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Le collège partage encore sa cour avec celle de l'école, trace de leur passé commun.

Texte tiré du site de la commune de Pellegrue :

En 1789, l’enseignement est presque exclusivement l’affaire de l’église. A la Révolution, toutes les assemblées révolutionnaires élaborent des projets en faveur d’une école populaire, ouverte à tous. Sous cette pression, l’administration municipale de Pellegrue s’occupe d’installer une école. L’école est installée dans le presbytère
arraché au clergé.

Sous l’Empire, l’éducation publique a toujours des difficultés à se mettre en place. Jusqu’à l’an 1800, seuls les parents des élèves rémunéraient l’enseignant, d’où la difficulté de trouver des instituteurs, l’obole des parents ne suffisant pas à les faire vivre.

Le 12 décembre 1833 (sous Louis-Philippe), la rétribution de l’instituteur n’est pas encore réglée. Lors d’un conseil
municipal, le maire a exposé que M. Le Préfet réclamait des communes qu’un règlement de la rétribution mensuelle soit
fixé et qu’un état des élèves qui doivent être reçus gratuitement (les indigents) soit dressé par les membres du Conseil Municipal.

Le conseil a délibéré à l’unanimité que la rétribution mensuelle de l’instituteur payée par les parents soit fixée à un franc pour l’instruction religieuse et morale, à deux francs pour l’écriture, les calculs ancien et nouveau, et à trois francs pour la grammaire française, la géographie etc. Quant aux élèves qui doivent être reçus gratuitement, le nombre demeure fixé à douze pour la commune de Pellegrue.

Le 8 mai 1846, le maire expose au Conseil Municipal que la commune de Pellegrue n’a ni maison d’école, ni matériel de classe, que la somme de 140 F allouée à titre d’indemnité de logement est entièrement absorbée par la location d’une salle pour recevoir les élèves et le matériel de classe, que l’instituteur communal actuel est logé à ses frais.

D’autre part, l’Inspecteur des notes primaires de la Gironde a constaté le 18 septembre 1845 l’insuffisance et le mauvais état du logement destiné à l’école communale. Le Sous-Préfet a invité le Conseil Municipal à délibérer sur les moyens d’assurer l’accomplissement des obligations de la commune concernant l’instruction primaire.

En juin 1854, deux projets de construction d’une maison d’école sont dressés par l’architecte de l’arrondissement, “l’un
plaçant la maison au-dessus de la halle en y joignant tous les autres bâtiments communaux, tels que la mairie, la justice
de paix … et l’autre tendant à acheter la maison du sieur Chevillard, instituteur”.

Ces projets sont abandonnés. Ce n’est que le 15 mars 1857 que le Conseil municipal reconnaissant qu’il y a urgence à ce que la commune se procure une maison d’école est d’avis de construire ce bâtiment à l’extrémité ouest de la ville, en utilisant le chemin dit de la Barrière et en prenant dans la propriété Foucaud le complément de l’emplacement jugé nécessaire.

En 1858, la salle de mairie, le prétoire de la justice de paix et les prisons sont insuffisants ou dans un état déplorable ; l’administration s’est préoccupée de cet état de choses. Le Conseil Municipal considère que tous les bâtiments communaux nécessitent de grands travaux, qu’il n’est possible de tout entreprendre à la fois.

Le Conseil Municipal a voté l’année dernière une imposition extraordinaire de huit mille francs pour la construction d’une maison d’école, bâtiment reconnu le plus urgent, et ne peut s’endetter davantage.

Le 2 janvier 1859, par décret, l’Empereur Napoleon III autorise la commune à acquérir du sieur Fourcaud une parcelle de
terrain contenant 7 ares pour servir à la construction d’une école. L’adjudication du 23 avril 1859 confie la construction de l’école à Lacoste, entrepreneur à Sainte Foy La Grande et à Roberty, architecte. Le devis s’élevait à
12 309 F 79, Lacoste a offert un rabais d’un centime par franc.

Le 11 mai 1859, le contrat de vente du terrain est signé chez Miraben, notaire à Pellegrue. La parcelle confronte du Levant à un emplacement communal, du Midi à la route départementale N°2, au Couchant le restant de la pièce et au Nord le chemin de grande communication N°14. La publicité de la transaction est faite dans le journal “L’union” du 5 juin 1859.

Le 14 mai 1861, considérant les malfaçons que l’on reproche à la construction de la maison d’école, que ces vices doivent être attribués à la négligence de l’entrepreneur et au défaut de surveillance de l’architecte, le Conseil Municipal approuve le rapport de M. le Maire et celui de la commission, notamment en ce qui concerne les conclusions prises contre le sieur Lacoste, entrepreneur, et le sieur Roberty, architecte…

Le 30 août 1861, le Sous-Préfet transmet au Préfet un dossier relatif à l’action intentée par la commune de Pellegrue contre Lacoste et Roberty pour malfaçons.

Le 1er juillet 1866, le maire, Deynaud, certifie que les travaux de la maison d’école ne sont toujours par terminés.
Le 18 juillet 1867, des travaux à l’école des garçons sont effectués : établissement d’un préau couvert, aération des lieux d’aisances, clôture en maçonnerie d’une partie du jardin. Ils sont confiés au sieur J. Thé, maître-charpentier. L’architecte receveur des travaux est E. Uzeau. Ces travaux ne paraissent pas avoir posé de problèmes. Les garçons ont enfin une école. Pour les filles, l’école publique sera pour plus tard.

De nombreuses générations d’écoliers se succéderont dans cette école, d’abord les petites sections puis toutes les sections, puis 2 classes, la 3ème ira en face dans l’école des filles, etc.

C’est en 1958 que l’équipe municipale avec M. Georges Faure, Maire, décide de créer 1 groupe scolaire neuf avec classes élémentaires et 2 classes secondaires (6ème et 5ème), avec 2 logements d’instituteurs au centre. Puis c’est en 1985 pour la rentrée 1986 que la municipalité d’alors avec M. André Goudard, Maire, signe une convention de mise à disposition de 2 classes et logement + terrain avec le Conseil Général de la Gironde.

2006 : la municipalité va céder au Conseil Général de la Gironde le terrain et l’ancienne école afin de pouvoir loger le principal du collège ainsi que la gestionnaire.

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