont la Ve
République est le cadre ».
Petrobras, premier géant du pétrole bientôt dirigé par une femme Pour
la première fois, un des géants du pétrole va être dirigé par une
femme. Aujourd'hui chargée de la division gaz & électricité de
Petrobras, Maria das Graças SILVA FOSTER va prendre la direction du
groupe brésilien à l'issue d'un conseil d'administration prévu le 9
février. Agée de cinquante‐cinq ans, elle est considérée comme proche
de la présidente du Brésil, Dilma ROUSSEFF. Jusqu'à présent, jamais une
femme n'avait dirigé une compagnie pétrolière de cette taille (Les
Echos du 24 janvier).
Trois femmes à la tête des leaders mondiaux de la technologie ![]() Les
pages saumon du Figaro du 20 janvier ont consacré une page aux « Trois
femmes à la tête des leaders mondiaux de la technologie ». Avec la
prise de fonction au 1er janvier de Ginni ROMETTY, la directrice
générale d'IBM, le quotidien souligne en effet qu’« elle est ainsi
entrée dans le club très fermé des femmes les plus puissantes de la
planète ». En effet, avec Meg WHITMAN à la tête de HP, « les deux plus
grands groupes mondiaux de technologie sont dirigés par des femmes ».
Le Figaro compte également Ursula BURNS qui est à la tête du Xerox
depuis 2010, un groupe où « elle débuta par un job d’été »… Dans un
encadré le quotidien cite une autre dirigeante de société informatique
: « nous devons travailler plus dur que les hommes ». Le journal évoque
aussi dans un autre article « les deux dames de fer de
l’agroalimentaire » qui « ont révolutionné le profil de leurs groupes
», Kraft (Irene ROSENFELD) et Pepsi (Indra NOOYI), « depuis qu’elles en
ont pris les rênes ».
Le Conseil d'Etat accueille une promotion de l’ENA exclusivement féminine Comme
chaque année, de nouveaux auditeurs issus de l'Ecole nationale
d'administration (ENA) intègrent le Conseil d'Etat à l'issue de leur
scolarité. Pour la deuxième fois de son histoire, le Conseil d'Etat
accueille une promotion exclusivement féminine. En effet, parmi les
neuf femmes de la promotion Jean‐Jacques ROUSSEAU classées dans les
quinze premières places à la sortie de l'ENA, cinq d'entre elles ont
choisi de rejoindre la plus haute juridiction administrative. Il s'agit
de Julia BEURTON, Natacha CHICOT, Leïla DEROUICH, Maïlys LANGE et
Esther DE MOUSTIER.
Les (bonnes) intentions des recruteurs «
Alors que la croissance française s'effondre, les entreprises font
preuve de prudence dans leurs prévisions d'embauche. Mais cette année,
contrairement à 2008, les intentions des 100 premiers recruteurs se
maintiennent » annonce Challenges dans son numéro du 12 janvier
annonçant « 230 000 emplois à saisir ». L’hebdomadaire économique donne
la parole à plusieurs recruteurs comme par exemple Jean‐Luc BERARD, DRH
de Safran, équipementier international de haute technologie, dont la
petite phrase est mise en exergue : « nous aimerions embaucher 30 à 40
% de femmes au lieu de 25 %. Alors, avec l’association Elles bougent,
nous essayons d’intéresser lycéennes et étudiantes ». (Nous avons
évoqué l’association Elles bougent dans nos synthèses des 3 mai 2010, 7
janvier
« Contre les publicités sexistes » par le Collectif contre le publisexisme A
paraître en février aux éditions L’Echappée : « Contre les publicités
sexistes » signé par le Collectif contre le publisexisme. « La
publicité exploite le corps des femmes pour susciter du désir, générer
de l’envie, exacerber les frustrations et rendre le produit à vendre «
appétant » » explique la présentation de l’éditeur. « Soumise aux
normes aliénantes d’une beauté stéréotypée, symbole du plaisir sexuel,
ou encensant la ménagère passive cantonnée dans sa cuisine, l’image des
femmes n’a jamais été autant instrumentalisée. Omniprésentes et conçues
pour marquer les esprits, ces représentations modèlent notre imaginaire
et participent à la construction des normes de genre : d’un côté, la
féminité associée à la jeunesse, à la beauté et à la maternité et, de
l’autre, la virilité à la force, à la puissance et à l’action. Loin
d’être un art, tout sauf inoffensive ‐ c’est‐à‐dire perçue au second
degré par des consommateurs responsables ‐, la publicité véhicule les
pires clichés sexistes et renforce la domination patriarcale ». Le
Collectif Contre le Publisexisme a été créé à l'automne 2001 pour
lutter contre les stéréotypes sexistes véhiculés par la publicité. On
lui doit déjà l’ouvrage « Contre les jouets sexistes » paru en novembre
2007 aux éditions L'Echappée et la plaquette « Pas de cadeau pour le
sexisme ».
Un nouveau site pour Voxfemina L'association
Voxfemina : Paroles d'Experts au Féminin propose une action novatrice
pour augmenter la visibilité des femmes expertes susceptibles de
prendre la parole en tant que telles dans les médias. Il s'agit pour
Voxfemina de recenser ces femmes, d'identifier et de répertorier leurs
domaines de compétence au moyen de biographies publiées sur sa
plateforme Web. L’association vient de lancer son nouveau site. On y
trouvera en particulier une page pour les donateurs, « Soutenez notre
action », et un nouvel espace dédié aux adhérentes. Rappelons que 80 %
des « experts » qui s’expriment dans les médias sont des hommes.
http://voxfemina.asso.frLes hommes et les enfants d’abord ! «
Bientôt, une « amirale » dans la Marine » se réjouit Jean‐Dominique
MERCHET sur son blog Secret défense. « Le capitaine de vaisseau Anne
CULLERRE est à la liste d'aptitude pour être nommé contre‐amiral en
2012 » annonce‐t‐il en effet le 11 janvier. Et de préciser que « cet
officier a commandé à la mer », c'est‐à‐dire qu’elle « aura embarqué
une dizaine d'années et servi dans des fonctions opérationnelles ».
Jean‐Dominique MERCHET précise que « Anne CULLERRE n'est pas la
première femme à devenir amiral : Chantal DESBORDES l'avait été dès
2001, au terme d'une carrière passée à terre, les règlements de la
Marine ‐ qu'elle a contribué à faire évoluer ‐ ne lui permettant pas
alors d'autres choix. Elle avait raconté son parcours dans un livre
"Une femme amiral", paru en 2006 ».
Le
blog cite Anne CULLERRE : « J'ai la chance d'avoir eu des chefs qui
n'ont pas eu d'états d'âme. On ne m'a pas mis de bâtons dans les roues
parce que j'étais une femme. Je n'ai pas eu le temps d'être une
féministe convaincue ! ». Selon Secret défense, « les femmes
représentent désormais 15% des effectifs militaires, dont 13,1% dans la
Marine, qui compte dans ses rangs 591 officiers féminins. Tous les
postes sont ouverts aux femmes, à l'exception des sous‐marins ». On
signalera à propos de la place des femmes dans les sous‐marins
l’article qu’avait publié Le Monde le 12 décembre 2011. Le quotidien
revenait sur les décisions récentes des marines des Etats‐Unis ou de
Grande Bretagne d’autoriser les femmes à embarquer dans les
sous‐marins. Le quotidien soulignait que c’est parce qu’ils n’arrivent
pas à recruter et à fidéliser leur marins que les états majors se
tournent vers les femmes. Et d’indiquer qu’en France « les prochains
Barracuda, censés être livrés en 2017, seront conçus pour héberger des
femmes ». « La marine nationale se tient prête, si elle se trouvait
dans la nécessité de féminiser » a expliqué au journal son directeur du
personnel, l'amiral Olivier LAJOUS. Genre, le désaccord «
La France est sans doute l'un des seuls pays au monde où les esprits
s'échauffent sitôt que l'on évoque une réforme, même prudente, de la
grammaire ou de l'orthographe » souligne Le Monde du 14 janvier
évoquant la réforme de 1990. Selon le quotidien, même « l'aval de la
prestigieuse Académie et du Conseil supérieur de la langue française
n'avait pas suffi à apaiser la sainte colère des défenseurs de
l'orthodoxie ». Et de rappeler qu’« une petite décennie plus tard, la
féminisation des noms de titres et de métiers avait plongé la France
dans une bataille linguistique sans merci ». Lorsqu'Elisabeth GUIGOU ou
Martine AUBRY s'étaient fait appeler « Madame la ministre » raconte Le
Monde, « les Académiciens avaient solennellement demandé l'aide du
président de la République "en une affaire qui, dans les hauteurs de
l'Etat, porte atteinte à la langue française" ». Le quotidien du
boulevard Blanqui indique alors que « certaines féministes rêvent
pourtant de bousculer ce bel ordonnancement linguistique régi par une
institution vieille de bientôt quatre siècles. Le monde a changé,
proclament‐elles, il serait bon que la langue française en prenne acte.
