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LE COMMERCE TRIANGULAIRE

 

 

«triangulaire ?»

 

 

 

 

 

 

 

 

Situons tout d'abord cet événement majeur
dans le temps et dans l'espace.

De la fin du XVIIe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les Européens (dont des familles bordelaises) mettent en place le commerce triangulaire.

 

Mais pourquoi dit-on" triangulaire " ?


Ce commerce est qualifié de " triangulaire " car il s'échaffaude entre trois continents :

l'Europe, l'Afrique et l'Amérique.

L'organisation ainsi constituée des échanges entre les différents continents s'apparentait à la figure géométrique du triangle et a donc pris son nom.
Ainsi, les Anglais, les Espagnols, les Portugais, les Hollandais, les Français se livrent à grande échelle à ce type de commerce.
Pour la France, les bateaux partaient des ports du Havre, de Bordeaux, de la Rochelle et surtout de Nantes.


Qu'échangeait-on ?

Nous avons appris avec effroi que les "négociants" européens se rendaient en Afrique pour y troquer des marchandises de faible valeur contre des hommes.

Les objets utilisés pour le troc étaient par exemple des armes (des fusils que l'on a appelés fusils de traite), de la poudre à feu, des balles de plomb, des pierres à fusil. Farine, vin, étoffes, eaux-de-vie et pacotilles complètent ces monnaies d'échange. Notre visite au Musée d'Aquitaine nous a permis de voir le type de pacotilles utilisé pour les échanges : des perles de verre et des bijoux en provenance d'Italie.

 

Ces produits étaient donc remis à des chefs de tribu contre des hommes, des femmes et des enfants ou tout simplement faits prisonniers dans la savane. Liés quatre par quatre au moyen d'une corde qui les tient par le cou, parcourant de longues étapes, les captifs sont acheminées sur l'île de Gorée, située à trois kilomètres au large de Dakar. Cette île fut le principal lieu de transit des esclaves provenant de toute l'Afrique. Prisonniers des négociants négriers, les esclaves étaient rassemblés à la maison des esclaves avant d'être acheminés par bateau vers le continent américain. Le nombre de personnes ainsi déportées a été estimé à un demi million.

 

Les futurs esclaves sont faits prisonniers et enchaînés