Collège Jean Rostand - Casteljaloux
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Sud Ouest du mardi 4 février 2020

Sud Ouest du 27 janvier 2020

La fusion des matières

Après dix ans d'existence au Québec, le projet "Fusion jeunesse" se délocalise en France. et en Lot et Garonne plus particulièrement (département pilote) grâce au soutien de la région Nouvelle-Aquitaine. Sept collèges et deux lycées sont impliqués. Une classe de 4e de l'établissement Jean-Rostand planche depuis janvier sur la création d'un jeu vidéo, en partenariat actif avec le groupe Ubisoft. Durant vingt semaines, des coordinateurs projet de l'association, en collaboration avec des professeurs, initieront les jeunes sur la conception et réalisation du concept, faisant appel à de multiples compétences. Les collégiens, répartis en cinq groupes, présenteront les cinq projets de jeux vidéo en juin.Ils deviendront propriétaires des jeux, et charge à eux, s'ils le souhaitent, d'en assurer la commercialisation sur un marché international très compétitif.

Un projet novateur

La région Nouvelle-Aquitaine a souscrit au projet. Le lot-et-Garonne est le département expérimental avec 250 élèves et enseignants concernés. Lundi dernier, les 22 collégiens de Jean-Rostand travaillaient avec Sam, leur coordinateur. "Il faut leur montrer qu'une passion, exemple du jeu vidéo, peut être utilisée à des fins d'études, explique-t-il. Il est indispensable de pratiquer plusieurs matières comme le français, les maths, les sciences, l'anglais". Lundi dernier, la journée était importante pour les collégiens avec la venue des deux "Mentor" d'Ubisoft. Fabrice et Aurélien ont parlé de leur métier, expliquant ainsi leur parcours et les nombreux métiers qu'engendre le jeu vidéo. 

Michelyne Cailleau

Fusion jeunesse en Lot-et-Garonne : sept collèges et deux lycées, à Casteljaloux, Duras, Marmande, Port-Sainte-Marie et Tonneins. Remise des jeux 17 juin Tonneins

L'ASSOCIATION

L'association Fusion jeunesse existe depuis 10 ans au Québec, à l'initiative de Gabriel Brac Lopez, président fondateur. Après une enquête auprès des établissements scolaires du Québec et Canada, les jeunes voulaient "des activités environnementales, entrepreneuriales, technologiques, artistiques qui nous interpellent. Nous voulons des mentors pour nous guider et nous conseiller tout au long de l'année". Une idée innovante avec l'embauche d'étudiants universitaires a été effectuée, à titre de Coordonnateurs de projet dans des établissements pour implanter, soutenir des projets créatifs.

La presse s’invite au collège Jean-Rostand

Les élèves de 4e du collège Jean-Rostand ont monté leur propre une dans la salle du CDI.

Photo M. C.

Une classe du collège Jean-Rostand a participé à la 30e édition de la Semaine de la presse à l’école, à l’initiative du professeur Christophe Durupt. Le thème, imposé au niveau national, consistait à fabriquer la une d’un journal.

Lundi, les 22 élèves d’une classe de 4e ont relevé le défi. Dès l’arrivée des informations envoyée par l’académie de Bordeaux, les jeunes se sont répartis en deux groupes, chacun prenant en charge son propre projet. Des exemplaires de la PQR (Presse quotidienne régionale) étaient à la disposition des élèves afin qu’ils puissent découvrir l’actualité locale, nationale et internationale du jour..

Un cahier des charges précis

Un document, reçu dès 9 heures, donnait les grandes lignes du projet : il fallait trouver le nom du journal, créer un logo, un code-barres, définir la ligne éditoriale, hiérarchiser les informations, choisir des photos, trouver une publicité et réfléchir au prix. À cet effet, un certain nombre de dépêches ont été transmises ainsi qu’un jeu de photos pour illustrer la future une. Le challenge était de gérer l’ensemble du projet pour un bouclage à 17 heures.

Après concertation, chaque groupe a déterminé le nom du quotidien. Pour l’un, un clin d’œil a la langue gasconne, avec « Lo Galapian, le garnement de l’info ». Pour l’autre, « L’Éco, l’eau o tidien, l’info recyclable ». Les collégiens ont aussi réfléchi à des titres accrocheurs et militants : « Il faut changer le système, pas la planète », ou « Je ferai mes devoirs, quand vous ferez les vôtres ». Après une réunion de la rédaction afin de sélectionner les sujets en une, en duo ou trio, chacune et chacun s’est affairé, cherchant des informations complé- mentaires sur Internet, réalisant dessins, logos et choisissant les photos…

Aux dires des enseignants, « le projet était porteur, les jeunes ont complètement adhéré ».

Un pivot du collège

Dans tous les collèges, le rôle d’un conseiller principal d’éducation (CPE) se révèle l’intermédiaire entre collégiens, familles, équipe enseignants.

Un poste aux multiples facettes avec une mission très précise : « placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective d’épanouissement personnel », précise Marion Labeyrie. Après un parcours de professeur d’histoire- géographie en collège ordinaire, puis Itep (Institut thérapeutique éducatif et pédagogique), elle a choisi d’être CPE. 

