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LA GYMNASTIQUE SPORTIVE

 

 

DEMARCHE D’ENSEIGNEMENT :

 

Partir des représentations des élèves :

 

Qui aime, qui n’aime pas ? Qu’est ce que la gymnastique ? VERBALISATION

 

Le pari : faire aimer au plus grand nombre…

 

La gymnastique nous fait sortir de la mobilité terrienne. C’est vivre des aventures motrices « extra » ordinaires. C’est un projet « extra terrestre » puisqu’on cherche à lutter contre la pesanteur : en se renversant, en sautant, en se balançant…

 

 

Le cycle gymnastique sera abordé à partir des réussites motrices des élèves (séance diagnostique) pour tenter d’évoluer en prenant du plaisir vers d’autres productions.

 

On construira avec la classe un code de pointage à partir d’un maximum de points (10) que se verra attribué chaque élève pour en déduire des points d’imperfection : - 0,5…- 0,7…

 

Le but de la démarche étant :

 

- D’inciter les élèves au jugement (tous doivent expérimenter le rôle de juge et de conseiller technique) et de leur permettre de s’approprier les modalités d’évaluation.

 

- D’inciter les élèves à la pratique dans le souci de leur sécurité et celle des autres

 

 

 

Il faut pour réussir ce pari sortir d’un enseignement où dominent les logiques mécaniste et informationnelle pour se centrer sur le plaisir de reproduire des formes et réussir des figures gymniques.

 

 

 

 

 

 

 

ETRE GYMNASTE C’EST DONC :

 

Réaliser des figures :

Roulade avant

Roulade arrière

ATR

Roue

Rondade…

 

Pouvant être enchaînées dans un espace dans la mesure où l’enchaînement concernera 2 ou 3 figures au maximum. L’enchaînement en gymnastique sportive ne peut s’envisager qu’à partir d’une maîtrise minimale des éléments qui le constituent, ce qui semble difficile en EPS au niveau 1, d’où la solution de proposer des petits enchaînements de 2 ou 3 figures qui correspondent mieux au niveau de pratique scolaire (20 heures pour le niveau 1, 40 heures pour le niveau 2)* et dans lesquels les élèves seront amenés à s’organiser afin que la fin de l’action 1 permette le début de l’action 2…

 

L’objectif général reliant toutes ces situations consistera à construire chez l’élève :

- Le train supérieur (haut du corps) capable de porter 

- Le train inférieur (bas du corps) gérant l’équilibre

 

Agir avec intention :

Esthétique

Acrobatique

                                                Pour être vu et jugé.

 

Agir en sécurité :

Pour soi

Pour les autres (parades)

 

Donc la gymnastique invite l’élève à remplir 3 rôles

 

1 moteur : être gymnaste

2 sociaux :  - Aider, parer, conseiller

- Juger, observer

 

*

N’oublions pas que 20 heures de pratique pour atteindre le niveau 1 correspondent dans un club de gymnastique à 1 mois et demie d’entrainement en considérant 2 séances par semaine de 1h30 chacune (par ailleurs les pratiquants dans les clubs sont souvent des enfants qui présentent des dispositions naturelles à la pratique et les clubs possèdent un matériel bien différent des conditions d’enseignement en EPS). Malgré cela, il est bien difficile de voir des progrès sur une période aussi courte même dans les conditions de pratique des clubs. Un des objectifs en EPS sera donc que l’élève se souvienne avec plaisir de cette courte période où il aura vécu des expériences motrices différentes…

 

Il s’agit donc de transformer la motricité usuelle de l’élève en motricité gymnique en lui permettant :

 

- d’acquérir des pouvoirs d’agir : Force, souplesse, gainage du corps, qualité des impulsions, qualité des réceptions, qualité des prises d’élan

 

- d’acquérir des attitudes corporelles spécifiques : Alignement, amplitude, tonicité, rythme

 

 

Il est intéressant sur un cycle gym en EPS de sensibiliser l’élève au diagnostic qu’il peut porter sur la production d’un camarade en lui donnant un plan d’observation simple :

 

- Impression générale (bien, pas bien)

- Critères de réussite (réalisés ou non, lesquels)

- Conséquences du dysfonctionnement

- Solutions pour y remédier

 

 

LES SITUATIONS A VIVRE…

 

SE RENVERSER : Mettre le haut en bas et le bas en haut

 

SAUTER, SE RECEPTIONNER : Quitter le sol, s’élever, se recevoir

 

SE BALANCER : Faire un va et vient, se mouvoir en rotation (totale ou partielle)

A partir d’un point d’accrochage.