L'objet de leur courroux est une règle de grammaire dont l'énoncé leur
semble provenir d'un autre monde : "Le masculin l'emporte sur le
féminin." ». Rappelons que l’année dernière une pétition intitulée «
Que les hommes et les femmes soient belles ! » avait été lancée par
plusieurs associations. (Lire la suite de l’article sur le site du
Monde :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/01/14/genre-le-desaccord_1629145_3224.htmlCampagne de communication du Laboratoire de l’égalité ![]() Le Laboratoire de l’égalité souhaite « interpeller
l’opinion et créer une mobilisation collective pour l’égalité
femmes‐hommes avec la signature du Pacte pour l’égalité » (NB nous
reviendrons très prochainement sur les actions du Laboratoire de
l’égalité dans la perspective des élections présidentielles dans un
dossier dédié à ces élections). Le Laboratoire a confié à l’agence
Mediaprism la création d’une campagne de communication d’intérêt
général destinée à lutter contre les propos et les pratiques sexistes.
Le concept créatif du film est décliné en presse quotidienne et
magazine, en affichage, imprimé publicitaire et web. La campagne a été
lancée le 16 janvier. « Campagne choc pour la parité » titre Le
Parisien ‐ Aujourd'hui en France le 16 janvier pour annoncer la
campagne de l’association. Dans un encadré, le quotidien souligne qu’«
il faut aussi aider les hommes soumis à une organisation du travail
marquée par une survalorisation du « présentéisme » ».
http://www.laboratoiredelegalite.org/ Le
Parisien consacre également au sujet son « voie expresse » du jour : «
Et vous, pensez‐vous que la place des femmes a évolué dans la société ?
» a demande le journal à des quidams qui croient voir de légers progrès
en matière de parité sauf Christel, 47 ans, éditrice, qui estime que «
c’est à chacun des se faire sa place » et qui n’a jamais eu
l’impression « qu’être femme constituait un handicap ». Elle croit même
savoir que « ce sont les hommes qui ont perdu leur repères devant les
revendications parfois castratrices de certaines »… La Croix (du 17
janvier) et Le Monde (daté du 18 janvier) publient des photos des
visuels de la campagne. Le Monde se demande : « la parité, et si
c’était enfin pour demain ? ». Libération consacre également une brève
au lancement de la campagne.![]() Egalité hommes‐femmes : négocier ou payer
« Égalité hommes‐femmes : négocier ou payer » titrent Les Echos du 30
décembre qui résument la nouvelle obligation qui s'impose aux
entreprises d'au moins 50 salariés, d'être couvertes par un accord ou
un plan d'action en faveur de l'égalité professionnelle au 1er janvier
2012, sous peine d'une pénalité financière pouvant aller jusqu'à 1 % de
la masse salariale. Mais « l'impact de la mesure est très incertain »
indique le quotidien économique. Et de citer Rachel SILVERA, économiste
et maître de conférences à l'université Paris‐X : « On voit pléthore
d'accords se mettre actuellement en place, mais ce sont souvent des
coquilles vides », avait‐t‐elle en effet déploré la veille sur France
Inter.
Les industries électriques et gazières valorisent l’égalité professionnelle
Liaisons sociales du 27 décembre 2011 signalent que les partenaires
sociaux des industries électriques et gazières (IEG) ont signé à
l’unanimité le 20 décembre 201 un accord de branche sur l’égalité
professionnelle. Estimant qu’il n’y a pas de « pente naturelle » vers
l’égalité, ils souhaitent encourager une « mixité renforcée » indique
le journal spécialisé.
Lire la tribune sur le site du Monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/vous-avez-dit-chomage-des-femmes_1623295_3232.htmlProgression de la féminisation des métiers de l’assurance « L'observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance relève une progression de la féminisation de ses troupes et une croissance notable du nombre de cadres. La part des jeunes est en baisse », indique La Tribune du 29 décembre. Vous avez dit chômage des femmes ? Le site du Monde a mis en ligne le 29 décembre un « Point de vue » de Christiane MARTY, membre du Conseil scientifique d'Attac et de la Fondation Copernic titré « Vous avez dit chômage des femmes ? ». « Mais qui parle du chômage des femmes ? » se demande en effet l’auteure qui indique qu’« il est pourtant plus fort que celui des hommes, quelles que soient les tranches d'âge ». Pour elle, « l'emploi féminin est bien autre chose que simplement rentable, il s'agit d'un enjeu de société ». Une femme à la tête des avocats parisiens « Christiane Féral‐Schuhl féminise le barreau », La Vie du 5 janvier, La Croix du 6 janvier et Le Figaro du 10 janvier dressent des portraits de Christiane FERAL‐SCHUHL, nouveau bâtonnier (nouvelle bâtonnière ? NDC) du barreau de Paris, qui vient d'entamer son mandat à la tête du plus important barreau de France, l’un des plus importants d’Europe, dont elle compte renforcer la modernisation. Hypersexualisation des petites filles Egalité a mis en ligne le 4 janvier un article sur « les premiers constats de Chantal JOUANNO » dans le travail qu’elle a entamé sur l’hypersexualisation des petites filles. Chantal JOUANNO a en effet été chargée par la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne BACHELOT‐NARQUIN, de réaliser un rapport sur l’hypersexualisation des petites filles (synthèse du 30 novembre). Pour Chantal JOUANNO, « face au développement d’une mode vestimentaire dérivant des codes adultes ou des événements de type Mini Miss, nous allons produire un rapport pour observer, analyser le phénomène, et voir quels outils nous pouvons mettre en place pour les parents, les éducateurs et les enfants ». Lire l’article sur Egalité : http://www.egalite-infos.fr/2012/01/04/hypersexualisation-des-petites-filles-les-premiers-constats-de-chantal-jouanno/ DECEMBRE 2011 Le prix de la
vocation scientifique et technique des filles (PVST) NOVEMBRE 2011 « Les femmes sont-elles de meilleurs managers ? » « Les écoles veulent séduire les filles » Prostitution des étudiant-e-s Les professions entre 1999 et 2007. Plus de femmes dans des métiers plus qualifiés
« La contraception, toujours taboue chez les jeunes » Campagne pour l’égalité salariale Genre et sexualité en politique Féminisation dans l’armée de l’air Deuxième Université de l’Egalité Professionnelle, Conférence-débat : « Mixité dans les activités de loisir. La question du genre dans le champ de l’animation » Date : mardi 8 novembre 2011 - Horaires : de 17h à 19h - Adresse : Maison des Suds, Amphi ADES, 12 Esplanade des Antilles, 33 600 Pessac. Renseignements et inscriptions : conferences@injep.fr À l’occasion de la parution du numéro 59 de la revue Agora débats/jeunesses et du hors-série Le temps des femmes (éditions Alternatives économiques, hors-série poche n° 51), l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), l’ADES (laboratoire Aménagement, Développement, Environnement, Santé et Sociétés – CNRS / Bordeaux-II et-III) et le magazine Alternatives économiques vous invitent le 8 novembre 2011 à Pessac pour un temps d’échanges et de débat sur le thème "Mixité dans les activités de loisir : La question du genre dans le champ de l’animation". Téléchargez la plaquette En savoir plus : http://www.injep.fr Allemagne : une meilleure protection contre les discriminations La Haute autorité fédérale allemande de lutte contre les discriminations appelle à une meilleure protection contre les discriminations. Entrée en vigueur le 18 août 2006, « la loi sur l'égalité de traitement » a fêté cet été ses cinq ans d'existence. A cette occasion, la Haute autorité fédérale de lutte contre les discriminations (entre autre de sexe ou d’orientation sexuelle), mise en place dans le cadre de cette loi, a dressé, le 15 août, un bilan mitigé de sa mise en oeuvre et formulé des préconisations, parmi lesquelles des sanctions plus élevées en cas de discrimination avérée. La Haute autorité dénonce en particulier les discriminations dont sont victimes dans le monde du travail les femmes ayant des enfants ou en âge d’en avoir. (D’après Planet Labor, 12 septembre 2011). Banque mondiale : « L’égalité des genres : un objectif fondamental et un atout pour l’économie » « Pour la Banque mondiale, l'égalité des sexes est un facteur de développement ». Commentant les conclusions du rapport 2011 sur le développement dans le monde publié lundi 19 septembre par la Banque mondiale, Le Monde daté du 20 septembre relève que selon ce document, « les femmes gagnent partout moins que les hommes, parce qu'elles travaillent dans le secteur informel, ne sont pas du tout rémunérées par leur mari, ou disposent de plus petites parcelles pour faire pousser des cultures moins rentables ». Le quotidien du boulevard Blanqui indique aussi que « les progrès enregistrés dans le domaine de l’éducation restent très insuffisants ». La Banque mondiale souligne de son côté, dans le communiqué de presse qu’elle a diffusé, que, « malgré les progrès considérables accomplis au plan de l’égalité des genres, les populations pauvres des pays en développement affichent chaque année un « déficit » de près de 4 millions de femmes ». La Banque mondiale propose également un sondage aux internautes sur l’égalité entre les femmes et les hommes et un certain nombre de ressources sur le sujet sur des pages de son site dédiées à l’égalité. Retrouver le communiqué sur le site de la Banque mondiale Retrouver le sondage et la partie « égalité » « Mais comment font les femmes ? » de Douglas McGrath ![]() Le 21 septembre est sorti sur nos écrans « Mais comment font les femmes ? » de Douglas McGrath avec Sarah Jessica Parker. Selon le synopsis, « Kate est mariée, a deux enfants et un job épuisant. Professionnelle jusqu’au bout des ongles, elle jongle avec un emploi du temps de ministre pour concilier son travail, l’éducation de ses enfants et sa vie de couple. Sa vie est une succession de mini-cataclysmes auxquels elle doit trouver des solutions: comment réussir une conférence-call en préparant le diner de ses enfants ? Comment arriver à se faire des soirées entre copines quand le petit dernier est malade ? Comment être sexy avec son mari après 12h au bureau ? Mais comment font les femmes ? Si c’était facile, les hommes le feraient aussi… ». « Avancer sur la voie de l’égalité entre les femmes et les hommes » La Commission européenne publie son Rapport annuel 2010 : « Avancer sur la voie de l’égalité entre les femmes et les hommes ». Ce huitième rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes décrit les dernières évolutions en la matière au sein de l’Union européenne. 