ppcptvam1 g1 LE COMMERCE TRIANGULAIRE

 

 

«triangulaire ?»

 

 

 

 

 

 

 

La vie en Amérique


Dans les colonies du Nord, les esclaves étaient utilisés à des tâches domestiques et dans le commerce.

Dans les colonies du centre, ils étaient davantage utilisés dans l'agriculture, et dans les colonies du Sud où dominait l'agriculture de plantations, presque tous les esclaves travaillaient dans celles-ci.
Dans les plantations de coton, de café et de canne à sucre, les trois grandes plantes "esclavagistes", les conditions de vie étaient souvent atroces.

Femmes et enfants travaillent dans les plantations

 


Le travail épuisait les esclaves du matin tôt jusque tard dans la nuit : Aux Antilles, les esclaves étaient réveillés vers 5 h du matin par un claquement de fouet. Après la prière et l'appel, c'est le départ pour les champs.

A midi, ils disposent de deux heures pour préparer leur repas et manger.

Puis le travail reprend jusqu'à la tombée de la nuit. Mais la journée n'est pas finie pour autant : il faut encore chercher de l'herbe pour le bétail.

Ensuite seulement les esclaves peuvent rentrer dans leur case pour préparer, en famille, leur repas.

Vers minuit, épuisés, ils se jettent sur leur lit pour une courte nuit de sommeil.

 

La vie dans la plantation

 


Face à ces dures conditions de vie, tout esclave souhaite retrouver la liberté.

Peu nombreux, toutefois, sont ceux qui osent tenter de s'évader.

Les châtiments encourus sont terribles. Le Code noir, rédigé au temps de Colbert en 1685, punit très durement les fugitifs: " L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lis une épaule : et s'il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé et sera marqué d'une fleur de lys sur l'autre épaule ; et la troisième fois, il sera puni de mort." Ces pratiques barbares sont peu à peu abandonnées mais cela n'empêche pas les mauvais traitements.

On voit se constituer des groupes de nègres marrons. Le marronnage (de l'espagnol cimarron qui signifie "sauvage") désigne la fuite.

On distingue le "petit marronnage", une absence de quelques jours, du "grand marronnage" qui est d'une durée beaucoup plus longue et éventuellement en bande. Les nègres marrons sont souvent repris mais ceux qui réussissaient à échapper aux recherches et battues entreprises pour les retrouver faisait perdre l'argent à leur propriétaire.