 

 

 

…SELON TROIS LOGIQUES

 

LOGIQUE DU SPECTACLE : recherche de l’esthétique, de l’acrobatie, gestion de l’émotion

Accepter d’être vu et jugé

 

LOGIQUE DE COMPETENCE : reproduction de formes gymniques simples

 

LOGIQUE SPORTIVE : Accès à une pratique sociale de référence

 

 

 

 

 

 

RAPPELS DE DONNEES SUR LA MOTRICITE GYMNIQUE

 

L’ENVOL : il dépend de                  - La qualité de l’impulsion

- L’énergie cinétique développée

 

Il faudra donc mettre l’élève en situation de réaliser des impulsions de qualité en insistant sur l’explosivité : mise en extension de tous les segments du corps.

 

     

LES ROTATIONS TRANSVERSALES :

 

En suspension à la barre, pour tourner autour du point de blocage (la barre), il faut que la force exercée par le gymnaste ne passe pas par CG ( le centre de gravité) et il faut rompre l’alignement du corps (c’est la poussée excentrique). Inventer des situations pour faire vivre cela à l’élève.

 

LE TRANSFERT DU MOMENT CINETIQUE :

 

La quantité de rotation créée par la mobilisation d’une partie du corps et brutalement arrêtée se transmet à tout le corps si ce dernier possède un point d’accrochage solide.

 

 

LES ROTATIONS LONGITUDINALES :

 

La mise en rotation (vissage) d’une partie du corps provoque la mise en rotation de tout le corps lorsque le point d’appui est libéré.

 

LES BALANCERS (MOUVEMENTS PENDULAIRES)

 

Il faut différencier : (et faire vivre cette différence à l’élève dans des situations appropriées)

- La phase d’action dans le sens de la force de pesanteur (amplitude des bras)

- Et la phase d’action contre la force de pesanteur (réduction de l’amplitude des bras)

 

(Donner aux élèves l’exemple de la balançoire)

 

 

 

RAPPELS PHYSIOLOGIQUES

 

La vision centrale : Identification et localisation des objets : exemple le tremplin pendant la course d’élan.

 

La Vision périphérique : rôle équilibrateur et orientation dans l’espace

 

Le système vestibulaire : contrôle des accélérations linéaires et angulaires de la tête. Il envoie des infos en permanence sur les mouvements de la tête. Il est essentiel à la réalisation d’acrobaties où les vitesses de rotations sont importantes Dés que la vitesse de rotation dépasse 120 degrés / seconde, la vision centrale atteint ses limites de gestion, c’est le système vestibulaire qui prend le relai).

 

(Chez le débutant les mouvements parasites de la tête génèrent des infos inexactes sur la position du corps et cela perturbe le mouvement réalisé. La tête doit rester placée et non utilisée comme axe directionnel ou segment propulseur du corps.

Exemple le débutant lance violemment sa tête en avant trop tôt lors d’un renversement avant, comme une lune au saut de cheval, des infos de rotations parviennent alors que le corps est encore longiligne).

 

Les récepteurs kinesthésiques et cutanés :

 

Ils sont situés au niveau des tendons, muscles et articulations. Ils favorisent la localisation des différentes parties du corps et de leur déplacement. On peut imaginer des situations d’échauffement en fermant les yeux pour solliciter ces propriétés proprioceptives (intéressant au niveau de l’équilibre).

 

Récepteurs auditifs :

 

Le son produit par les impulsions (sol et saut) est un indice intéressant mais cela concerne le gymnaste confirmé (voire expert), c’est donc peu exploitable en EPS.

 

 

QUELQUES PISTES POUR UNE CHRONOLOGIE DES COMPETENCES EN GYMNASTIQUE

 

Se renverser :

1 construire l’appui manuel

2 se repérer en rotation

3 prendre conscience progressivement de l’alignement des segments du corps

 

 

Sauter :

1 coordonner des actions intenses et brèves

2 organiser, placer son corps lors de l’impulsion et dans le « vol »

3 anticiper la réception

 

Se balancer :

1 comprendre la nécessité de l’alignement et les moments de rupture de cet alignement

2 percevoir les points morts (dans/contre, page 4)

3 s’organiser pour agir plus longtemps

 

Chez le débutant 3 pôles essentiels à exploiter :

 

1 La représentation de la forme à reproduire (image mentale)

2 La mobilisation des « bons » segments du corps

3 L’engagement « plein et raisonné » :        

- le dynamisme et un projet d’action favorisant la sécurité

- le ralenti et l’incertitude entraînant l’accident

 


Date de création : 18/11/2011 @ 08:43
Dernière modification : 18/11/2011 @ 09:10