2010 a été une année charnière au vu de l’action de la Commission européenne en faveur de l’égalité entre les femmes et les femmes. Le 5 mars 2010, a été adoptée une Charte des Femmes pour engager l’Europe à renforcer l’égalité dans l’ensemble de ses politiques. Le 21 septembre 2010, c’est une nouvelle Stratégie pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2010-2015) qui a été adoptée. Elle représente un plan d’action visant à promouvoir l’égalité pour la période 2010-2015. Ces actions sont l’écho direct de l’engagement politique de chaque Commissaire européen dans le cadre de ses attributions. Télécharger le rapport annuel de la Commission Pour la suppression du « Mademoiselle » sur les listes aux élections au CNU Des Enseignant-e-s chercheurs/ses des universités, ont mis en ligne une pétition pour protester contre la présence de la mention « mademoiselle » lors du recueil des informations professionnelles (CV, publications...) pour chaque candidat-e aux élections du Conseil national des universités. Les signataires s'opposent « à la publication sur les listes officielles de candidature des informations privées, telles celles apparaissant dans la distinction Madame/Mademoiselle et Nom de jeune fille/ Nom d'épouse ». Selon eux, selon elles, « cette publication constitue une intrusion dans la vie privée des candidates et une inégalité de traitement entre les candidats et les candidates ». Retrouver le texte de l’appel et la pétition « Pourquoi cacher le genre, Monsieur le ministre ? » Après la demande des députés et sénateurs de réécrire les manuels de SVT des classes de 1ère, un groupe de chercheurs et chercheuses en sciences sociales a adressé le 14 septembre une lettre ouverte « indignée » au ministre de l'Education nationale : « Pourquoi cacher le genre, Monsieur le ministre ? ». Selon les signataires, « l'argument scientifique des 80 députés est bien faible. Cette conception de la science s'appuie sur une hiérarchisation dogmatique des savoirs qui les oppose les uns aux autres alors qu'en vérité ils éclairent de différents points de vue et de manière complémentaire les différents aspects de la vie humaine ». « La recherche française ne saurait tenir sa place au niveau international sans développement des études sur le genre » soulignent-ils. Et d’accuser les députés et les sénateurs qui s’élèvent contre le genre d’ignorer « tout un champ de la science, celui de la sociologie, de l'anthropologie, de l'histoire, de la psychologie et de la démographie »… Pour eux, « il est grand temps (…) que l'information sur la sexualité tienne enfin compte de la diversité des sexualités » pour mieux « lutter contre les discriminations sexistes et homophobes et favoriser un mieux-être ». (Illustrations : Hans Baldung « Grien » - Adam et Eve - 1510). Lire la lettre ouverte sur Médiapart Appel « Défendons les écoles de genre à l’école ! » Dans son édition datée du 17 septembre, Le Monde évoque à la une la « querelle de contenus » au sujet des manuels scolaires (théorie du genre, mais aussi l’usage du mot « shoah qui a fait couler beaucoup d’encre depuis quelques semaines). La « Page trois » du quotidien est consacrée aux « manuels à rude école » et à leur itinéraire « entre programme officiel et liberté éditoriale ». Une tribune de Benoît Falaize, professeur d’histoire, est également consacrée à la « bataille des programmes scolaires ». Le Monde publie aussi un appel collectif « Défendons les écoles de genre à l’école ! » de plusieurs scientifiques (Eric Fassin, Françoise Héritier, Geneviève Fraisse, Axel Khan, Gérard Noiriel, Christine Petit, Louis-Georges Tin et Catherine Vidal…) qui estiment que « les politiques n’ont pas à dire la vérité scientifique ». Lire l’appel sur le site du Monde 10 % de femmes couronnées par les prix littéraires en un siècle Sous le simple titre « Femmes », Le Figaro Littéraire du 15 septembre consacre « L’Apostrophe » d’Etienne Montety à l’évaluation des listes pour les prix littéraires par le site babelio.com « à l’aune de la parité » entre les femmes et les hommes. « Si les femmes sont si présentes dans la production éditoriale, que ne sont-elles plus nombreuses à pouvoir prétendre à un grand prix » regrette le journaliste qui fait les comptes. Les prix sont effectivement « machistes » juge le site spécialisé : « leur palmarès ne dépasse pas 10 % de femmes couronnées en cent ans »… « Egalité femmes-hommes au travail : de quoi est fait le plafond de verre ? » L’Humanité Dimanche du 15 septembre consacre une page au « plafond de verre ». De quoi est-il fait se demande l’hebdomadaire. « 40 ans de lois successives n’y ont pas fait grand-chose : les femmes gagnent encore en moyenne 27 % de moins que les hommes et accèdent plus difficilement aux postes à responsabilités » rappelle « l’Huma dimanche » qui indique qu’« il existe pourtant des pistes pour briser ce plafond de verre… constitué de multiples strates ». « Et tout ne se joue pas au sein de l’entreprise » indique le journal. L’Humanité Dimanche en profite, dans un encadré, pour appeler, avec Sabine Nadal de la Fédération de l’enseignement, de la recherche et de la culture (CGT), à « s’emparer de la question de inégalités femmes-hommes lors des conflits salariaux ». On signalera que « L’invité de la semaine » du quotidien, Catherine Villalba, professeure de sciences économiques et sociales, consacre son billet du 15 septembre aux inégalités sociales qui sont, selon elle, liées aux inégalités hommes-femmes : « Les femmes sont-elles des hommes comme les autres ? ». Causette décrypte « ces partis qui draguent les femmes » ![]() « Les femmes représentent 52 % de l’électorat » soulignait Causette dans son numéro d’été (juillet - août - n° 15). « Pour certains partis politiques, c’est même une catégorie à part entière qu’il s’agit de conquérir en tant que telle. Et pour cela, tout est bon : discours familialistes, promesses sociales »… Causette s’est donc demandé comment, en préparation de 2012, les partis tiennent compte du vote des femmes, dans quel état d’esprit ils l’abordent et comment ils comptent l’attirer. Du PS qui « veut faire le plein chez les femmes » au FN qui « drague les mères de famille », le mensuel décrypte les stratégies des partis. Causette signale que « pour la première fois de son histoire, le Front national travaille sur un programme spécifique à l'attention des femmes ». On notera à cette occasion une certaine agitation à l’extrême droite du Net autour du « webzine féminin non conforme » Belle et Rebelle. Une initiative « qui monte en prônant un féminisme identitaire pour les femmes normales » indique le Bloc identitaire sur son site. Chine : « Le mariage arrangé disparaît progressivement » Alice Ekman, chargée de cours sur la Chine contemporaine à Sciences Po Paris, consultante spécialiste de la Chine, publie dans Le Monde du 6 septembre un article qui souligne que « la société chinoise emprunte un chemin identique à celui de nos sociétés occidentales il y a plusieurs décennies : disparition progressive du mariage arrangé, libération sexuelle, augmentation de l'âge moyen du mariage et de celui du premier enfant »… « Le mariage arrangé disparaît progressivement » explique l’auteure mais « s'il est désormais plus libre », il « demeure une obligation et constitue, dans certains cas, un ascenseur social avant d'être un acte d'amour ». Le point de vue d’Adéquations Adéquations a mis en ligne un dossier qui donne les informations sur le programme scolaire et les arguments des uns et des autres, ainsi que la position de l’association. Adéquations rappelle que « l’approche de genre fournit des outils pour analyser, déconstruire les rapports de domination, proposer des mesures pour favoriser l’égalité des droits, lutter contre les violences et les discriminations, aider à travailler sur les stéréotypes - qui affectent les hommes comme les femmes ». Retrouver le dossier sur le site d’Adéquations : http://www.adequations.org/spip.php?article1702 Des Catholiques disent « oui à la lutte contre les stéréotypes grâce aux analyses de genre » L’association Femmes et