Marion Labeyrie, Landaise d’origine, a suivi ses études à Pau. Sensibilisée à la pédagogie des enfants en difficultés, elle devient coordinatrice d’un dispositif Ulis, concernant des élèves en situation de handicap, durant sept ans en Nouvelle-Aquitaine.

Après cette immersion en enseignement spécialisé, elle apprécie les contacts directs pour résoudre les problèmes avec élèves, familles et équipe enseignante.

Trois axes

Marion Labeyrie est en poste à Jean-Rostand depuis deux ans, elle rayonne au plus près des élèves, en pleine harmonie avec le chef d’établissement. « Mon rôle s’articule sur trois axes : la politique éducative de l’établissement, le suivi des élèves dans leur dimension globale, et l’organisation de la vie scolaire », affirme- t-elle…

Bienveillance et exigence

Parmi ses attributions, elle veille au respect de la laïcité, à la lutte contre les discriminations, la vie collective, à l’aide à l’autonomie, à la citoyenneté, à la lutte contre le décrochage scolaire, ou contre le cyberharcèlement sur les réseaux sociaux… Elle écoute les élèves avec bienveillance, en toute confidentialité, n’excluant pas la rigueur si besoin, elle œuvre au quotidien pour aider le jeune à résoudre son problème.

« Je m’appuie sur l’équipe des assistants d’éducation Hervé, Julia et Adeline, Nathanaël, assistant pédagogique, Sarah et Jean-Louis, les deux services civiques, mes yeux et mes oreilles », révèle celle qui est en charge de la sécurité des élèves, hors des classes. 

 

 

 

Un poulailler au collège

La sensibilisation à l’environnement et au développement durable fait désormais partie intégrante du programme d’éducation. Au collège Jean-Rostand, la démarche a commencé par différentes actions sur le tri, lui permettant d’obtenir le label École sensibilisée, en 2018.

Cette année, un club développement durable a été créé au sein de l’établissement. Le choix du projet s’est porté sur la construction d’un poulailler, à partir de matériaux de récupération, les poules se nourrissant des déchets de la cantine. Depuis les vacances de la Toussaint, des élèves de 5e à la 3e se sont mobilisés sur le projet, montrant une vraie entraide entre les classes.ouvriers en herbe

La réalisation du poulailler a suscité un engouement, 35 jeunes participent, par roulement, à la construction, avec le soutien de Sandrine Guitteny, professeur d’anglais, et Nathanaël, assistant d’éducation.

Après la récupération de palettes auprès d’entreprises locales, les jeunes se retrouvent sur site une fois par semaine. Au départ, un gros travail a été réalisé pour démonter les planches, trier, couper à la bonne dimension, assembler et clouter. La structure et le toit posés, une vraie ruche s’affaire pour les finitions. Il reste à concevoir la trappe d’accès pour les poules, poser le grillage : le tout devrait être terminé avant le départ en vacances.

Une vraie chaîne humaine

En parallèle, des élèves de 4e technologie sont en train de concevoir un capteur de luminosité. Ce boîtier sera installé au-dessus de la trappe d’accès du poulailler, s’ouvrant ou se fermant selon l’intensité de la lumière. Les deux cocottes viennent du poulailler de l’infirmière du collège, qui les récupérera durant les vacances. Les responsables de la cantine ont été mobilisés. Grâce au tri des déchets des repas, la nourriture des volatiles est assurée. 

Cadets de la sécurité civile

Les cadets sur le terrain des pompiersDes collégiens, qui suivent une formation d’une année, se sont rendus au centre de secours.PHOTO M. C.

Dans le cadre de leur formation de cadettes et cadets du service civil, des élèves du collège Jean-Rostand ont été accueillis au sein du centre de secours de Casteljaloux, jeudi matin.

Depuis la rentrée, 16 collégiens volontaires ont en effet été sélectionnés pour accéder à la formation aux Prévention secours civique (PSC1). Ce dispositif, mis en place en partenariat avec le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), et grâce à l’implication de tous les enseignants, a pour objectif de sensibiliser les jeunes aux risques du territoire.

Ateliers pratiques

Cette visite faisait partie des actions prévues pendant l’année. Les collégiens ont donc pu rencontrer le lieutenant Raphaël Imbert, chef du centre de secours, et une équipe de dix sapeurs-pompiers dont quatre volontaires. Ils ont ainsi découvert quelques-unes de leurs techniques opérationnelles.

Après la visite commentée de la caserne, des explications leur ont été données sur le déroulement d’une journée de garde, le déclenchement de l’alerte et les engins à disposition. Trois ateliers, encadrés par des pompiers, se sont ensuite succédé. Au cours du premier, intitulé « Secours routiers », les jeunes se sont familiarisés avec le matériel utilisé lors des interventions (pinces, scie, sabre…), mais aussi avec le principe du « protéger, alerter, secourir ». Lors du second, « lot de sauvetage et de protection contre les chutes », chaque participant a effectué une descente en rappel depuis un balcon. Pour terminer, durant l’atelier sport, ils se sont lancés sur un parcours adapté à l’opérationnel et le froid n’a pas entravé leur motivation.

La prochaine séquence se tiendra durant le mois de mars, au sein du collège. Les cadets apprendront les gestes de premiers secours avec une monitrice, également professeur au sein de l’établissement.