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LE COMMERCE TRIANGULAIRE

 

 

«triangulaire ?»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment les " livraisons " se déroulaient-elles ?


Lors de leur arrivée sur les côtes américaines, les esclaves survivants étaient mis en valeur pour être vendus au meilleur prix. Les esclaves étaient " rafraîchis " et mieux nourris pour retrouver une apparence correcte. Les ventes s'effectuaient peu de temps après et l'on rassurait les acheteurs en leur disant que cette livraison n'avait pas été contaminée par la variole
(maladie très fréquente sur les côtes africaines).

Les esclaves les plus vaillants étaient souvent vendus aux enchères car très disputés par les acquéreurs. Le prix des captifs dépendait de leur sexe, de leur âge et de leur condition physique. En moyenne, un Nègre était vendu 1000 livres. Les esclaves " invendus " étaient ensuite proposés en lot et offerts à des conditions avantageuses.

Les acheteurs payaient leurs "marchandises" avec des pièces d'argent, mais aussi avec des denrées locales : c'est-à-dire du sucre; du rhum, du tabac, du café, du coton ou de l'indigo (teinture dans les tons de bleu).

Ainsi, un Nègre troqué contre du sucre blanc laissait un bénéfice de 100 livres à son armateur.


En 1875, la demande en esclaves fut si forte que les armateurs reçurent une prime de 40 livres par tonneau avant leur départ, plus une autre prime de 60 livres remise à leur arrivée aux îles. L'engouement fut tel que la prime fut portée à 160, voire 200 livres.

 

Un calcul montre que pour 2204 esclaves vendus en une année, la marge était de 976 320 livres, ramenée à 854 280 livres après déduction des droits ! De plus, les marchandises circulaient souvent en franchise, ce qui entraînait une réduction importante des frais.

 


Fers aux initiales des acheteurs servant à marquer les esclaves