hommes, égalité, droits et libertés dans les églises et la société (FHEDLES) anime depuis dix ans le centre « Genre en Christianisme » qui a pour objet l’étude critique de la construction religieuse du genre et de ses modes d’influence dans la société civile. Le 8 septembre, l’association a diffusé un communiqué pour se désolidariser des « groupes catholiques qui ont inspiré aux députés leur indignation contre les analyses de genre ». Lire le communiqué et découvrir le site des FHEDLES « Au chapitre des grandes femmes »« L’enseignement de l’histoire se décline au masculin. Un ouvrage collectif tente d’en finir avec cette injustice. Détails d’un manuel d’histoire mixte qui sort le genre de l’oubli », Libération consacre ses deux pages de « Grand angle » du 7 septembre à l’ouvrage d’histoire « La Place des femmes dans l’histoire » paru chez Belin. Il s’agit du livre que Roselyne Bachelot-Narquin avait offert à tous les membres du gouvernement et au président de la République le 8 mars dernier (les hommes avaient eu droit en petit cadeau supplémentaire à un tablier !). « Quatre historiennes - chercheuses ou enseignantes, militantes à l’association Mnémosyne créée en 2000 « pour développer l’histoire des femmes et du genre en France » - ont décidé d’écrire une histoire mixte, un autre récit qui sorte les femmes de l’ombre » explique le journal qui rend hommage à cette « somme passionnante » qu’elles ont coordonné et rédigé avec une trentaine d’auteur-e-s, « où de l’Antiquité au monde contemporain, on découvre que les femmes, même reléguées à la sphère privée, furent aussi un moteur de l’histoire ». « L’ouvrage, chronologique », indique Libération « est découpé en 36 chapitres correspondant à ceux étudiés dans le secondaire. Destiné aux enseignants, c’est aussi un beau livre qui peut intéresser un large public, avec ses illustrations sur papier glacé. Les 3 000 exemplaires ont d’ailleurs déjà tous été vendus et une seconde édition est en route ». Hauts fonctionnaires : « Parité, le fruit défendu » Acteurs publics de septembre 2011 publie un enquête, annoncée à la une, sur la parité, « fruit défendu » dans la haute fonction publique. « Les femmes sont majoritaires parmi les cadres publics, mais ultraminoritaires aux plus hauts postes » rappelle le mensuel spécialisé. « Le ministère de la Fonction publique envisage d’imposer aux administrations des objectifs chiffrés. Ce qui remettrait en cause le dogme du haut fonctionnaire masculin ». Acteurs publics analyse le plafond de verre dans la haute fonction publique et souligne que « c’est du double vitrage ». Le journal a placé en exergue cette phrase de Françoise Guégot, auteure du rapport consacré à l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans la fonction publique : « Toutes celles qui croient que les choses s’amélioreront d’elles-mêmes se trompent ». Plusieurs témoignages illustrent l’enquête et reviennent sur le « machisme ambiant », tout en soulignant « une nette évolution des mentalités ». Politique interministérielle de l’égalité entre les femmes et les hommes La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a fait parvenir aux préfet-e-s de région et de département une instruction du gouvernement daté du 5 août 2011 relative à la mise en oeuvre territoriale de la politique interministérielle de l’égalité entre les femmes et les hommes. « L’égalité entre les femmes et les hommes est acquise en droit et de nombreux progrès législatifs et règlementaires sont constatés. Toutefois, la question de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes peine à se concrétiser dans les faits et reste au coeur des enjeux de nos politiques publiques, tant économiques que sociales » rappelle la ministre en introduction. « Réduire les inégalités entre les femmes et les hommes est une préoccupation majeure du gouvernement qui poursuit une politique volontariste d’accès aux droits des femmes, de lutte contre les violences et d’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes » souligne-t-elle. L’instruction du gouvernement aux préfet-e-s présente dans un premier temps la politique interministérielle de l’égalité entre les femmes et les hommes et rappelle que celle-ci, inscrite « dans la mise en oeuvre des engagements internationaux et européens (…) souscrits par la France », « repose sur une double approche, à la fois intégrée et spécifique ». Cette politique « nécessite une action interministérielle et partenariale tant avec les autres ministères et organismes publics, qu’avec les collectivités territoriales, les entreprises et le secteur associatif, au niveau national comme au niveau régional et départemental » souligne l’instruction. Le texte rappelle ensuite le « positionnement », le « rôle » et les « modalités d’action » des équipes locales en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes : les délégué-e-s régionales et régionaux et les chargé-e-s de mission départementales et départementaux aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes (DRDFE et CMDDFE). Enfin, une troisième partie de l’instruction résume les grandes règles qui régissent la « qualité de vie au travail » et l’« exercice des fonctions » des DRDFE et des CMDDFE. La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale remercie les préfet-e-s de leur « implication personnelle dans l’application de la présente instruction » et leur demande de faire part à la direction générale de la cohésion sociale des éventuelles difficultés rencontrées dans sa mise en oeuvre. Trois annexes à l’instruction précisent les « spécificités de la politique interministérielle de l’égalité entre les femmes et les hommes » ; les « instances auxquelles doivent participer les agent-e-s en charge de la politique des droits des femmes et de l’égalité » ; et les « financements ». Le texte a été mis en ligne sur le site du Premier ministre dédié aux circulaires et aux instructions du gouvernement. Télécharger l’instruction sur le site www.circulaires.gouv.fr SEPTEMBRE 2011 Assises de l'IEC 2011 "L'éducation à l'égalité entre les sexes" Les lundis 3, 10, 17 et 24 Octobre De 14 h à 20 h Université Paris Diderot - Paris 7 Amphithéâtre Buffon 15 rue Hélène Brion - 75013 Paris « Les violences sexuelles des mineurs » de Marie-Laure Gamet et Claudine Moïse Dunod publie « Les violences sexuelles des mineurs. Victimes et auteurs : de la parole au soin » de Marie-Laure Gamet et Claudine Moïse. « Les violences sexuelles exercées par des mineurs sur d’autres mineurs suscitent beaucoup d’émoi dans la société et parmi les professionnels, bien souvent désarmés face à une telle agressivité » souligne le résumé de l’éditeur, « Toutefois, ce constat ne doit pas faire oublier que la majorité des violences sexuelles sur mineurs est le fait d’adultes issus du milieu familial des victimes. Ces violences constituent un véritable fléau social et posent la question de l’accompagnement du développement de la sexualité des jeunes et de la vie sexuelle des adultes ». Les traces de la pornographie… Le 30 septembre 2010, Le Figaro rappelait qu’entre 14 et 18 ans, « 80 % des garçons et 45 % des filles ont déjà vu un film pornographique sur Internet ou à la télévision au cours de l’année passée ». Le quotidien souligne que « les familles sont démunies » et revient en particulier sur la facilité d’accès à la pornographie sur le Net. Il retrace « la contre-offensive des parents » pour nouer le dialogue. « Le cerveau a-t-il un sexe ? » Question récurrente reposée par Elle dans son numéro du 5 août « le cerveau a-t-il un sexe ? ». Dans « Hommes, femmes, avons-nous le même cerveau ? » (Le Pommier, 2007), Catherine Vidal, neurobiologiste et directrice de recherche à l’Institut Pasteur, « épingle les interprétations simplistes et les discours sexistes » rappelle l’hebdomadaire. Elle a rencontré la neurobiologiste qui fait le point sur les stéréotypes et autres idées fausses et en démontant les mécanismes. « Les stéréotypes sur les hommes et les femmes laissent croire que l’ordre social reflète l’ordre biologique », souligne-t-elle, et, par exemple, « « le nombre insuffisant de femmes dans les postes à responsabilité est aussi une des conséquences de la diffusion du cliché selon lequel les hommes sont plus aptes au pouvoir ». Les idées reçues « créent des blocages et orientent nos choix » explique-elle. Et Catherine Vidal d’expliquer : « les hommes et les femmes ont des cerveaux différents quant au contrôle des fonctions liées à la reproduction sexuée. Mais en ce qui concerne les fonctions cognitives (intelligence, mémoire, attention), la diversité entre les individus d’un même sexe est plus forte qu’entre les sexes ! La mise à jour du concept de « plasticité » cérébrale peut, nous l’espérons, faire évoluer les mentalités pour plus d’égalité dans la vie privée et sociale ». « Qu’est-ce que la distinction de sexe ? » d’Irène Théry Nous n’avons pas signalé non plus le petit ouvrage d’Irène Théry « Qu’est-ce que la distinction de sexe ? » publié chez Fabert. Selon le résumé de l’éditeur, « la controverse que suscite l’égalité de sexe témoigne de la confusion des idées à propos de la différence des sexes : port du voile islamique, prostitution, droits des couples homosexuels, mixité à l’école... les divergences qui nous traversent restent fortes. Pour Irène Théry, l'enjeu majeur est le suivant : on l'oublie en général, mais nos conceptions du masculin et du féminin renvoient à nos conceptions de la personne. C'est vers la personne qu'il faut porter notre attention si nous voulons comprendre pourquoi le genre n'est pas un attribut des personnes, mais une modalité des relations sociales ». Irène Théry juge que « les grandes théories de la « domination masculine » qui réduisent les sociétés traditionnelles à une caricature d'humanité ne rendent pas justice aux femmes ». Trois masters sur l’égalité à l’Université Lumière Lyon 2 Deux
masters innovants pour former aux métiers relatifs à l’égalité, au
genre et à la lutte contre les discriminations s'ouvriront à Lyon 2 en
septembre 2011, l'un de recherche et l'autre professionnel. Leurs
atouts, selon l’université, « des problématiques au coeur de
l'actualité » ; « une ouverture sur l'Europe avec un partenariat de 8
universités » ; et « des débouchés professionnels grâce à des métiers
émergents ». Le premier est le Master européen ÉGALES (Études genre et
actions liées à l'égalité dans la société, master 1 et 2) avec mobilité
géographique dans une des universités partenaires. Le second s’intitule
Master ÉGALITÉS (Etudes genre actions lectures interdisciplinaires pour
tisser l'égalité dans la société) : Master 2 avec un module intensif
européen dispensé à Lyon 2 et des formules adaptées en formation
continue. Ces Masters visent à former aux métiers relatifs à l’égalité,
au genre et à la lutte contre les discriminations à l’échelle
européenne. La formation est mixte (recherche/professionnel),
interdisciplinaire (sociologie, anthropologie, démographie, géographie,
histoire, lettres, informatique, droit, psychologie…) et prépare aussi
bien aux métiers de la recherche et de l’enseignement qu’à l’accès
direct à l’emploi ou à une promotion professionnelle. Un troisième
Master « Inégalités et Discriminations : manager les enjeux
contemporains de l'égalité », désormais habilité nationalement, ouvrira
sa première année en septembre 2011 et le M2 en septembre 2012. Un
colloque inaugural a eu lieu le 9 juin à l’Université Lyon 2.
Retrouver les informations sur le site de l’Université de Lyon 2 : http://sites.univ-lyon2.fr/chaire-egalite/rubrique-7-Masters.html « Conseiller-e- référent-e- égalité femmes-hommes » Et nous ne manquerons pas de signaler, comme chaque année, le Diplôme Interuniversitaire (Université Pierre & Marie Curie et Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3) « conseiller-e- référent-e- égalité femmes-hommes », une formation créée à l'initiative de la Délégation régionale aux droits des femmes et à l'égalité d'Ile-de-France. L’enseignement en formation continue abordera dans deux premiers modules « la construction sociale des identités féminines et masculines » comme « sources des inégalités » puis les « avancées et perspectives » de « la marche vers l’égalité » (éducation et une orientation professionnelle égalitaires, mise en oeuvre des politiques publiques d’égalité, égalité professionnelle, vie associative, syndicale et politique). L’étudiant se verra ensuite proposer un projet individuel tutoré à réaliser sur terrain professionnel donnant lieu à la rédaction d’un mémoire et à une soutenance orale. Retrouver les informations sur le site de l’UPMC http://www.fc.upmc.fr/fr/formations_pluridisciplinaires/diu_egalite_femmes_hommes.html Midi-Pyrénées : un module « genre et travail social » Sous le titre « A Toulouse, un module obligatoire pour les éducs », Travail social actualité (TSA Mensuel n° 24 juillet-août 2011), annonce que « deux centres de formation (Centre régional de formation aux métiers du social (CRFMS) et de l'Institut Saint-Simon (ISS) de Toulouse) ont inscrit un module obligatoire « genre et travail social » dans leur cursus d'éducateur spécialisé. Pour sensibiliser les étudiants et les amener à expérimenter sur ce thème durant leur stage de fin d'étude ». TSA souligne le rôle du Conseil régional de Midi-Pyrénées (« facteur d'impulsion »), qui a encouragé l'intégration de la question du genre dans les formations en travail social, en finançant en 2009 et 2010 des journées d'étude sur ce thème. Pour le module mis en place le mensuel explique le déroulement de la formation : une première journée vise à amorcer une prise de conscience des constructions sociales sexuées qui sont à l'origine des inégalités dont sont victimes les femmes et à identifier les processus de socialisation différenciée des filles et des garçons avec en particulier la projection d’un film (« Drôle de genre », Jean-Michel Carré, 2002) où les hommes prennent la place des femmes et réciproquement. La deuxième journée présente la réalité des rapports sociaux de genre dans le travail social et vise à déconstruire les discours autour de la complémentarité des rôles (fibre maternelle et autorité paternelle) pour montrer en quoi ils contribuent à la reproduction des stéréotypes sexués et des rapports inégalitaires. Enfin, le troisième jour traite des relations filles-garçons et des rapports amoureux, souvent marqués par les injonctions de genre qui pèsent sur les deux sexes. Il consacre aussi un temps à réfléchir à des thèmes d'observation possibles au cours du stage long de fin d'étude. Master Genre, Egalité et Politiques Sociales à Toulouse Suite à nos sujets sur les Master relatifs à l’égalité et aux rapports sociaux de genre de Lyon et de Paris (synthèse du 10 août) on nous signale qu’« il est dommage qu'à l'occasion de cette revue des formations celles dispensées à Toulouse n'aient pas été rappelées », ce dont nous prenons volontiers acte. « Non seulement il s'agit pratiquement des plus anciennes », nous écrit notre lectrice, « mais elles sont malheureusement menacées quant à leur pérennité » bien que ressortant du groupe de recherche pluridisciplinaire sur le genre et les rapports sociaux de sexe de l’université de Toulouse - Le Mirail : le Pôle Simone SAGESSE du Centre d’étude et de recherche « travail organisation pouvoir » (CERTOP) du CNRS. L’objectif de ce Master est de dispenser des enseignements à la fois théoriques et pratiques à des étudiant-e-s en formation initiale et continue. Il s’agit de mobiliser les apports des sciences humaines, et plus particulièrement ceux de la sociologie. Ces apports visent à constituer les compétences nécessaires au diagnostic, à l’expertise, à la programmation, à la mise en oeuvre et à l’évaluation des actions en faveur de l’égalité entre les sexes dans tous les domaines des politiques sociales. Pour en savoir plus sur le site de Toulouse - Le Mirail http://www.univ-tlse2.fr/SO4M2_930/0/fiche___formation/&RH=ACCUEIL Photos sexualisées d’une fille dix ans : la scandale éclate sept mois plus tard… ![]() « Une mannequin sur-maquillée, au regard provocateur, assise nonchalamment au milieu de coussins en léopard. A priori, rien d'étonnant pour une photo de mode, à ceci près : la star en question n'est âgée que d'une dizaine d'années » annonce 20 Minutes le 9 août. Les clichés de Thylane Lena-Rose Blondeau, fille de Véronika Loubry (ancienne présentatrice TV) et de Patrick Blondeau (ancien footballeur), font scandale outre-Atlantique... L’affaire n’est pas nouvelle puisque ce numéro de Vogue est sorti en décembre 2010. En France, plus de 150 pédiatres, médecins de l'Education nationale, médecins de la Protection maternelle et infantile avaient alors signé une lettre ouverte à Vogue pour protester contre les dangers de l'hypersexualisation. L’affaire revient sur le devant de la scène aux Etats-Unis (et partout ailleurs) sept mois plus tard car la chaîne ABC News a consacré deux reportages à ces photos. « La carrière de Thylane Léna-Rose Blondeau commence à peine », peut-on lire sur un site dédié aux « petits modèles », « elle enchaîne depuis ses début les éditos et couvertures pour des magazines tels que Vogue. D'une beauté sans conteste, la petite princesse à l'assurance et le professionnalisme des plus grandes ». Interrogé par 20 Minutes sur cette mode de l'hypersexualisation des enfants, Eric Lemonnier, pédopsychiatre au CHU de Brest, s'indigne : « C'est un triple viol. On fait d'une gamine un enjeu de séduction sexuelle. Je trouve monstrueux qu'on fasse croire aux gens que c'est ça qui est sexy ». Il indique que les conséquences psychologiques sur des enfants aussi exposés ne sont pas forcément dramatiques, mais souligne qu’« il peut y avoir problème si suite à ces photos, les gens posent des regards sexualisés sur cette jeune fille». Contactée par le quotidien gratuit, une agence de mannequin pour enfants, évoque les demandes de castings qu’elle reçoit et la responsabilité des parents dans ce genre d'affaires. « Il faut être complètement allumé pour faire ça » s’exclame le pédopsychiatre. « De plus en plus de femmes aux conseils d'administration du CAC 40 » « De plus en plus de femmes aux
conseils d'administration du CAC 40 », titre Le Figaro des 6 et 7 août
reprenant les résultats de l’étude Ethics and Board (synthèse du 5
août). Selon le quotidien, « les grands groupes côtés comptent plus
d'administratrices, mais ils privilégient les étrangères ». Le Figaro
souligne que le cap de 20 % d’administratrices a été franchi mais que
les administrateurs restent, eux, les champions du cumul avec le nombre
de mandats par administrateurs le plus élevé en Europe.
Reportage chez les créatrices d’entreprise ![]() Sous le titre « Travailler chez
soi. Aliénation ou libération ? », Marie Claire (daté de septembre
2011) consacre l’un de ses « débats » à la création d’entreprise par
les femmes. « Un tiers des créateurs d’entreprises sont des femmes,
parmi lesquelles un nombre grandissant de jeunes mères. Leurs
motivations ? Pouvoir enfin mener de front travail et famille ; être sa
propre patronne et gérer son emploi du temps à sa guise ; fuir un monde
du travail qui ne prend pas en compte les contraintes des mères ». Mais
pour Marie Claire, « la question qui fâche » c’est de savoir si ces «
mompreneurs » sont de « vraies créatrices d’entreprise ou la version
tendance de la mère au foyer » ? Le mensuel publie un reportage sur le
sujet et donne la parole à des experts de la création d’entreprise au
féminin. On signalera ici que Brigitte Grésy s’étonne de l’emploi de «
l’étiquette « mompreneurs » »… « Est-ce que l’on parle de « dadpreneurs
» ? » se demande-t-elle. « Le terme « mompreneur » assigne la créatrice
d’entreprise à sa fonction de mère ».
Regards sur l'éducation 2011 : Les indicateurs de l'OCDE http://www.oecd.org/document/35/0,3746,fr_2649_39263238_48645475_1_1_1_1,00.html#Nouveau Feuilletage en ligne de la synthèse de l’actualité La Délégation à l’information et à la communication de l'administration sanitaire et sociale (DICOM), et l’équipe de communication de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) nous proposent une jolie innovation sur le site du ministère. La synthèse de l’actualité du Service des droits des femmes et de l’égalité de la DGCS est maintenant mise en ligne avec son sommaire et la possibilité de consultation en feuilletage virtuel. Les synthèses disponibles de cette manière resteront en ligne environ un mois. On pourra ensuite les retrouver au format téléchargeable habituel dans les dossiers chronologiques. La synthèse reste archivée pendant une année sur le site. Retrouver le dossier des synthèses sur le site http://www.solidarite.gouv.fr/espaces,770/femmes-egalite,772/publications,1685/les-synthese-d-actualite-du-sdfe,1979/ Formez-vous pour lutter contre les discriminations !Dans le cadre du PAF : http://formation.ac-bordeaux.fr/pedagogie/paf/dispositifs/11A0040223.html Voici le lien concernant le module de formation sur la question de l'égalité des chances entre les filles et les garçons. Il s'agit de proposer une formation dans l'établissement afin de répondre au plus prés aux préoccupations de chacun. L'angle d'approche est celui de l'orientation. Ce module vous permet : - d'analyser votre établissement d'un point de vue statistique - de réfléchir sur les modalités d'orientation notamment en conseils de classe - de définir une politique d'établissement pouvant s'inscrire dans les Objectifs académiques 2015. N'hésitez pas à contacter pour vos questions et à diffuser largement cette information auprès de vos collègues : Nathalie OURIET, Chargée de mission égalité des chances filles - garçons, Chargée Admission PostBac, SAIO Rectorat de Bordeaux Les filles grandes
oubliées des loisirs publicsarticle CNRS, repris dans Ouvertures : Les filles, grandes oubliées des loisirs publics par Charline Zeitoun : L’offre de loisirs publics proposée aux jeunes s’adresse en priorité aux garçons. Voilà l’étonnant résultat d’une enquête menée par des chercheurs du CNRS. AOUT 2011 Etude : "Etre minoritaire au lycée et en CFA : garçons et filles atypiques dans les formations techniques courtes en Haute-Normandie" Dans sa récente synthèse, Fabienne ROSENWALD (2006) soulignait le caractère très sexué des séries empruntées par les lycéens. « En 1984, 98% des effectifs en secrétariat-bureautique étaient des filles, elles sont encore 95% en 2002. En 1984, 2% seulement des effectifs du groupe électricité-électronique étaient des filles, elles sont 3% en 2002». Ces données peuvent surprendre puisque le ministère de l’Education nationale, depuis les années 1960, mène des actions et légifère pour promouvoir l’égalité de traitement entre les filles et les garçons et les innovations en termes d’orientation scolaire. L’enjeu est double : à la fois viser l’adéquation entre formation et marché du travail et assurer aux filles une meilleure insertion professionnelle. Ces contrastes, particulièrement forts dans les formations techniques courtes, et leur grande stabilité dans le temps, nous ont amené à nous intéresser aux trajectoires atypiques en termes de genre, c’est-à-dire aux jeunes garçons et jeunes filles qui rompent, plus ou moins consciemment, avec les habitudes culturelles liées au sexe au moment de choisir leur formation et notamment une formation technique de niveau IV et V (CAP, BEP, Bac Professionnel et Bac Technologique) : jeunes filles en menuiserie, mécanique… ; jeunes garçons en mode/prêt-à-porter, service aux personnes… Il s’agit de rendre compte de différentes logiques à l’œuvre dans les choix, les motivations, les modalités d’accueil et les espoirs professionnels de ces jeunes garçons et jeunes filles minoritaires. http://www.haute-normandie.femmes-egalite.pref.gouv.fr/IMG/doc/etude_unique_en_son_genre.doc Mardi ![]() Ingénieur-e-s : « A compétences égales, les recruteurs choisissent aujourd'hui des femmes » « La profession d'ingénieur reste encore en France un métier d'hommes. Seuls 17 % sont des femmes » soulignait Le Monde du 21 juin. « Depuis l'ouverture des écoles d'ingénieurs aux jeunes filles dans les années 1970, la situation s'est pourtant améliorée. A l'époque, les femmes diplômées représentaient 10 % des ingénieurs. En 2010, un diplômé sur quatre est une fille. Mais depuis quelques années, leur nombre stagne » explique le quotidien qui ajoute que, « moins nombreuses, elles sont également moins bien rémunérées que les hommes, surtout chez les plus de 45 ans, et souvent cantonnées aux travaux techniques ». Selon le Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France, l'écart de salaire entre hommes et femmes est en effet de 5 % pour les débutants, et culmine à 20 % pour les 45-49 ans (une situation toutefois meilleure que le moyenne nationale). « Malgré cette situation » indique Le Monde, « les entreprises cherchent de plus en plus à recruter des femmes ingénieures », et les recruteur-e-s les choisissent car, « à compétences égales », « ils savent qu’avoir un profil féminin est un atout dans une équipe ». JUILLET 2011 La situation de l'emploi des femmes s'améliore annonce le Céreq
"Une première dans les résultats des enquêtes
Génération du Céreq : fin 2008, le taux de chômage des jeunes femmes passe en
dessous de celui des hommes", annonce le Céreq. Cette rupture s'explique
par les caractéristiques de l'emploi masculin : "Ces derniers,
proportionnellement plus nombreux à être non diplômés, patissent davantage de
la baisse du nombre d’emplois non qualifiés". L'amélioration du sort des
femmes reste relative. "Les femmes ont toujours des emplois moins stables
et des salaires moins élevés". le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative le ministère du travail, de l’emploi et de la santé, le service des Droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes et de l’Observatoire de la parité 11ème édition . Sujet du concours 2011-2012 : Les femmes et la création artistique. En prenant des exemples précis (en musique, arts plastiques, sculpture, théâtre, danse, littérature, cinéma,…) vous montrerez la visibilité des femmes, leurs éventuelles difficultés au cours de l’histoire et dans le monde d’aujourd’hui. Consulter la présentation. MAI 2011 Le prix de la vocation scientifique et technique des filles ![]() Le ministère en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes organise annuellement le Prix de la vocation scientifique et technique des filles (PVST) qui récompense 650 élèves de classe de terminale, chaque lauréate recevant une dotation de 1 000 €. Dans chaque région, département et collectivité d’Outre-mer, un jury décerne les prix à des étudiantes qui font le choix de s’orienter vers des filières scientifiques et/ou technologiques de l’enseignement supérieur dans lesquelles elles sont peu nombreuses. Les documents relatifs au prix 2011 (dossier de candidature, affiche, fiche, tract) ont été mis en ligne sur le site. Télécharger l’ensemble des documents : http://www.solidarite.gouv.fr/espaces,770/femmes-egalite,772/zoom-sur,829/nos-sites,2001/espaces,770/femmes-egalite,772/dossiers,773/egalite-professionnelle,1720/promotion-de-l-egalite,896/le-prix-de-la-vocation,7555.html Travail et genre dans les médias. Qu'en fait-on pour s'orienter ?
Voici des résumés d'articles de la revue Orientation scolaire et
professionnelle de septembre 2010.
S'il est des
professions où les femmes peinent à faire leur place, plus souvent en raison de
préjugés culturels que de difficultés objectives - comme dans le bâtiment ou
l'ingénierie, par exemple -, il en est d'autres qui, longtemps réservées aux
hommes, se sont au contraire fortement féminisées. C'est le cas, entre
autres, de l'enseignement, de la magistrature et de la médecine. Non sans
conséquences sur la représentation sociale, les rémunérations et la structure
de ces professions. Pour autant, la parité - entendue comme le traitement égal à
position égale - ne s'y est pas instaurée véritablement. « Pub : les mots du petit mâle » Libération du 13 avril signale le blog, d’une militante canadienne contre les discriminations et pour l’égalité des sexes qui a étudié le vocabulaire des publicités télévisées pour des jouets. « Elle a sélectionné 27 pubs pour garçons et 32 pour filles », explique le quotidien, « et en a listé les différents mots-clés. Pour visualiser le résultat, elle a ensuite généré deux nuages de mots, dont la taille représente la fréquence à laquelle ils reviennent ». Voici ci-dessous les deux nuages… On vous laisse deviner… http://www.achilleseffect.com/blog/ ![]() ![]() Répartition des rôles parentaux « Les mères continuent de s'occuper davantage des enfants que les pères, souligne une nouvelle étude publiée mardi (synthèse du 8 avril), qui a examiné l'évolution de la répartition des rôles parentaux dans les mêmes couples entre 2005 et 2008 ». « Alors que le modèle des nouveaux pères impliqués dans l'éducation et le soin des enfants est de plus en plus diffusé et valorisé, les résistances demeurent », constatent Carole Brugeilles et Pascal Sebille, de l'université de Paris X-Nanterre dans une étude publiée par la Caisse nationale des allocations familiales. L'observation « montre peu de changement dans le partage des tâches parentales », notent les auteurs: les femmes sont toujours « en première ligne », en particulier pour les tâches quotidiennes « contraintes » que sont l'habillage ou les devoirs. Les pères continuent de préférer les activités plus ludiques et affectives. Enfin, on note qu’une naissance « ne conduit pas systématiquement les pères à prendre davantage part aux activités parentales » et « ils sont mêmes parfois amenés à se mettre en retrait, alors qu'ils étaient auparavant investis ». (Agence France Presse et Le Parisien du 14 avril). ![]() « Et si les hommes occupaient des métiers féminins ? » « Et si les hommes occupaient des métiers féminins ? », c’est la question que se pose Le Figaro du 28 mars dans ses pages économie. Pour le quotidien, « pour certaines entreprises, l’égalité professionnelle passe aussi par une « masculinisation » des postes de travail ». Le journal cite l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) qui s’est intéressé « aux actions visant à masculiniser les métiers fortement féminisés ». (« La place des hommes dans les accords d’entreprise sur l’égalité professionnelle », ORSE, François Fatoux, Rachel Silvera, synthèse du 8 mars). Entreprises & carrières du 8 mars s’était également penché sur cette étude parlant de « révolution » et soulignant que « ces entreprises « father friendly » ouvrent une nouvelle voie ». Télécharger l’étude sur le site de l’ORSE http://www.orse.org/newsletter/PDF_2011/fevrier/Etude_accords_egalite_21_fevrier.pdf Pour l’APEC l’égalité fait la différence ![]() Alors que l’Agence pour l’emploi des cadres (APEC) vient de publier une étude sur la place des femmes cadres (synthèse du 23 mars), le magazine de l’agence, APEC RH, consacre sa une et son dossier de mars 2011 à l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’entreprise. « Quand l’égalité homme-femme fait la différence » titre le magazine qui estime que « la mixité des équipes » est « une chance pour l’entreprise ». En six pages le journal fait le tour de la question et voit dans l’égalité professionnelle « un double enjeu, d’entreprise et de société ». Pour APEC RH, la parité gagne du terrain, (« en 20 ans l’effectif des femmes cadres a progressé de près de 50 % » indique le journal), mais le chemin est encore long « notamment en terme de parcours professionnel et d’égalité de traitement ». Pourtant l’agence estime que « de nombreux travaux tendent à prouver que lorsque l’égalité professionnelle est respectée, la performance globale de l’entreprise s’en trouve améliorée ». Et « tendre vers l’égalité homme-femme », souligne APEC RH, « suppose de dépasser certains comportements et de se battre contre des réflexes bien ancrés, tant chez les hommes que chez les femmes ». Le journal donne également des pistes pour contrer la pénurie de candidates et dresse le tableau de la situation en Europe. ![]() « We want sex equality » à l’affiche ![]() Le film « We want sex equality », un film de Nigel Cole a fait sa sortie dans les salles mercredi 9 mars, après son avant première pour la Journée internationale des femmes. Ce film raconte la grève de 187 ouvrières anglaises dans une usine Ford, en 1968 pour demander une requalification de leur travail et un salaire presque égal à celui des hommes. Leur mouvement de trois semaines paralysera toute l’usine, à l’époque la plus grande d’Europe. La presse quotidienne du 9 mars se fait un large écho de la sortie du film et les critiques sont plutôt bonnes : « Elles ont fait trembler le sexe fort » (Le Parisien), « La grève en jupons » (Le Figaro), « Debout les damnées de la terre ! » (L’Humanité). Les hebdomadaires de cette semaine ne sont pas en reste : Elle, L’Express, Le Nouvel Observateur et Le Point signale la sortie du film… Filles et garçons sur le chemin de l'égalité, de l'école à l'enseignement supérieur ![]() Le ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative vient de publier la nouvelle édition de « Filles et garçons sur le chemin de l’égalité de l’école à l’enseignement supérieur ». Pour sa cinquième édition, cette brochure regroupe les principales données statistiques sur les parcours scolaires comparés des filles et des garçons : répartition selon les niveaux d’enseignement, résultats scolaires, choix d’orientation, poursuite d’études après le baccalauréat, insertion professionnelle. Les études statistiques sur les parcours scolaires des élèves établissent l’état des différences de résultats des élèves selon les sexes, souvent à l’avantage des filles. Cette publication montre les différences d’orientation entre filles et garçons, et leurs incidences ultérieures sur l’insertion dans l’emploi ainsi que sur les inégalités professionnelles et salariales entre les femmes et les hommes. Le document situe la France au niveau européen et au sein de l’OCDE. Comme les années précédentes, les données présentées constituent un tableau de bord national, qui peut être décliné, au niveau académique et au niveau des établissements scolaires, afin de disposer d’éléments qui aideront à la mise en place de politiques en faveur de l’égalité des sexes. Cette égalité, ambition politique collective, projet d’intégration sociale, est au coeur des missions de l’Ecole de la République. Télécharger le document sur le site de l’Education nationale : http://media.education.gouv.fr/file/2011/38/2/Filles_et_Garcons_2011_170382.pdf Parution des « Chiffres clés de l’égalité » ![]() Depuis 2000, le Service des droits des femmes et de l’égalité de la Direction générale de la cohésion sociale publie annuellement « Les chiffres-clés de l’égalité entre les femmes et les hommes ». Ce recueil de données statistiques permet d’évaluer la place des femmes dans la société, dans la vie politique, économique et sociale. Il constitue également une riche source d’informations pour apprécier tant les progrès accomplis que le chemin restant à parcourir pour arriver à une égalité réelle. Afin de contribuer pleinement à cette dynamique, Les chiffres-clés 2010 s’enrichissent de données supplémentaires, telles que la part des femmes dans la population française, l’espérance de vie et la fécondité. Lire l’information et télécharger le document http://www.solidarite.gouv.fr/actualite-presse,42/breves,409/espaces,770/femmes-egalite,772/droits-des-femmes-et-egalite,852/egalite-professionnelle,1857/chiffres-cles-de-l-egalite-femmes,13228.html « Filles et garçons à l’école »Signalons (avec quelque retard) la parution du n° 487 des Cahiers pédagogiques sur le thème « Filles et garçons à l’école ». « Comment vont les filles et les garçons à l’école ? », se questionne le Centre de recherche et d’action pédagogiques, « les anciens débats sont loin d’être clos et de nouvelles questions apparaissent. L’école mixte est régulièrement mise en cause, accusée de desservir tour à tour les filles ou les garçons. La question des violences sexistes et homophobes préoccupe tous les acteurs de l’école. Les garçons ne sont plus des élèves génériques exemplaires sur lesquels il faudrait aligner les filles : ils ont eux aussi un sexe et subissent eux aussi l’influence délétère des stéréotypes sexistes. A travers ce dossier, nous désirons rendre compte des débats actuels, et aussi mettre en lumière l’inventivité et la créativité de tous celles et ceux qui agissent en faveur de l’égalité entre garçons et filles ». http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article7268 « La mixité dans l’entreprise pour améliorer conditions de travail et performance » Les éditions de l’Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT) publient un guide intitulé « La mixité dans l’entreprise pour améliorer conditions de travail et performance ». Selon le communiqué de presse, « dans ce guide, le Réseau ANACT propose une démarche de promotion de la mixité qui vise à optimiser l’organisation du travail ainsi qu’à mieux prévenir la pénibilité et les risques. Cette démarche permet également de reconnaître les compétences, développer les parcours professionnels et prendre en compte l’articulation vie professionnelle/vie personnelle. Ce guide présente des actions menées par le Réseau ANACT dans des entreprises de différents secteurs et de différentes tailles. Très concrètement, il donne des points de repère, des indicateurs et des méthodes : pourquoi agir sur la mixité dans l’entreprise ? Comment diagnostiquer le degré de mixité ? Quels sont les leviers pour favoriser la mixité des postes ? ». Lire le résumé et télécharger le guide sur le site de l’ANACT http://www.anact.fr/portal/page/portal/web/publications/NOTINMENU_affichage_document?p_thingIdToShow=17229564 « Les discriminations entre les femmes et les hommes » Signalons la parution de « Les discriminations entre les femmes et les hommes » (SciencesPo - Les Presses) sous la direction de Françoise Milewski et Hélène Périvier, un ouvrage issu de la revue de l’OFCE n° 114 qui avait fait couler beaucoup d’encre l’année dernière… « Afin de conceptualiser et de mesurer les discriminations entre les femmes et les hommes », indique le résumé, « sont réunies ici les approches théoriques et empiriques de seize chercheurs-es issus-es d’horizons divers : philosophie, économie, droit, sociologie, science politique, psychologie, etc. Au moment où l’enseignement et la recherche sur le genre se déploient en France, ce livre croise les regards portés par les différentes disciplines des sciences sociales sur les discriminations entre les sexes, et invite au débat sur une question qui est toujours d’actualité ». « C’est quoi le féminin de candidat ? Suppléante ! » A l’occasion des élections cantonales, plusieurs journaux reviennent sur la faible proportion de femmes dans les conseils généraux. La Croix du 16 mars faisait un focus sur les Deux-Sèvres : « le conseil général ne devrait plus compter aucune femme » annonçait le quotidien. Le Monde du 19 mars estimait que les élections cantonales n’étaient pas « l’affaire des femmes ». Une infographie soulignait le propos : parmi les conseillers généraux : 12,4 % de femmes et 87,6 % d’hommes… Puis dans son édition des 20 et 21 mars, le quotidien du boulevard Blanqui signalait que d’après les chiffres communiqués par l’Assemblée des départements de France « 23,2 % des candidats aux cantonales sont des femmes ». Le journal rappelle que sur 100 départements français seules six femmes sont présidentes de conseil général. Le Nouvel Observateur du 17 mars y consacrait également une petite brève citant les chiffres de l’Observatoire de la parité. L’hebdomadaire concluait sur cette blague rapportée par Cécile Duflot (photo), « la patronne des écolos » : « C’est quoi le féminin de candidat ? Suppléante ! ». Après le voile et la burqa, le temps de la longue robe… ![]() Le Parisien du 23 mars se fait l’écho d’une « nouvelle affaire de discrimination » de jeunes filles musulmanes. Quatre jeunes lycéennes « assurent avoir été menacées d’exclusion par la direction du lycée si elles n’enlevaient pas leur longue robe unie, qui serait qualifiée de signe ostentatoire religieux ». Mais selon la direction du lycée, « il s’agissait d’un simple rappel à la loi et il n’est pas question d’exclure les jeunes filles ». Mais cette histoire pose « une vraie question de fond (…). Cette robe longue est-elle une tenue traditionnelle ou une tenue religieuse ? ». (Photo © Le parisien/Eric Bureau). Rapport 2010 sur l’égalité entre les femmes et les hommes Le « Rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes 2010 » de la Commission européenne a été publié. Liaisons sociales Europe du 10 mars annonce sa parution en soulignant que la Commission européenne s’inquiète « de la lenteur de la résorption des inégalités entre les hommes et les femmes ». L’écart entre les taux d’emploi des femmes et des hommes dans l’UE s’est réduit en 2009-2010, baissant de 13,3 à 12,9 points de pourcentage, le taux féminin étant actuellement de 62,5 %. Par ailleurs, dans l’UE, les rémunérations des femmes sont inférieures de 17,5 % en moyenne à celles des hommes, et cet écart ne s’est aucunement atténué ces dernières années. La France se situe juste au-dessus de la moyenne. L’écart dépasse 20 % en Grande-Bretagne et en Allemagne. L’Italie est en première position de l’égalité salariale avec un écart de 5 %, devant la Slovénie, la Belgique, la Roumanie, Malte, le Portugal et la Pologne, tous sous la barre des 10 %. Consultez le rapport 2010 (en anglais) : http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=418&langId=fr Vers des quotas de femmes dans la haute fonction publique Dans un article titré « Vers des quotas de femmes dans les emplois de direction des administrations ? ». L’actualité juridique du droit administratif (AJDA) du 14 mars indique que « chaque ministère pourrait être contraint d’employer 40 % de cadres féminins d’ici à 2015. Une obligation identique pourrait peser, d’ici 2017, sur les nominations en conseil des ministres ». L’article énumère les six principaux axes du rapport de Françoise Guégot sur l’égalité professionnelle homme-femme dans la fonction publique. Le Figaro du 8 mars revenait sur l’information et mettait l’accent sur le faible nombre de femmes aux postes de direction. Liaisons sociales du 10 mars indique que « le gouvernement négociera avec les syndicats un accord sur les quotas de femmes dans la haute Fonction publique avant d’inclure cette mesure dans la future loi sur les contractuels de la Fonction publique ». « L’Egalité salariale hommes-femmes, parce que leur travail le vaut bien » L’Humanité du 14 mars consacre deux pages aux inégalités de salaires entre les femmes et les hommes. Le quotidien revient notamment sur l’arrêt « révolutionnaire » Bastien du 6 juillet 2010 de la Cour de cassation qui a conclu « qu’il ne devait pas y avoir d’inégalité de traitement entre un agent commercial et un agent administratif ». Josiane Bastien, responsable du personnel dans une grande entreprise, qui gagnait jusqu’alors moitié moins que ses collègues masculins ayant le titre de directeur commercial ou de la communication, a obtenu gain de cause. L’article évoque également la loi sur l’égalité salariale votée il y a quinze ans au Québec, « une loi pour l’instant unique au monde », qui a permis à « 500 000 femmes d’obtenir de substantielles augmentations de salaire ». ![]() Eduquer les jeunes au respect mutuel colloque du 23 novembre 2007 à l'IUFM de Bretagne à Rennes http://www.ac-rennes.fr/jahia/webdav/site/academie2/groups/RECTORAT-COM_Tous/public/orientation/egalFG/pdf/actesColloque.pdf Les Olympes de la parole 2011
En prenant des exemples précis (en
musique, arts plastiques, sculpture, théâtre, danse, littérature, cinéma,…)
vous montrerez la visibilité des "Sujet du concours scolaire national 2012 « Les Olympes de la parole » : *Les femmes et la création artistique*. femmes, leurs éventuelles difficultés au
cours de l’histoire et dans le monde d’aujourd’hui.
Ce concours est organisé par l' AFFDU et le le ministère de l'éducation nationale de la jeunesse et de vie associative." Des informations complémentaires bientôt sur ce site ! Il y a trop peu de femmes dans l'ingénierie des transports et dans les formations scientifiques !
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